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Stanley Cup Final : mes prédictions!

Après presque huit mois de compétition la saison 2011/2012 de la NHL touche à sa fin. Ultime frémissement pour tous les fans avant quatre mois de diète, la finale de la Stanley Cup. Comme il est monnaie courante depuis quelques années, nous auront droit à une finale totalement inédite entre une équipe qui est coutumière du fait – New Jersey – et l’autre qui vivra seulement la deuxième finale de son histoire – Los Angeles. Deux franchises que l’on attendait pas au début des séries mais au final, après 2 mois de playoffs, une chose est sûre : l’on aura un beaux champion ! Ultime passage avant le début de cette finale, mes dernières prédictions de la saison.

(#6) New Jersey Devils     VS.     Los Angeles Kings (#8)

Quand je pense à l’affiche de cette finale je pense avant tout à deux choses! La première, la fiche que chaque féru de hockey de la ligue nationale nord-américaine rempli avant le premier match de la saison régulière et donc le coup d’envoie d’une nouvelle saison NHL. Au tout début de cette fiche arrive généralement deux questions phares : “Qui sera le prochain champion de la Coupe Stanley?” et “Qui sera le finaliste de la finale de la Coupe Stanley?”. Je ne sais pas vous, mais moi, comme une grande majorité des pronostiqueurs, j’ai largement misé à côté. Si je reprend cette fiche, je me rend compte que j’avais prédis une finale San Jose Sharks Vs. Washington Capitals … bref j’étais bien loin du compte! Petit lot de consolation, si vous reprenez le Slapshot Mag du début de saison (#58) et l’article sur les prétendants que j’avais côché, j’avais retenu les Kings en tant qu’outsiders … je n’étais pas si loin tout de même ^^.

La seconde chose à laquelle je pense en voyant cette affiche inédite, c’est au pronostics de début de série sur les sites de paris en ligne. Personnellement j’ai voulu y participer cette saison mais arrivé devant le tableau des côtes, aucune équipe ne m’inspirée. Du coup je me suis défilé! Pour ceux qui ont eu le cran de parier sur le champion dès la début Avril, je pense qu’une grande majorité s’est royalement plantée. En revanche, les quelques devins qui ont misés soit sur les Kings, soit sur les Devils sont à quelques encablures de toucher le pactole! J’aimerai bien connaitre les côtes de départ de ces deux franchises …

Tout ça pour vous démontrer combien ces séries ont été surprenantes et le sont dans cette affiche de la finale de la Stanley Cup. Il y a bien longtemps qu’aucune équipe des du top 4 – c’est à dire ayant eu l’avantage de la glace durant les quarts de finale – ne sera présente au rendez-vous de la finale. Encore plus fort, cette année, ni New Jersey, ni Los Angeles n’ont connus l’avantage de la glace avant le début de cette finale. En l’occurrence ce seront les Devils qui en bénéficieront. Mais quand on connait les stats de Los Angeles à l’extérieur durant ces playoffs, c’est assez paradoxal de parler “d’avantage” de la glace!

Globalement, dans leur approche des playoffs, Devils et Kings se ressemblent largement. Ce sont deux équipes qui abattent un échec avant très rythmé avec une défense intraitable dans sa zone défensive. Toutes deux portées par un goaltending remarquable, ce sont deux des meilleurs défenses de la post-saison. Leurs succès dans ces playoffs montre également le déplacement de l’axe de jeu vers la solidité défensive qui avait été mis à mal dans les dernières séries, surtout lors de la finale 2010 entre les Blackhawks et les Flyers.

A y regarder de manière globale, les deux équipes semblent se valoir. New Jersey a été impressionnant du début jusque à la fin. Pas mal de monde les voyaient sortir assez rapidement, surtout après avoir connu toutes les peines du monde face à d’accrocheurs Panthers. Finalement, il apparait que Florida a été l’équipe qui a donné le plus de fil à retordre aux hommes de Peter DeBoer. Là encore, on avait bien sous-estimé les Panthers, bien autant que les Devils.
On ne peut pas en dire autant des Kings car la surprise fut totale, y compris pour les joueurs eux même. Ils ont joué un type de hockey que l’on dénomme souvent outre-atlantique comme un “desesperation type of hockey” … entendez là un hockey “désespéré”, c’est à dire comme s’il n’y avait pas de lendemain. En prenant chaque matchs comme un match couperet, les Kings en sont rendus à présenter une fiche de 12 victoires pour 2 petites défaites, toutes deux concédées sur leur glace. Ceci signifie donc que les Kings n’ont jamais connu la défaite à l’extérieur durant ces playoffs … tout simplement extraordinaire!

Mais pour en revenir à leur manière de jouer, elle rappelle beaucoup celle adoptée par les Bruins la saison dernière à partir du match 3 des quarts de finale face aux Canadiens de Montréal. N’ayant plus rien à perdre dans cette série face au CH, les hommes de Claude Julien s’étaient libérés et au final cette approche du jeu les avaient mené aux sommets. Pour L.A c’est sensiblement la même chose tant leur saison régulière a été pénible et leur qualification quasi-inattendue. Au final ils n’avaient rien à perdre! Cette approche du jeu, dictée par Darryll Sutter, a été largement payante et a révélé une équipe.

Si l’on regarde les deux rencontres de la saison régulière entre ces deux formations, New Jersey les a remporté chacune d’elles, une à Newark et l’autre à Los Angeles. Bien que généralement ça soit anecdotique, ça peut montrer les difficultés d’une équipe face à une autre. Mais en l’occurrence, les Kings que l’on a connu dans ces séries n’ont rien à voir avec ceux de la saison régulière. Cette stat est surement un non-sens maintenant.

Alors se dirige-t-on vers une victoire finale des Kings tant tout semble leur sourire dans ces playoffs? En tout cas si ça devait arriver je ne serai pas surpris et LA serait un très beau champion. Oui mais voilà, les séries c’est quelque chose de spécial et l’expérience est une grande conseillère et une alliée dans ce cas de figure. Niveau expérience, les Kings ne comptent aucun champion de la Stanley Cup dans leurs rangs; seulement quatre finalistes malheureux : Mike Richards, Jeff Carter, Jarett Stoll et Justin Penner. En revanche, les Devils ont encore dans leur effectif deux “survivants” du titre de 2003 : Patrick Elias et Martin Brodeur! Brodeur sera un élément déterminent de la finale. Son expérience en finale de la Stanley Cup est comme nulle autre pareille dans cette ligue. Avec 4 finales à son actif, Brodeur connait toute la complexité de cet évènement et il saura parfaitement le gérer. Je demeure perplexe de la capacité de Jonathan Quick à en faire autant et à dominer Brodeur sur ce terrain là.

Qui plus est le momentum acquis par les Devils suite à leur victoire face aux Rangers est assez incroyable. Depuis la demi-finale face aux Flyers, je sent que les Devils ont le vent en poupe. Difficile de départager ces équipes sur ce terrain là car L.A, niveau momentum, c’est très fort également.

Chose important dans les playoffs et encore plus lors de la finale de la Stanley Cup, la profondeur de l’effectif et la capacité des dernières lignes à produire. Généralement ce sont les joueurs de 3ème et 4ème trio qui font les champion aussi invraisemblable que cela puisse paraitre. Sur ce terrain là NJ domine les Kings avec leur 4ème ligne archi-productive. Composée de Ryan Carter, Stéphane Gionta et Steve Bernier, cette ligne a engrangée depuis le début des séries pas moins de 19 points et 9 buts. Du côté de LA, cette dernière ligne ne dépasse même pas les 10 pts. Je pense que cette quatrième ligne des Devils pourrait avoir un impact important et insuspecté sur cette finale car les Kings n’ont pas rencontré jusque là d’équipes capables de leur opposer une profondeur d’effectif important et terme d’efficacité.

Un chose est sûre, cette série sera disputée. Je la vois aller en 7 matchs. Les deux équipes ont démontrées qu’elles sont autant capables d’allé chercher des matchs à l’extérieur qu’être maître à domicile lorsqu’il le faut. Face à tant d’arguments, il faudra selon moi un match 7 et toute la dramaturgie qu’il comporte pour nous donner le nom de ce champion 2011/2012.

PrédictionNew Jersey Devils, Champions en 7!

Stanley Cup Final : Le programme.

Ca y est! Nous sommes au bout de tout ce long chemin qui nous a mené depuis la mi-septembre et les matchs de pré-saison jusqu’à cette fin mai et le début de la finale de la Stanley Cup. C’est la grande messe de la saison NHL où le nouveau champion sera couronné et ce, comme durant tous les playoffs, au meilleur des 7 matchs. Deux équipes inattendue au début des séries se rencontreront lors de cette finale : Los Angeles et New Jersey. Une chose est sûre, on va vivre des matchs intenses lors de cette série finale. Pour ne rien louper, voici le programme :) :

2012 STANLEY CUP FINAL
SERIES O TIME (ET) #6  VS. #8  NETWORKS
WED, MAY 30, 2012 8 PM LOS ANGELES KINGS AT NEW JERSEY DEVILS NBC, CBC, RDS
SAT, JUNE 2, 2012 8 PM LOS ANGELES KINGS AT NEW JERSEY DEVILS NBC, CBC, RDS
MON, JUNE 4, 2012 8 PM NEW JERSEY DEVILS AT LOS ANGELES KINGS NBCSN, CBC, RDS
WED, JUNE 6, 2012 8 PM NEW JERSEY DEVILS AT LOS ANGELES KINGS NBCSN, CBC, RDS
*SAT, JUNE 9, 2012 8 PM LOS ANGELES KINGS AT NEW JERSEY DEVILS NBC, CBC, RDS
*MON, JUNE 11, 2012 8 PM NEW JERSEY DEVILS AT LOS ANGELES KINGS NBC, CBC, RDS
*WED, JUNE 13, 2012 8 PM LOS ANGELES KINGS AT NEW JERSEY DEVILS NBC, CBC, RDS
*SI NECESSAIRE
Le nom du futur champion sera connu au plus tôt le 6 Juin et au plus tard le 13 Juin. Pour connaitre mon avis sur l’identité du futur champion au travers de mes dernières prédictions, qui n’ont pas été si mauvaise qu’à l’accoutumée cette année :) , rendez-vous d’ici peu sur ce blog. Et pour rester au contact de l’actualité du blog mais également de la NHL, rendez-vous sur twitter et suivez moi sur @ice_and_field.

Mikael Granlund devient un Wild!

Mikael Granlund, la pépite finlandaise, vient de s’engager avec les Wild du Minnesota aujourd’hui même. Ceci met fin à une attente de 2 ans pour les fans du Wild. Une attente qui n’aura jamais laissée entrevoir un refus de signer de la part du jeune finlandais, mais une attente qui a durée jusqu’aux dernières encablures. Mais voilà, savourez votre plaisir fans des Wild car avec Granlund dans les rangs de la franchise du Minnesota, cette franchise va tenter de retrouver un vrai allant offensif.

Granlund est donc un Wild! Son contrat était formellement entendu depuis quelques jours d’après ce que l’on apprend aujourd’hui. Mais attendant que les formalités contractuelles soient conclues avec la NHL, on a du attendre jusqu’à aujourd’hui. Au final, il signe pour 3 ans à hauteur de 2.7M$. Son cap hit (c’est à dire le salaire qui sera comptabilisé dans la masse salariale et non ce qu’il touchera en réalité) sera de 2.1M$ par années. Il a donc reçu le maximum de ce qu’un rookie peut recevoir. Son contrat comprend également quelques bonus qui récompense des objectifs atteints. Egalement, il empoche 90.000$ de par sa signature.

A seulement 20 ans, Granlund s’est taillé un vrai statut de rockstar en Finlande. Bien évidement son “Lacrosse type Goal” inscrit aux championnats du monde 2011 l’aura aidé à atteindre ce statut que peu de joueurs atteignent. Dans le coeur des finlandais, il est à la hauteur des frères Koivu et surtout pas loin de la légende Teemu Selanne. C’est simple, partout dans Helsinki on peut rencontrer de grandes affiches à son effigie et il est constamment suivi par une horde de paparazzi à chacune de ses sorties.

En débarquant dans le Minnesota il va certainement souffler même si l’attente des fans est énorme. Une chose est sûre : il a tout à prouver dans cette ligue. Bien évidement il y a déjà des gens lui prédisant une superbe carrière (moi le premier); mais il y en a d’autres qui sont beaucoup plus septiques et qui se demande si à la fin le Wild n’a as signé un Pierre-Marc Bouchard 2.0. Pour ces gens Granlund est trop petit (1m75) et surtout bien trop lent sur la glace. Mikael répond à ces accusation assez habilement : “Je ne suis pas fait pour être le joueur le plus physique ou le plus rapide. Je m’attarde à être le plus intelligent”.

Les stats du jeune finlandais parlent d’elles même! En 3 saisons dans la SM-Liigue finlandaise, il aura inscrit 41 buts et 127 pts dans une ligue composée uniquement “d’hommes” contrairement aux ligue canadiennes ou universitaires. Son style de jeu est assez simple : il est un excellent passeur et surtout un fin buteur. Bref il est tout ce qui manquait à cette franchise.

Reste à voir si le jeune finlandais s’implantera parfaitement au sein de cet effectif? Une chose est sûre, il devrait vraisemblablement avoir un poste sur les deux premiers trios offensifs en début de saison. Néanmoins rien de sûr si son impact ne se fait pas sentir. Ne comptez pas sur Mike Yeo pour lui donner un passe-droit. Reste à savoir aux côtés de qui sera-t-il aligné. Bien que pas mal de monde entrevoit le désir d’une première ligne composée de Heatley – Koivu – Granlund, rien ne nous garantie que ça arrivera. La décision sera en réalité prise lors du camp d’entrainement. Néanmoins il se pourrait bien que Granlund demeure à sa position originel, c’est à dire centre. Matt Cullen serait alors forcé de prendre soit un poste d’ailier soit de descendre d’un rang, ce qui pousserait Kyle Brodziak vers le 4ème trio … peu de chances que ça arrive! Voila pourquoi entre Cullen et Granlund, celui qui aura le plus de chances de se retrouver sur une aile sera Mikael Granlund.

Laissons ces problèmes d’alignement pour l’été! On reparlera de cela surtout après le marché des joueurs autonomes qui pourrait apporter encore plus d’incertitudes (Parise?). Le fait est que cette signature ouvre une nouvelle ère pour cette franchise. Rejoindrons peut être Mikael Granlund la saison prochaine dans l’alignement, Charlie Coyle (1er tour 2010 des Sharks acquis dans l’échange de Brent Burns), Zach Philips (1er tour 2011), Jonas Brodin (1er tour 2011), Jason Zucker (and tour 2010), Johan Larsson et Brett Bulmer.

On aura la chance de voir Granlund et tous ces prospects dès la mi-juillet pour le development camp, où tous les prospects du Wild seront réunis sur la glace du Xcel Energy Center pour voir où chacun d’entre eux en est dans son développement.

En attendant Granlund …

Cette semaine, à priori anodine pour une franchise ne prenant pas part aux playoffs, pourrait bien être le théâtre de la décision la plus importante des 12 années d’existence de la franchise des Wild du Minnesota. En effet, le jeune prodige finlandais Mikael Granlund devrait y signer son premier contrat avec la franchise qui l’a drafté il y a maintenant deux ans. Autant dire que pour une franchise en manque de dynamisme offensif mais également de considération au sein du microcosme de la NHL, cette signature pourrait être l’amorce d’un renouveau sportif pour un Etat qui porte ce sport en premier dans son coeur.

Si vous ne connaissez pas encore Mikael Granlund, allez tout de suite voir les différentes vidéos du prodige sur Youtube! De parole de fans finlandais, il n’ont jamais vu un tel talent offensif depuis Teemu Selanne. C’est peut être tôt pour dire que Granlund connaitra une carrière similaire à la légende Selanne, mais il parait certains que les mains magiques du petit numéro 64 vont faire tourner bien des têtes dans la grande ligue. Doté d’une vision du jeu hors norme et d’une dextérité rappelant un certains Pavel Datsyuk, tout le Minnesota voit en ce jeune joueur de 20 ans, déjà élevé au rang de superstar dans son pays, le sauveur de cette franchise bien malade depuis les départs de Jacques Lemaire (coach) et de Marian Gaborik.

Alors pourquoi avoir attendu si longtemps – en l’occurrence deux ans – pour entrevoir la signature d’une telle pépite? Lorsque les Wild ont signé le jeune finlandais, il n’était qu’à l’étape d’un diamant en voix d’être façonné. Et puis il y a un historique entre le Wild et ses prospects (entendez jeunes joueurs). Très souvent, les jeunes “pépites” s’étant jointes à la formation se sont soit avérées être des coquilles vides, soit ont été lâchés dans le grand bain bien trop vite. On ne veut plus connaitre cela dans le Minnesota et pour se faire on est prêt à prendre tout le temps qu’il faudra pour que ces “pépites” se développent de la meilleure des manières.

Concernant Mikael Granlund, il n’avait que 18 ans lorsque le Wild l’a drafté. Il n’avait donc pas encore terminé ses études parallèles à sa jeune carrière, et pas satisfait ses obligations militaires auprès de l’armée finlandaise. Il voulait, avant d’effectuer le grand saut, satisfaire à toutes ces obligations. Passant son service militaire l’été dernier aux côtés du capitaine des Wild Mikko Koivu, il n’avait plus qu’à terminer ses études cette année. Ayant obtenus l’équivalent du baccalauréat en Finlande, seuls les championnats du monde le retenait sur ses terres natales. Il était donc convenus entre son entourage et l’organisation des Wild que les négociations en vue de sa signature ne débuteraient que lors de la fin de ceux ci pour ne pas distraire Mikael durant sa dernière saison avec HIFK, son club finlandais.

Maintenant que tout est terminé (études, service militaire, saison avec HIFK, championnats du monde), les négociations avec le jeune finlandais peuvent débuter. Selon toutes vraisemblances, les deux parties devraient rapidement s’entendre étant donné que toutes deux sont ouvertes à un compromis. Granlund a maintes fois rappelé son désir de se joindre à ce qu’il appel “la Finlande américaine” – oui car le paysage du Minnesota ressemble étrangement à celui de la Finlande. Qui plus est, la perspective de jouer aux côtés de Mikko Koivu doit favoriser ce désir. Il sait également qu’il arrive dans un franchise disposant autour de lui d’un vaste vivier de jeunes joueurs qui pourront avoir un impact sensiblement le même que lui sur cette franchise. Bref, une génération dorée se forme autour de lui, de quoi encourager sa décision.

En ce qui concerne le jour, rien n’est moins sûr. Etant donné le consensus général se dégageant, une signature dans la semaine a de grandes chances de se produire. Il faut garder en tête que s’il n’est pas signé d’ici le 1er Juin, il sera impossible aux Wild de le faire signer et il redeviendra disponible lors de la draft à venir. Ainsi, à la vue de sa valeur et des équipes prêtes à repêcher dans les premières positions, le choix des Wild peut paraitre bien plus profitable pour lui qu’un Edmonton (qui a déjà un trop plein criant de jeunes talents offensifs) ou qu’un Columbus (franchise qui va littéralement nul part). Même si l’hypothèse de Montréal ou de Toronto peuvent paraitre alléchantes, rien ne lui garanti d’attérir dans ces deux grandes franchises. Ainsi le choix des Wild est le plus sensé et le plus sûr pour ses premiers pas et le début de sa carrière NHL.

Soyez sûr qu’aussitôt la signature du jeune prodige conclue, je vous ferai partager l’information! En attendant, si vous souhaitez l’avoir en primeur, suivez moi sur twitter sous le compte @ice_and_field . Qui plus est vous aurez bien d’autres infos NHL que celles concernant le Wild :) .

Stanley Cup Playoffs : Finales de Conférence – mes prédictions!

Nous voici d’ores et déjà aux finales de conférence dans cette saison 2011/2012 de NHL bien surprenante surtout dans le déroulement de ses séries. Qui aurait parié un buck sur la participation des Kings, des Coyotes et des Devils à ces finales de conférence 2012 il y a un mois? Autant dire personne pour ce qui est de ce tiercé. Evidemment les séries nous réservent chaque année leur lot de surprises mais autant dire que cette année les surprises sont devenues le principe et les favoris l’exception. Les Rangers sont les seuls rescapés du grand écrémage ayant eu lieu durant le mois d’Avril. Toutefois, il serait faux de les considérer comme les grands favoris au prestige suprême de la Stanley Cup.

Dans ces finales, vous l’aurez compris, très inattendues, voici – après que les matchs 1 de chacune des séries se soient déroulés – mes prédictions pour ces matchs qui nous donneront le nom de deux prétendants aux honneurs suprêmes, à la Stanley Cup.

(#1) New York Rangers     VS.     New Jersey Devils (#6)

Enormément de monde s’attendait à vivre pour cette finale de la Conférence Est un remake du Winter Classic de cette saison entre les Rangers et les Flyers. Il est vrai que ces deux équipes étaient les “favoris” de leur série face à des Capitals revenus du diable vauvert et des Devils qui après une non saison 2011 semblaient retrouver un peu de leur superbe cette saison ci. Le fait est que pour une équipe – les Rangers – tout s’est passé comme prévu alors que pour les Flyers, la belle route qui semblait leur être ouverte pour les finales de l’Est s’est très rapidement refermée.

Ces Devils que tout le monde avait sous-estimé sont là et bien là! New Jersey est loin d’avoir volé sa qualification pour ces finales de conférence. En sortant les Flyers et cinq petits matchs, ils ont prouvés que sur cette série ils étaient largement meilleurs que les Flyers, bien trop désordonnés et minés par les blessures pour passer outre les Devs. NJ fait figure dans ces séries d’équipe avec une grande cohésion. Avec comme leitmotiv un forecheck de tous les moments, les hommes de Peter DeBoer ont trouvés cette saison leur manière de jouer. Ils ont littéralement écrasés une défense bien amoindrie par les blessures des Flyers grâce à ce système de jeu.

Mais un bon forecheck ne suffit pas à envoyer une équipe en finale de conférence. Pour cela, New Jersey a pu compter sur un Marty Brodeur toujours aussi redoutable en séries, même à 40 printemps. Brodeur est petit à petit monté en puissance pour montrer dans cette série face à Philly qu’il n’avait rien perdu de sa superbe printanière.
Juste devant lui, la défense des Devils s’est également révélée. Pas un joueur ne se distingue dans cette escouade preuve que la défense des Devils montre beaucoup d’application dans l’exécution du plan de jeu de Peter DeBoer faute d’avoir des individualité lui permettant quelques largesses. A vrai dire, les séries donnent rarement raison aux équipes s’accordant des largesses, encore plus défensives.

Il faudra que les Rangers se méfient énormément des Devils qui sont arrivés dans ces séries comme un tendre agneau et qui terminent comme une véritable bête féroce capable de croquer n’importe quel favori. Mais ne comptez pas sur les Rangers pour faire office de nouveau festin à ces diables de Devils!

Les Blueshirts sont désormais en mission à l’Est. Après être passés par un match 7 face aux Senators en quart de finale, puis face aux Capitals en demi, les Rangers sont encore présent au poste et s’amènent en finale de conférence gonflés à bloc. Gagner lors de matchs couperets comme le sont les matchs 7 font généralement les champions! Je ne sais pas si les Rangers seront champions d’ici un mois, mais ce que je sais c’est que cette équipe a un mental énorme. Même si dans l’exécution de ses séries New York n’a pas été irréprochable, cette équipe a malgré tout un groupe de guerriers prêt à tout sacrifier pour toucher la Coupe Stanley.

La série face aux Capitals était bien moins facile que ça pouvait en avoir l’air. Les Capitals étaient, dois-je vous le rappeler, les tombeurs du champion en titre, les Boston Bruins. Cette équipe, elle aussi surprise, menée par un Branden Holtby habité allait être difficile à écarter. Ce fut le cas pour les hommes de John Tortorella. Mais voilà, ces Rangers cette année sont irrésistibles. Ils ont fait preuve d’une immense dévotion pour le collectif durant toute la saison régulière et ça semble être la même chanson lors de ces séries. Avec l’une des meilleures défenses de la saison et sans doute le prochain détenteur du trophée Vézina (récompensant le meilleur gardien de la saison), on ne voit pas qu’es-ce qui pourrait arriver aux Rangers sur le plan défensif dans cette série?

A la lumière du match 1 entre Rangers et Devils, ce dernier constat semble se confirmer. Lundqvist se blanchi dès le premier match. Vous savez que généralement j’essaye de faire abstraction des matchs s’étant déjà déroulés lorsque je fais mes prédictions. Mais là je dois dire que ce match 1 apporte déjà certains enseignements. J’estime que cette série va dépendre de la capacité de l’attaque des Devils, qui a jouée jusque là un pur “in your face type of game”, à faire rompre la défense des Rangers. Dans ce match 1 l’attaque des Devils a réussi à dominer cette défense en la faisant plier de nombreuses fois mais toutefois sans la faire rompre. Là sera pour moi la clef de cette série.

A l’image de ce constat, j’estime que New Jersey a la place pour dominer cette équipe de New York s’ils ont toujours du gaz dans la machine. Ce qu’ils ont montrés face aux Flyers et aux Panthers prouve qu’ils sont capable de jouer fort durant toute une série. S’ils n’en sont pas capable ici, les Rangers passeront! Ils ont tout intérêt de finir cette série en 6 matchs car les Rangers sont historiquement injouables à domicile pour un match 7.

Précition : New Jersey Devils en 6. 

 (#3) Phoenix Coyotes     VS.     Los Angeles Kings (#8)

Ces Kings sont insatiables! Après avoir créés la surpris en éliminant dès les quarts de finale le double détenteur du trophée des Président et dernier finaliste de la Stanley Cup, les Vancouver Canucks, les Kings ont réitérés un véritable exploit lors des demi-finales. Ils ont littéralement sweepés les St Louis Blues, 2ème meilleure équipe de la conférence Ouest durant la saison régulière et surtout meilleure défense de la ligue nationale durant le même exercice. Certains diront que la blessure de Jaroslav Halak aura sonné le glas de la belle aventure des Blues. Le fait est que sweeper une équipe St Louis, quand on connait la force collective qui a fait le succès de cette équipe, c’est un vrai exploit.

On a dit après la série face aux Canucks que la défense et Jo Quick étaient les raisons du succès des Kings. Or on avait oublié à quel point l’attaque des Kings pouvait être un vrai argument. Dustin Brown et Mike Richards avait été énormes face aux Nucks. Après cette série face aux Blues, on peut ajouter Anze Kopitar comme argument. Le centre slovaque gagne réellement ses galons de superstar dans ces séries. Il en impose énormément sur le plan physique. Il a réussi a utiliser son grand gabarit pour créer le danger presque à chacun de ses shifts dans la zone offensive. Kopitar est la vrai plaque tournante de la première ligne des Kings et il aura été déterminant dans le succès de son équipe face aux Blues.

Avec une attaque retrouvée, une défense toujours aussi imperméable et un Jonathan Quick toujours “sharp”, on ne voit pas comment les Coyotes pourront arrêter les Kings qui pour énormément de monde sont “en mission” – c’est a dire voués à remporter la Stanley Cup.

Du côté des Coyotes, je crois que leur succès en 5 matchs face aux Predators a autant stupéfait les joueurs que les observateurs. Nashville faisait office depuis longtemps de prétendant à la coupe. Alors face aux Coyotes, beaucoup imaginaient voir les Preadators passer et s’en allé rejoindre les Kings en finale. Mais Phoenix en a décidé bien autrement.

Menés par un Mike Smith qui réalise une saison de rêve, Phoenix a su dégouter l’offensive de l’équipe du Tennessee. Je dois dire que j’avais relevé lors du dernier match de la saison régulière du Wild face à ces mêmes Coyotes la capacité de cette équipe à frustrer ses adversaires. Je me souviens que lors de ce match, les Wild avaient principalement dominés les débats mais qu’au final les Coyotes s’étaient imposés 4-1 en exploitant au maximum les moindre erreurs que l’on commettait.
De ce que j’ai vu de leur série face aux Predators, c’est exactement ce qu’ils ont réussis à faire pour soit gagner leurs matchs, soit pour revenir dans ceux où ils paraissaient un tantinet derrière. Phoenix est une équipe extrêmement frustrante à jouer, les Blackhawks vous en diront quelque chose (certains se reconnaîtrons :D ).

Après avoir gagné 8 de leurs 9 matchs de playoffs, je pense que les Kings vont avoir bien plus de fil à retordre que lors de leurs deux premiers tours. Même si collectivement les Kings risquent d’être au-dessus des Coyotes, se débarrasser de cette équipe devra mobiliser toute l’attention et tout le professionnalisme de l’effectif des Kings. Comptez sur Darryl Sutter, coach très expérimenté de cette équipe de Los Angeles, pour ne pas lâcher ses joueurs avec ça.

PrédictionLos Angeles en 6.

Stanley Cup Playoffs : Finales de Conférence – Le programme.

Je vous livre encore un peu à la bourre le programme des finales de conférence qui ont débuté depuis hier soir avec le match n°1 entre les Kings et les Coyotes. Ce premier match a d’ailleurs vu la victoire des Californiens sur la glace de Phoenix, 4-2. En ce qui concerne mes prédictions sur ces finales, au mieux je vous les transmets en fin de journée, au pire vous les aurez demain :) .

2012 EASTERN CONFERENCE FINAL 
SERIES M TIME (ET) #1  VS. #6  NETWORKS
MONDAY, MAY 14, 2012 8 PM NEW JERSEY AT NY RANGERS NBCSN, CBC, RDS
WEDNESDAY, MAY 16, 2012 8 PM NEW JERSEY AT NY RANGERS NBCSN, CBC, RDS
SATURDAY, MAY 19, 2012 1 PM NY RANGERS AT NEW JERSEY NBC, CBC, RDS
MONDAY, MAY 21, 2012 8 PM NY RANGERS AT NEW JERSEY NBCSN, CBC, RDS
*WEDNESDAY, MAY 23, 2012 8 PM NEW JERSEY AT NY RANGERS NBCSN, CBC, RDS
*FRIDAY, MAY 25, 2012 8 PM NY RANGERS AT NEW JERSEY NBCSN, CBC, RDS
*SUNDAY, MAY 27, 2012 8 PM NEW JERSEY AT NY RANGERS NBCSN, CBC, RDS
2012 WESTERN CONFERENCE FINAL
SERIES N
TIME #3  VS.  #8 NETWORKS
SUNDAY, MAY 13, 2012 8 PM LOS ANGELES AT PHOENIX NBCSN, TSN, RDS
TUESDAY, MAY 15, 2012 9 PM LOS ANGELES AT PHOENIX NBCSN, TSN, RDS
THURSDAY, MAY 17, 2012 9 PM PHOENIX AT LOS ANGELES NBCSN, TSN, RDS
SUNDAY, MAY 20, 2012 3 PM PHOENIX AT LOS ANGELES NBC, CBC, RDS
*TUESDAY, MAY 22, 2012 9 PM LOS ANGELES AT PHOENIX NBCSN, CBC, RDS
*THURSDAY, MAY 24, 2012 9 PM PHOENIX AT LOS ANGELES NBCSN, CBC, RDS
*SATURDAY, MAY 26, 2012 8 PM LOS ANGELES AT PHOENIX TBD, CBC, RDS

Minnesota Wild – Saison 2011/2012 – Le Bilan : Partie II

Après s’être attardé sur des questions d’ordre général dans ce grand bilan de la saison 2011/2012 concernant le Wild, je m’attable aujourd’hui à des questions beaucoup plus personnelles. Il est temps de mesurer l’impact de certains joueurs dans cet effectif et pas des moindres : les nouveaux arrivants !

La saison morte 2011 a été vécue comme une réelle révolution dans « l’Etat du Hockey » avec comme catalyseur les arrivées de Devin Setoguchi et de Dany Heatley. Les deux transfuges des Sharks de San José arrivaient dans un marché où l’attaque n’était pas le light motif à vrai dire. Tout deux étaient donc attendus comme deux nouvelles gâchettes qui allaient ramener le Wild vers, au moins, une place de qualifiable pour les séries. La fin tout le monde la connaît, le Wild passe pour une quatrième année consécutive à côté de cet objectif.

Il convient donc de s’interroger sur le rôle qu’ont joués ces deux nouveaux arrivants, et plus largement sur les joueurs ayant eu moins de renom ou s’étant joint à l’équipe en court de saison. C’est ce pourquoi je vous délivre la seconde partie de mon compte rendue sur le Minnesota Wild Hockey Club !

 PARTIE II : Du sang neuf pour une renaissance …

Si Chuck Fletcher a créé deux vrais coups d’éclat l’été dernier en amenant Setoguchi et Heatley, c’est en grande partie pour redynamiser l’attaque du club du Minnesota qui depuis des années est abonné à la dernière place de la ligue en terme de but marqués à chaque fin de saison. Un problème de personnel ? C’est ce que pensait Fletcher. Amener des noms tels que ces deux là allait à coup sûr lui donner une équipe beaucoup plus véloce sur le plan offensif.

Le problème reste finalement le même et cette année encore le Wild reste accroché à la dernière place de la ligue en terme de buts inscrits. Le raisonnement de Fletcher était-il trop simpliste ? Ou a-t-il eu, une année de plus, encore trop de malchance ?

Attardons-nous au cas par cas sur chacun des cas de nos néo-wild !

Dany Heatley : gâchette grippée mais leadership retrouvé.

Rien que le nom en impose. Dany Heatley n’est pas n’importe qui dans la ligue nationale et n’importe quelle personne suivant l’actualité de la ligue acquiescera lorsque vous lui demanderait si elle connaît le nom de Dany Heatley. Médiatiquement, le pari de Fletcher était réussi en attirant le buteur canadien en échange de Marty Havlat.

C’est un vrai goaleador qui s’est amené dans le Minnesota l’été dernier. Ayant connu des saisons à 50 buts lorsqu’il jouait avec les Senators d’Ottawa, le germano-canadien fait parti des rares gâchettes présentes dans la ligue ayant atteint dans leur carrière ce plateau. En manque de vitesse depuis deux saisons à San José, l’embauche de Dany Heatley avait pour but de redynamiser l’attaque du Wild grâce à un scorer de premier plan. Le Wild n’a plus eu un tel joueur dans son effectif depuis le départ de Marian Gaborik. Pour Heatley, cet échange fait office de dernier défi avant une retraire qui devrait arriver d’ici 4 à 5 ans.

Au final la saison de Dany est assez moyenne même s’il n’a pas été le pire joueur de l’équipe, loin de là. Il récolte 24 buts et 53 passes, et se classe premier de l’équipe dans ces deux catégories. Néanmoins ce résultat est bien trop moyen pour un joueur comme Dany Heatley. Avec une moyenne de 40 buts et 84 points sur les six dernières saisons, les stats qu’il a amassé cette saison sont bien trop moyenne. Loin de moi d’attendre des stats proches des moyennes que je viens de vous présenter, mais un record avoisinant les 30 buts et les 70 passes aurait été une bonne saison pour lui.

Mais comme vous le savez, s’arrêter aux stats ne signifie rien. Au contraire il est bien trop facile de s’arrêter à ce seul critère. La saison de Dany Heatley est également moyenne dans la manière. Bien trop souvent impliqué dans le forecheck et dans le backcheck, il n’a pas compensé son manque d’efficacité devant le filet par une dévotion visible à l’effort du groupe. Mais doit-on attendre une telle implication physique de la part de Dany ?

Il convient de rappeler que Dany Heatley est avant tout un scorer. A ce titre n’attendez pas énormément d’implication de sa part dans le secteur physique et défensif.

Néanmoins il y a quelque chose qui me dérange dans cet état de fait. Il sait qu’il arrive dans une équipe et surtout dans un système qui impose une implication de tous les joueurs au niveau du sacrifice. Pourtant je n’ai pas eu l’impression durant cette saison d’avoir vu un Dany Heatley complètement impliqué dans l’effort collectif.

Mais de manière beaucoup plus globale, je pense que l’acquisition de Dany Heatley l’été dernier a été une bonne chose pour cette équipe. On sait que le Wild est une équipe en voie d’intégrer de bons jeunes dès la saison prochaine. La présence d’un néo-vétéran comme Dany Heatley est très important pour le développement de ces jeunes. On sait que Heater ne connaitra plus des saisons à 50 buts, mais son expérience et son leadership sont très importantes.

Qui plus est, il n’a pas réellement pu développer la chimie avec Mikko Koivu. Le capitaine finlandais ayant été blessé une grande partie de la saison et Heater a perdu là sa principale source de passe sur le premier trio. Bien qu’il y ait eu une belle chimie durant la saison avec Brodziak et Johnson, cela n’empêche que le duo Heatley/Koivu se doit d’être le moteur des Wild. Attendons la saison prochaine, en croisant les doigts que la saison de Koivu soit complète, pour voir si ce duo peut réellement faire la différence. Avant que j’oublie, je tenais aussi à vous faire remarquer que Heatley est un joueur que très rarement blessé, ce qui tranche complètement avec Marty Havlat qui avait un temps de présence égal entre la patinoire et l’infirmerie. En 6 ans, il n’a loupé que 13 matchs …

Devin Setoguchi : en quête de stabilité.

La saison de Devin Setoguchi a elle aussi été bien singulière. Lui aussi arrivé de San José, il n’a pas connu une saison exceptionnelle ni une saison catastrophique pour autant. Déplacer de trio en trio, il n’a pas réussi à convaincre sur toutes les lignes qu’il a testé. Par défaut, Mike Yeo a préféré le laisser sur le premier aux côté de Heater et de Mikko en attendant qu’un déclic se passe entre ces trois là. Mais voilà, la saison de Devin a été bien trop hachée, alternant les périodes de bons et les périodes de moins bon.

L’on a appris juste après la fin de la saison régulière que Devin Setoguchi avait connu un été particulier. Micheal Russo révélait via une interview que le numéro 10 des Wild avait subis un accident d’une des manières les plus rocambolesques. Alors qu’il était en visite chez son chiropracteur à San José, une voiture a foncé par accident dans la vitrine de ce dernier. La voiture est passée à 5 cm de Seto et ce dernier a été très affecté émotivement par cet accident. Il a avoué au journaliste du Star Tribune qui le choc émotif a été fort et qu’il avait empiété sur sa préparation pour la saison.

Tout ceci ne peut pas être une simple coïncidence. Le début de saison de Setoguchi a été difficile. Cet accident y est à coup sûr pour quelque chose. Voici donc un premier élément qui explique la saison bien singulière de Devin.

Qui plus est, sa blessure au genou début décembre a longuement coupé sa saison à un moment où il semblait revenir fort. Bref, il a du passé environ 1 mois hors des patinoires NHL. Après ça difficile de revenir au rythme où il en était resté. Voilà pourquoi la saison de Setoguchi a également été singulière.

J’évoquai un peu plus haut la question de la première ligne. Actuellement il n’y a pas de raisons de croire qu’il en sera éloigné pour le premier match de la saison régulière. Néanmoins, certains éléments peuvent jouer en sa défaveur. Tout d’abord l’arrivée de Mickael Granlund, le prodige finlandais, dans l’effectif du Wild. Le jeune finlandais pourrait bien se tailler une place dans le top 6 offensif. Qui plus est, Mike Yeo pourrait être tenté de l’associer à Mikko Koivu sur le premier trio. Son profil est proche de celui de Pierre-Marc Bouchard. Si Butch revient la saison prochaine, ce dernier pourrait avoir le 2nd alignement et Granlund le 1er.

La seconde possibilité est celle de l’arrivée éventuelle de Zach Parise lors du marché des agents libres. Il ne fait aucun doute que le Wild veut tout faire pour attirer le natif de Minneapolis à la maison. Si ce dernier signe en faveur du Wild, il voudra y avoir un rôle prépondérant, c’est à dire sur le premier trio. Dans ce cas le premier fusible à sauter sera à coup sûr Devin Setoguchi.

Le fait est que sa saison sera regardée de très très près !

Darroll Powe : l’enforceur aux multiples visages.

A la suite de la cascade de blessures chez les six premiers attaquants des Wild, certains joueurs ont vu leur temps de glace et leur rôle être revu à la hausse. Darroll Powe fait parti de cela. Au début promis à un rôle de « grinder » sur le 4ème alignement, Powe a vite vu son temps de glace augmenter notamment par une promotion sur le 3ème trio. Trimbalé de l’aile au centre, il aura toujours répondu présent. Darrol s’est avéré être un joueur sur lequel on peu compter. Excellent tueur de pénalité, il s’est cogné la salle besogne durant toute la saison. Bref il a parfaitement collé avec la nouvelle identité que Mike Yeo cherche à inculqué à cette franchise : des joueurs dévolus au collectif avec un jeu porté sur le physique.

Tom Gilbert : le retour au pays !

L’arrivée de Tom Gilbert à la trade deadline a pris tout le monde de court. L’échange Gilbert/Schultz personne ne l’avait vu venir car pas grand monde pensait que Chuck Fletcher envisageait réellement d’échanger l’éternel Nick Schultz qui était au club depuis 10 ans. Pourtant Fletcher ne s’est pas fait prié et a ramené Gilbert dans son Etat natal, le Minnesota.

La logique derrière l’arrivée de Gilbert était d’amener un défenseur bien meilleur dans le maniement de la rondelle. La différence entre Schultz et Gilbert est très fine. On peut dire que Schultz est meilleur sur le plan physique et que Gilbert est meilleur sur le plan technique. En amenant Gilbert, Chuck Fletcher veut redonner à sa défense un joueur capable d’exécuter correctement la première passe pour les attaquants.

En soit, je trouve toujours l’échange profitable au Wild. Même si Tom Gilbert n’a pas enthousiasmé tous les fans depuis son arrivée, son impact devra se faire sentir dès la saison prochaine. Pas facile d’arrivée dans le Minnesota en court de saison et surtout dans les circonstances que l’on connaît. L’équipe était littéralement à la dérive à son arrivée et pas facile de bien s’intégrer dans un groupe qui part en vrille. On pourra bien juger son impact dès la saison prochaine.

Egalement le système de jeu prôné par Mike Yeo est bien différent de celui développé à Edmonton où l’impact physique n’est que secondaire en réalité. Matchs après matchs, j’ai senti Tom Gilbert un peu plus à l’aise avec ce système, preuve qu’il progresse dans cet apprentissage. Il ne fait aucun doute que Mike Yeo attend de lui d’être un leader dans cette défense, si ce n’est le leader. Quand on voit qu’autour de lui il y a des joueurs comme Scandella, Spurgeon, Kampfer, Falk, il apparaît comme le seul vétéran dans cette défense, seul gars ayant roulé sa bosse dans la ligue nationale. Assumé ce rôle d’entrée et en peu de match, ce n’est vraiment pas facile.

Attendons donc la saison prochaine pour commencer à juger Tom Gilbert qui pourrait être épaulé par un autre défenseur expérimenté en provenance du marché des agents libres.

Steven Kampfer : la nouvelle garde.

Steven Kampfer est lui aussi arrivé à la trade deadline. En provenance de Boston, il s’en est venu dans le Minnesota en échange du vétéran Greg Zanon. Quand on voit ce que Zanon a apporté aux Bruins, on peu dire que le Wild sort largement vainqueur dans ce trade. Kampfer est un jeune défenseur bourré de talent dans l’aspect offensif du poste.

Il m’a beaucoup fait pensé à Jared Spurgeon dans son approche du jeu. Les deux joueurs ont quasiment le même petit gabarit et ont tous les deux une rôle assez similaire sur la glace. Ce sont deux défenseur qui sont là pour délivrer la première passe vers l’offensive et également épaulé les trios offensif. C’est souvent que l’on a vu Kampfer épaulé la seconde vague derrière l’attaque.

Il demeure un jeune joueur. Il y a de grandes chances pour qu’il acquière un poste de titulaire la saison prochaine. Tout ceci sera conditionné par le marché des joueurs libre. Si Fletcher arrive à attirer un ou deux top 4 défenseurs, il n’y aura que peu de place pour lui dans le lineup. Ceci n’est pas un soit un problème car il a tout le temps pour se développer en ligue mineure. Et puis il sera parfait en guise de 7ème défenseur en cas de blessure.

Quarts de Finale : Les favoris au tapis …

Ces quarts de finale sont à coup sûr les plus spectaculaires de ces dernières années. Pas forcément spectaculaire quand à ce que les équipes nous ont proposé en terme de jeu, mais spectaculaires quand à leur issue. Une vraie saignée qui a mis pas moins de 6 grosses cylindrées de la ligue sur le carreau. Même si certaines d’entre elles laissées entrevoir quelques signes de baisse de niveau durant la saison régulière, pour d’autre leur élimination arrive comme une immense surprise. Retour dans cet article sur les raisons de l’échec de tous ces prétendus favoris …

Qui aurait envisagé qu’après ce premier tour des séries l’on aurait perdu Vancouver, Pittsburgh, San José, Détroit, Chicago et le champion en titre Boston? A vrai pas énormément de monde. Même si certaines prédictions avaient pu envisager ce scénario (dont en partie la mienne) pas beaucoup croyaient que cela aurait pu se réaliser aussi vite que lors du premier tour. Pourtant nous y sommes! Le fait est qu’avec ces demi-finale, la franchise encore en course et qui est la dernière à avoir remporté la coupe est … New Jersey en 2003! Et si l’on pousse un peu plus loin, la deuxième franchise est New York avec sa victoire en 1994 suivi par Philadelphie et sa dernière victoire en 1974. Pour le reste des derniers prétendants, aucun d’entre eux a eu la chance de son histoire de soulever le Lord Stanley Award.

Le fait est que ces séries nous livrent déjà leur dose d’enseignement. Cette “saignée” comme je l’ai nommée un peu plus haut montre qu’un vrai changement de garde se met en place dans cette ligue. Il ne faut pas oublier que la NHL est une ligue basée sur un mode de fonctionnement fermé. Ainsi il est normal qu’une alternance se mette en place. Ceci est avant tout favorisé par le système de la draft qui quoi qu’il arrive favorise les franchises médiocres … à condition de drafter correctement! C’est en tout cas ce qu’il se passe à l’ouest. Cette conférence est de loin la plus ouverte et la plus difficile des deux. Pas mois de 5 franchises ont amassées plus de 100 pts cette saison preuve de la bien portance de ses franchises locomotives mais également de la fébrilité certaine des franchises du bas de la conférence. Mais chose étrange, seules deux franchises ayant dépassées ce seuil demeurent dans ces demi-finales : Nashville et Saint Louis.

L’émergence d’équipes comme Los Angeles, Saint Louis, Phoenix ou encore Nashville est tout sauf un hasard. Toutes ces franchises ont à un moment ou un autre flirté avec les fins fonds de la conférence. A leur grand crédit, ces équipes ont su tirer profit de leurs malheurs pour pouvoir rebondir. C’est ce qui se passe aujourd’hui!
On ne ventera jamais assez la gestion qui a été faite à Nashville. Les clefs sont dans les mains de David Poile (GM) et de Barry Trotz depuis un très long moment et cette stabilité paye depuis quelques saisons dans le Tennessee. Aujourd’hui, les Preds ont littéralement le chemin dégagé pour remporter le titre à l’ouest et d’allé à la première finale de la Coupe Stanley de leur histoire. Avec Pekka Rinne, Shea Weber et Ryan Suter en guise de fondation, cette équipe à les reins solides pour aller jusqu’au bout.

Los Angeles, je vous le disais en début de saison, je me rappel encore l’époque où j’en suis arrivé à la NHL (autour des années 2000) et où cette équipe était abonnée à la cave de la conférence Ouest. A la suite du départ de Wayne Gretzky, les Kings n’avaient que trop errés. Mais avec la draft de Anze Kopitar, Dustin Brown, Jack Johnson, Drew Doughty et Jonathan Quick, Dean Lombardi avait à coup sûr remis LA dans le droit chemin. Cette génération est en train d’exploser dans ces séries où personne (ou presque ;) ) ne les attendaient.

On pourrait dire à peu près la même chose sur les Blues de St Louis. Beaucoup d’experts de la NHL attendaient de pied ferme l’éclosion de la prometteuse génération des T.J Oshie, Alex Pietrangelo et autres David Perron. Cette saison aura été la grande révélation de la franchise du Missouri. Ce qui a tout changé est l’arrivée de Ken Hitchcock, à coup sûr.

Mais pour en revenir à des propos beaucoup plus généralistes, ces séries montrent également au combien il est important d’avoir une défense relativement bien construite pour effectuer un vrai run. Encore une fois je suis forcé de me tourner vers la conférence Ouest qui démontre ceci de la meilleure des manières. Que ce soit St Louis, LA, Nashville ou Phoenix, chacune de ces équipes compte dans leur rang un gardien titulaire qui nous propose des stats tout simplement hallucinantes. Mais au delà de cela, quand on regarde les statistiques défensives durant ces séries, la quasi totalité des qualifiés pour le second tour des séries font parti des leaders dans ce secteur du jeu … hormis Philadelphie en raison de sa série pas du tout conventionnelle face aux Penguins.

Ces séries sont elles en train de prouver que pour espérer gagner la Cup il faut d’abord penser défense avant de penser attaque? Pas forcément. Ca montre surtout qu’il faut penser collectif, équilibre et profondeur avant de penser individualité. Mais force est de constater que construire une équipe à partir de la défensive n’est pas un mauvais choix, malgré la croyance populaire qui donne un privilège inexpliqué aux équipes construites vers l’offensive.

Bref la garde est pour moi en train de changer! J’espère juste que les médias se focaliseront un peu plus sur des franchises trop mal connus comme Phoenix, Nashville, Saint Louis ou Los Angeles. Mais intimement je sais que cela ne changera pas dès l’année prochaine. Ce changement de garde n’en est qu’à son commencement et parmi les néo-éliminés, certains sont voués tôt ou tard à connaitre une période de vaches maigres. Ainsi va le sport et la logique sportive américaine.

Stanley Cup Playoffs : Demi-finales – mes prédictions!

Avec un peu de retard, et je m’en excuse, voici mes prédictions pour ces demi-finales qui ont d’ores et déjà commencées pour 3 d’entre elles. Avant que tout ceci ne s’en aille trop loin, je trouve enfin quelques minutes pour vous faire parvenir mes prédictions. Je tiens à préciser que celle-ci n’ont nullement été changées au regard des matchs de vendredi et de samedi.
Le fait est que cette année, mes prédictions s’avèrent assez bonnes … comme quoi les traditions sont aussi faites pour être perdues :p. Avec sept bonnes prédictions sur huit, je ne m’en sort pas trop mal. Reste à améliorer les prédictions sur la longueur des séries où là je fais un zéro pointé! Anyway, tâchons d’être précis sur les équipes qui se qualifieront.

(#1) New York Rangers     VS.     Washington Capitals (#7)

C’est la revanche de la série de la saison dernière! Il y a un an, Rangers et Caps se rencontraient dès le premier tour des séries à l’Est dans une série des plus serrée et avec bien plus d’engagement que ce que l’on en attendait. Les Rangers montraient déjà leur visage d’équipe solide défensivement, ce qui a fait leur succès cette saison. Les Capitals étaient à cette époque littéralement irrésistible et sortaient d’une saison pleine. Cette année, les choses ont bien changées puisque les Rangers ont pris la place de leur adversaire de demi-finale au classement de la saison régulière. Côté Caps, après une saison régulière difficile, Ovie et ses coéquipiers sont en train de sauver leur saison avec cette qualification pour le second tour des séries.

Washington a été un tombeur assez surprenant des Bruins, champions en titre. Sur ce blog je vous annonçais une série très engagée sur le plan physique et très offensive. Pour le premier élément, je ne m’étais pas trompé, mais pour l’offensive ont a été bien déçu dans une série où finalement, contrairement à ce que j’en pensais, les gardiens ont volés la vedette aux attaquants. La révélation de cette ronde a été sans équivoques le jeune Braden Holtby, gardien des Capitals. Déjà impressionnant sur la fin de la saison régulière des Caps, le jeune gardien de seulement 22 ans a pris au pied levé la place d’un Thomas Vokoun blessé avec brio. Avec un pourcentage d’arrêts aux alentours des 93%, il est littéralement impressionnant dans ces playoffs.

Pour New York, les choses ont été bien plus complexes que prévu face aux Senators. Excès de confiance? Pas forcément! New York savait très bien à quoi s’attendre face à un 8ème qui n’avait rien à perdre. Ottawa fait parti des surprises de la saison notamment au regard de sa saison précédente où ils avaient terminé dans la cave de la conférence Est. Ce sera finalement au bout du match n°7 que New York décrochera son ticket pour le second tour des séries.
L’attaque des Rangers aura été largement frustrée dans cette série avec un Craig Anderson étonnamment performant dans les cages ontariennes. Hormis un très bon Brian Boyle, les attaquants new yorkais ont éprouvés les plus grandes peines du monde à débloquer le compteur but face aux Sens. Des gars comme Gaborik, Anisimov, Stepan, Fedotenko ou encore Dubinsky n’ont inscrit que 2 petits buts à eux tous! Ceci montre deux choses : cette attaque n’est clairement pas en confiance et surtout la profondeur offensive a semblée faire défaut dans cette série.

Maintenant, New York démarre une toute nouvelle série! Mais le fait est qu’en face de leur route se dresse un jeune gardien plein de culot qui enchaine les performances de haut-vol matchs après match. Ceci n’a pas de quoi redonner toute la confiance que l’attaque des Rangers a besoin. C’est une série qui peut s’avérée être complexe pour les Rangers s’ils continuent à être aussi peu productifs sur le plan offensif. Holtby et Lundqvist sont largement capable de voler des matchs à eux seuls. Ce sera clairement une série où la production offensive sera déterminante; d’où mon inquiétude pour ces Rangers là.

Si les Rangers veulent passer outre les Caps, leur rigueur défensive qui a été exceptionnelle tout au long de cette saison devra être sans faille.

Prédiction : Washington en 6.

(#5) Philadelphia Flyers     VS.     New Jersey Devils (#6)

C’est une série qui à coup sûr sent la poudre. Philadelphie et New Jersey sont deux rivaux historiques de la division atlantique où quasiment toute les équipes sont rivales. Philly fait office de favori face à de surprenants Devils qui après une saison cauchemardesque arrivent à se hisser cette saison en demi-finale de conférence. Jolie performance pour les hommes de Peter DeBoer.

Néanmoins pour moi Philly à l’avantage sur cette série. Les Devils ont montrés d’inquiétants signes de fatigue sur la fin de leur série face aux Panthers qui finalement aura durée 7 matchs. Avec seulement 48h de repos, les Devils pourraient être limites sur le match numéro 1, surtout quand on sait que les Flyers ont eu quand à eux plus d’une semaine pour récupérer de la série face aux Penguins et ont pue réparer les multiples bobos, notamment en défense.

Cette avantage en terme de fraicheur pourrait être malgré tout à double tranchant pour les Fly-boys! On vante certes les avantages physiques d’une coupure d’une semaine, mais en ce qui concerne les playoffs, ce genre de coupures a coûté cher à pas mal d’équipe. Les séries sont une période de la saison où une équipe marche uniquement à la confiance. Philadelphie a acquis énormément de confiance à la suite de sa qualification face aux Penguins. Un repos était certes nécessaires au regard des multiples blessés présent dans leur rang. Néanmoins, une semaine, c’est long pour garder ce que les américains appellent le “momentum” de leur côté. Les Flyers vont vite devoir se remettre dans le bain. Les deux premiers matchs à domicile pourrait leur permettre de regagner cette confiance qui a du en partie s’évaporer quelque peu.

Philly demeure favori pour moi car ils ont été bien plus impressionnant que les Devils sur leur premier tour. Surement que le fait d’éliminer un prétendant direct à la Stanley Cup a joué là dedans. Il n’empêche que je trouve cette équipe des Devils bien trop limite. Ses leaders de la saison régulière prennent du temps à retrouver leur verve dans les séries. Parise ne marque plus autant et Ilya Kovalchuck n’a comme match référence que le match n°6. New Jersey aura grandement besoin de ces individualités pour déjouer la défense pennsylvanienne.
Et puis avec un Claude Giroux qui vole depuis le début de la saison, il apparait assez difficile de ne pas voir en “G” le vrai facteur X qui pourrait faire basculer cette série en faveur des Flyers.

PrédictionFlyers en 5.

(#2) Saint-Louis Blues     VS.     Los Angeles Kings (#8)

Voila une affiche de demi-finale des plus surprenantes! Pas grand monde pouvait s’attendre à voir Blues et Kings se disputer une place en finale de la conférence Ouest. Mais les faits sont là et personne ne peut dire qu’une de ces deux équipes a volée sa place à ce niveau de la compétition.

Les Kings sont sans aucun doute la plus grande surprise des série. Cette équipe qui a été si moyenne, si frustrée offensivement durant la saison régulière est en train de trouver son salut en série grâce à une brigade défensive et un goaltending impressionnant. Jonathan Quick n’a pas volé sa nomination au trophée Vézina quand on voit ce qu’il a été capable de faire face à l’une des meilleures attaques de la ligue nationale, les Vancouver Canucks. Côté Blues, on s’appuie également sur le goaltending et la défense pour faire la différence dans cette série.

On le voit bien, ces deux équipes se ressembles énormément dans leur approche du jeu. Ce duel promet d’être intéressant et montrera quelle équipe est finalement la plus complète pour pouvoir se mesurer à la finale de la conférence Ouest. Personnellement je donne un petit avantage aux Kings dans cette série. Los Angeles a une bien meilleure profondeur offensive, ce qui pourrait faire une énorme différence. Le problème est que cette constatation n’est vrai que sur le papier. En réalité, l’offensive de Los Angeles a été bien décevante tout au long de la saison. Alors comment puis-je dire que les Kings ont une attaque bien plus profonde que celle de St Louis? Offensivement Los Angles a un potentiel énorme. Avec des joueurs comme Kopitar, Brown, Williams, Richards, Carter, on peut tout être sauf l’avant dernière meilleure attaque de la ligue. Pourtant c’est ce que Los Angeles a été cette saison.

Lors de la série facer aux Canucks, cette belle endormie s’est en partie réveillée. Des joueurs comme Dustin Brown ou Mike Richards ont été décisifs. Je m’attend donc à voir d’autres stars en faire de même face aux Blues. Attention néanmoins aux blessures de quelques uns et notamment de Jeff Carter qui joue ces séries avec une cheville douloureuse.

Prédiction : Los Angeles en 7.

(#3) Phoenix Coyotes     VS.     Nashville Predators (#4)

Voilà que les Coyotes accèdent pour la première fois de leur histoire dans le désert à un second tour en séries. Belle surprise que ces Coyotes qui vont rencontrer des Predators qui après les éliminations de Vancouver, Détroit, Pittsburgh et Boston font vraiment office de favoris à la succession des Bruins.

Nous voici encore avec une série où les gardiens seront déterminants dans son dénouement. Pekka Rinne a été parfait pour les Predators au court de la saison régulière et l’est encore durant les playoffs. Le grand portier finlandais y est pour largement dans la qualification des siens face aux expérimentés Red Wings. Pour les Coyotes, c’est une vrai révélation qu’est Mike Smith. Le gardien américain a éclaboussé la série face aux Blackhawks par son talent. Doté d’une confiance à toute épreuve il est capable de porter les Yotes sur ses épaules durant ces playoffs.

Plus globalement, je pense que Nashville a un avantage certains dans ces séries. Je ne veux pas utiliser les matchs qui se sont déroulés avant que je vous délivre mes prédictions, mais la maitrise du match numéro 1 par les Predators est un bon indicateur sur leur maitrise technique de cette série. Toute les cartes sont en main pour les Preds, à eux de les abattre correctement. Phoenix est une équipe capable de marquer et de piquer là où ça fait mal aux moments les plus opportuns.

PrédictionNashville en 6.

Los Angeles, la (demi) surprise du chef!

Grâce à sa victoire après prolongation (2-1) hier soir sur la glace de la Rogers Arena de Vancouver, les Kings ont réussi à se qualifier pour le second tour des séries. Ceci ne leur était plus arrivé depuis 11 ans, une éternité! Mais là où l’exploit est le plus beau c’est que Los Angeles a réussi à sortir dès le premier tour le détenteur du trophée des présidents, récompensant l’équipe ayant récoltée le plus grand nombre de points durant la saison régulière. Cette équipe de Los Angeles a pris tout le monde de court. Pourtant sur ce même blog, je vous faisais part dans mes prédictions de mes craintes quand à une élimination facile des Kings (bien que j’ai retenu les Canucks au final, je dois l’avouer). Les Kings sont loin d’être une équipe cendrillon et ont beaucoup de choses à prouver dans ces séries.

Quatre minutes et vingt-sept secondes! … C’est le temps qu’il aura fallu aux Kings et à Jared Stoll pour inscrire ce but salvateur qui envoie LA en demi-finales de conférence, et qui par la même occasion envoie les Canucks en vacances. Le dernier finaliste de la Stanley Cup et double détenteur du trophée des présidents foulera donc la semaine prochaine les greens au lieu de se retrouver en demi-finales. C’est une vrai claque qui est infligée ici aux Canucks qui après la grande désillusion de la saison précédente en finale de la Coupe Stanley face aux Bruins en connait une encore plus grande cette saison. Et tout ceci est la faute des Kings …

Ces Kings, équipe qui avait pour habitude cette saison de ne pas marquer de buts n’a que partiellement dérogé à la règle. Ce qui a permis aux Kings de passer outre les Canucks, et qui plus est en 5 matchs, c’est bien la défense! Cette défense déjà énorme durant la saison régulière (2ème en terme de GAA juste derrière les Blues) a répétée durant ce premier tour ses exploits. Avec une moyenne de buts encaissés de 1.60 (à égalité avec les Blues), Los Angeles dispose aujourd’hui de la meilleure défense dans ces séries.

La raison première est sans équivoque Jonathan Quick. Le portier de LA a réalisé un premier tour détonant. Dégoutant les attaquants des Canucks les uns après les autres, Quick semble avoir les épaules assez larges pour porter cette équipe et surtout cette défense tout au long des playoffs. Dans les discussions du trophée Vézina récompensant le meilleur gardien de la saison régulière, avec ses performances lors du 1er tour, il rentre dans les premières discussions concernant le trophée Conn Smythe. Bien évidemment il est un peu tôt pour le considérer comme candidat sérieux. Ceci sera surtout conditionné par le parcours des Kings durant les playoffs. Mais une chose est sûre, Jo Quick a montré toute l’étendue de son talent sur cette série et il frappe légitimement à la porte pour faire parti du top 5 des gardiens dans la ligue, sans aucun problème!

Mais sans sa défense Jo Quick n’aurait surement pas pu réaliser tous ses exploit! Tout d’abord parlons de Willie Mitchell. Quelle douce ironie que ce soit Mitchell l’homme de cette série dans la défense des Kings face aux Canucks. Ce dernier était défenseur chez les Canucks il y a encore deux ans. Mitchell, dans son rôle de défenseur purement défensif, a été le pilier de cette défense des Kings effectuant un sacré ménage tout autour de la cage de Quick. A 35 ans, Mitchell retrouve dans ces playoffs toute sa superbe!

Il ne faudrait pas oublier également le rôle de Drew Doughty. La saison de Doughty a été bien singulière avec dès le début de saison le feuilleton de son nouveau contrat avec les Kings. Cette divergence avec son club l’a même mené à louper la pré-saison jusqu’à ce qu’une entente soit conclue, quelques jours avant le début de la saison régulière. Le fait est que son début de saison a été catastrophique et pas mal de monde pensait (surement de manière valable) que ses déboires contractuels avaient à voir avec ses performances réduite. Une joueur, quand bien même il soit une star, ne peut se payer le luxe de louper la pré-saison avec son équipe faute de quoi il manque cette période cruciale où les premières bribes de l’esprit collectif se fondent.
Drew semble avoir fait du chemin depuis et c’est maintenant que ses capacités de manieur de rondelle paye pour les Kings. Il est capable de porter le puck en zone offensive comme nul autre défenseur dans la ligue national. Seul Erik Karlsson est capable de faire aussi bien. Son apport est précieux dans ce compartiment là du jeu. Pas plus tard qu’hier, il est à l’origine du 1er but des Kings en portant le puck depuis sa zone défensive jusqu’aux pieds de l’enclave de Corey Schneider.

Un autre qui taille patron dans cette défense c’est le jeune Viatcheslav Voynov. Le russe est parfait dans le rôle de second puck moving defensman (PMD) dans cette défense des Kings. Après le départ de Jack Johnson pour Columbus en échange de Jeff Carter, beaucoup pensaient que Los Angeles allait souffrir de la solitude de Drew Doughty dans ce rôle de porteur de palet. Darryl Sutter n’a pas hésite longtemps pour donner les clefs de second PMD au jeune Voynov et ce dernier lui prouve qu’il a eu raison. Ce que réalise Voynov a son âge et dans ces séries et remarquable et son avenir avec les Kings est radieux.

Au prochain tour les Kings se frotteront aux Blues de Saint Louis. Ca nous promet un beau duel entre les deux meilleures défenses de la ligue, que ce soit durant la saison régulière et lors du 1er tour des série. Un beau duel à distance entre Jo Quick et la doublette Elliott/Halak se profile à l’horizon. L’adversaire des Kings lors de ces demi-finale est complètement différent des Canucks. Saint-Louis est avant tout un collectif, une équipe au sens propre du terme. Difficile de semer le doute dans cette équipe.

Néanmoins LA a un avantage que St Louis n’a pas : des individualités offensives! C’est le moment pour que les Kopitar, Carter, Richards et autres Brown arrivent à gagner des matchs à eux même. Difficile vous me direz face à cette défense des Blues : c’est certains! Le défi est suffisamment grand pour propulser les Kings vers une belle histoire dans ces séries. Le fait d’éliminer les Canucks en 5 matchs ce n’est pas rien et cela va, à mon goût, créer un vrai momentum et surtout apporter de la confiance à cette équipe qui en avait bien besoin après avoir connu une saison régulière bien difficile sur ce terrain là.

Bref Los Angeles accède aux demi-finales avec tous les honneurs! A eux de démontrer qu’ils sont capables de passer outre leur statut handicapant de 8ème de conférence et qu’ils peuvent recréer la surprise en éliminant les Blues. Mais le problème pour eux, c’est qu’ils ne sont pas la seule belle surprise dans ces playoffs au final vraiment pas comme les autres …

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