Stanley Cup Final : mes prédictions!
Après presque huit mois de compétition la saison 2011/2012 de la NHL touche à sa fin. Ultime frémissement pour tous les fans avant quatre mois de diète, la finale de la Stanley Cup. Comme il est monnaie courante depuis quelques années, nous auront droit à une finale totalement inédite entre une équipe qui est coutumière du fait – New Jersey – et l’autre qui vivra seulement la deuxième finale de son histoire – Los Angeles. Deux franchises que l’on attendait pas au début des séries mais au final, après 2 mois de playoffs, une chose est sûre : l’on aura un beaux champion ! Ultime passage avant le début de cette finale, mes dernières prédictions de la saison.
(#6) New Jersey Devils
VS.
Los Angeles Kings (#8)
Quand je pense à l’affiche de cette finale je pense avant tout à deux choses! La première, la fiche que chaque féru de hockey de la ligue nationale nord-américaine rempli avant le premier match de la saison régulière et donc le coup d’envoie d’une nouvelle saison NHL. Au tout début de cette fiche arrive généralement deux questions phares : “Qui sera le prochain champion de la Coupe Stanley?” et “Qui sera le finaliste de la finale de la Coupe Stanley?”. Je ne sais pas vous, mais moi, comme une grande majorité des pronostiqueurs, j’ai largement misé à côté. Si je reprend cette fiche, je me rend compte que j’avais prédis une finale San Jose Sharks Vs. Washington Capitals … bref j’étais bien loin du compte! Petit lot de consolation, si vous reprenez le Slapshot Mag du début de saison (#58) et l’article sur les prétendants que j’avais côché, j’avais retenu les Kings en tant qu’outsiders … je n’étais pas si loin tout de même ^^.
La seconde chose à laquelle je pense en voyant cette affiche inédite, c’est au pronostics de début de série sur les sites de paris en ligne. Personnellement j’ai voulu y participer cette saison mais arrivé devant le tableau des côtes, aucune équipe ne m’inspirée. Du coup je me suis défilé! Pour ceux qui ont eu le cran de parier sur le champion dès la début Avril, je pense qu’une grande majorité s’est royalement plantée. En revanche, les quelques devins qui ont misés soit sur les Kings, soit sur les Devils sont à quelques encablures de toucher le pactole! J’aimerai bien connaitre les côtes de départ de ces deux franchises …
Tout ça pour vous démontrer combien ces séries ont été surprenantes et le sont dans cette affiche de la finale de la Stanley Cup. Il y a bien longtemps qu’aucune équipe des du top 4 – c’est à dire ayant eu l’avantage de la glace durant les quarts de finale – ne sera présente au rendez-vous de la finale. Encore plus fort, cette année, ni New Jersey, ni Los Angeles n’ont connus l’avantage de la glace avant le début de cette finale. En l’occurrence ce seront les Devils qui en bénéficieront. Mais quand on connait les stats de Los Angeles à l’extérieur durant ces playoffs, c’est assez paradoxal de parler “d’avantage” de la glace!
Globalement, dans leur approche des playoffs, Devils et Kings se ressemblent largement. Ce sont deux équipes qui abattent un échec avant très rythmé avec une défense intraitable dans sa zone défensive. Toutes deux portées par un goaltending remarquable, ce sont deux des meilleurs défenses de la post-saison. Leurs succès dans ces playoffs montre également le déplacement de l’axe de jeu vers la solidité défensive qui avait été mis à mal dans les dernières séries, surtout lors de la finale 2010 entre les Blackhawks et les Flyers.
A y regarder de manière globale, les deux équipes semblent se valoir. New Jersey a été impressionnant du début jusque à la fin. Pas mal de monde les voyaient sortir assez rapidement, surtout après avoir connu toutes les peines du monde face à d’accrocheurs Panthers. Finalement, il apparait que Florida a été l’équipe qui a donné le plus de fil à retordre aux hommes de Peter DeBoer. Là encore, on avait bien sous-estimé les Panthers, bien autant que les Devils.
On ne peut pas en dire autant des Kings car la surprise fut totale, y compris pour les joueurs eux même. Ils ont joué un type de hockey que l’on dénomme souvent outre-atlantique comme un “desesperation type of hockey” … entendez là un hockey “désespéré”, c’est à dire comme s’il n’y avait pas de lendemain. En prenant chaque matchs comme un match couperet, les Kings en sont rendus à présenter une fiche de 12 victoires pour 2 petites défaites, toutes deux concédées sur leur glace. Ceci signifie donc que les Kings n’ont jamais connu la défaite à l’extérieur durant ces playoffs … tout simplement extraordinaire!
Mais pour en revenir à leur manière de jouer, elle rappelle beaucoup celle adoptée par les Bruins la saison dernière à partir du match 3 des quarts de finale face aux Canadiens de Montréal. N’ayant plus rien à perdre dans cette série face au CH, les hommes de Claude Julien s’étaient libérés et au final cette approche du jeu les avaient mené aux sommets. Pour L.A c’est sensiblement la même chose tant leur saison régulière a été pénible et leur qualification quasi-inattendue. Au final ils n’avaient rien à perdre! Cette approche du jeu, dictée par Darryll Sutter, a été largement payante et a révélé une équipe.
Si l’on regarde les deux rencontres de la saison régulière entre ces deux formations, New Jersey les a remporté chacune d’elles, une à Newark et l’autre à Los Angeles. Bien que généralement ça soit anecdotique, ça peut montrer les difficultés d’une équipe face à une autre. Mais en l’occurrence, les Kings que l’on a connu dans ces séries n’ont rien à voir avec ceux de la saison régulière. Cette stat est surement un non-sens maintenant.
Alors se dirige-t-on vers une victoire finale des Kings tant tout semble leur sourire dans ces playoffs? En tout cas si ça devait arriver je ne serai pas surpris et LA serait un très beau champion. Oui mais voilà, les séries c’est quelque chose de spécial et l’expérience est une grande conseillère et une alliée dans ce cas de figure. Niveau expérience, les Kings ne comptent aucun champion de la Stanley Cup dans leurs rangs; seulement quatre finalistes malheureux : Mike Richards, Jeff Carter, Jarett Stoll et Justin Penner. En revanche, les Devils ont encore dans leur effectif deux “survivants” du titre de 2003 : Patrick Elias et Martin Brodeur! Brodeur sera un élément déterminent de la finale. Son expérience en finale de la Stanley Cup est comme nulle autre pareille dans cette ligue. Avec 4 finales à son actif, Brodeur connait toute la complexité de cet évènement et il saura parfaitement le gérer. Je demeure perplexe de la capacité de Jonathan Quick à en faire autant et à dominer Brodeur sur ce terrain là.
Qui plus est le momentum acquis par les Devils suite à leur victoire face aux Rangers est assez incroyable. Depuis la demi-finale face aux Flyers, je sent que les Devils ont le vent en poupe. Difficile de départager ces équipes sur ce terrain là car L.A, niveau momentum, c’est très fort également.
Chose important dans les playoffs et encore plus lors de la finale de la Stanley Cup, la profondeur de l’effectif et la capacité des dernières lignes à produire. Généralement ce sont les joueurs de 3ème et 4ème trio qui font les champion aussi invraisemblable que cela puisse paraitre. Sur ce terrain là NJ domine les Kings avec leur 4ème ligne archi-productive. Composée de Ryan Carter, Stéphane Gionta et Steve Bernier, cette ligne a engrangée depuis le début des séries pas moins de 19 points et 9 buts. Du côté de LA, cette dernière ligne ne dépasse même pas les 10 pts. Je pense que cette quatrième ligne des Devils pourrait avoir un impact important et insuspecté sur cette finale car les Kings n’ont pas rencontré jusque là d’équipes capables de leur opposer une profondeur d’effectif important et terme d’efficacité.
Un chose est sûre, cette série sera disputée. Je la vois aller en 7 matchs. Les deux équipes ont démontrées qu’elles sont autant capables d’allé chercher des matchs à l’extérieur qu’être maître à domicile lorsqu’il le faut. Face à tant d’arguments, il faudra selon moi un match 7 et toute la dramaturgie qu’il comporte pour nous donner le nom de ce champion 2011/2012.
Prédiction : New Jersey Devils, Champions en 7!










