L’info que révèle le Phoenix Buisness Journal ce jour même est assez inattendue : les Coyotes seraient sur le point d’être vendus à un investisseur souhaitant conserver la franchise dans le désert de l’Arizona. Selon ce même journal, l’entente entre cet homme et la Ligue Nationale, gestionnaire des franchises et également propriétaire depuis 2009 de la franchise, serait toute proche. Ainsi, le dossier fleuves de la vente des Coyotes toucherait à son terme et enterrerait par la même occasions toutes les rumeurs de déménagement de cette franchise dès la saison prochaine pour une destination plus septentrionale.
Evidement les réactions à cette annonce sont contrastées. Du côté de Phoenix on exulte! Jamais on aurait pensé trouver un homme voulant garder cette franchise qui perd constamment de l’argent dans ce marché. L’homme en question, il s’agit de Greg Jamison. Cet homme n’est pas un nom inconnu dans le milieu de la NHL puisqu’il a occupé depuis la création des Sharks de San José le poste de PDG (terme exact CEO) de la franchise avant de se retirer la saison dernière. A coup sûr il avait déjà derrière la tête lorsqu’il s’est retiré l’achat des Coyotes.
Du côté de Seattle et surtout du côté de Québec on rit jaune ce matin. La ville de Seattle qui venait d’annoncer par l’intermédiaire d’un nouvel investisseur, Chris Hansens, la construction d’une nouvelle arena en vue de l’acquisition d’une franchise NHL et NBA viendrait à se faire couper l’herbe sous les pieds en beauté si cette annonce de vente se confirme. En tout cas ça leur permettrait de peaufiner leur dossier encore tout frais dans l’éventualité de la mise sur le marché d’une autre franchise ou d’une hypothétique expansion. Pour Québec c’est une grosse claque si elle se confirme. La ville est pourtant prête pour revivre l’aventure de ses Nordiques dès la saison prochaine. Le vieux colisée doit se refaire une beauté cet été et la nouvelle Arena doit commencée à sortir de terre d’ici peu. Mais si les Coyotes demeurentlà où ils sont avec cette vente, les chances d’attirer rapidement une franchise existante s’amenuisent.
La vente à Mr Jamisson avoisinerai les 170M$. En somme le prix de vente qui avait été proposé à Matt Hulsizer au printemps dernier. Le fait est que cette fois on n’entend plus parler de l’institut Goldwater qui avait bloqué la vente à l’homme d’affaire de Chicago. Cette fois, on dirai que la ville de Glendale ait décidée de garder ses obligations qu’elle souhaitait inclure dans la vente avec Hulsizer et qui avait pour contrepartie en faveur de l’homme d’affaire la concession de financement public. Glendale a compris que c’était le principal problème de cette vente. Jamisson également! Ce dernier a donc préférait payer le prix fort et ne pas se risquer à une nouvelle opposition du groupe Goldwater qui menaçait de déposer une plainte devant les tribunaux de l’Arizona.
Tout ceci n’est pas encore signé et les prochaines heures seront décisives et nous dirons si cette affirmation du Phoenix Buisness Journal s’avèrent crédibles. Mais avec Phoenix hors de la dance, il va maintenant falloir des années pour que la NHL fasse sont retour à Québec ou à Seattle. Le succès sportif des Panthers devrait réinjecter un peu de liquidités dans la franchise de Miami et l’éloignée de toute rumeur de déménagement. Par ailleurs l’aide de la ligue couplée à la bonne tenue sportive des Devils du New Jersey devrait également ramenée à flot cette franchise également en difficulté. Honnêtement, seuls les Islanders pourraient désormais faire l’objet d’un déménagement; mais es-ce que la ligue sera aussi facilement enclin à déménager une franchise championne 4 fois consécutives de la Stanley Cup? Je ne le pense pas!
Bref vous l’aurait compris le train semble être passé pour Québec et Seattle. Winnipeg aura donc été prêt au bon moment et à tout rafler en ramenant les Thrashers. Québec paye son manque de réactivité et de constitution d’un groupe d’investisseur souhaitant ramener une franchise suite au départ des Nordiques. Winnipeg s’est vite remis au travail après le départ des premiers Jets et la construction rapide d’une aréna flambant neuve a pesé très lourd dans la balance. Qui plus est, pour la même capacité, la ville de Québec devra débourser quasiment le double de ce que les investisseur de True North ont déboursés pour le MTS Center … Bien que désormais Québec réunis tous les argument pour avoir sa franchise, le timing ne joue plus en sa faveur. Je crains qu’aujourd’hui, si les rumeurs de vente à Jamisson se confirme, il ne s’agisse plus de mois pour Québec mais bien d’années …
Après une demi-saison passée dans la ligue nationale, les nouveau Jets ont rencontrés un succès certains. Le MTS est plein à craquer pour les prochaines trois années, et suremenet pour beaucoup plus. Le merchandising se porte également bien et l’engouement autour de cette franchise n’est pas vraiment retombée depuis l’annonce du rachat des Thrashers par le groupe True North Sport. A l’origine le plus petite édifice en terme de capacité de la NHL, le MTS Center est devenu l’antre par excellence de la ligue où l’ambiance qui y règne ressemble à nulle autre … Ce succès prouve que le retour de la ligue vers les anciens marché n’est pas une absurdité ou qu’il relève simplement d’un conservatisme primaire envers une politique absurde. Les vieux marchés de la ligue sont des zones refuges où en terme de politique commerciale la ligue ne prend aucun risque. Le retour des Jets en est la preuve. Avec ce succès à Winnipeg, on peut se demander si la ligue n’en viendrai pas à reconsidérer beaucoup plus largement le déménagement de ses franchises en difficulté vers les anciens marchés ayant perdu la leur ?
Depuis des année la position de la ligue n’a pas bougée d’un yota – du moins dans les paroles de ses têtes pensantes : elle fera tout pour conserver les franchises actuelles dans leur villégiatures. Cette politique du démenti est en grande partie là pour montrer que la ligue est proche et soucieuse de toutes ses franchises, même celles en difficultés. Mais à y réfléchir un peu plus, cette politique, bien que louable, apparait bien difficile à tenir dans certains dossier, celui de Phoenix en premier.
Phoenix! Cela fait des lustre que ce dossier est sur la table et qu’il n’est pas refermé. Les Coyotes se cherchent toujours un proprio capable d’éponger leurs dettes abyssales. La ligue est toujours propriétaire de cette franchise largement déficitaire et ce depuis début 2009. En 3 ans, la fierté de Mr Bettman a coûté énormément à la ligue nationale qui aurait pu investir cet argent dans des projets bien plus prolifique pour l’image de la ligue. Malgré cela, la ligue s’entête à tenté de réaliser l’impossible : sauver les Coyotes du déménagement. Leur délocalisation vers une autre ville ne fait plus aucun doute aujourd’hui. D’une parce que la ligue est dans une vrai impasse où la ville de Glendale a les mains liées, où aucun investisseur souhaitera se porter acquéreur de la franchise tant qu’il devra éponger ses dettes. D’autre part, l’institut Goldwater veille toujours au grain et aucun cadeau ne pourra être consenti par la ville de Glendale en faveur d’un futur investisseur. Où la franchise des Coyotes pourra attérir? Faisons rapidement un tour des solutions qui s’offrent à la NHL :
- Québec (Québec Nordiques : 1972-1995) : Québec est clairement en première ligne pour attirer les Coyotes dans la veille capitale. Depuis 1995 et le départ des Nordiques pour le Colorado, les habitants de Québec et sa province n’ont cessés de soutenir le retour d’une franchise NHL au Colisée Pepsi. Aujourd’hui le vieux Colisée n’est plus aux normes pour accueillir une franchise. Mais la force de Québec c’est bien l’existence d’un investisseur souhaitant se porter acquéreur d’une franchise quand une d’entre elle sera disponible. Pierre-Karl Péladeau est cet homme! Le PDG de Québécor travaille depuis maintenant presque 2 ans avec le maire de Québec, Régis Labeaume, main dans la main. Les deux hommes ont un dernier dossier primordial à la venue d’une franchise dans la citée québécoise à conclure : la construction d’une nouvelle enceinte. Comme je l’ai dis plus haut, le vieux Colisée ne répond pas aux exigences à long terme de la ligue. Québec doit se doter d’une enceinte et le maire prospecte un peu partout dans la ligue en visitant les arena dernier cri ( il était à Pittsburgh la semaine dernier pour visiter le Consol Energy Center). Québec a le marché, l’investisseur, l’histoire … l’arena est le dernier pas à conclure pour que la ville soit à 100% crédible pour attirer une franchise NHL. En attendant le vieux Colisée Pepsi peut encore accueillir une franchise dans l’attente de la construction d’un nouvel amphithéâtre. Une chose est sûre, Québec fait office de “front runner” (favori) dans ce dossier.
- Seattle (Seattle Metropolitans : 1915 – 1924) : Le hockey professionnel et la ville de Seattle, c’est une relation qui nous transporte loin dans le temps … au début du siècle dernier. Depuis 1924, Seattle n’a jamais eu de franchise professionnelle, que ce soit NHL, WHA même AHL. Depuis 2008, la ville de Seattle ne dispose plus de franchise professionnelle évoluant en intérieur, les Supersonic ayant été transférés à Oklahoma City dans le cadre de la NBA. Seuls les Seahawks (NFL) et les Mariners (MLB) demeurent les deux seules franchises professionnelles représentées dans la cité d’émeraude. Le principal problème est l’absence d’une infrastructure digne de ce nom. La Key Arena est bien trop exiguë pour accueillir à temps plein une franchise NHL. Seattle doit, si cette ville veut peser dans l’obtention future d’une franchise, se doter d’une arena avoisinant les 18.000 places en configuration NHL.
Depuis quelques mois, un groupe d’investisseur semblent s’être formés dans la ville la plus peuplée de l’Etat de Washington. Ces derniers, menés par Don Levin, propriétaire de la franchise AHL des Chicago Wolves mais également de la chaine de cafés Starbucks, a de bon appuies au sein de la ligue nationale. Il serait même très apprécié par Gary Bettman et son administration. L’objectif premier de Levin est de doter la ville de Seattle d’une enceinte flambant neuve. Ceci est clairement le sujet majeur de ce processus. La question d’une nouvelle arena à Seattle était un sujet épineux bien avant le départ des Supersonic. Mais aujourd’hui, Levin apparaît être un homme influent, qui plus est avec le support de Microsoft, entreprise au combien influente dans la métropole de Seattle.
La NHL ne sera pas insensible à l’intérêt de la ville de Seattle d’accueillir une franchise. La région de Seattle est le 12ème marché télévisuel aux USA, ce qui est non négligeable pour la NHL. Qui plus est, la ligue nationale de hockey pourrait bénéficier toute seule des retombés car il apparait assez évident que si la ville de Seattle doit récupérer une nouvelle franchise dans un nouvel amphithéâtre, ce sera une franchise NHL avant une franchise NBA.
- Kansas City (Kansas City Scouts : 1974-1976) : L’histoire de la ville de Kansas City avec la NHL a été très courte. Pourtant la franchise des Scouts est restée encrée dans les souvenir des plus fervents fans de hockey en Amérique du nord. Voici maintenant plus de 4 ans que la ville de KC s’est dotée d’une nouvelle enceinte ultra-moderne : le Sprint Center. Pour un coût de 276M$, cette arena peut accueillir 18.500 fans pour un match de hockey. Cette infrastructure en fait un lieu de parachutage potentiel pour une franchise en difficulté. Mais le principal problème à KC, c’est l’absence d’un investisseur affirmé souhaitant ramener une franchise pour occuper à l’année le Sprint Center qui depuis son inauguration sonne très très creux. Pour pas mal de monde, Kansas City fait objet d’une ville favorite pour accueillir une franchise NHL, mais à vrai dire le seul argument que cette ville a c’est une arena. A part ça, aucun investisseur, aucune fan base affirmée … Amener une franchise à KC pourrait s’avérer aussi risquer que d’en installer une à Atlanta, Dallas ou encore Florida.
- Hartford (Hartford Whalers : 1972-1997) : Les Whalers font partis de ces vieilles franchise de la ligue qui n’ont pas survécues aux années 90. A côtés d’eux ont compte les Jets de Winnipeg, les North Stars du Minnesota et les Nordiques de Québec. Toutes des franchises mythiques avaient du déménager suite à des problèmes plus ou moins différent. C’était les début de la politique d’expansion vers le sud de la ligue qui a eu le succès très limité qu’on lui connait. Le fait est que 9 ans après le déménagement à Raleigh, les ex-Whalers seront champion de la Stanley Cup sous le nom des Carolina Hurricanes. Aujourd’hui des voix s’élève dans l’agglomération de Hartford pour ressusciter les Whalers. C’est un projet qui en est pour le moment qu’à la phase de fantasme. Néanmoins le gouverneur du Connecticut semble vouloir mettre en place une politique qui viserait à ramener la NHL dans son Etat. Tout d’abord ce projet passe par la démolition et la reconstruction d’un tout nouveau XL Center. La prochaine étape trouver un investisseur … Bref on le comprend Hartford est une option très loin d’être réalisée.
- Las Vegas (pas d’antécédent NHL) : C’est le rêve affirmé de Gary Bettman : amener une franchise dans le Nevada! Il lui manque juste l’investisseur qui va avec. Mais en plus de tout ceci, installer une franchise à Vegas serait assez risqué quand on connait l’échec cuisant de Phoenix. Le problème de Vegas c’est qu’il s’agit d’une ville extrêmement touristique où la population va et vient. Alors es-ce que dans ce grand capharnaüm une franchise peut solidement s’implanter? J’en doute. Las Vegas n’est pas une terre de hockey et n’a jamais eu de franchise auparavant. Il y a bien d’autre lieu, certainement moins attractifs financièrement, qui mériterai et serait un choix plus juste pour la NHL.
- Hamilton (Hamilton Tigers : 1920-1925) : Hamilton est la dernière des options offertes pour une relocalisation de franchise. Hamilton vous ne savez pas où c’est? C’est dans la grande banlieue de Toronto. C’était dans cette ville que le milliardaire canadien Jim Balsilie (propriétaire de Blackberry) voulait déménager les Coyotes si la ligue avait accepté son projet, ce qui ne fut le cas. L’arrivée d’une franchise à Hamilton n’apporterai que plus de densité à un marché déjà bien occupé autour des grands lacs. Cela regrouperai trois franchises en même pas 100 km : les Leafs, les Sabres et Hamilton. Mais le dossier Hamilton a acquis de l’intérêt en raison de la grande densité de l’agglomération de Toronto et de l’intérêt certains des canadiens pour ce sport. Et qui plus est voir arrivé une franchise à Hamilton serait vu et a toujours était vu d’un mauvais oeil par les Maple Leafs et les Sabres. Par le passé la ville d’Hamilton a été proche de l’obtention d’une franchise notamment lors des expansions des années 90. Mais à chaque fois, les propriétaire soit de Buffalo, soit de Toronto s’y sont farouchement opposés. Je ne vois pas pourquoi la situation changerai aujourd’hui quand on sait que Toronto vient juste d’être racheté et est la franchise qui pèse le plus (plus de 500M$), et quand on sait par ailleurs que les Sabres appartiennent aujourd’hui à l’un des hommes les plus riches des Etats Unis, Terrence Pegula qui pèse à lui tout seul plus de 3 milliards de dollars. Vous n’imaginez même pas voir Bettman se mettre ces deux poids lourds à dos …
Les options de relocalisation sont donc nombreuses pour la ligue nationale. Mais il faut dire que d’un autre côté, le nombre de franchises en difficulté tend à croire. En plus des Coyotes, quatre autres franchises sont sur une corde raide. Si leur situation sportive ne s’améliore pas de si peu, il se pourrait que certaines d’entre elles s’en ailles vers une des destinations présentées ci dessus. Petit tout d’horizon sur les franchises en difficulté :
- New York Islanders ( est. 1972) : Ce dossier, je vous en parlais dans le dernier numéro de Slapshot (excellent magazine que vous devez compter parmi vos abonnements
). Depuis pas grand chose à changer : la situation vis à vis du bail du Nassau Coliseum est la même; pas de nouvelle arena en vue et l’hypothétique installation au Barclay Center du Bronx n’en est encore qu’à l’étape d’hypothèse. Qui plus est les performances sportives ne sont toujours pas au rendez-vous même si John Tavares, prétendu sauveur de cette franchise, commence doucement à éclater. Pour finir la désertion du Nassau Coliseum pourrait porter le coup de grâce à cette franchise pourtant quadruple championne de la Stanley Cup.
- Florida Panthers (est. 1992) : Depuis leur run jusqu’en finale de la Stanley Cup en 1995, la franchise de Sunrise en Floride n’a fait que décliner dans le classement de la conférence Est. Cette saison est une exception puisque les chatons sont en tête de leur division sud-est et trustent la 3ème place de la conférence. Le shake up de l’intersaison semble avoir eu du bon dans cet effectif plombé par une succession de choix de draft douteux. Mais le fait est que pendant de nombreuses années cette franchise a été habituée aux bas fonds de la conférence Est et a par la même occasion augmentée ses pertes. Ce renouveau en marche doit vite se confirmer et passe par une qualification pour les séries qui injecterai de l’argent dans les finances.
- New Jersey Devils (est. 1974) : Il n’y a pas si longtemps la franchise du New Jersey terminait la saison en tête de la conférence Est. Mais en même pas un an, tout semble s’être écroulé. Un effectif vieillissant, un staff à l’époque pas forcément bien compétent et la saison 2010/2011 des Devs a tournée au cauchemar. Heureusement, l’inébranlable Jacques Lemaire est venu à la rescousse de son vieil amis, Lou Lamoriello, DG des Devils, pour sauver ce qui pouvait être sauvé. Cette année, on apprend que les Devils sont en proie à des problème financiers : le propriétaire n’est plus dans la capacité d’honorer tous les salaires des joueurs. La ligue a donc adopté un plan exceptionnel ce week-end qui vise à faire avance des salaires des joueurs des Devils jusqu’à la fin de saison. En contrepartie la ligue attend des propriétaires des Devils l’amélioration de la franchise. Il est sûr que la ligue verrait d’un mauvais oeil l’arrivée d’une nouvelle franchise en difficulté. Mais la première issue pour cette franchise est bien le dossier Zach Parise, leur capitaine, qui arrive au terme de son contrat en fin de saison et deviendra agent libre si aucun nouveau contrat est signé.
- Columbus Blue Jackets (est. 2000) : Les Jackets sont par excellence le club qui synthétise à lui tout seul la mauvaise gestion et l’échec. Hormis Rick Nash aucun de leur premier tour de draft n’a été décisif. Enchainant la signature de contrat douteux et les échec sportifs, la franchise de l’Ohio est bien enfoncée dans le trou de la conférence Ouest. Les acquisitions estivales n’ont fait que confirmer cette mauvaise gestion. Jeff Carter et ses 11 ans de contrats à plus de 7 millions de dollars à l’année est bloqué à l’infirmerie, pareil pour James Wisniewsky, l’autre grosse acquisition. Même si Scott Arniel, entraineur en chef, a été congédié début janvier, son remplaçant, qui est Todd Richards l’ancien head coach des Wild, ne relèvera pas ce club pour autant. La situation des Jackets sur le plan financier est la même que celle des Panthers : pas de playoffs, pas d’entrée d’argent. Un déménagement pourrait remettre cette franchise dans les bons rails (un peu comme le déménagement des Thrashers à Winnipeg).
Les équipes sur la sellette sont nombreuses, et les villes pour les accueillir le sont également. Le fait est que toutes ces délocalisations ont peu de chances de se réaliser. Qui plus est, si le nouveau format de la NHL proposé cette année mais rejeté par la NHLPA se confirme pour la saison 2013/2014, il apparaitrait logique que dans un futur plus ou moins proche la NHL envisage un dernière expansion pour équilibrer ses 4 conférences à 8 équipes chacune, ce qui composerait la ligue de 32 franchises. Dans ce cas, deux des villes potentiellement hôte citée en début d’article serait dans les starting-blocks.