Déménagement : le dossier Winnipeg a-t-il ouvert la boite de Pandore?

Après une demi-saison passée dans la ligue nationale, les nouveau Jets ont rencontrés un succès certains. Le MTS est plein à craquer pour les prochaines trois années, et suremenet pour beaucoup plus. Le merchandising se porte également bien et l’engouement autour de cette franchise n’est pas vraiment retombée depuis l’annonce du rachat des Thrashers par le groupe True North Sport. A l’origine le plus petite édifice en terme de capacité de la NHL, le MTS Center est devenu l’antre par excellence de la ligue où l’ambiance qui y règne ressemble à nulle autre … Ce succès prouve que le retour de la ligue vers les anciens marché n’est pas une absurdité ou qu’il relève simplement d’un conservatisme primaire envers une politique absurde. Les vieux marchés de la ligue sont des zones refuges où en terme de politique commerciale la ligue ne prend aucun risque. Le retour des Jets en est la preuve. Avec ce succès à Winnipeg, on peut se demander si la ligue n’en viendrai pas à reconsidérer beaucoup plus largement le déménagement de ses franchises en difficulté vers les anciens marchés ayant perdu la leur ?

Depuis des année la position de la ligue n’a pas bougée d’un yota – du moins dans les paroles de ses têtes pensantes : elle fera tout pour conserver les franchises actuelles dans leur villégiatures. Cette politique du démenti est en grande partie là pour montrer que la ligue est proche et soucieuse de toutes ses franchises, même celles en difficultés. Mais à y réfléchir un peu plus, cette politique, bien que louable, apparait bien difficile à tenir dans certains dossier, celui de Phoenix en premier.

Phoenix! Cela fait des lustre que ce dossier est sur la table et qu’il n’est pas refermé. Les Coyotes se cherchent toujours un proprio capable d’éponger leurs dettes abyssales. La ligue est toujours propriétaire de cette franchise largement déficitaire et ce depuis début 2009. En 3 ans, la fierté de Mr Bettman a coûté énormément à la ligue nationale qui aurait pu investir cet argent dans des projets bien plus prolifique pour l’image de la ligue. Malgré cela, la ligue s’entête à tenté de réaliser l’impossible : sauver les Coyotes du déménagement. Leur délocalisation vers une autre ville ne fait plus aucun doute aujourd’hui. D’une parce que la ligue est dans une vrai impasse où la ville de Glendale a les mains liées, où aucun investisseur souhaitera se porter acquéreur de la franchise tant qu’il devra éponger ses dettes. D’autre part, l’institut Goldwater veille toujours au grain et aucun cadeau ne pourra être consenti par la ville de Glendale en faveur d’un futur investisseur. Où la franchise des Coyotes pourra attérir? Faisons rapidement un tour des solutions qui s’offrent à la NHL :

  • Québec (Québec Nordiques : 1972-1995) : Québec est clairement en première ligne pour attirer les Coyotes dans la veille capitale. Depuis 1995 et le départ des Nordiques pour le Colorado, les habitants de Québec et sa province n’ont cessés de soutenir le retour d’une franchise NHL au Colisée Pepsi. Aujourd’hui le vieux Colisée n’est plus aux normes pour accueillir une franchise. Mais la force de Québec c’est bien l’existence d’un investisseur souhaitant se porter acquéreur d’une franchise quand une d’entre elle sera disponible. Pierre-Karl Péladeau est cet homme! Le PDG de Québécor travaille depuis maintenant presque 2 ans avec le maire de Québec, Régis Labeaume, main dans la main. Les deux hommes ont un dernier dossier primordial à la venue d’une franchise dans la citée québécoise à conclure : la construction d’une nouvelle enceinte. Comme je l’ai dis plus haut, le vieux Colisée ne répond pas aux exigences à long terme de la ligue. Québec doit se doter d’une enceinte et le maire prospecte un peu partout dans la ligue en visitant les arena dernier cri ( il était à Pittsburgh la semaine dernier pour visiter le Consol Energy Center). Québec a le marché, l’investisseur, l’histoire … l’arena est le dernier pas à conclure pour que la ville soit à 100% crédible pour attirer une franchise NHL. En attendant le vieux Colisée Pepsi peut encore accueillir une franchise dans l’attente de la construction d’un nouvel amphithéâtre. Une chose est sûre, Québec fait office de « front runner » (favori) dans ce dossier.
  • Seattle (Seattle Metropolitans : 1915 – 1924) : Le hockey professionnel et la ville de Seattle, c’est une relation qui nous transporte loin dans le temps … au début du siècle dernier. Depuis 1924, Seattle n’a jamais eu de franchise professionnelle, que ce soit NHL, WHA même AHL. Depuis 2008, la ville de Seattle ne dispose plus de franchise professionnelle évoluant en intérieur, les Supersonic ayant été transférés à Oklahoma City dans le cadre de la NBA. Seuls les Seahawks (NFL) et les Mariners (MLB) demeurent les deux seules franchises professionnelles représentées dans la cité d’émeraude. Le principal problème est l’absence d’une infrastructure digne de ce nom. La Key Arena est bien trop exiguë pour accueillir à temps plein une franchise NHL. Seattle doit, si cette ville veut peser dans l’obtention future d’une franchise, se doter d’une arena avoisinant les 18.000 places en configuration NHL.
    Depuis quelques mois, un groupe d’investisseur semblent s’être formés dans la ville la plus peuplée de l’Etat de Washington. Ces derniers, menés par Don Levin, propriétaire de la franchise AHL des Chicago Wolves mais également de la chaine de cafés Starbucks, a de bon appuies au sein de la ligue nationale. Il serait même très apprécié par Gary Bettman et son administration. L’objectif premier de Levin est de doter la ville de Seattle d’une enceinte flambant neuve. Ceci est clairement le sujet majeur de ce processus. La question d’une nouvelle arena à Seattle était un sujet épineux bien avant le départ des Supersonic. Mais aujourd’hui, Levin apparaît être un homme influent, qui plus est avec le support de Microsoft, entreprise au combien influente dans la métropole de Seattle.
    La NHL ne sera pas insensible à l’intérêt de la ville de Seattle d’accueillir une franchise. La région de Seattle est le 12ème marché télévisuel aux USA, ce qui est non négligeable pour la NHL. Qui plus est, la ligue nationale de hockey pourrait bénéficier toute seule des retombés car il apparait assez évident que si la ville de Seattle doit récupérer une nouvelle franchise dans un nouvel amphithéâtre, ce sera une franchise NHL avant une franchise NBA.
  • Kansas City (Kansas City Scouts : 1974-1976) : L’histoire de la ville de Kansas City avec la NHL a été très courte. Pourtant la franchise des Scouts est restée encrée dans les souvenir des plus fervents fans de hockey en Amérique du nord. Voici maintenant plus de 4 ans que la ville de KC s’est dotée d’une nouvelle enceinte ultra-moderne : le Sprint Center. Pour un coût de 276M$, cette arena peut accueillir 18.500 fans pour un match de hockey. Cette infrastructure en fait un lieu de parachutage potentiel pour une franchise en difficulté. Mais le principal problème à KC, c’est l’absence d’un investisseur affirmé souhaitant ramener une franchise pour occuper à l’année le Sprint Center qui depuis son inauguration sonne très très creux. Pour pas mal de monde, Kansas City fait objet d’une ville favorite pour accueillir une franchise NHL, mais à vrai dire le seul argument que cette ville a c’est une arena. A part ça, aucun investisseur, aucune fan base affirmée … Amener une franchise à KC pourrait s’avérer aussi risquer que d’en installer une à Atlanta, Dallas ou encore Florida.
  • Hartford (Hartford Whalers : 1972-1997) : Les Whalers font partis de ces vieilles franchise de la ligue qui n’ont pas survécues aux années 90. A côtés d’eux ont compte les Jets de Winnipeg, les North Stars du Minnesota et les Nordiques de Québec. Toutes des franchises mythiques avaient du déménager suite à des problèmes plus ou moins différent. C’était les début de la politique d’expansion vers le sud de la ligue qui a eu le succès très limité qu’on lui connait. Le fait est que 9 ans après le déménagement à Raleigh, les ex-Whalers seront champion de la Stanley Cup sous le nom des Carolina Hurricanes. Aujourd’hui des voix s’élève dans l’agglomération de Hartford pour ressusciter les Whalers. C’est un projet qui en est pour le moment qu’à la phase de fantasme. Néanmoins le gouverneur du Connecticut semble vouloir mettre en place une politique qui viserait à ramener la NHL dans son Etat. Tout d’abord ce projet passe par la démolition et la reconstruction d’un tout nouveau XL Center. La prochaine étape trouver un investisseur … Bref on le comprend Hartford est une option très loin d’être réalisée.
  • Las Vegas (pas d’antécédent NHL) : C’est le rêve affirmé de Gary Bettman : amener une franchise dans le Nevada! Il lui manque juste l’investisseur qui va avec. Mais en plus de tout ceci, installer une franchise à Vegas serait assez risqué quand on connait l’échec cuisant de Phoenix. Le problème de Vegas c’est qu’il s’agit d’une ville extrêmement touristique où la population va et vient. Alors es-ce que dans ce grand capharnaüm une franchise peut solidement s’implanter? J’en doute. Las Vegas n’est pas une terre de hockey et n’a jamais eu de franchise auparavant. Il y a bien d’autre lieu, certainement moins attractifs financièrement, qui mériterai et serait un choix plus juste pour la NHL.
  • Hamilton (Hamilton Tigers : 1920-1925) : Hamilton est la dernière des options offertes pour une relocalisation de franchise. Hamilton vous ne savez pas où c’est? C’est dans la grande banlieue de Toronto. C’était dans cette ville que le milliardaire canadien Jim Balsilie (propriétaire de Blackberry) voulait déménager les Coyotes si la ligue avait accepté son projet, ce qui ne fut le cas. L’arrivée d’une franchise à Hamilton n’apporterai que plus de densité à un marché déjà bien occupé autour des grands lacs. Cela regrouperai trois franchises en même pas 100 km : les Leafs, les Sabres et Hamilton. Mais le dossier Hamilton a acquis de l’intérêt en raison de la grande densité de l’agglomération de Toronto et de l’intérêt certains des canadiens pour ce sport. Et qui plus est voir arrivé une franchise à Hamilton serait vu et a toujours était vu d’un mauvais oeil par les Maple Leafs et les Sabres. Par le passé la ville d’Hamilton a été proche de l’obtention d’une franchise notamment lors des expansions des années 90. Mais à chaque fois, les propriétaire soit de Buffalo, soit de Toronto s’y sont farouchement opposés. Je ne vois pas pourquoi la situation changerai aujourd’hui quand on sait que Toronto vient juste d’être racheté et est la franchise qui pèse le plus (plus de 500M$), et quand on sait par ailleurs que les Sabres appartiennent aujourd’hui à l’un des hommes les plus riches des Etats Unis, Terrence Pegula qui pèse à lui tout seul plus de 3 milliards de dollars. Vous n’imaginez même pas voir Bettman se mettre ces deux poids lourds à dos …

Les options de relocalisation sont donc nombreuses pour la ligue nationale. Mais il faut dire que d’un autre côté, le nombre de franchises en difficulté tend à croire. En plus des Coyotes, quatre autres franchises sont sur une corde raide. Si leur situation sportive ne s’améliore pas de si peu, il se pourrait que certaines d’entre elles s’en ailles vers une des destinations présentées ci dessus. Petit tout d’horizon sur les franchises en difficulté :

  • New York Islanders ( est. 1972) : Ce dossier, je vous en parlais dans le dernier numéro de Slapshot (excellent magazine que vous devez compter parmi vos abonnements 🙂 ). Depuis pas grand chose à changer : la situation vis à vis du bail du Nassau Coliseum est la même; pas de nouvelle arena en vue et l’hypothétique installation au Barclay Center du Bronx n’en est encore qu’à l’étape d’hypothèse. Qui plus est les performances sportives ne sont toujours pas au rendez-vous même si John Tavares, prétendu sauveur de cette franchise, commence doucement à éclater. Pour finir la désertion du Nassau Coliseum pourrait porter le coup de grâce à cette franchise pourtant quadruple championne de la Stanley Cup.
  • Florida Panthers (est. 1992) : Depuis leur run jusqu’en finale de la Stanley Cup en 1995, la franchise de Sunrise en Floride n’a fait que décliner dans le classement de la conférence Est. Cette saison est une exception puisque les chatons sont en tête de leur division sud-est et trustent la 3ème place de la conférence. Le shake up de l’intersaison semble avoir eu du bon dans cet effectif plombé par une succession de choix de draft douteux. Mais le fait est que pendant de nombreuses années cette franchise a été habituée aux bas fonds de la conférence Est et a par la même occasion augmentée ses pertes. Ce renouveau en marche doit vite se confirmer et passe par une qualification pour les séries qui injecterai de l’argent dans les finances.
  • New Jersey Devils (est. 1974) : Il n’y a pas si longtemps la franchise du New Jersey terminait la saison en tête de la conférence Est. Mais en même pas un an, tout semble s’être écroulé. Un effectif vieillissant, un staff à l’époque pas forcément bien compétent et la saison 2010/2011 des Devs a tournée au cauchemar. Heureusement, l’inébranlable Jacques Lemaire est venu à la rescousse de son vieil amis, Lou Lamoriello, DG des Devils, pour sauver ce qui pouvait être sauvé. Cette année, on apprend que les Devils sont en proie à des problème financiers : le propriétaire n’est plus dans la capacité d’honorer tous les salaires des joueurs. La ligue a donc adopté un plan exceptionnel ce week-end qui vise à faire avance des salaires des joueurs des Devils jusqu’à la fin de saison. En contrepartie la ligue attend des propriétaires des Devils l’amélioration de la franchise. Il est sûr que la ligue verrait d’un mauvais oeil l’arrivée d’une nouvelle franchise en difficulté. Mais la première issue pour cette franchise est bien le dossier Zach Parise, leur capitaine, qui arrive au terme de son contrat en fin de saison et deviendra agent libre si aucun nouveau contrat est signé.
  • Columbus Blue Jackets (est. 2000) : Les Jackets sont par excellence le club qui synthétise à lui tout seul la mauvaise gestion et l’échec. Hormis Rick Nash aucun de leur premier tour de draft n’a été décisif. Enchainant la signature de contrat douteux et les échec sportifs, la franchise de l’Ohio est bien enfoncée dans le trou de la conférence Ouest. Les acquisitions estivales n’ont fait que confirmer cette mauvaise gestion. Jeff Carter et ses 11 ans de contrats à plus de 7 millions de dollars à l’année est bloqué à l’infirmerie, pareil pour James Wisniewsky, l’autre grosse acquisition. Même si Scott Arniel, entraineur en chef, a été congédié début janvier, son remplaçant, qui est Todd Richards l’ancien head coach des Wild, ne relèvera pas ce club pour autant. La situation des Jackets sur le plan financier est la même que celle des Panthers : pas de playoffs, pas d’entrée d’argent. Un déménagement pourrait remettre cette franchise dans les bons rails (un peu comme le déménagement des Thrashers à Winnipeg).

Les équipes sur la sellette sont nombreuses, et les villes pour les accueillir le sont également. Le fait est que toutes ces délocalisations ont peu de chances de se réaliser. Qui plus est, si le nouveau format de la NHL proposé cette année mais rejeté par la NHLPA se confirme pour la saison 2013/2014, il apparaitrait logique que dans un futur plus ou moins proche la NHL envisage un dernière expansion pour équilibrer ses 4 conférences à 8 équipes chacune, ce qui composerait la ligue de 32 franchises. Dans ce cas, deux des villes potentiellement hôte citée en début d’article serait dans les starting-blocks.

NHL Rant’s : Columbus – St Louis – Dallas – Vancouver & co …

Ne pouvant pas vraiment parler d’une de ces équipes dans un long article bien développé, je préfère vous faire partager mes pensées du moments sur différentes équipes de la ligue nationale dans une nouvelle section que je baptise les « NHL Rant’s », ou autrement dit les « divagations NHL ». Je ne me contenterai donc dans quelques lignes de parler d’une multitude de sujets chaud de la ligue.

Tout d’abords parlons du sujet épineux des Blue Jackets. On voyait cette franchise repartir du bon pied en acquérant tout d’abord Jeff Carter, un centre un vrai qui aurait pu au final combler le manque de passeur à côté de Rick Nash sur le premier alignement. Le fait est que les deux hommes n’auront pas eu le temps de se trouver en début de saison puisque Carter est déjà blessé. De plus, l’arrivée de James Wiesniewki devait quand à elle apporter bien plus de consistance à la défense de Columbus

Le résultat est catastrophique pour cette franchise. Seulement deux petits matchs remportés en 14 rencontres pour les hommes de Scott Arniel … il y a de grosses questions qui se posent! Comme celle de savoir si ce marché des agents libres tape à l’oeil n’était pas plus qu’un cache misère. Columbus traine désormais une réputation de club plus que généreux avec les joueurs qu’elle recrute. Faute de privilégier le développement de ses prospects encadrés par quelques cadres, les jackets semblent aller n’importe où et voilà le résultat. La saison est certes encore jeune, mais les carences que cette équipe laisse entrevoir dans le jeu sont si grandes qu’il y a tout à faire dans cette équipe. La tête d’Arniel ne devrait pas tomber avant le prochain match. Il est littéralement sur la sellette. La gifle reçue à Philly a précipitée un vent de défiance autour de sa personne dans l’entourage des Jackets. Je ne vois pas comment un seul homme pourrait relever à lui tout seul cette équipe si faible et cette franchise qui fonce droit dans le mur. Columbus a besoin d’un projet sportif clair et net et vite! N’en déplaise au très attachant Scott Howson, DG de la franchise de l’Ohio.

Parlons des Blues qui malgré leur potentiel certains n’arrivent pas à faire démarrer leur début de saison. Doug Armstrong n’a pas voulu revivre une saison frustrante comme l’an dernier. Pour le coup il a pris les devant en congédiant après un mois de saison le coach Davis Payne pour embaucher une valeur sûre de la NHL, sans club depuis maintenant 1 an 1/2, Ken Hitchcock. « Hitch » avait été congédié par les Jackets en 2010 et il revient donc à la barre du navire bleue. Excellent meneur d’homme, il devrait être capable de tirer le meilleur de cette jeune équipe qui nécessite avant tout d’être bien encadrée par un head coach compétent. Armstrong croit valablement que Hitch est le seul entraineur capable de transmettre cette rigueur de jeu à son équipe et je suis bien d’accord avec lui.

Après avoir parlé de Hitch, la transition est toute faite avec les Dallas Stars. Dallas qui est à la peine financièrement et qui avait perdu son joueur star cet été, Brad Richards. Et bien malgré tout cela les Stars trônent en tête de la conférence Ouest et ce quasiment depuis le début de la saison régulière. Les Stars affichent une stat inattendue de 10-3-0 avec l’une des meilleure attaque de la ligue et qui plus est l’un des meilleure défense. Pourtant le noms clinquants on les cherches du côté de Dallas. En plus les Stars ont entamés cette nouvelle saison avec un nouveau coach – au nom imprononçable – Glen Gulutzan. Cet homme, venu des Texas Stars (franchise affiliée AHL) prouve sa valeur en menant cette équipe en tête de la conférence Ouest pour le moment. Les rabat-joie diront que la saison dernière les Stars ont connus un parcours similaire avant de s’effondrer à partir du mois de janvier et d’échouer à la 9ème place de la conférence.

J’avais envi également de parler des Canucks qui ont remportés une victoire clinquante face aux Blackhawks dimanche soir. Une victoire 6-2 qui devrait regonfler leur moral. Une victoire nette et sans bavure avec en plus un jeu des plus plaisant. Vancouver sort tout doucement du traumatisme qu’a été la défaite en finale de la Stanley Cup l’an dernier. Ce travail de reconditionnement va prendre encore quelque temps à mon goût. C’est étrange! Vancouver a le syndrome gueule de bois qu’ont les gagnant de la Coupe Stanley la saison d’après (et que les Bruins vivent en ce moment). C’est dire au combien la déception fut grande. Mais le passé est le passé et les Canucks doivent rapidement se remettre au boulot et surtout reprendre du plaisir à évoluer ensemble. Le plaisir du jeu sera pour moi le meilleur remède pour cette équipe que je vois, quoi qu’il arrive, en playoffs cette année.

Saison morte 2011 : les 10 trades à retenir … (2ème partie)

Comme promis, je vous livre aujourd’hui la deuxième partie de mon analyse sur les 10 échanges de cette intersaison de NHL que je retiendrais particulièrement tant leur impact devrait être fort. Après une première partie marquée par les gros échanges de Flyers de Philadelphie, on va revenir dans cette seconde partie sur les échanges qui ont été en réalité des échanges de droits sur des joueurs qui allaient devenir agents libres. Cette année on a connu une multitude d’échange de droits, quasiment une première. Parmi ceux ci, certaines re-signature avec de nouvelles équipes devrait compter …

 : Christian Ehrhoff ↔ 4th pick (2012) : 

L’acquisition de Christian Ehrhoff s’inscrit elle aussi dans la recherche d’une défense beaucoup plus solide pour les Sabres. Après l’acquisition de Robbin Regher, dont on parlé dans le dernier article, en provenance des Calgary Flames, Buffalo a acquis avec cet échange les droits de l’allemand. Après quelques jours de négociations et ce avant le 1er juillet, date d’ouverture du marché des UFA, les Sabres et Ehrhoff se sont entendu pour la signature d’un contrat de 10 ans à hauteur de 40M$. Autant dire que pour Ehrhoff aussi, la frénésie des contrats ultra longue durée a gagné les Sabres.

Pour les Islanders, c’est encore un trade comique. Quelque jours auparavant les Isles avaient acquis les droits de l’allemand en provenance de Vancouver, club n’ayant pas la capacité de resigner son défenseur. Or 1 jour après les Islanders étaient contraint de l’échanger aux Sabres en retour de 4ème tour de draft. Bref New York a largement perdu dans cette mascarade puisqu’en plus de passer pour un club ayant aucune attractivité, ils ont échangé leur 4ème tour de draft – qui devrait être autour du 95ème choix de draft – pour récupéré celui de Buffalo – qui si les promesses des joueurs acquis sont tenus devrait se situer aux alentours du 110ème choix de draft. Après le trade insensé des Dwayne Roloson aux Lightning à la trade deadline de février, les Isles ont encore prouvé leur incompétence dans la gestion sportive.

Buffalo se frotte donc les mains même si un contrat aussi long pour un joueur de 29 ans apparaît assez risqué. Ehrhoff vient à Buffalo pour gagner la Stanley Cup et Buffalo ne peut qu’espérer la gagner dans les 3 années à venir, voir même avant. Les Sabres ont pris des risques en signant Ehrhoff et Regher et ils sont désormais parmi les équipes ayant la plus grosse masse salariale de la ligue. Si la mayonnaise ne prend pas à Buffalo, le staff aura des cheveux à se faire …

 : James Wisniewski ↔ 7th pick (2012) : 

Du côté de Columbus, on réalise une belle opération en ayant acquis de Montréal les droits de James Wisniewski, mais encore plus en arrivant à le convaincre de signer un contrat, 6 ans pour la bagatelle de 33M$. Les Jackets récupèrent donc un top 4 defensman en la personne du Wiz. Pour Montréal la perte était devenu inévitable même si aux sortir des séries, Montréal avait le space pour garder le défenseur qu’ils avaient acquis à la trade deadline en provenance des Islanders.

Montréal s’est condamné tout seul dans le dossier Wisniewski. Le dossier des défenseurs et de leur resignature était chaux pour le CH. Néanmoins, dès lors que l’on a un nombre assez important de joueurs à signer il y a forcément des priorités et certains passent logiquement à la trappe. Là, le Wiz ne semblait pas faire parti des priorités de Pierre Gauthier. Logique ou non? Pour ma part je pense que Gauthier a fait une énorme erreur. La première d’entre elles a été de signer Hal Gill pour 1 année de plus à 2,25M$. Malgré ce que Gill apporter physiquement à la défense du CH, mais également au développement de PK Subban, je ne comprends pas comment on peut balancer comme cela plus de 2M$ alors que l’on sait que l’on sera juste niveau space. Gauthier savait très bien d’entrée qu’il allait sacrifier un défenseur. Gill resigner à plus de 2M$, Spacek et Markov intransferables, Wiz était la cible logique.

Gauthier n’a donc pas cherché à aller au clash avec ses deux vétérans que son Spacek et Markov. Pourtant, trader l’un ou l’autre aurait été la meilleure solution pour lui. Wisniewski est un merveilleux « puck moving defensman » qui apporte un impact physique certains et qui surtout est un joueur la plupart du temps en forme. En ce qui concerne Spacek et Markov, niveau forme ce n’est pas ça. C’est même la hantise des fans du CH. Markov ressort d’une saison où il n’aura joué que … 7 matchs cette saison. Pour Spacek, il n’aura été présent que lors de 59 matchs. Quand on pense que le Wiz aura lui pris part à 75 matchs cette saison (dont 43 avec le Canadiens), on dirait que Pierre Gauthier a oublié le proverbe qui dit « un tiens vaut mieux que deux, tu l’aura ». En perdant le Wiz et en gardant deux joueur dont l’état de forme varit aussi rapidement que la bourse, je pense que Montréal y a perdu sur toute la ligne dans cette histoire.

Les grands gagnant sont donc les Blue Jackets. En plus d’acquérir Wisniewski contre un 7ème tour, ils ont en plus réussit le pari de s’entendre avec lui pour une prolongation. Obtenir un joueur du standing du Wiz contre un simple 7ème tour, ça vaut largement le coup. Bien évidemment, rien ne pouvait laisser croire au CH que leur défenseur allait s’entendre avec Columbus. Finalement, la franchise de l’Ohio réalise une très belle saison morte après avoir acquis Jeff Carter en provenance de Philly.

Suite et fin de cette analyse demain si je trouve le temps. En tout cas ce sera avant mercredi, du moins je l’espère. Après ça je passerai à une analyse des 10 signatures d’UFA qui compteront la saison prochaine. Passez une bonne fin de week-end.

Saison morte 2011 : les 10 trades à retenir … (partie 1)

Salut les amis! Cela fait déjà un petit moment que je n’avais pas posté sur mon blog. Et oui le temps me manque en ce moment de pouvoir parler de hockey comme je le désirerai. Qui plus est, je dois dire que lors de la saison morte il est difficile de parler de NHL. Alors que pour les clubs NHL, les camps de développement des jeunes rookies ont démarrés depuis le début de la semaine, je vous propose aujourd’hui de revenir sur tous les échanges qu’il y a eu depuis le mois de juin. Autant dire que cette année on a été servi sur ce terrain là. Pas mal d’échanges dont certains complètement inattendus et improbables jusqu’à leur annonce officielle. Retour donc sur les 10 échanges de cette saison morte qui pèseront fortement sur la saison 2011/2012 à venir …

:Mike Richards, Rob Borson  ↔ Brayden Schenn, Wayne Simmonds, 2nd pick (2012):

Clairement le premier échange en forme de coup de massue. Quelle claque prise par les fans des Flyers au moment où il ont su que Paul Holmgren avait décidé d’échanger le capitaine emblématique des Flyers, Mike Richards. Richie échangé, voilà quelque chose que personne n’attendait. Le coup de poker tenté par le DG de Philly est énorme. Mais si Holmgren en est rendu à trader son capitaine, la tête de proue de sa franchise, c’est qu’il n’a peut être pas le choix, ou que c’est la meilleure solution en l’état actuel des choses. Mais quel est cet état actuel?

A vrai dire rien de bien sûr à Philly. Parmi nombreux fans, on soupçonne des problèmes dans les vestiaires liés à Richards et Carter – autre trade que je développerai en suivant. Reste à savoir si ces soupçons sont bien à l’origine de ce blockbuster trade. Ca il y a fort à parier que l’on n’en saura jamais rien. Le fait est que Homer est désormais parti sur une reconstruction certaine. Mike Richards était depuis 8 ans un des quelques joueurs autour desquels la franchise s’était construite. L’apogée a sûrement été la finale de la coupe Stanley perdu la saison dernière face à Chicago. La folle saison régulière cette année aura prouvée toute les capacités de ce groupe tournant  autour de la personne de son capitaine. Or l’échec cuisant en playoffs cette saison, que pas mal de monde voyait venir depuis le all-star game aura eu raison de Mike Richards.Or Holmgren a encore des atouts en main. Je pense surtout à James Van Riemsdyk et à Claude Giroux, deux jeunes joueurs qui vont devenir la saison prochaine les pierres angulaires du monument Flyers.

Holmgren est loin d’avoir bradé son capitaine. Le gros morceau de ce deal c’est Brayden Schenn. Un centre rookie bourré de talent qui devrait être l’un des joueurs stars de la NHL dans le futur. Il a été drafté #5 à la draft de 2009 et est aujourd’hui classé en tête du classement des prospects. Bref, Philly est loin de s’être fait entubé sur ce coup. également, les Flyers obtiennent Wayne Simmonds. Un joueur physique capable également de marquer. Un impact player assez similaire à Mike Richards dans sa philosophie de jeu. Néanmoins il est loin du talent de l’ex-capitaine de Philly.

Ce premier trade effectué par Philly fut une bombe. Or l’espace qu’il a libéré vis à vis du salary cap est non négligeable pour cette équipe des Flyers en recherche d’espace. Et puis la signature de Ilya Bryzgalov, premier top gardien depuis quelques décennies à Philadelphie, a précipité le départ de Richie …

 : Jeff Carter ↔  Jakub Voracek, 1st pick (2011) + 3rd pick (2011) : 

Le deuxième coup d’éclat de Paul Holmgren. Jeff Carter, le deuxième joueur autour duquel la franchise des Flyers gravitait depuis quelques années s’en est aussi allé. Mais contrairement à Mike Richards, le départ de Carter était pressenti depuis quelques semaines. Le jeune joueur n’arrivait pas à bien s’épanouir dans cette équipe, et son contrat était un temps soi peut dérangeant pour les Flyers, surtout après la révélation de Claude Giroux comme magnifique alternative. Du coup Carter a été poussé vers la sorti, forcé de se trouver un nouveau chez lui où il pourrait valablement s’épanouir et où son contrat ne poserai aucun problème.

Ce n’est pas un secret, le départ de Jeff Carter est motivé uniquement par des intérêts économiques. Holmgren se devait de se départir d’un contrat dérangeant pour pouvoir signer Bryzgalov, qui est devenu depuis la déconvenue des Flyers en playoffs la priorité numéro 1 à Philly. Carter en paye les pots cassés et ce n’est qu’une bonne chose pour les deux parties. A Columbus, le jeune centre devrait trouver tout le temps de glace qu’il réclame et un magnifique ailier gauche en la personne de Rick Nash. Le duo Nash/Carter fait déjà rêver les fans de la franchise de l’Ohio.

En retour les Flyers reçoivent Jakub Voracek. Ce joueur est en plein développement. Pour le moment il n’a pas encore connu de saison pleine avec les Jackets.  Alors réussira-t-il dans un club comme Philly, où la pression est largement plus haute. Le fait est que les Flyers jouent encore la cup cette année et peut être que cet objectif en plus pourrait délier le potentiel du Tchèque. Voracek fait encore parti des grands espoirs de cette ligue et les Flyers ont montrés ces derniers temps qu’ils pouvaient être une merveilleuse franchise pour faire éclore les talents futurs (i.e : Carter, Richards, Giroux, JVR …)

Les Flyers ont donc décidé de rajeunir leur effectif en cette off-season. Es-ce que ce plan lancé par Paul Holmgren sera couronné de succès, ça le futur nous le dira. Les Flyers ont toutefois des arguments pour décrocher une place en séries la saison prochaine et pourquoi pas espérer plus. Même sans Richards et sans Carter, cette équipe a belle gueule …

 : Devin Setoguchi, Charlie Coyle, 1st pick (2011) ↔ Brent Burns, 2nd pick (2012) : 

C’est le blockbuster trade de la draft 2011! Cet échange intervenue en plein milieu de la séance de repêchage des premiers tours de draft le vendredi 24 juin dernier a planté les fondations de la saison morte faste des Minnesota Wild. Chuck Fletcher s’est donc lancé dans un objectif de reconstruction de son effectif en abandonnant son unique joueur all-star, Brent Burns. Cet échange montre bien que Fletcher souhaite rendre son équipe meilleure, surtout offensivement. L’addition de Devin Setoguchi prouve qu’il veut désormais avoir des joueurs capables de tirer de n’importe où en zone offensive et de faire évoluer les stats des Wild dans le compartiment des tirs, secteur où Minny a été dominé par tous les clubs la saison dernière. Pour espérer gagner il faut commencer par tirer!

Pour San José, l’acquisition de Brent Burns montre le désir de seconder beaucoup mieux Dan Boyle. Le défenseur vétéran des Sharks était le seul à pouvoir proposer une qualité de relance top dans cette équipe. Avec l’ajout de Brent Burns, qui peut autant être un bon PMD qu’un excellent checker, les Sharks se dottent là d’une belle arme tant dans la relance, dans le forecheck, dans le backcheck et surtout à la bleue. Burns a été la saison dernière l’un des meilleurs scorer chez les défenseurs, juste derrière Lubomir Wisnovsky et Dustin Byfulglien, avec 17 réalisations. Les Sharks ont maintenant un joli noyau défensif avec Boyle, Burns, Murray, Vandermer et Vlasic. On semble avoir pris conscience à SJ que pour espérer enfin décrocher la cup, il va falloir s’armer comme il le faut à la défensive.

Cet échange est donc profitable aux deux franchises qui s’améliore dans les secteurs où elles en avaient besoin. Minnesota acquiert néanmoins 3 premier tour de draft dans l’histoire. Devin Setoguchi est le 1er tour de SJ pour l’année 2008 (#5), Charlie Coyle premier tour de l’année 2010 (#28) et le 1er tour des Sharks pour 2011 où ils ont repêchés Zack Philips. Charlie Coyle est un joueur de centre très prometteur en NHL.

  : Robbin Regher, Ales Kotalik, 2nd pick (2012) ↔ Chris Butler, Paul Byron : 

Un échange très intéressant pour Buffalo. Les Sabres ont clairement décidé de se renforcer défensivement dans cette intersaison. La volonté d’aider Ryan Miller est là. Pour Calgary, ont veut un peu rajeunir cet effectif qui ne se renouvel pas tellement. L’addition de Butler et Byron ne vont certainement pas apporter énormément aux Flames. Calgary avait besoin de libérer du space.

Ce trade peut paraître vraiment déséquilibré pour les Flames. Beaucoup d’espoirs sont placé dans la personne de Chris Butler qui prendra place dans la défense des Flames la saison prochaine. Néanmoins se départir de Regher et de Kotalik pour deux joueurs inconnus, ça parait vraiment insensé. Néanmoins le trade est là et les Sabres en profitent. Acquérir la vision de jeu et les frappes de Robbin Regher n’est pas négligeable pour eux. De même, Ales Kotalik apportera de nouvelles solutions sur l’aile droite des Sabres. Bref, Buffalo se bonifie clairement avec ce trade et ne dispose plus aujourd’hui d’un espace bien large avec le plafond salarial. Les Sabres sont en full capacity et semblent armés pour allé plus loin qu’un simple quart de finale de conférence la saison prochaine … Attention à eux!

Les Flames ont donc préférés jouer la carte de l’économie. Il était bien proches, trop proches du salary cap. Laissé partir les 4M$ de Regher et les 3M$ de Kotalik leur laisse une meilleure marge de manoeuvre. Or, la saison prochaine s’avère très difficile pour les Flames. Leur effectif vieilli d’année en année et plus ça va et plus cette franchise semble se rapprocher d’une saison catastrophique. On prédit leur perte depuis quelques saisons mais à chaque fois les Flames arrivent à nous surprendre. On pensait que cela allé arriver la saison dernière. Or dans la dernière ligne droite, Calgary aura réussi à se remettre dans le droit chemin, grâce à un changement de DG, et à échouer à quelques points – trois – d’une place en playoffs. Mais cet échange montre que l’on est entré dans une période transitoire côté Flames …

Je m’arrête là pour cette première partie. Le temps me manque pour traiter les 10 trades que je retiens de cette saison morte 2011. Rendez-vous demain pour la suite de cette analyse. Bonne journée à vous tous, et on se voit demain!