Quarts de Finale : Les favoris au tapis …

Ces quarts de finale sont à coup sûr les plus spectaculaires de ces dernières années. Pas forcément spectaculaire quand à ce que les équipes nous ont proposé en terme de jeu, mais spectaculaires quand à leur issue. Une vraie saignée qui a mis pas moins de 6 grosses cylindrées de la ligue sur le carreau. Même si certaines d’entre elles laissées entrevoir quelques signes de baisse de niveau durant la saison régulière, pour d’autre leur élimination arrive comme une immense surprise. Retour dans cet article sur les raisons de l’échec de tous ces prétendus favoris …

Qui aurait envisagé qu’après ce premier tour des séries l’on aurait perdu Vancouver, Pittsburgh, San José, Détroit, Chicago et le champion en titre Boston? A vrai pas énormément de monde. Même si certaines prédictions avaient pu envisager ce scénario (dont en partie la mienne) pas beaucoup croyaient que cela aurait pu se réaliser aussi vite que lors du premier tour. Pourtant nous y sommes! Le fait est qu’avec ces demi-finale, la franchise encore en course et qui est la dernière à avoir remporté la coupe est … New Jersey en 2003! Et si l’on pousse un peu plus loin, la deuxième franchise est New York avec sa victoire en 1994 suivi par Philadelphie et sa dernière victoire en 1974. Pour le reste des derniers prétendants, aucun d’entre eux a eu la chance de son histoire de soulever le Lord Stanley Award.

Le fait est que ces séries nous livrent déjà leur dose d’enseignement. Cette « saignée » comme je l’ai nommée un peu plus haut montre qu’un vrai changement de garde se met en place dans cette ligue. Il ne faut pas oublier que la NHL est une ligue basée sur un mode de fonctionnement fermé. Ainsi il est normal qu’une alternance se mette en place. Ceci est avant tout favorisé par le système de la draft qui quoi qu’il arrive favorise les franchises médiocres … à condition de drafter correctement! C’est en tout cas ce qu’il se passe à l’ouest. Cette conférence est de loin la plus ouverte et la plus difficile des deux. Pas mois de 5 franchises ont amassées plus de 100 pts cette saison preuve de la bien portance de ses franchises locomotives mais également de la fébrilité certaine des franchises du bas de la conférence. Mais chose étrange, seules deux franchises ayant dépassées ce seuil demeurent dans ces demi-finales : Nashville et Saint Louis.

L’émergence d’équipes comme Los Angeles, Saint Louis, Phoenix ou encore Nashville est tout sauf un hasard. Toutes ces franchises ont à un moment ou un autre flirté avec les fins fonds de la conférence. A leur grand crédit, ces équipes ont su tirer profit de leurs malheurs pour pouvoir rebondir. C’est ce qui se passe aujourd’hui!
On ne ventera jamais assez la gestion qui a été faite à Nashville. Les clefs sont dans les mains de David Poile (GM) et de Barry Trotz depuis un très long moment et cette stabilité paye depuis quelques saisons dans le Tennessee. Aujourd’hui, les Preds ont littéralement le chemin dégagé pour remporter le titre à l’ouest et d’allé à la première finale de la Coupe Stanley de leur histoire. Avec Pekka Rinne, Shea Weber et Ryan Suter en guise de fondation, cette équipe à les reins solides pour aller jusqu’au bout.

Los Angeles, je vous le disais en début de saison, je me rappel encore l’époque où j’en suis arrivé à la NHL (autour des années 2000) et où cette équipe était abonnée à la cave de la conférence Ouest. A la suite du départ de Wayne Gretzky, les Kings n’avaient que trop errés. Mais avec la draft de Anze Kopitar, Dustin Brown, Jack Johnson, Drew Doughty et Jonathan Quick, Dean Lombardi avait à coup sûr remis LA dans le droit chemin. Cette génération est en train d’exploser dans ces séries où personne (ou presque 😉 ) ne les attendaient.

On pourrait dire à peu près la même chose sur les Blues de St Louis. Beaucoup d’experts de la NHL attendaient de pied ferme l’éclosion de la prometteuse génération des T.J Oshie, Alex Pietrangelo et autres David Perron. Cette saison aura été la grande révélation de la franchise du Missouri. Ce qui a tout changé est l’arrivée de Ken Hitchcock, à coup sûr.

Mais pour en revenir à des propos beaucoup plus généralistes, ces séries montrent également au combien il est important d’avoir une défense relativement bien construite pour effectuer un vrai run. Encore une fois je suis forcé de me tourner vers la conférence Ouest qui démontre ceci de la meilleure des manières. Que ce soit St Louis, LA, Nashville ou Phoenix, chacune de ces équipes compte dans leur rang un gardien titulaire qui nous propose des stats tout simplement hallucinantes. Mais au delà de cela, quand on regarde les statistiques défensives durant ces séries, la quasi totalité des qualifiés pour le second tour des séries font parti des leaders dans ce secteur du jeu … hormis Philadelphie en raison de sa série pas du tout conventionnelle face aux Penguins.

Ces séries sont elles en train de prouver que pour espérer gagner la Cup il faut d’abord penser défense avant de penser attaque? Pas forcément. Ca montre surtout qu’il faut penser collectif, équilibre et profondeur avant de penser individualité. Mais force est de constater que construire une équipe à partir de la défensive n’est pas un mauvais choix, malgré la croyance populaire qui donne un privilège inexpliqué aux équipes construites vers l’offensive.

Bref la garde est pour moi en train de changer! J’espère juste que les médias se focaliseront un peu plus sur des franchises trop mal connus comme Phoenix, Nashville, Saint Louis ou Los Angeles. Mais intimement je sais que cela ne changera pas dès l’année prochaine. Ce changement de garde n’en est qu’à son commencement et parmi les néo-éliminés, certains sont voués tôt ou tard à connaitre une période de vaches maigres. Ainsi va le sport et la logique sportive américaine.

Les favoris au tapis!

Les séries ont démarrées depuis presque une semaine et leur lot de surprises se fait déjà sentir. Après avoir joué quasiment trois matchs dans chacune des séries, deux d’entre elles sont toute proches de connaitre un dénouement rapide. New Jersey/Florida et Phoenix/Chicago (les séries les moins attrayantes d’après pas mal de monde)? Pas du tout! A la grande surprise de tout le monde, ce sont  bien deux favoris qui pourraient partir en vacances dès la fin de la semaine : Vancouver et Pittsburgh. Cherchez bien sur le net et vous verrez que pour certaines personnes, ceci aurait bien pu constituer l’affiche de la finale de la Stanley Cup dès les premiers jours du mois de Juin. Mais hier, les Canucks et les Penguins ont perdus leur match 3 et se trouveront, lors du match 4, dos au mur! La prochaine défaite signifiera pour ces deux équipes l’élimination.

 

Une bataille de la Pennsylvanie qui tourne court …

A l’annonce des affiches du premier tour des playoffs, tout le monde s’apprêtait à suivre LA série entre les Flyers et les Penguins, les deux équipes de la Pennsylvanie! Pour une sensible majorité, les Pens avaient les faveurs pour sortir gagnant de ce duel entre deux franchises qui ne se supportent pas et dont chacune des rencontres sont explosives. Pour cela, la ligue a bien veillée à attiser les vieilles rancoeurs entre ces deux formations, lors des deux rencontres ayant eu lieu à la fin de calendrier de la saison régulière, mais surtout avant le match 1. Bref tout a été mis en scène pour que l’on ait deux équipes chauffées à blanc et donc des audiences comme jamais … du mois c’était la prétention du petit Gary!

Oui mais voilà, il y a un mais! Le beau scénario idéal pré-écrit dans les bureaux de la ligue qui aurait du déboucher sur une qualification des Pens au 7ème match ne va, très certainement, pas se produire. Au bout de 3 matchs les Flyers tirent cette série de l’avant, 3 matchs à 0! Pire que ça, les Penguins sont « out of mind » comme l’on dit outre Atlantique. Entendez par ici que cette équipe de Pittsburgh n’a ni queue, ni tête au jour où l’on parle. Les leaders ont faillis les uns après les autres et plus rien, sauf un miracle, ne laisse croire à une qualification des Pingouins.

Alors que s’est il passé chez les Pens pour qu’un scénario complètement fou la semaine dernière soit aujourd’hui la réalité? Je pense surtout que Pittsburgh a pris le melon! Alors quand je dis que Pittsburgh a pris le melon je précise mon propos. Les Pens ont selon moi pris le melon dans le sens qu’ils se sont cru bien trop polyvalent dans leur jeu. Qu’es ce qu’essaye de faire Pittsburgh depuis le début de la série : ils essayent de rivaliser avec les Flyers sur le plan de l’engagement physique. Le fait est que pour jouer ce genre de jeu il faut être très discipliné et rester à la limite du « nasty »! Dans chacun des 3 matchs déjà joués dans cette série, Pittsburgh a ouvert le score en premier et mené les débats! Dans chacun de ces matchs les Flyers sont revenus pour s’imposer. C’est bien loin d’être un pur hasard.

Dans chacun de ces matchs, l’avantage pris au score par les Pens et le retour des Flyers a été marqué par l’émergence d’un match beaucoup plus « nasty » entre ces deux situations. Tout ceci pour vous montrer qu’entre le moment où les Pens marquent et prennent l’avantage et celui où les Flyers recollent et gagnent le match, Pittsburgh perd les pédales dans son match en voulant rendre le match beaucoup plus engagé qu’il ne l’était. Bref Pittsburgh tombe dans le piège de Philadelphie en voulant jouer comme Philadelphie. Le problème est donc que Pittsburgh cherche à jouer un style de jeu qu’ils n’ont pas joués de la saison, alors que Philadelphie joue de la manière dont Philly a joué depuis maintenant plus de 40 ans.

Il ne faut pas chercher plus loin dans cet échec des Pens! Ce duel entre Philly et Pittsburgh devait avant tout être le duel de deux philosophie du hockey bien différentes. J’ose penser que si les Penguins avaient joués leur jeu (technique, porté vers l’avant), on n’aurait pas eu une telle prise de pouvoir des Flyers.

Mais il est bien trop tard maintenant pour retourner la situation. Le momentum est largement en faveur des Flyers. Qui plus est les leaders des Pens ont tous un genou 3/4 à terre. Crosby s’est transformé en peste dans cette série; Malkin est un vrai fantôme; James Neal s’est transformé en Matt Cooke 2.0 sur le match 3; Kris Letang avait laissé son cerveau à Pittsburgh … et que dire de MA Fleury … Bref les Pens sont désespérés et d’une manière dont ils ne l’ont jamais été. Ils n’ont clairement plus de pression sur les épaules mais même ça ne devrait pas suffire à renverser la série …

Mais dans cette série qui ressemblait hier soir plus à un bon match de playoffs emprunté d’une mascarade rampante, Claude Giroux est bien le seul joueur qui éclabousse ce duel de son talent. Il se pourrait bien qu’au final « G » vole la vedette au Kid qui a perdu énormément de crédibilité en tant que « Star #1 » de la ligue (enfin comme la NHL veut nous le faire penser). Le fait d’avoir donné les clef du camion à Giroux prouve aussi toute la clairvoyance de Paul Holmgren, le DG des Flyers, qui semble d’ores et déjà avoir réussi son coup de poker de l’intersaison.

Les Kings frustrent les Canucks.

Les Canucks ont eu aussi un genou à terre. Comme Pittsburgh, après avoir perdu les deux premiers matchs de la série à domicile, les nucks ne sont pas parvenus à gagner leur premier match hier soir du côté de Los Angeles. Ainsi les Kings mènent cette série 3 matchs à 0 également. Là aussi, c’est un favori au titre de champion qui devrait se faire éliminer selon toute vraisemblance. Mais la surprise est d’autant plus grande que les Canucks sont les doubles vainqueurs du trophée du Président, et que les Kings ont terminés 8ème dans la conférence Ouest.

Là, la situation est bien différente. Les Canucks ne sont pas pour autant malmenés comme le sont les Penguins. Bien au contraire ils paraissent dominer techniquement cette série. Pourtant le résultat en est absolument le même! Les raisons de cet échec précoce des Canucks sont très diverses en réalité.

Tout d’abord il faut citer l’absence de Daniel Sedin. C’est là que l’on voit à quel point les frères Sedin sont le moteur de cette franchise. Enlevez un des jumeaux de l’équation et l’autre ne sert quasiment à rien. Depuis le début de cette série, Henrik, le capitaine, a juste engrangé 2 pts sur deux 2 assistances. Sans son frère jumeau à côté de lui sur le même trio, Henrik apparait bien déboussolé. Il ne trouve que très occasionnellement ses compères de trio que sont Alex Burrows et Janik Hansen. Sur le plan offensif, les problèmes des Canucks tiennent donc pour beaucoup dans l’absence de Daniel Sedin.

Mais il ne faut surtout pas oublier le travail fabuleux réalisé par la défense des Kings qui est juste superbe. Drew Doughty et Willie Mitchell sont pour le moment les deux moteurs de cette défense. Cette défense était déjà la force des Kings durant la saison régulière et il semblerait que cet élément se soit transporté en série pour sen bonifier. Avec une star impressionnante de 1,33 buts pris par match depuis le début de cette série, les Kings ont réussis à faire taire l’une des meilleurs attaques de la ligue.

Mais la défense n’est pas la seule contributrice. Jonathan Quick, le gardien des Kings, réalise une saison exceptionnelle. Lors de ce premier tour il frustre à lui tout seul l’attaque des Canucks. Avec une moyenne de 96,5% d’arrêts, sa série face aux nucks peut nourrir tous les superlatifs. Je vous avez déjà prévenu dans mes prédictions que Jo Quick serait un vrai rempart pour les Kings. Sa contribution exceptionnelle est parvenue à libérer l’offensive qui surfe sur cette vague de succès consécutif face à une équipe comme les Canucks. Qui plus est l’émotion naissante dans cette série semble jouer en faveur des Kings.

Dans le duel de gros bras opposant Mike Richards à Ryan Kesler, l’ancien capitaine des Flyers a pris largement l’avantage. Richie est a fond dans son rôle depuis le premier match. Il est présent dans le forecheck, dans le backcheck, sur le plan de l’intimidation mais aussi en ce qui concerne le PP. Dustin Brown, le capitaine de ces Kings, est également au sommet de son art dans cette série : 4 buts en 3 matchs pour lui et tous inscrit dans des situations de jeu aussi différentes les unes que les autres (PP, 5 vs 5 et SH). Là sont les leaders de ces surprenants Kings!

Les Penguins et les Canucks peuvent ils revenir?

Autant dire que les deux séries ne sont pas totalement terminées. Les Kings et les Flyers n’ont pas encore gagnés les 4 matchs nécessaires. Alors il y a-t-il toujours une chance pour les nucks et les Pens?

Honnêtement je pense que c’est peine perdu. Seulement 4 équipes dans l’histoire du sport professionnel en Amérique du nord y sont arrivés parmi lesquelles les Flyers en 2010 face aux Bruins, série qui a beaucoup compté dans leur qualification pour la finale de la Stanley Cup cette année là, perdue face aux Blackhawks.

Rien que pour cela j’ose penser que c’est peine perdu pour ces deux franchises. Néanmoins ces deux équipes sont composées de gagnants et chacune d’entre elles auront à coeur de quitter ces séries avec un tout autre résultat qu’un humiliant balayage. Mais il est de l’intérêt des Flyers et des Kings de tuer leur bête tant qu’elle est à terre et de ne lui laisser aucun répit. Les matchs 4 de ces deux séries promettent d’être intéressants.

En autre …

  • Le duel entre les Red Wings et les Predators prend un tournant intéressant. Après avoir vu les Red Wings égaliser la série en décrochant une victoire à Nashville vendredi dernier, on pensait que ces derniers allaient prendre le contrôle de la série avec les matchs 3 et 4 sur leur glace de la Joe Louis Arena. Pourtant ce sont bien les Preds qui ont remportés le match 3 hier après midi sur le score de 2-1. Plus aucun avantage pour les Wings qui devront gagner le match 4 et allé chercher une nouvelle victoire à Nashville pour espérer se qualifier. Une série où les belles sorties de Pekka Rinne pèsent fortement dans les succès des Predators. Ceci ira très certainement au bout du suspense, jusqu’au match 7!
  • Les Rangers auront finalement du fil à retordre dans leur série. Alors que pour pas mal de monde (dont moi) cette série devait se régler en quelques matchs, il apparait que les Senators ont bien plus de ressources que l’on veut leur en donner. Ils sont parvenu à prendre une victoire lors du match 2 sur la glace du MSG. Avec ce succès à New York, ils peuvent espérer créer la surprise en remportant les deux prochains matchs qui auront lieu sur leur glace.
  • La série entre les Bruins et les Capitals a du mal à se lancer puisque seulement deux buts ont été inscrits en deux matchs dans le temps réglementaire! Les Caps ont réussis leur pari d’allé au moins chercher une victoire à Boston. Match 3 entre ces deux équipes ce soir sur la glace du Verizon Center de Washington D.C

Stanley Cup Playoffs : Quarts de finale Ouest – mes prédictions.

Comme promis me voici aujourd’hui pour vous délivrer mes prédictions sur les quatre quarts de finale de la Conférence Ouest. N’oubliez pas que les playoffs débutent dès ce soir avec en ouverture la série détonnante entre les Flyers et les Penguins. En plus de ce match ce sont d’ores et déjà deux séries de la conférence Ouest qui vont démarrer ce soir. Mais chaque choses en son temps, on commence par mes prédictions pour cette conférence Ouest :).

(#1) Vancouver Canucks VS. Los Angeles Kings (#8)

Voici une série qui peut s’avérée être très intéressante! Revoici les Canucks qui pour une année de plus on l’étiquette de premier de la ligue dans leur dos. Mais cette année les choses semblent avoir changer dans le bon sens pour Vancouver. En effet, plus de gros battage médiatique derrière la franchise de la Colombie-Britanique. Les médias canadiens ont bien compris qu’il en avaient trop fait derrière cette la saison dernière et que cette frénésie avait peut être déservie les « nucks ». Il faut également dire que le feuilleton du retour de Sidney Crosby a déplacé l’attraction médiatique sur les Penguins cette saison.

Vancouver a très peu bougé cette saison en ce qui concerne son effectif; un peu comme Boston. Néanmoins, avant de débuter ces séries, ils vont devoir se passer d’un de leurs jumeaux! Daniel Sedin (Thelma ou Louise?) souffre d’une commotion cérébrale suite à un coup de coude asséné par le défenseur des Blackhawks, Duncan Keith. Aux dernières nouvelles, Sedin était près de revenir mais il aurait connu une rechute pas plus tard qu’hier. Il semble donc que Henrik Sedin devra se passer de son frérot adoré, chose inédite en série pour les Cancuks. Parviendront-ils à faire marche la machine avec un seul Sedin? J’ose penser que oui. Egalement, pas mal d’yeux seront tournés vers Roberto Luongo qui, pour certains encore, est toujours tenu comme responsable de la défaite en finale la saison dernière. Lou a une chance inouïe de prouver qu’il est réellement un gardien capable de mener à lui tout seul son club au graal.

A Los Angeles on s’est fait peut tout le long de la saison régulière. Pourtant le recrutement était audacieux et certains (parmi lesquels moi) s’accordaient à dire que les Kings pourraient être la surprise de la saison! Quand on a dans son effectif des joueurs comme Kopitar, Brown, M.Richards, Gagné, J.Williams, Doughty ou encore Jonathan Quick au gardien, on fait tout simplement parti des favoris. Qui plus est, l’acquisition de Jeff Carter en provenance des Columbus Blue Jackets en échange de Jack Johnson ne fait qu’ajouter du talent à cette formation. Mais malgré cette avalanche d’attaquants de talent, les Kings font parti des équipes qui marquent le moins dans la NHL. Seul les Wild on fait pire qu’eux en terme du but inscrits.

Alors la réaction de l’attaque des Kings risque d’être très déterminante dans cette série. Si tous ces joueurs de talents arrivent à enfiler les perles, il se pourrait que cette série aboutisse sur une vrai surprise. Egalement, l’impact des gardien sera primordial. Quick a réalisé une saison formidable pour les Kings et c’est grâce à lui si cette équipe qui marque que très peu a pu se qualifier pour les séries. Il est même pour certains l’outsider principal à Henrik Lundqvist dans l’obtention du trophée Vézina.

Cette série dépend plus des Kings que des Cancuks à mon goût. Les variables sont beaucoup plus ouvertes du côté de LA. Si leur attaque se débride on pourrait avoir une vraie surprise. Néanmoins cette hypothèse a peu de chances de se réaliser en un si bref laps de temps; et je ne vois pas Jonathan Quick, malgré sa saison exceptionnel, tenir les nucks à distance le temps que les buteurs californiens débloquent leur gâchette.

Prédiction : Vancouver Canucks en 6.

(#2) Saint-Louis Blues VS. San José Sharks (#7)

Pas grand monde pensait voir les Blues en série cette année et qui plus est si haut dans le classement! Les Blues sont l’une des très bonnes surprises de la saison. Mené par Ken Hitchcock qui a l’expérience de nul autre coach de la ligue en série, cette équipe pourrait, malgré son inexpérience des séries, faire mal dans ces playoffs.

Si vous ne savez pas où classer cette équipe des Blues, sachez qu’avant tout cette équipe est tout ce qu’il y a de collectif. Pas une superstar dans cette formation des Blues mais des joueurs qui se font confiance et qui ont une vraie chimie entre eux. Ken Hitchcock en est l’alchimiste! J’ose le dire, St Louis a tout les ingrédients pour faire un run dans ces playoffs : une attaque acceptable, un défense extrêmement solide (la meilleur de la ligue), de bonnes unités spéciales et surtout un tandem de gardiens comme nuls autres dans la ligue. Elliott et Halak portent les Blues sur leurs épaules depuis le début de la saison. Jouer en sachant que l’on a un véritable mur dans ses cages, ça libère! Ces deux là peuvent assez aisément mener les Blues loin dans les séries. Qui plus est, Jaroslav Halak a déjà l’expérience d’un long run où il a à lui tout seul mené son équipe : c’était en 2010 avec les Canadiens!

En ce qui concerne les Sharks, j’ai un mauvais feeling sur cette équipe. Pendant longtemps habitués à la tête de la division pacifique, cette année les Sharks on accusés le coup durant toute la saison. Ayant décidé de réaliser deux gros échanges avec le Wild durant l’été, San José s’est peut être tiré une balle dans le pied en attirant Brent Burns et Marty Havlat. Les Sharks souffrent surtout cette saison d’un déficit défensif chronique. Cette équipe ne fait tout simplement aucun effort sur le plan défensif et elle se fait bien trop avoir dans son dos. De ce que j’ai vu en cette fin de saison de ces Sharks, je ne les vois pas réaliser quelque chose dans ces playoffs. Qui plus est il n’ont gagnés aucun de leur quatre matchs de saison régulière face aux Blues.

Cette série pourrait aller très vite! Saint-Louis est une équipe soudée, où tous les joueurs se sacrifieront les uns pour les autres. Seul éléments qui pourrait me freiner sur leur compte : l’inexpérience! Mais je fais confiance à Hitch pour leur enseigner rapidement. Les Sharks sont tout l’inverse de cette équipe et ils devront se reposer sur des individualités pour réaliser quelque chose dans cette série. Mais j’ai tellement un avis négatif sur cette formation que je ne les vois faire quelque chose … pas même gagner un match!

Prédiction : Saint-Louis Blues en 4.

(#3) Phoenix Coyotes VS. Chicago Blackhawks (#6)

Une série qui pourrait être bien plus intéressante qu’elle n’en a l’air. Les Coyotes sont arrivés, après 2 saisons consécutives en séries, à remporter le titre de la division pacifique qui jusque là était trusté par les Sharks de San José. Dans cette division littéralement serrée, les hommes de Dave Tippet n’ont pas relâchés leurs efforts et toute l’évolution mise en marche depuis 2009 et l’arrivée de Dave Tippet. Pour la première fois de l’histoire de cette franchise, il auront donc l’avantage de la glace dans une série des playoffs et ils espèrent que cet avantage leur permettra, également pour la première fois, de dépasser le stade des quarts de finale de conférence.

Mais Phoenix doit encore jouer avec la situation hors glace qui est toujours aussi incertaines. Actuellement on nage en plein marasme où chaque jour des rumeurs allant soit vers l’arrivée d’un nouvel investisseur, soit vers l’hypothèse du déménagement, débarquent. Autant dire que pour les joueurs la situation est assez complexe à gérer. Mais vous me direz, après 3 ans d’incertitudes sur la gouvernance des Yotes, on peut dire que les joueurs savent comment gérer cette pression. C’est particulièrement vrai quand on voit la saison que réalise le jeune gardien Mike Smith.

Du côté des Blackhawks, la situation a été surtout freinée par la blessure de leur capitaine, Jonathan Toews. Jusqu’au début de l’année 2012, les Blackhawks étaient tout simplement irrésistibles et ont dominés la conférence Ouest pendant un petit moment. Mais des blessures ponctuelles sont venues contrarier la belle dynamique des Hawks. Et puis est arrivée cette fameuse série de défaite qui a fait plonger les Blackhawks vers le milieu de la conférence Ouest. Chicago a su limiter les dégâts pour se qualifier assez confortablement. Néanmoins l’état de santé de Jo Toews est toujours une question en suspend. Mais ce qui pourrait bien couter cette série aux Hawks c’est bien l’absence d’une hiérarchie certaine dans son duo de gardien. Aucun d’entre eux n’aura réalisé un blanchissage lors de la saison régulière; malchance ou juste carences techniques, le fait est que cette non-stat doit trotter dans la tête de Ray Emery et Corey Crawford. Leur performances seront à surveiller de très près …

En ce qui concerne le sort de cette série, je pense que cette équipe de Phoenix est très emmerdante à jouer. Même si les Yotes ne sont pas des mangeurs de rondelle comme le sont les Hawks, il n’en demeure pas moins que ce sont des assassins de premier plan. Et quand on connait les égarements défensifs de l’équipe de Joël Quenneville dans un match, il y a de quoi trembler du côté de Windy City. Voilà pourquoi je pense que cette série pourrait bien tourner en faveur de Phoenix, surtout quand on voit les dernières performances de Mike Smith.

Prédiction : Phoenix Coyotes en 7.

(#4) Nashville Predators VS. Détroit Red Wings (#5)

Une série qui devrait être très intéressante et au plus haut point. Deux rivaux de la division centrale, cette série promet d’être détonante! Les Predators se sont vraiment donnés les moyens de voir loin dans ces playoffs en attirant des joueurs comme Hal Gill, Andreï Kostitsyn ou Paul Gaustad lors de la trade deadline. Mais c’est bien le retour d’Alexander Radulov vers la franchise du Tennessee qui pourrait peser lourd et sera un atout non négligeable dans ces séries.

Nashville fait office désormais d’équipe « pleine » de cette NHL. A l’instar de Pittsburgh, Vancouver, Philadelphie, Saint Louis, New York ou encore Boston, ils disposent de tous les arguments possibles qui pourrait faire d’un un champion début juin prochain : un gardien de haut rang, une défense robuste et une attaque productive. David Poile, le DG des Preds, a mis tout de son côté lors de la trade deadline pour permettre à son équipe de bonifier sa réussite de la saison dernière : le fait de dépasser pour la première fois de leur histoire le premier tour des séries. Menés par l’expérimenté Barry Trotz, Nashville a tout pour faire office d’épouvantail.

Mais si au final l’épouvantail ça serait les Red Wings? Cette équipe de Red Wings, je ne connais aucune franchise dans la NHL qui souhaiterait la rencontrer! Détroit entame cette saison sa 21ème participation de suite aux playoffs. Tout bonnement exceptionnel! Cette équipe synthétise à elle seule l’expérience accumulée au cours de toutes ces qualifications. Menés par l’increvable Nick Lidstrom, les Red Wings demeurent une équipe avec des ambitions réelles et avec les joueurs pour les faites valoir. Attention Nashville car le magicien Pavel Datsyuk pourrait encore frapper!

Beaucoup de monde craint que l’expérience des Red Wings fasse au final basculer cette série dans l’escarcelle de Hockeytown. Mais arrivée d’un moment j’ai juste envi de dire fuck l’expérience! Si l’expérience paierait à chaque fois en série ça se saurait. Et si l’expérience était si primordiale alors pourquoi Détroit n’est pas champion chaque année? … Bon je sais le raisonnement est un peu tiré par les cheveux mais vous comprenez mon raisonnement : l’expérience peut être un élément faisant basculer une série mais en aucun cas il peut en être l’élément primordial. C’est pour cela que je pense que la maturité et la qualité de l’effectif de Nashville finira par payer. Mais ne vous attendez pas à un « sweep » car il faudra vraiment cravacher pour sortir une équipe comme Détroit qui n’abandonne jamais.

Prédiction : Nashville Predators en 7.

Prédictions 2011 : #2 Conférence Ouest – Détroit Red Wings

photo : NHL.com

Nous voici à l’antépénultième article de cette série qui s’arrête aujourd’hui sur l’équipe qui selon moi devrait terminer cette saison régulière à la 2ème place de la conférence Ouest, les Détroit Red Wings. Un choix assez facile me direz-vous! Les Wings sont abonnés depuis maintenant 20 saisons aux séries, et qui plus est dans le haut du tableau. Détroit est la franchise nord-américaine la plus constante de ces dernières années. Cette série incroyable connaitra forcément une fin; la question est de savoir quand es-ce que ça se terminera. Pour moi ce n’est pas encore cette saison que l’on se passera des Wings durant les mois d’Avril/Mai (voir Juin).

Détroit ce sont avant tout des cadres. Pavel Datsyuk, Henrik Zetterberg et Nicklas Lidstrom sont en haut de cette liste. On pourrait y rajouter des gars comme Nicklas Kronwall ou encore Johan Franzen. Ces gars là ont de la bouteille et connaissent la recette pour gagner des matchs de hockey. On pourra me dire tant que l’on veut que cet effectif est vieillissant, mais l’expérience en saison régulière n’a pas de prix. Tu peux uniquement s’appuyer sur ton expérience, du moment que tu as la technique, pour gagner suffisamment de matchs de saison régulière. Cette équipe de Détroit a uniquement besoin de ses cadres en forme pour gagner des matchs. Quand on voit avec quelle aisance tous ces prétendus vétérans font circuler le puck quand ils l’ont dans leur crosse … On se dirait presque que l’on souhaiterait avoir une telle équipe vieillissante.

Après faire une parcours en série est une autre question … Une chose pourrait peut être venir contrarié la belle dynamique des Wings, c’est le départ à la retraite de Brian Rafalski. « La rafale » comme on aime l’appeler a donc tiré sa révérence après 15 ans de carrière, dont 12 en NHL. Une carrière atypique où il avait débuté en Scandinavie par la Elitserien et la SM-liiga. Le défenseur américain sera un gros manque à gagner dans l’alignement des Wings. Il formait un parfait duo sur le PP avec Lidstrom. Physique et tournant autour d’une stat de 50pts en saison, il était une valeur sûre de la NHL. Son dernier grand acte en tant que joueur professionnel aura été de réaliser de superbes jeux olympiques en 2010 avec cette équipe des USA jusqu’en finale.

Rafalski parti, les Wings se sont tournés vers Ian White pour le remplacer. L’ancien des Maple Leafs et en provenance de San José vient compléter la deuxième ligne des Wings aux côtés de Brad Stuart. Là encore, Détroit n’a pas pris énormément de risque en embauchant un défense sûr de la NHL. L’arrivée de Brent Burns sur la côte californienne a donné à White un bon de sorti. Et quand Détroit vous contacte pour faire parti de son escouade défensive, il n’y a pas à cogiter!

Ce qu’il y a de frustrant avec Détroit, c’est que chaque début de saison on a l’impression de se répéter, preuve de la constance de cette équipe. C’est clairement ce qu’il se fait de mieux collectivement dans la NHL et ce depuis des années. C’est clairement devenu une marque de fabrique. Ce sera probablement la dernière saison pour Nicklas Lidstrom – à moins que … – donc il faut peut être s’attendre à un surpassement de tout ce monde en série pour offrir un superbe cadeau de départ à la retraite au suédois, déjà détenteur de 7 trophée Norris, à une encablure du mythe Bobby Orr.

Pas grand chose de plus à dire sur ces Wings si ce n’est que ça serait une surprise retentissante de ne pas les retrouver en série cette année. Hockeytown ne porte pas son nom par hasard!

Les 5 joueurs à surveiller à Détroit :

– Pavel Datsyuk

– Henrik Zetterberg

– Nicklas Lidstrom

– Jimmy Howard

– Johan Franzen