California Dreamin’ !

On a l’habitude de dire « les premières fois sont toujours les meilleures »! Une chose est sûre, de cette première Stanley Cup, les Kings s’en souviendront pendant de nombreuses années et il y a fort à parier que celle ci sera la meilleure, tant dans son exécution que de part ce sacre surprise. Los Angeles s’en vient ceindre pour la première fois de ses 44 ans d’histoire la Coupe Stanley. En tout juste 5 ans c’est la deuxième équipe californienne à remporter le « gros bol » après le sacre des Ducks en 2007. Bref tout ceci à des allures d’un véritable film hollywoodien, un vrai rêve californien …

Pour rester dans le ton de cette année 2012, la première chose qui me vient à l’esprit quand je pense aux playoffs que ces Kings ont réalisé c’est le mot « intouchables ». L.A a toujours paru en contrôle dans ces séries en ne connaissant à aucun moment le déficit de victoires face à ses adversaires. Vancouver, Saint-Louis, Phoenix et New Jersey, tous auront été dominé et ils n’auront jamais mené les Kings dans chacune de leurs séries. Autant dire que de par tous les étages menant jusqu’au sacre suprême, les Kings auront dominé de la tête et des épaules LEURS séries!

Alors comment cette équipe qui pourtant a terminé 8ème de la conférence Ouest a pu se hisser jusqu’au titre suprême? Jamais dans l’histoire du sport nord-américain un tel exploit s’est réalisé. Depuis le début de saison, je considérai L.A comme une belle endormie. Alors je serai bien prétentieux si j’affirmai avec force que j’attendais les Kings à ce niveau là. Bien sûr que non, et personne ne le pouvait sur une argumentation purement rationnelle. Rien ne nous permettait d’envisager un réveil collectif de Dustin Brown, Mike Richards, Jeff Carter ou encore de Justin Williams pour ces playoffs. Mais ce que je veux dire ici, c’est que Los Angeles avait tous les ingrédients en place pour aller jusqu’au bout. Le fait est que cette année ne semblait pas être la bonne pour ce groupe ci. Pourtant les faits sont là!

Il semblerait donc logique d’accorder tout le crédit à Darryl Sutter, le coach des Kings arrivés à L.A à la mi-décembre dernière, homme qui a tout débloqué dans ce groupe. Pourtant je me pose une question quand aux propos de Sutter au micro de « Hockey Night in Canada » juste après la sacre des Kings : « Vous savez il y a beaucoup de leadership dans cet effectif et surtout beaucoup de jeunesse. Ils ont été fantastiques dans leur manière d’écouter tout ce que l’on avait à leur dire ». Outre le fait que Darryl Sutter leur a apporté les clefs pour aller jusqu’au bout, ces joueurs ont surtout trouvé en cet homme un nouveau guide à suivre. Je pense que c’est surtout le départ de Terry Murray qui a libéré ce groupe. Alors je n’étais pas au sein du groupe des Kings pour savoir ce qui clochait avec Murray, mais à en voir la transformation extérieur que ce groupe a subit, il y a fort à croire que le divorce était bien consommé entre Murray et son groupe lorsque ce dernier a quitté le navire. Tout ce qu’il fallait à ce groupe c’était un coach d’expérience capable de de leur vendre un système efficace auquel ils pourraient croire.

Je pourrais vous parler de bon nombre de personnes dans le staff des Kings pour lesquelles je suis tout particulièrement heureux. Je pense en premier à Simon Gagné. Un joueur tout simplement génial, après tout ce qu’il a fait à Philly, tous les ennuis de santé qu’il a connu et qui l’ont empêché de prendre part à un run lors des séries. Cette Cup apparait pour lui comme la concrétisation de toutes ces années de galère. Je pense également à Luc Robitaille qui a été le leader de toute une génération à L.A après le départ de Wayne Gretzky. Adulé par les fans de L.A, croyais moi quand je vous dis qu’il va célébrer comme il se doit cette Coupe Stanley. Je pense aussi à Ron Hextall, membre de l’équipe dirigeante aux côtés de Dean Lombardi. Ce grand gardien qui n’aura jamais réussi à toucher la Cup avec les Flyers. Il en aura été près en 1987 et en 1997 où il perd par deux fois la finale avec Philadelphie.

Pour vous parler de la série en elle même, je dois vous dire que je suis plus satisfait de voir les Kings l’emporter 4-2 que 4-0. Une telle gifle n’aurait en aucun cas reflétée la réelle physionomie de cette série. Cette dernière a été bien plus serré que l’on a voulu nous le faire croire. New Jersey était bien moins armé sur le plan des individualités, c’est indiscutable. Mais avec le momentum du match 4 de leur côté, je reste persuadé qu’ils auraient pu aller jusqu’au match 7. Finalement c’est cette pénalité de 5 minutes qui aura eu raison de ce momentum qui ne tenait finalement qu’à un cheveu; et à dire que cet avantage numérique ne serait jamais arrivée si les arbitres auraient sanctionnés la charge par derrière à l’encontre de Stephen Gionta juste avant la fameuse pénalité infligée à Steve Bernier pour son boarding à l’encontre de Rob Scuderi.

Le Devils sont loin d’avoir volé leur place dans cette finale et il n’ont pas démérité. Passer d’une saison cataclysmique à une finale de la Coupe Stanley, je dois dire que la plus-value est plutôt belle. Tout le crédit doit revenir aux leaders de cette équipe qui ont su redonner confiance à tous le groupe. Je pense principalement ici à Martin Brodeur, Zach Parise, Ilya Kovalchuck et Patrick Elias. Mais on ne doit pas oublier Peter DeBoer dans tout ça qui a du prendre la suite de Jacques Lemaire. Le grand Jacques n’est pas tout blanc dans ce succès lui aussi car il a su redonner confiance à tout cet effectif en fin de saison dernière … Comme quoi les beaux parcours prennent parfois forme bien en amont de la saison elle même.
DeBoer, tout le monde lui jeté la pierre lorsqu’il était à la tête des Panthers, équipe abonnée aux bas fond de la conférence Est. Mais pour sa première saison avec une équipe potable (car ses Panthers n’avaient pas la tête de ceux modelés à l’intersaison par Dave Tallon) il réussit à aller en finale de la Coupe Stanley! C’est la certainement la plus belle des manières de faire taire à jamais tous ses détracteurs.

Cette finale en soit ne rentrera pas dans les annales. Elle résume bien la tendance de la NHL qui s’est transformée ces dernières années en une ligue orientée vers la défensive. Les scoring plutôt faible en témoigne parfaitement. Les gardiens auront volé la vedette! Maintenant il nous reste plus qu’à attendre la draft qui se déroulera à Pittsburgh les 22 et 23 Juin prochain, puis le marché des agents libres qui ouvre le 1er Juillet prochain et l’on sera off pour deux mois …

Tout ce qu’il faut espérer c’est que l’on aura du hockey au mois d’Octobre prochain. Mais ça c’est une autre histoire dont on aura le temps de parler …

Les Devils peuvent-ils revenir de l’enfer?

Avec leur victoire hier soir lors du match n°4 à Los Angeles, les New Jersey Devils sont passés tout prêt d’un humiliant « sweep » face aux Kings. Cette victoire 3-1 leur donne un sursis et transporte la série à nouveau du côté de Newark. Pour beaucoup, cette victoire permet aux Devils de ne pas finir fanny dans une finale où l’issue est déjà acquise. Pour une grande majorité de personne, il ne fait plus aucun doute que les Kings seront couronnés rois de la NHL. La question demeure de savoir quand ..?

De manière générale, on assiste à l’une des finales ayant une moyenne de buts des plus basses. Ceci signifierai-t-il que les attaquants sont en manque d’inspiration? Non je ne le crois pas. En réalité cette finale est cadenassée car l’on a face à face deux des meilleures défenses de la ligue depuis le début des playoffs. Chacune menées par deux gardiens d’exception, il faut se lever très tôt pour passer à plusieurs reprises la cage de Marty Brodeur et de Jonathan Quick.
Mais fruit du hasard ou simple logique, il apparait que malgré cette série fermée, une des deux équipes – en l’occurrence les Kings – s’est dégagée rapidement et de manière très nette. Vous ne voyez pas où je veux en venir avec tout cela? Et bien je vous explique beaucoup plus précisément le fond de ma pensée, à la suite de ce match 4 qui pourrait bien, selon moi, changer beaucoup de choses dans la donne de cette série.

J’ai le sentiment que depuis le début de cette finale les matchs se jouent sur des détails entre les Kings et les Devils. Les deux premiers matchs tournent en faveur des Kings alors que d’aucun s’accorde à dire que New Jersey a dominé – et principalement le match 2 – ces deux matchs. Suivant cet état de fait on pourrait dire que les deux victoires de LA relèvent du « coup de dès ». De toute manière, on peut dire que tout match de playoffs se décidant en prolongation relève d’un vrai pile ou face. Tu peux dominer un match de long en large et faire une erreur durant la prolongation pour qu’au final on ne retienne uniquement le nom de l’équipe qui a inscrit ce but délinéateur. C’est toute la cruauté d’un match se décidant en mort subite …

Tout cela pour dire qu’à mon humble avis, les Devils n’ont pas à rougir (si je puis me permettre :D) de leur performance lors de ces deux premiers matchs. Une série débouchant sur un avantage 2-0 pour NJ ne m’aurait pas plus choqué qu’un 1-1 ou qu’un avantage de 2-0 pour les Kings. En réalité, LA a été souverain au possible lors du match 3 où l’on a bien vu que le coup au moral porté aux Devils à la suite du game 2 était grand. Qui plus est ce match se jouait au Staples Center, à Los Angeles, pour une équipe qui n’a pas connu un road trip de cet accabi depuis plus de 5 mois! Autant dire que la fatigue mentale et physique devait être énorme à l’orée de ce match 3 pour les Devils.

Mais le résultat du match 4 pourrait en définitive tout changer! Alors il demeure difficile d’affirmer avec un aplomb des plus certains que cette victoire de New Jersey va en effet relancer la série. En réalité personne ne peut affirmer une telle chose. Mais la question se pose. Pour dire vrai, je suis impatient de voir les premières minutes du match 5 pour voir si en réalité un le momentum a bel et bien changé de côté après ce game 4.
New Jersey a effet gagné un match et n’aura pas été balayé. Mais ces Devils là ont gagné un match sans la moindre pression sur leurs épaules. Alors je sais, ça peut paraitre bien simpliste voir naïf de se justifier avec le bon vieil argument de l’absence de pression. Pourtant les faits sont là. Je suis prêt à parier quelques bucks que ce match là, si ça avait été le match 1 ou 2, et bien les Devils l’auraient perdu. Pourtant hier soir ils l’ont gagnés, preuve que quelque chose semble avoir changé dans le rapport de force de cette série. C’est à LA de conclure, c’est à LA de se rétamer. Les Devils peuvent bien perdre, puisque tout le monde les ont déjà placés à six pieds sous terre et les ont déjà oubliés.

Pourquoi croire que ce match 4 pourrait vraiment changer le destin de cette série? Je l’ai dis auparavant, cette série n’est pas outrageusement dominée par les Kings, elle est très disputée. Pourtant le score de la série est là : 3-1 pour les Kings! Leur victoire au regard des statistiques et de la dynamique présente depuis le début des série ne fait aucun doute. Gagner 15 matchs et en perdre seulement 3 depuis le début des séries, ça fait réfléchir et ça impressionne! Mais occultons un moment tout ceci et concentrons-nous uniquement sur cette série. Les Kings ont pris rapidement les commandes de la série à tel point de passer à ça d’une victoire par un sweep. Mais voilà ils sont passés à un cheveux! Les Devils sont des semi-miraculés qui jusque là n’avaient pas la chance, les bonnes cartes en main pour faire la différence.

Aujourd’hui les « odds » – comme on dit outre atlantique – tournent en leur faveur. D’une ils ont récupéré le momentum et de deux les Kings sont parus bien moins libérés que lors des trois premiers matchs : beaucoup d’erreurs dans les passes qu’ils n’avaient pas l’habitude de commettre. C’est facile de jouer avec la plus grande des désinvoltures tout au long d’une série, mais le plus difficile est bel et bien de conclure et d’achever son adversaire. Il est vrai que jusque là les Kings se sont octroyés le droit de se planter sur au maximum un match et à chaque fois sur le 4ème. Et à chaque fois ils ont achevés leur adversaire lors du match 5. Es-ce que les Devils seront mangés à la même sauce? Nul ne peut le dire et c’est pourquoi j’attend avec impatience le match 5 de samedi soir.

Le scénario du match 5 peut modifier à jamais l’issue de cette finale que certains ont déjà commencé à consigner dans leur livre de bord. La donne est la même qu’hier soir : les Devils sont dos au mur, sans lendemain, et les Kings ne sont qu’à un but de plus que les Devils de toucher à l’ivresse de la Stanley Cup. Au final, ce match 4 pourrait ne compter que pour du beurre … pourrait bien …

Stanley Cup Final : Pour NHL12, les Devils seront champions!

A moins de 2h du début du match 1 de la finale de la Coupe Stanley, je me suis permis, comme se fut le cas à l’ouverture de la saison régulière, d’effectuer une simulation mais cette fois ci sur l’issue de la finale de la Coupe. Branché derrière ma console à regarder la plupart des matchs de cette simulation (et ouai on s’occupe comme on peut en attendant le début de la finale), j’ai assisté au couronnement des Devils … du moins virtuellement.

Game 1 : Los Angeles Kings @ New Jersey Devils (Prudential Center)

Le premier match de la série va vite tourner dès le premier tiers en faveur des Devils qui rentrent de plein pied dans cette finale devant leur public. Mais il ne faudra que quelques minutes avant que les Kings renversent la sauce et ne prennent l’avantage avant la fin du 1er tiers. Mais au retour des vestiaires, New Jersey repart pied au planché et arrive à planter deux buts au fond de la cage de Jonathan Quick. Menés 3-2 à la fin du 2nd tiers, les hommes de Darryll Sutter devront trouver les ressources pour revenir dans ce match durant le dernier tiers. Ce sera chose faite! Et juste avant la fin du temps réglementaire, ce sont ces mêmes Kings qui parviendront à prendre les raines du match et à ne jamais les lâcher …

Kings Win : 4-3 (IR)  … Mènent la série 1-0

Game 2 : Los Angeles Kings @ New Jersey Devils (Prudential Center)

New Jersey est déjà dos au mur à l’entame de ce match n°2. Ils se doivent de le gagner pour revenir dans la série et empêcher les Kings de s’en retourner vers la cité des anges avec un avantage de deux matchs qui serait extrêmement complexe à renverser. Et pourtant ce sont bien les Kings qui frappent les premiers dans ce match. Minutes après minutes, il ne feront qu’enfler leur avantage au score face à de bien timides Devils. Même si New Jersey réagira durant le 3ème tiers, rien n’y fera et les Kings s’imposeront dans ce match. Avec un avantage de 2-0, L.A conserve sa feuille vierge de toute défaite à l’extérieur durant ces séries … La coupe leur tend les bras!

Kings Win : 5-1 (IR) … Mènent la série 2-0

Game 3 : New Jersey Devils @ Los Angeles Kings (Staples Center)

Les Kings reviennent devant leur public avec un avantage substantiel de 2 matchs sur leur adversaire. Côté Devils, l’heure est au « desesperation game » : plus rien à perdre! Et ça commence bien mal puisque les Kings frappent les premiers par l’intermédiaire de Drew Dourghty. Les Devils arriveront malgré tout à égaliser tout ceci juste avant la première pause. Et puis petit à petit les Devils prennent les devants jusqu’à marquer leur deuxième but du match. L.A n’a pas énormément d’occasions et le temps file … il file … toujours … jusqu’à ce que L.A décide de sortir Quick. Mais rien n’y fera et les Devs remportent à l’extérieur leur première victoire de la finale!

Devils Win : 3-1 (IR) … Kings mènent 2-1

Game 4 : New Jersey Devils @ Los Angeles Kings (Staples Center)

Auréolés de leur victoire au dernier match, les Devils reviennent dans ce game 4 le pied au planché avec le momentum de leur côté. Le match est serré et les deux équipes s’échangent but pour but sans au final se départager. On se dirige tout droit vers la première prolongation de cette finale. C’est assez décousu entre ces deux équipes mais les deux gardiens sont parfait jusque là. Et puis quelques minutes après le début de la première période de prolongation, sur un tir de la ligne bleue, Adam Henrique réussit à rediriger le palet qui va terminer son chemin au fond des cages de JO Quick … c’est fait! Les Devils sont revenus de l’enfer et contre toute attente remportent ces deux matchs à l’extérieur. Ils sont de retour à Newark avec une confiance énorme. A noter la blessure de Travis Zajac qui loupera le reste de la finale.

Devils Win : 3-2 (1st OT) … Egalité 2-2

Game 5 : Los Angeles Kings @ New Jersey Devils (Prudential Center)

Le retour des miraculés de L.A! New Jersey n’avait rien à perdre et ils sont toujours vivant. Le début de ce match 5 sent encore toute la désespération qui s’est installé dans le jeu des Devils. Rapidement, ils prennent les devant grâce à un magnifique but de la ligne bleue de Bryce Salvador qui les place en tête. Et puis assez subitement, les Devils marquent un but, puis un autre, puis un autre … Les Kings n’y sont plus et ont pris un gros coup derrière la tête après ces deux défaites à domicile. Les Devils eux jouent largement plus libérés et entassent les buts. Un match qui se transforme en simple formalité pour les homme de Peter DeBoer qui ne sont plus, après 3 victoires de rang, qu’à un match du bonheur suprême …

Devils Win : 5-1 (IR) … Mènent la série 3-2

Game 6 : New Jersey Devils @ Los Angeles Kings (Staples Center)

L.A se doit de revenir dans cette série : c’est le soir ou jamais! Mais les Kings n’y arrivent pas du tout. Le momentum du début de série n’est plus là. Ils n’arrivent tout simplement plus à dominer un match. Même s’ils répondent rapidement à l’ouverture du score des Devils, l’avantage de deux buts pris par ces derniers durant le second tiers pèsera lourd dans la balance. L.A va passer son dernier tiers à balancer toutes leurs forces dans la bataille … rien n’y fera. Les Devils sont champions!

Devils win : 3-2 (IR) … Gagnent la série 4-2!

Classement buteurs : 

  1. David Clarkson : 3 buts
  2. Dustin Penner : 3 buts
  3. Alexeï Ponikarovsky : 3 buts
  4. Adam Henrique : 3 buts
  5. Jeff Carter : 3 buts

Classement des Pointeurs : 

  1. Dainus Zubrus : 7 pts
  2. David Clarkson : 7 pts
  3. Dustin Penner : 6 pts
  4. Marek Zidlicky : 5 pts
  5. Zach Parise : 5 pts


Stanley Cup Final : mes prédictions!

Après presque huit mois de compétition la saison 2011/2012 de la NHL touche à sa fin. Ultime frémissement pour tous les fans avant quatre mois de diète, la finale de la Stanley Cup. Comme il est monnaie courante depuis quelques années, nous auront droit à une finale totalement inédite entre une équipe qui est coutumière du fait – New Jersey – et l’autre qui vivra seulement la deuxième finale de son histoire – Los Angeles. Deux franchises que l’on attendait pas au début des séries mais au final, après 2 mois de playoffs, une chose est sûre : l’on aura un beaux champion ! Ultime passage avant le début de cette finale, mes dernières prédictions de la saison.

(#6) New Jersey Devils     VS.     Los Angeles Kings (#8)

Quand je pense à l’affiche de cette finale je pense avant tout à deux choses! La première, la fiche que chaque féru de hockey de la ligue nationale nord-américaine rempli avant le premier match de la saison régulière et donc le coup d’envoie d’une nouvelle saison NHL. Au tout début de cette fiche arrive généralement deux questions phares : « Qui sera le prochain champion de la Coupe Stanley? » et « Qui sera le finaliste de la finale de la Coupe Stanley? ». Je ne sais pas vous, mais moi, comme une grande majorité des pronostiqueurs, j’ai largement misé à côté. Si je reprend cette fiche, je me rend compte que j’avais prédis une finale San Jose Sharks Vs. Washington Capitals … bref j’étais bien loin du compte! Petit lot de consolation, si vous reprenez le Slapshot Mag du début de saison (#58) et l’article sur les prétendants que j’avais côché, j’avais retenu les Kings en tant qu’outsiders … je n’étais pas si loin tout de même ^^.

La seconde chose à laquelle je pense en voyant cette affiche inédite, c’est au pronostics de début de série sur les sites de paris en ligne. Personnellement j’ai voulu y participer cette saison mais arrivé devant le tableau des côtes, aucune équipe ne m’inspirée. Du coup je me suis défilé! Pour ceux qui ont eu le cran de parier sur le champion dès la début Avril, je pense qu’une grande majorité s’est royalement plantée. En revanche, les quelques devins qui ont misés soit sur les Kings, soit sur les Devils sont à quelques encablures de toucher le pactole! J’aimerai bien connaitre les côtes de départ de ces deux franchises …

Tout ça pour vous démontrer combien ces séries ont été surprenantes et le sont dans cette affiche de la finale de la Stanley Cup. Il y a bien longtemps qu’aucune équipe des du top 4 – c’est à dire ayant eu l’avantage de la glace durant les quarts de finale – ne sera présente au rendez-vous de la finale. Encore plus fort, cette année, ni New Jersey, ni Los Angeles n’ont connus l’avantage de la glace avant le début de cette finale. En l’occurrence ce seront les Devils qui en bénéficieront. Mais quand on connait les stats de Los Angeles à l’extérieur durant ces playoffs, c’est assez paradoxal de parler « d’avantage » de la glace!

Globalement, dans leur approche des playoffs, Devils et Kings se ressemblent largement. Ce sont deux équipes qui abattent un échec avant très rythmé avec une défense intraitable dans sa zone défensive. Toutes deux portées par un goaltending remarquable, ce sont deux des meilleurs défenses de la post-saison. Leurs succès dans ces playoffs montre également le déplacement de l’axe de jeu vers la solidité défensive qui avait été mis à mal dans les dernières séries, surtout lors de la finale 2010 entre les Blackhawks et les Flyers.

A y regarder de manière globale, les deux équipes semblent se valoir. New Jersey a été impressionnant du début jusque à la fin. Pas mal de monde les voyaient sortir assez rapidement, surtout après avoir connu toutes les peines du monde face à d’accrocheurs Panthers. Finalement, il apparait que Florida a été l’équipe qui a donné le plus de fil à retordre aux hommes de Peter DeBoer. Là encore, on avait bien sous-estimé les Panthers, bien autant que les Devils.
On ne peut pas en dire autant des Kings car la surprise fut totale, y compris pour les joueurs eux même. Ils ont joué un type de hockey que l’on dénomme souvent outre-atlantique comme un « desesperation type of hockey » … entendez là un hockey « désespéré », c’est à dire comme s’il n’y avait pas de lendemain. En prenant chaque matchs comme un match couperet, les Kings en sont rendus à présenter une fiche de 12 victoires pour 2 petites défaites, toutes deux concédées sur leur glace. Ceci signifie donc que les Kings n’ont jamais connu la défaite à l’extérieur durant ces playoffs … tout simplement extraordinaire!

Mais pour en revenir à leur manière de jouer, elle rappelle beaucoup celle adoptée par les Bruins la saison dernière à partir du match 3 des quarts de finale face aux Canadiens de Montréal. N’ayant plus rien à perdre dans cette série face au CH, les hommes de Claude Julien s’étaient libérés et au final cette approche du jeu les avaient mené aux sommets. Pour L.A c’est sensiblement la même chose tant leur saison régulière a été pénible et leur qualification quasi-inattendue. Au final ils n’avaient rien à perdre! Cette approche du jeu, dictée par Darryll Sutter, a été largement payante et a révélé une équipe.

Si l’on regarde les deux rencontres de la saison régulière entre ces deux formations, New Jersey les a remporté chacune d’elles, une à Newark et l’autre à Los Angeles. Bien que généralement ça soit anecdotique, ça peut montrer les difficultés d’une équipe face à une autre. Mais en l’occurrence, les Kings que l’on a connu dans ces séries n’ont rien à voir avec ceux de la saison régulière. Cette stat est surement un non-sens maintenant.

Alors se dirige-t-on vers une victoire finale des Kings tant tout semble leur sourire dans ces playoffs? En tout cas si ça devait arriver je ne serai pas surpris et LA serait un très beau champion. Oui mais voilà, les séries c’est quelque chose de spécial et l’expérience est une grande conseillère et une alliée dans ce cas de figure. Niveau expérience, les Kings ne comptent aucun champion de la Stanley Cup dans leurs rangs; seulement quatre finalistes malheureux : Mike Richards, Jeff Carter, Jarett Stoll et Justin Penner. En revanche, les Devils ont encore dans leur effectif deux « survivants » du titre de 2003 : Patrick Elias et Martin Brodeur! Brodeur sera un élément déterminent de la finale. Son expérience en finale de la Stanley Cup est comme nulle autre pareille dans cette ligue. Avec 4 finales à son actif, Brodeur connait toute la complexité de cet évènement et il saura parfaitement le gérer. Je demeure perplexe de la capacité de Jonathan Quick à en faire autant et à dominer Brodeur sur ce terrain là.

Qui plus est le momentum acquis par les Devils suite à leur victoire face aux Rangers est assez incroyable. Depuis la demi-finale face aux Flyers, je sent que les Devils ont le vent en poupe. Difficile de départager ces équipes sur ce terrain là car L.A, niveau momentum, c’est très fort également.

Chose important dans les playoffs et encore plus lors de la finale de la Stanley Cup, la profondeur de l’effectif et la capacité des dernières lignes à produire. Généralement ce sont les joueurs de 3ème et 4ème trio qui font les champion aussi invraisemblable que cela puisse paraitre. Sur ce terrain là NJ domine les Kings avec leur 4ème ligne archi-productive. Composée de Ryan Carter, Stéphane Gionta et Steve Bernier, cette ligne a engrangée depuis le début des séries pas moins de 19 points et 9 buts. Du côté de LA, cette dernière ligne ne dépasse même pas les 10 pts. Je pense que cette quatrième ligne des Devils pourrait avoir un impact important et insuspecté sur cette finale car les Kings n’ont pas rencontré jusque là d’équipes capables de leur opposer une profondeur d’effectif important et terme d’efficacité.

Un chose est sûre, cette série sera disputée. Je la vois aller en 7 matchs. Les deux équipes ont démontrées qu’elles sont autant capables d’allé chercher des matchs à l’extérieur qu’être maître à domicile lorsqu’il le faut. Face à tant d’arguments, il faudra selon moi un match 7 et toute la dramaturgie qu’il comporte pour nous donner le nom de ce champion 2011/2012.

PrédictionNew Jersey Devils, Champions en 7!

Stanley Cup Final : Le programme.

Ca y est! Nous sommes au bout de tout ce long chemin qui nous a mené depuis la mi-septembre et les matchs de pré-saison jusqu’à cette fin mai et le début de la finale de la Stanley Cup. C’est la grande messe de la saison NHL où le nouveau champion sera couronné et ce, comme durant tous les playoffs, au meilleur des 7 matchs. Deux équipes inattendue au début des séries se rencontreront lors de cette finale : Los Angeles et New Jersey. Une chose est sûre, on va vivre des matchs intenses lors de cette série finale. Pour ne rien louper, voici le programme 🙂 :

2012 STANLEY CUP FINAL
SERIES O TIME (ET) #6  VS. #8  NETWORKS
WED, MAY 30, 2012 8 PM LOS ANGELES KINGS AT NEW JERSEY DEVILS NBC, CBC, RDS
SAT, JUNE 2, 2012 8 PM LOS ANGELES KINGS AT NEW JERSEY DEVILS NBC, CBC, RDS
MON, JUNE 4, 2012 8 PM NEW JERSEY DEVILS AT LOS ANGELES KINGS NBCSN, CBC, RDS
WED, JUNE 6, 2012 8 PM NEW JERSEY DEVILS AT LOS ANGELES KINGS NBCSN, CBC, RDS
*SAT, JUNE 9, 2012 8 PM LOS ANGELES KINGS AT NEW JERSEY DEVILS NBC, CBC, RDS
*MON, JUNE 11, 2012 8 PM NEW JERSEY DEVILS AT LOS ANGELES KINGS NBC, CBC, RDS
*WED, JUNE 13, 2012 8 PM LOS ANGELES KINGS AT NEW JERSEY DEVILS NBC, CBC, RDS
*SI NECESSAIRE
Le nom du futur champion sera connu au plus tôt le 6 Juin et au plus tard le 13 Juin. Pour connaitre mon avis sur l’identité du futur champion au travers de mes dernières prédictions, qui n’ont pas été si mauvaise qu’à l’accoutumée cette année :), rendez-vous d’ici peu sur ce blog. Et pour rester au contact de l’actualité du blog mais également de la NHL, rendez-vous sur twitter et suivez moi sur @ice_and_field.

Stanley Cup Playoffs : Finales de Conférence – mes prédictions!

Nous voici d’ores et déjà aux finales de conférence dans cette saison 2011/2012 de NHL bien surprenante surtout dans le déroulement de ses séries. Qui aurait parié un buck sur la participation des Kings, des Coyotes et des Devils à ces finales de conférence 2012 il y a un mois? Autant dire personne pour ce qui est de ce tiercé. Evidemment les séries nous réservent chaque année leur lot de surprises mais autant dire que cette année les surprises sont devenues le principe et les favoris l’exception. Les Rangers sont les seuls rescapés du grand écrémage ayant eu lieu durant le mois d’Avril. Toutefois, il serait faux de les considérer comme les grands favoris au prestige suprême de la Stanley Cup.

Dans ces finales, vous l’aurez compris, très inattendues, voici – après que les matchs 1 de chacune des séries se soient déroulés – mes prédictions pour ces matchs qui nous donneront le nom de deux prétendants aux honneurs suprêmes, à la Stanley Cup.

(#1) New York Rangers     VS.     New Jersey Devils (#6)

Enormément de monde s’attendait à vivre pour cette finale de la Conférence Est un remake du Winter Classic de cette saison entre les Rangers et les Flyers. Il est vrai que ces deux équipes étaient les « favoris » de leur série face à des Capitals revenus du diable vauvert et des Devils qui après une non saison 2011 semblaient retrouver un peu de leur superbe cette saison ci. Le fait est que pour une équipe – les Rangers – tout s’est passé comme prévu alors que pour les Flyers, la belle route qui semblait leur être ouverte pour les finales de l’Est s’est très rapidement refermée.

Ces Devils que tout le monde avait sous-estimé sont là et bien là! New Jersey est loin d’avoir volé sa qualification pour ces finales de conférence. En sortant les Flyers et cinq petits matchs, ils ont prouvés que sur cette série ils étaient largement meilleurs que les Flyers, bien trop désordonnés et minés par les blessures pour passer outre les Devs. NJ fait figure dans ces séries d’équipe avec une grande cohésion. Avec comme leitmotiv un forecheck de tous les moments, les hommes de Peter DeBoer ont trouvés cette saison leur manière de jouer. Ils ont littéralement écrasés une défense bien amoindrie par les blessures des Flyers grâce à ce système de jeu.

Mais un bon forecheck ne suffit pas à envoyer une équipe en finale de conférence. Pour cela, New Jersey a pu compter sur un Marty Brodeur toujours aussi redoutable en séries, même à 40 printemps. Brodeur est petit à petit monté en puissance pour montrer dans cette série face à Philly qu’il n’avait rien perdu de sa superbe printanière.
Juste devant lui, la défense des Devils s’est également révélée. Pas un joueur ne se distingue dans cette escouade preuve que la défense des Devils montre beaucoup d’application dans l’exécution du plan de jeu de Peter DeBoer faute d’avoir des individualité lui permettant quelques largesses. A vrai dire, les séries donnent rarement raison aux équipes s’accordant des largesses, encore plus défensives.

Il faudra que les Rangers se méfient énormément des Devils qui sont arrivés dans ces séries comme un tendre agneau et qui terminent comme une véritable bête féroce capable de croquer n’importe quel favori. Mais ne comptez pas sur les Rangers pour faire office de nouveau festin à ces diables de Devils!

Les Blueshirts sont désormais en mission à l’Est. Après être passés par un match 7 face aux Senators en quart de finale, puis face aux Capitals en demi, les Rangers sont encore présent au poste et s’amènent en finale de conférence gonflés à bloc. Gagner lors de matchs couperets comme le sont les matchs 7 font généralement les champions! Je ne sais pas si les Rangers seront champions d’ici un mois, mais ce que je sais c’est que cette équipe a un mental énorme. Même si dans l’exécution de ses séries New York n’a pas été irréprochable, cette équipe a malgré tout un groupe de guerriers prêt à tout sacrifier pour toucher la Coupe Stanley.

La série face aux Capitals était bien moins facile que ça pouvait en avoir l’air. Les Capitals étaient, dois-je vous le rappeler, les tombeurs du champion en titre, les Boston Bruins. Cette équipe, elle aussi surprise, menée par un Branden Holtby habité allait être difficile à écarter. Ce fut le cas pour les hommes de John Tortorella. Mais voilà, ces Rangers cette année sont irrésistibles. Ils ont fait preuve d’une immense dévotion pour le collectif durant toute la saison régulière et ça semble être la même chanson lors de ces séries. Avec l’une des meilleures défenses de la saison et sans doute le prochain détenteur du trophée Vézina (récompensant le meilleur gardien de la saison), on ne voit pas qu’es-ce qui pourrait arriver aux Rangers sur le plan défensif dans cette série?

A la lumière du match 1 entre Rangers et Devils, ce dernier constat semble se confirmer. Lundqvist se blanchi dès le premier match. Vous savez que généralement j’essaye de faire abstraction des matchs s’étant déjà déroulés lorsque je fais mes prédictions. Mais là je dois dire que ce match 1 apporte déjà certains enseignements. J’estime que cette série va dépendre de la capacité de l’attaque des Devils, qui a jouée jusque là un pur « in your face type of game », à faire rompre la défense des Rangers. Dans ce match 1 l’attaque des Devils a réussi à dominer cette défense en la faisant plier de nombreuses fois mais toutefois sans la faire rompre. Là sera pour moi la clef de cette série.

A l’image de ce constat, j’estime que New Jersey a la place pour dominer cette équipe de New York s’ils ont toujours du gaz dans la machine. Ce qu’ils ont montrés face aux Flyers et aux Panthers prouve qu’ils sont capable de jouer fort durant toute une série. S’ils n’en sont pas capable ici, les Rangers passeront! Ils ont tout intérêt de finir cette série en 6 matchs car les Rangers sont historiquement injouables à domicile pour un match 7.

Précition : New Jersey Devils en 6. 

 (#3) Phoenix Coyotes     VS.     Los Angeles Kings (#8)

Ces Kings sont insatiables! Après avoir créés la surpris en éliminant dès les quarts de finale le double détenteur du trophée des Président et dernier finaliste de la Stanley Cup, les Vancouver Canucks, les Kings ont réitérés un véritable exploit lors des demi-finales. Ils ont littéralement sweepés les St Louis Blues, 2ème meilleure équipe de la conférence Ouest durant la saison régulière et surtout meilleure défense de la ligue nationale durant le même exercice. Certains diront que la blessure de Jaroslav Halak aura sonné le glas de la belle aventure des Blues. Le fait est que sweeper une équipe St Louis, quand on connait la force collective qui a fait le succès de cette équipe, c’est un vrai exploit.

On a dit après la série face aux Canucks que la défense et Jo Quick étaient les raisons du succès des Kings. Or on avait oublié à quel point l’attaque des Kings pouvait être un vrai argument. Dustin Brown et Mike Richards avait été énormes face aux Nucks. Après cette série face aux Blues, on peut ajouter Anze Kopitar comme argument. Le centre slovaque gagne réellement ses galons de superstar dans ces séries. Il en impose énormément sur le plan physique. Il a réussi a utiliser son grand gabarit pour créer le danger presque à chacun de ses shifts dans la zone offensive. Kopitar est la vrai plaque tournante de la première ligne des Kings et il aura été déterminant dans le succès de son équipe face aux Blues.

Avec une attaque retrouvée, une défense toujours aussi imperméable et un Jonathan Quick toujours « sharp », on ne voit pas comment les Coyotes pourront arrêter les Kings qui pour énormément de monde sont « en mission » – c’est a dire voués à remporter la Stanley Cup.

Du côté des Coyotes, je crois que leur succès en 5 matchs face aux Predators a autant stupéfait les joueurs que les observateurs. Nashville faisait office depuis longtemps de prétendant à la coupe. Alors face aux Coyotes, beaucoup imaginaient voir les Preadators passer et s’en allé rejoindre les Kings en finale. Mais Phoenix en a décidé bien autrement.

Menés par un Mike Smith qui réalise une saison de rêve, Phoenix a su dégouter l’offensive de l’équipe du Tennessee. Je dois dire que j’avais relevé lors du dernier match de la saison régulière du Wild face à ces mêmes Coyotes la capacité de cette équipe à frustrer ses adversaires. Je me souviens que lors de ce match, les Wild avaient principalement dominés les débats mais qu’au final les Coyotes s’étaient imposés 4-1 en exploitant au maximum les moindre erreurs que l’on commettait.
De ce que j’ai vu de leur série face aux Predators, c’est exactement ce qu’ils ont réussis à faire pour soit gagner leurs matchs, soit pour revenir dans ceux où ils paraissaient un tantinet derrière. Phoenix est une équipe extrêmement frustrante à jouer, les Blackhawks vous en diront quelque chose (certains se reconnaîtrons 😀 ).

Après avoir gagné 8 de leurs 9 matchs de playoffs, je pense que les Kings vont avoir bien plus de fil à retordre que lors de leurs deux premiers tours. Même si collectivement les Kings risquent d’être au-dessus des Coyotes, se débarrasser de cette équipe devra mobiliser toute l’attention et tout le professionnalisme de l’effectif des Kings. Comptez sur Darryl Sutter, coach très expérimenté de cette équipe de Los Angeles, pour ne pas lâcher ses joueurs avec ça.

PrédictionLos Angeles en 6.

Quarts de Finale : Les favoris au tapis …

Ces quarts de finale sont à coup sûr les plus spectaculaires de ces dernières années. Pas forcément spectaculaire quand à ce que les équipes nous ont proposé en terme de jeu, mais spectaculaires quand à leur issue. Une vraie saignée qui a mis pas moins de 6 grosses cylindrées de la ligue sur le carreau. Même si certaines d’entre elles laissées entrevoir quelques signes de baisse de niveau durant la saison régulière, pour d’autre leur élimination arrive comme une immense surprise. Retour dans cet article sur les raisons de l’échec de tous ces prétendus favoris …

Qui aurait envisagé qu’après ce premier tour des séries l’on aurait perdu Vancouver, Pittsburgh, San José, Détroit, Chicago et le champion en titre Boston? A vrai pas énormément de monde. Même si certaines prédictions avaient pu envisager ce scénario (dont en partie la mienne) pas beaucoup croyaient que cela aurait pu se réaliser aussi vite que lors du premier tour. Pourtant nous y sommes! Le fait est qu’avec ces demi-finale, la franchise encore en course et qui est la dernière à avoir remporté la coupe est … New Jersey en 2003! Et si l’on pousse un peu plus loin, la deuxième franchise est New York avec sa victoire en 1994 suivi par Philadelphie et sa dernière victoire en 1974. Pour le reste des derniers prétendants, aucun d’entre eux a eu la chance de son histoire de soulever le Lord Stanley Award.

Le fait est que ces séries nous livrent déjà leur dose d’enseignement. Cette « saignée » comme je l’ai nommée un peu plus haut montre qu’un vrai changement de garde se met en place dans cette ligue. Il ne faut pas oublier que la NHL est une ligue basée sur un mode de fonctionnement fermé. Ainsi il est normal qu’une alternance se mette en place. Ceci est avant tout favorisé par le système de la draft qui quoi qu’il arrive favorise les franchises médiocres … à condition de drafter correctement! C’est en tout cas ce qu’il se passe à l’ouest. Cette conférence est de loin la plus ouverte et la plus difficile des deux. Pas mois de 5 franchises ont amassées plus de 100 pts cette saison preuve de la bien portance de ses franchises locomotives mais également de la fébrilité certaine des franchises du bas de la conférence. Mais chose étrange, seules deux franchises ayant dépassées ce seuil demeurent dans ces demi-finales : Nashville et Saint Louis.

L’émergence d’équipes comme Los Angeles, Saint Louis, Phoenix ou encore Nashville est tout sauf un hasard. Toutes ces franchises ont à un moment ou un autre flirté avec les fins fonds de la conférence. A leur grand crédit, ces équipes ont su tirer profit de leurs malheurs pour pouvoir rebondir. C’est ce qui se passe aujourd’hui!
On ne ventera jamais assez la gestion qui a été faite à Nashville. Les clefs sont dans les mains de David Poile (GM) et de Barry Trotz depuis un très long moment et cette stabilité paye depuis quelques saisons dans le Tennessee. Aujourd’hui, les Preds ont littéralement le chemin dégagé pour remporter le titre à l’ouest et d’allé à la première finale de la Coupe Stanley de leur histoire. Avec Pekka Rinne, Shea Weber et Ryan Suter en guise de fondation, cette équipe à les reins solides pour aller jusqu’au bout.

Los Angeles, je vous le disais en début de saison, je me rappel encore l’époque où j’en suis arrivé à la NHL (autour des années 2000) et où cette équipe était abonnée à la cave de la conférence Ouest. A la suite du départ de Wayne Gretzky, les Kings n’avaient que trop errés. Mais avec la draft de Anze Kopitar, Dustin Brown, Jack Johnson, Drew Doughty et Jonathan Quick, Dean Lombardi avait à coup sûr remis LA dans le droit chemin. Cette génération est en train d’exploser dans ces séries où personne (ou presque 😉 ) ne les attendaient.

On pourrait dire à peu près la même chose sur les Blues de St Louis. Beaucoup d’experts de la NHL attendaient de pied ferme l’éclosion de la prometteuse génération des T.J Oshie, Alex Pietrangelo et autres David Perron. Cette saison aura été la grande révélation de la franchise du Missouri. Ce qui a tout changé est l’arrivée de Ken Hitchcock, à coup sûr.

Mais pour en revenir à des propos beaucoup plus généralistes, ces séries montrent également au combien il est important d’avoir une défense relativement bien construite pour effectuer un vrai run. Encore une fois je suis forcé de me tourner vers la conférence Ouest qui démontre ceci de la meilleure des manières. Que ce soit St Louis, LA, Nashville ou Phoenix, chacune de ces équipes compte dans leur rang un gardien titulaire qui nous propose des stats tout simplement hallucinantes. Mais au delà de cela, quand on regarde les statistiques défensives durant ces séries, la quasi totalité des qualifiés pour le second tour des séries font parti des leaders dans ce secteur du jeu … hormis Philadelphie en raison de sa série pas du tout conventionnelle face aux Penguins.

Ces séries sont elles en train de prouver que pour espérer gagner la Cup il faut d’abord penser défense avant de penser attaque? Pas forcément. Ca montre surtout qu’il faut penser collectif, équilibre et profondeur avant de penser individualité. Mais force est de constater que construire une équipe à partir de la défensive n’est pas un mauvais choix, malgré la croyance populaire qui donne un privilège inexpliqué aux équipes construites vers l’offensive.

Bref la garde est pour moi en train de changer! J’espère juste que les médias se focaliseront un peu plus sur des franchises trop mal connus comme Phoenix, Nashville, Saint Louis ou Los Angeles. Mais intimement je sais que cela ne changera pas dès l’année prochaine. Ce changement de garde n’en est qu’à son commencement et parmi les néo-éliminés, certains sont voués tôt ou tard à connaitre une période de vaches maigres. Ainsi va le sport et la logique sportive américaine.

Stanley Cup Playoffs : Demi-finales – mes prédictions!

Avec un peu de retard, et je m’en excuse, voici mes prédictions pour ces demi-finales qui ont d’ores et déjà commencées pour 3 d’entre elles. Avant que tout ceci ne s’en aille trop loin, je trouve enfin quelques minutes pour vous faire parvenir mes prédictions. Je tiens à préciser que celle-ci n’ont nullement été changées au regard des matchs de vendredi et de samedi.
Le fait est que cette année, mes prédictions s’avèrent assez bonnes … comme quoi les traditions sont aussi faites pour être perdues :p. Avec sept bonnes prédictions sur huit, je ne m’en sort pas trop mal. Reste à améliorer les prédictions sur la longueur des séries où là je fais un zéro pointé! Anyway, tâchons d’être précis sur les équipes qui se qualifieront.

(#1) New York Rangers     VS.     Washington Capitals (#7)

C’est la revanche de la série de la saison dernière! Il y a un an, Rangers et Caps se rencontraient dès le premier tour des séries à l’Est dans une série des plus serrée et avec bien plus d’engagement que ce que l’on en attendait. Les Rangers montraient déjà leur visage d’équipe solide défensivement, ce qui a fait leur succès cette saison. Les Capitals étaient à cette époque littéralement irrésistible et sortaient d’une saison pleine. Cette année, les choses ont bien changées puisque les Rangers ont pris la place de leur adversaire de demi-finale au classement de la saison régulière. Côté Caps, après une saison régulière difficile, Ovie et ses coéquipiers sont en train de sauver leur saison avec cette qualification pour le second tour des séries.

Washington a été un tombeur assez surprenant des Bruins, champions en titre. Sur ce blog je vous annonçais une série très engagée sur le plan physique et très offensive. Pour le premier élément, je ne m’étais pas trompé, mais pour l’offensive ont a été bien déçu dans une série où finalement, contrairement à ce que j’en pensais, les gardiens ont volés la vedette aux attaquants. La révélation de cette ronde a été sans équivoques le jeune Braden Holtby, gardien des Capitals. Déjà impressionnant sur la fin de la saison régulière des Caps, le jeune gardien de seulement 22 ans a pris au pied levé la place d’un Thomas Vokoun blessé avec brio. Avec un pourcentage d’arrêts aux alentours des 93%, il est littéralement impressionnant dans ces playoffs.

Pour New York, les choses ont été bien plus complexes que prévu face aux Senators. Excès de confiance? Pas forcément! New York savait très bien à quoi s’attendre face à un 8ème qui n’avait rien à perdre. Ottawa fait parti des surprises de la saison notamment au regard de sa saison précédente où ils avaient terminé dans la cave de la conférence Est. Ce sera finalement au bout du match n°7 que New York décrochera son ticket pour le second tour des séries.
L’attaque des Rangers aura été largement frustrée dans cette série avec un Craig Anderson étonnamment performant dans les cages ontariennes. Hormis un très bon Brian Boyle, les attaquants new yorkais ont éprouvés les plus grandes peines du monde à débloquer le compteur but face aux Sens. Des gars comme Gaborik, Anisimov, Stepan, Fedotenko ou encore Dubinsky n’ont inscrit que 2 petits buts à eux tous! Ceci montre deux choses : cette attaque n’est clairement pas en confiance et surtout la profondeur offensive a semblée faire défaut dans cette série.

Maintenant, New York démarre une toute nouvelle série! Mais le fait est qu’en face de leur route se dresse un jeune gardien plein de culot qui enchaine les performances de haut-vol matchs après match. Ceci n’a pas de quoi redonner toute la confiance que l’attaque des Rangers a besoin. C’est une série qui peut s’avérée être complexe pour les Rangers s’ils continuent à être aussi peu productifs sur le plan offensif. Holtby et Lundqvist sont largement capable de voler des matchs à eux seuls. Ce sera clairement une série où la production offensive sera déterminante; d’où mon inquiétude pour ces Rangers là.

Si les Rangers veulent passer outre les Caps, leur rigueur défensive qui a été exceptionnelle tout au long de cette saison devra être sans faille.

Prédiction : Washington en 6.

(#5) Philadelphia Flyers     VS.     New Jersey Devils (#6)

C’est une série qui à coup sûr sent la poudre. Philadelphie et New Jersey sont deux rivaux historiques de la division atlantique où quasiment toute les équipes sont rivales. Philly fait office de favori face à de surprenants Devils qui après une saison cauchemardesque arrivent à se hisser cette saison en demi-finale de conférence. Jolie performance pour les hommes de Peter DeBoer.

Néanmoins pour moi Philly à l’avantage sur cette série. Les Devils ont montrés d’inquiétants signes de fatigue sur la fin de leur série face aux Panthers qui finalement aura durée 7 matchs. Avec seulement 48h de repos, les Devils pourraient être limites sur le match numéro 1, surtout quand on sait que les Flyers ont eu quand à eux plus d’une semaine pour récupérer de la série face aux Penguins et ont pue réparer les multiples bobos, notamment en défense.

Cette avantage en terme de fraicheur pourrait être malgré tout à double tranchant pour les Fly-boys! On vante certes les avantages physiques d’une coupure d’une semaine, mais en ce qui concerne les playoffs, ce genre de coupures a coûté cher à pas mal d’équipe. Les séries sont une période de la saison où une équipe marche uniquement à la confiance. Philadelphie a acquis énormément de confiance à la suite de sa qualification face aux Penguins. Un repos était certes nécessaires au regard des multiples blessés présent dans leur rang. Néanmoins, une semaine, c’est long pour garder ce que les américains appellent le « momentum » de leur côté. Les Flyers vont vite devoir se remettre dans le bain. Les deux premiers matchs à domicile pourrait leur permettre de regagner cette confiance qui a du en partie s’évaporer quelque peu.

Philly demeure favori pour moi car ils ont été bien plus impressionnant que les Devils sur leur premier tour. Surement que le fait d’éliminer un prétendant direct à la Stanley Cup a joué là dedans. Il n’empêche que je trouve cette équipe des Devils bien trop limite. Ses leaders de la saison régulière prennent du temps à retrouver leur verve dans les séries. Parise ne marque plus autant et Ilya Kovalchuck n’a comme match référence que le match n°6. New Jersey aura grandement besoin de ces individualités pour déjouer la défense pennsylvanienne.
Et puis avec un Claude Giroux qui vole depuis le début de la saison, il apparait assez difficile de ne pas voir en « G » le vrai facteur X qui pourrait faire basculer cette série en faveur des Flyers.

PrédictionFlyers en 5.

(#2) Saint-Louis Blues     VS.     Los Angeles Kings (#8)

Voila une affiche de demi-finale des plus surprenantes! Pas grand monde pouvait s’attendre à voir Blues et Kings se disputer une place en finale de la conférence Ouest. Mais les faits sont là et personne ne peut dire qu’une de ces deux équipes a volée sa place à ce niveau de la compétition.

Les Kings sont sans aucun doute la plus grande surprise des série. Cette équipe qui a été si moyenne, si frustrée offensivement durant la saison régulière est en train de trouver son salut en série grâce à une brigade défensive et un goaltending impressionnant. Jonathan Quick n’a pas volé sa nomination au trophée Vézina quand on voit ce qu’il a été capable de faire face à l’une des meilleures attaques de la ligue nationale, les Vancouver Canucks. Côté Blues, on s’appuie également sur le goaltending et la défense pour faire la différence dans cette série.

On le voit bien, ces deux équipes se ressembles énormément dans leur approche du jeu. Ce duel promet d’être intéressant et montrera quelle équipe est finalement la plus complète pour pouvoir se mesurer à la finale de la conférence Ouest. Personnellement je donne un petit avantage aux Kings dans cette série. Los Angeles a une bien meilleure profondeur offensive, ce qui pourrait faire une énorme différence. Le problème est que cette constatation n’est vrai que sur le papier. En réalité, l’offensive de Los Angeles a été bien décevante tout au long de la saison. Alors comment puis-je dire que les Kings ont une attaque bien plus profonde que celle de St Louis? Offensivement Los Angles a un potentiel énorme. Avec des joueurs comme Kopitar, Brown, Williams, Richards, Carter, on peut tout être sauf l’avant dernière meilleure attaque de la ligue. Pourtant c’est ce que Los Angeles a été cette saison.

Lors de la série facer aux Canucks, cette belle endormie s’est en partie réveillée. Des joueurs comme Dustin Brown ou Mike Richards ont été décisifs. Je m’attend donc à voir d’autres stars en faire de même face aux Blues. Attention néanmoins aux blessures de quelques uns et notamment de Jeff Carter qui joue ces séries avec une cheville douloureuse.

Prédiction : Los Angeles en 7.

(#3) Phoenix Coyotes     VS.     Nashville Predators (#4)

Voilà que les Coyotes accèdent pour la première fois de leur histoire dans le désert à un second tour en séries. Belle surprise que ces Coyotes qui vont rencontrer des Predators qui après les éliminations de Vancouver, Détroit, Pittsburgh et Boston font vraiment office de favoris à la succession des Bruins.

Nous voici encore avec une série où les gardiens seront déterminants dans son dénouement. Pekka Rinne a été parfait pour les Predators au court de la saison régulière et l’est encore durant les playoffs. Le grand portier finlandais y est pour largement dans la qualification des siens face aux expérimentés Red Wings. Pour les Coyotes, c’est une vrai révélation qu’est Mike Smith. Le gardien américain a éclaboussé la série face aux Blackhawks par son talent. Doté d’une confiance à toute épreuve il est capable de porter les Yotes sur ses épaules durant ces playoffs.

Plus globalement, je pense que Nashville a un avantage certains dans ces séries. Je ne veux pas utiliser les matchs qui se sont déroulés avant que je vous délivre mes prédictions, mais la maitrise du match numéro 1 par les Predators est un bon indicateur sur leur maitrise technique de cette série. Toute les cartes sont en main pour les Preds, à eux de les abattre correctement. Phoenix est une équipe capable de marquer et de piquer là où ça fait mal aux moments les plus opportuns.

PrédictionNashville en 6.

Los Angeles, la (demi) surprise du chef!

Grâce à sa victoire après prolongation (2-1) hier soir sur la glace de la Rogers Arena de Vancouver, les Kings ont réussi à se qualifier pour le second tour des séries. Ceci ne leur était plus arrivé depuis 11 ans, une éternité! Mais là où l’exploit est le plus beau c’est que Los Angeles a réussi à sortir dès le premier tour le détenteur du trophée des présidents, récompensant l’équipe ayant récoltée le plus grand nombre de points durant la saison régulière. Cette équipe de Los Angeles a pris tout le monde de court. Pourtant sur ce même blog, je vous faisais part dans mes prédictions de mes craintes quand à une élimination facile des Kings (bien que j’ai retenu les Canucks au final, je dois l’avouer). Les Kings sont loin d’être une équipe cendrillon et ont beaucoup de choses à prouver dans ces séries.

Quatre minutes et vingt-sept secondes! … C’est le temps qu’il aura fallu aux Kings et à Jared Stoll pour inscrire ce but salvateur qui envoie LA en demi-finales de conférence, et qui par la même occasion envoie les Canucks en vacances. Le dernier finaliste de la Stanley Cup et double détenteur du trophée des présidents foulera donc la semaine prochaine les greens au lieu de se retrouver en demi-finales. C’est une vrai claque qui est infligée ici aux Canucks qui après la grande désillusion de la saison précédente en finale de la Coupe Stanley face aux Bruins en connait une encore plus grande cette saison. Et tout ceci est la faute des Kings …

Ces Kings, équipe qui avait pour habitude cette saison de ne pas marquer de buts n’a que partiellement dérogé à la règle. Ce qui a permis aux Kings de passer outre les Canucks, et qui plus est en 5 matchs, c’est bien la défense! Cette défense déjà énorme durant la saison régulière (2ème en terme de GAA juste derrière les Blues) a répétée durant ce premier tour ses exploits. Avec une moyenne de buts encaissés de 1.60 (à égalité avec les Blues), Los Angeles dispose aujourd’hui de la meilleure défense dans ces séries.

La raison première est sans équivoque Jonathan Quick. Le portier de LA a réalisé un premier tour détonant. Dégoutant les attaquants des Canucks les uns après les autres, Quick semble avoir les épaules assez larges pour porter cette équipe et surtout cette défense tout au long des playoffs. Dans les discussions du trophée Vézina récompensant le meilleur gardien de la saison régulière, avec ses performances lors du 1er tour, il rentre dans les premières discussions concernant le trophée Conn Smythe. Bien évidemment il est un peu tôt pour le considérer comme candidat sérieux. Ceci sera surtout conditionné par le parcours des Kings durant les playoffs. Mais une chose est sûre, Jo Quick a montré toute l’étendue de son talent sur cette série et il frappe légitimement à la porte pour faire parti du top 5 des gardiens dans la ligue, sans aucun problème!

Mais sans sa défense Jo Quick n’aurait surement pas pu réaliser tous ses exploit! Tout d’abord parlons de Willie Mitchell. Quelle douce ironie que ce soit Mitchell l’homme de cette série dans la défense des Kings face aux Canucks. Ce dernier était défenseur chez les Canucks il y a encore deux ans. Mitchell, dans son rôle de défenseur purement défensif, a été le pilier de cette défense des Kings effectuant un sacré ménage tout autour de la cage de Quick. A 35 ans, Mitchell retrouve dans ces playoffs toute sa superbe!

Il ne faudrait pas oublier également le rôle de Drew Doughty. La saison de Doughty a été bien singulière avec dès le début de saison le feuilleton de son nouveau contrat avec les Kings. Cette divergence avec son club l’a même mené à louper la pré-saison jusqu’à ce qu’une entente soit conclue, quelques jours avant le début de la saison régulière. Le fait est que son début de saison a été catastrophique et pas mal de monde pensait (surement de manière valable) que ses déboires contractuels avaient à voir avec ses performances réduite. Une joueur, quand bien même il soit une star, ne peut se payer le luxe de louper la pré-saison avec son équipe faute de quoi il manque cette période cruciale où les premières bribes de l’esprit collectif se fondent.
Drew semble avoir fait du chemin depuis et c’est maintenant que ses capacités de manieur de rondelle paye pour les Kings. Il est capable de porter le puck en zone offensive comme nul autre défenseur dans la ligue national. Seul Erik Karlsson est capable de faire aussi bien. Son apport est précieux dans ce compartiment là du jeu. Pas plus tard qu’hier, il est à l’origine du 1er but des Kings en portant le puck depuis sa zone défensive jusqu’aux pieds de l’enclave de Corey Schneider.

Un autre qui taille patron dans cette défense c’est le jeune Viatcheslav Voynov. Le russe est parfait dans le rôle de second puck moving defensman (PMD) dans cette défense des Kings. Après le départ de Jack Johnson pour Columbus en échange de Jeff Carter, beaucoup pensaient que Los Angeles allait souffrir de la solitude de Drew Doughty dans ce rôle de porteur de palet. Darryl Sutter n’a pas hésite longtemps pour donner les clefs de second PMD au jeune Voynov et ce dernier lui prouve qu’il a eu raison. Ce que réalise Voynov a son âge et dans ces séries et remarquable et son avenir avec les Kings est radieux.

Au prochain tour les Kings se frotteront aux Blues de Saint Louis. Ca nous promet un beau duel entre les deux meilleures défenses de la ligue, que ce soit durant la saison régulière et lors du 1er tour des série. Un beau duel à distance entre Jo Quick et la doublette Elliott/Halak se profile à l’horizon. L’adversaire des Kings lors de ces demi-finale est complètement différent des Canucks. Saint-Louis est avant tout un collectif, une équipe au sens propre du terme. Difficile de semer le doute dans cette équipe.

Néanmoins LA a un avantage que St Louis n’a pas : des individualités offensives! C’est le moment pour que les Kopitar, Carter, Richards et autres Brown arrivent à gagner des matchs à eux même. Difficile vous me direz face à cette défense des Blues : c’est certains! Le défi est suffisamment grand pour propulser les Kings vers une belle histoire dans ces séries. Le fait d’éliminer les Canucks en 5 matchs ce n’est pas rien et cela va, à mon goût, créer un vrai momentum et surtout apporter de la confiance à cette équipe qui en avait bien besoin après avoir connu une saison régulière bien difficile sur ce terrain là.

Bref Los Angeles accède aux demi-finales avec tous les honneurs! A eux de démontrer qu’ils sont capables de passer outre leur statut handicapant de 8ème de conférence et qu’ils peuvent recréer la surprise en éliminant les Blues. Mais le problème pour eux, c’est qu’ils ne sont pas la seule belle surprise dans ces playoffs au final vraiment pas comme les autres …

Les favoris au tapis!

Les séries ont démarrées depuis presque une semaine et leur lot de surprises se fait déjà sentir. Après avoir joué quasiment trois matchs dans chacune des séries, deux d’entre elles sont toute proches de connaitre un dénouement rapide. New Jersey/Florida et Phoenix/Chicago (les séries les moins attrayantes d’après pas mal de monde)? Pas du tout! A la grande surprise de tout le monde, ce sont  bien deux favoris qui pourraient partir en vacances dès la fin de la semaine : Vancouver et Pittsburgh. Cherchez bien sur le net et vous verrez que pour certaines personnes, ceci aurait bien pu constituer l’affiche de la finale de la Stanley Cup dès les premiers jours du mois de Juin. Mais hier, les Canucks et les Penguins ont perdus leur match 3 et se trouveront, lors du match 4, dos au mur! La prochaine défaite signifiera pour ces deux équipes l’élimination.

 

Une bataille de la Pennsylvanie qui tourne court …

A l’annonce des affiches du premier tour des playoffs, tout le monde s’apprêtait à suivre LA série entre les Flyers et les Penguins, les deux équipes de la Pennsylvanie! Pour une sensible majorité, les Pens avaient les faveurs pour sortir gagnant de ce duel entre deux franchises qui ne se supportent pas et dont chacune des rencontres sont explosives. Pour cela, la ligue a bien veillée à attiser les vieilles rancoeurs entre ces deux formations, lors des deux rencontres ayant eu lieu à la fin de calendrier de la saison régulière, mais surtout avant le match 1. Bref tout a été mis en scène pour que l’on ait deux équipes chauffées à blanc et donc des audiences comme jamais … du mois c’était la prétention du petit Gary!

Oui mais voilà, il y a un mais! Le beau scénario idéal pré-écrit dans les bureaux de la ligue qui aurait du déboucher sur une qualification des Pens au 7ème match ne va, très certainement, pas se produire. Au bout de 3 matchs les Flyers tirent cette série de l’avant, 3 matchs à 0! Pire que ça, les Penguins sont « out of mind » comme l’on dit outre Atlantique. Entendez par ici que cette équipe de Pittsburgh n’a ni queue, ni tête au jour où l’on parle. Les leaders ont faillis les uns après les autres et plus rien, sauf un miracle, ne laisse croire à une qualification des Pingouins.

Alors que s’est il passé chez les Pens pour qu’un scénario complètement fou la semaine dernière soit aujourd’hui la réalité? Je pense surtout que Pittsburgh a pris le melon! Alors quand je dis que Pittsburgh a pris le melon je précise mon propos. Les Pens ont selon moi pris le melon dans le sens qu’ils se sont cru bien trop polyvalent dans leur jeu. Qu’es ce qu’essaye de faire Pittsburgh depuis le début de la série : ils essayent de rivaliser avec les Flyers sur le plan de l’engagement physique. Le fait est que pour jouer ce genre de jeu il faut être très discipliné et rester à la limite du « nasty »! Dans chacun des 3 matchs déjà joués dans cette série, Pittsburgh a ouvert le score en premier et mené les débats! Dans chacun de ces matchs les Flyers sont revenus pour s’imposer. C’est bien loin d’être un pur hasard.

Dans chacun de ces matchs, l’avantage pris au score par les Pens et le retour des Flyers a été marqué par l’émergence d’un match beaucoup plus « nasty » entre ces deux situations. Tout ceci pour vous montrer qu’entre le moment où les Pens marquent et prennent l’avantage et celui où les Flyers recollent et gagnent le match, Pittsburgh perd les pédales dans son match en voulant rendre le match beaucoup plus engagé qu’il ne l’était. Bref Pittsburgh tombe dans le piège de Philadelphie en voulant jouer comme Philadelphie. Le problème est donc que Pittsburgh cherche à jouer un style de jeu qu’ils n’ont pas joués de la saison, alors que Philadelphie joue de la manière dont Philly a joué depuis maintenant plus de 40 ans.

Il ne faut pas chercher plus loin dans cet échec des Pens! Ce duel entre Philly et Pittsburgh devait avant tout être le duel de deux philosophie du hockey bien différentes. J’ose penser que si les Penguins avaient joués leur jeu (technique, porté vers l’avant), on n’aurait pas eu une telle prise de pouvoir des Flyers.

Mais il est bien trop tard maintenant pour retourner la situation. Le momentum est largement en faveur des Flyers. Qui plus est les leaders des Pens ont tous un genou 3/4 à terre. Crosby s’est transformé en peste dans cette série; Malkin est un vrai fantôme; James Neal s’est transformé en Matt Cooke 2.0 sur le match 3; Kris Letang avait laissé son cerveau à Pittsburgh … et que dire de MA Fleury … Bref les Pens sont désespérés et d’une manière dont ils ne l’ont jamais été. Ils n’ont clairement plus de pression sur les épaules mais même ça ne devrait pas suffire à renverser la série …

Mais dans cette série qui ressemblait hier soir plus à un bon match de playoffs emprunté d’une mascarade rampante, Claude Giroux est bien le seul joueur qui éclabousse ce duel de son talent. Il se pourrait bien qu’au final « G » vole la vedette au Kid qui a perdu énormément de crédibilité en tant que « Star #1 » de la ligue (enfin comme la NHL veut nous le faire penser). Le fait d’avoir donné les clef du camion à Giroux prouve aussi toute la clairvoyance de Paul Holmgren, le DG des Flyers, qui semble d’ores et déjà avoir réussi son coup de poker de l’intersaison.

Les Kings frustrent les Canucks.

Les Canucks ont eu aussi un genou à terre. Comme Pittsburgh, après avoir perdu les deux premiers matchs de la série à domicile, les nucks ne sont pas parvenus à gagner leur premier match hier soir du côté de Los Angeles. Ainsi les Kings mènent cette série 3 matchs à 0 également. Là aussi, c’est un favori au titre de champion qui devrait se faire éliminer selon toute vraisemblance. Mais la surprise est d’autant plus grande que les Canucks sont les doubles vainqueurs du trophée du Président, et que les Kings ont terminés 8ème dans la conférence Ouest.

Là, la situation est bien différente. Les Canucks ne sont pas pour autant malmenés comme le sont les Penguins. Bien au contraire ils paraissent dominer techniquement cette série. Pourtant le résultat en est absolument le même! Les raisons de cet échec précoce des Canucks sont très diverses en réalité.

Tout d’abord il faut citer l’absence de Daniel Sedin. C’est là que l’on voit à quel point les frères Sedin sont le moteur de cette franchise. Enlevez un des jumeaux de l’équation et l’autre ne sert quasiment à rien. Depuis le début de cette série, Henrik, le capitaine, a juste engrangé 2 pts sur deux 2 assistances. Sans son frère jumeau à côté de lui sur le même trio, Henrik apparait bien déboussolé. Il ne trouve que très occasionnellement ses compères de trio que sont Alex Burrows et Janik Hansen. Sur le plan offensif, les problèmes des Canucks tiennent donc pour beaucoup dans l’absence de Daniel Sedin.

Mais il ne faut surtout pas oublier le travail fabuleux réalisé par la défense des Kings qui est juste superbe. Drew Doughty et Willie Mitchell sont pour le moment les deux moteurs de cette défense. Cette défense était déjà la force des Kings durant la saison régulière et il semblerait que cet élément se soit transporté en série pour sen bonifier. Avec une star impressionnante de 1,33 buts pris par match depuis le début de cette série, les Kings ont réussis à faire taire l’une des meilleurs attaques de la ligue.

Mais la défense n’est pas la seule contributrice. Jonathan Quick, le gardien des Kings, réalise une saison exceptionnelle. Lors de ce premier tour il frustre à lui tout seul l’attaque des Canucks. Avec une moyenne de 96,5% d’arrêts, sa série face aux nucks peut nourrir tous les superlatifs. Je vous avez déjà prévenu dans mes prédictions que Jo Quick serait un vrai rempart pour les Kings. Sa contribution exceptionnelle est parvenue à libérer l’offensive qui surfe sur cette vague de succès consécutif face à une équipe comme les Canucks. Qui plus est l’émotion naissante dans cette série semble jouer en faveur des Kings.

Dans le duel de gros bras opposant Mike Richards à Ryan Kesler, l’ancien capitaine des Flyers a pris largement l’avantage. Richie est a fond dans son rôle depuis le premier match. Il est présent dans le forecheck, dans le backcheck, sur le plan de l’intimidation mais aussi en ce qui concerne le PP. Dustin Brown, le capitaine de ces Kings, est également au sommet de son art dans cette série : 4 buts en 3 matchs pour lui et tous inscrit dans des situations de jeu aussi différentes les unes que les autres (PP, 5 vs 5 et SH). Là sont les leaders de ces surprenants Kings!

Les Penguins et les Canucks peuvent ils revenir?

Autant dire que les deux séries ne sont pas totalement terminées. Les Kings et les Flyers n’ont pas encore gagnés les 4 matchs nécessaires. Alors il y a-t-il toujours une chance pour les nucks et les Pens?

Honnêtement je pense que c’est peine perdu. Seulement 4 équipes dans l’histoire du sport professionnel en Amérique du nord y sont arrivés parmi lesquelles les Flyers en 2010 face aux Bruins, série qui a beaucoup compté dans leur qualification pour la finale de la Stanley Cup cette année là, perdue face aux Blackhawks.

Rien que pour cela j’ose penser que c’est peine perdu pour ces deux franchises. Néanmoins ces deux équipes sont composées de gagnants et chacune d’entre elles auront à coeur de quitter ces séries avec un tout autre résultat qu’un humiliant balayage. Mais il est de l’intérêt des Flyers et des Kings de tuer leur bête tant qu’elle est à terre et de ne lui laisser aucun répit. Les matchs 4 de ces deux séries promettent d’être intéressants.

En autre …

  • Le duel entre les Red Wings et les Predators prend un tournant intéressant. Après avoir vu les Red Wings égaliser la série en décrochant une victoire à Nashville vendredi dernier, on pensait que ces derniers allaient prendre le contrôle de la série avec les matchs 3 et 4 sur leur glace de la Joe Louis Arena. Pourtant ce sont bien les Preds qui ont remportés le match 3 hier après midi sur le score de 2-1. Plus aucun avantage pour les Wings qui devront gagner le match 4 et allé chercher une nouvelle victoire à Nashville pour espérer se qualifier. Une série où les belles sorties de Pekka Rinne pèsent fortement dans les succès des Predators. Ceci ira très certainement au bout du suspense, jusqu’au match 7!
  • Les Rangers auront finalement du fil à retordre dans leur série. Alors que pour pas mal de monde (dont moi) cette série devait se régler en quelques matchs, il apparait que les Senators ont bien plus de ressources que l’on veut leur en donner. Ils sont parvenu à prendre une victoire lors du match 2 sur la glace du MSG. Avec ce succès à New York, ils peuvent espérer créer la surprise en remportant les deux prochains matchs qui auront lieu sur leur glace.
  • La série entre les Bruins et les Capitals a du mal à se lancer puisque seulement deux buts ont été inscrits en deux matchs dans le temps réglementaire! Les Caps ont réussis leur pari d’allé au moins chercher une victoire à Boston. Match 3 entre ces deux équipes ce soir sur la glace du Verizon Center de Washington D.C