Mikael Granlund devient un Wild!

Mikael Granlund, la pépite finlandaise, vient de s’engager avec les Wild du Minnesota aujourd’hui même. Ceci met fin à une attente de 2 ans pour les fans du Wild. Une attente qui n’aura jamais laissée entrevoir un refus de signer de la part du jeune finlandais, mais une attente qui a durée jusqu’aux dernières encablures. Mais voilà, savourez votre plaisir fans des Wild car avec Granlund dans les rangs de la franchise du Minnesota, cette franchise va tenter de retrouver un vrai allant offensif.

Granlund est donc un Wild! Son contrat était formellement entendu depuis quelques jours d’après ce que l’on apprend aujourd’hui. Mais attendant que les formalités contractuelles soient conclues avec la NHL, on a du attendre jusqu’à aujourd’hui. Au final, il signe pour 3 ans à hauteur de 2.7M$. Son cap hit (c’est à dire le salaire qui sera comptabilisé dans la masse salariale et non ce qu’il touchera en réalité) sera de 2.1M$ par années. Il a donc reçu le maximum de ce qu’un rookie peut recevoir. Son contrat comprend également quelques bonus qui récompense des objectifs atteints. Egalement, il empoche 90.000$ de par sa signature.

A seulement 20 ans, Granlund s’est taillé un vrai statut de rockstar en Finlande. Bien évidement son « Lacrosse type Goal » inscrit aux championnats du monde 2011 l’aura aidé à atteindre ce statut que peu de joueurs atteignent. Dans le coeur des finlandais, il est à la hauteur des frères Koivu et surtout pas loin de la légende Teemu Selanne. C’est simple, partout dans Helsinki on peut rencontrer de grandes affiches à son effigie et il est constamment suivi par une horde de paparazzi à chacune de ses sorties.

En débarquant dans le Minnesota il va certainement souffler même si l’attente des fans est énorme. Une chose est sûre : il a tout à prouver dans cette ligue. Bien évidement il y a déjà des gens lui prédisant une superbe carrière (moi le premier); mais il y en a d’autres qui sont beaucoup plus septiques et qui se demande si à la fin le Wild n’a as signé un Pierre-Marc Bouchard 2.0. Pour ces gens Granlund est trop petit (1m75) et surtout bien trop lent sur la glace. Mikael répond à ces accusation assez habilement : « Je ne suis pas fait pour être le joueur le plus physique ou le plus rapide. Je m’attarde à être le plus intelligent ».

Les stats du jeune finlandais parlent d’elles même! En 3 saisons dans la SM-Liigue finlandaise, il aura inscrit 41 buts et 127 pts dans une ligue composée uniquement « d’hommes » contrairement aux ligue canadiennes ou universitaires. Son style de jeu est assez simple : il est un excellent passeur et surtout un fin buteur. Bref il est tout ce qui manquait à cette franchise.

Reste à voir si le jeune finlandais s’implantera parfaitement au sein de cet effectif? Une chose est sûre, il devrait vraisemblablement avoir un poste sur les deux premiers trios offensifs en début de saison. Néanmoins rien de sûr si son impact ne se fait pas sentir. Ne comptez pas sur Mike Yeo pour lui donner un passe-droit. Reste à savoir aux côtés de qui sera-t-il aligné. Bien que pas mal de monde entrevoit le désir d’une première ligne composée de Heatley – Koivu – Granlund, rien ne nous garantie que ça arrivera. La décision sera en réalité prise lors du camp d’entrainement. Néanmoins il se pourrait bien que Granlund demeure à sa position originel, c’est à dire centre. Matt Cullen serait alors forcé de prendre soit un poste d’ailier soit de descendre d’un rang, ce qui pousserait Kyle Brodziak vers le 4ème trio … peu de chances que ça arrive! Voila pourquoi entre Cullen et Granlund, celui qui aura le plus de chances de se retrouver sur une aile sera Mikael Granlund.

Laissons ces problèmes d’alignement pour l’été! On reparlera de cela surtout après le marché des joueurs autonomes qui pourrait apporter encore plus d’incertitudes (Parise?). Le fait est que cette signature ouvre une nouvelle ère pour cette franchise. Rejoindrons peut être Mikael Granlund la saison prochaine dans l’alignement, Charlie Coyle (1er tour 2010 des Sharks acquis dans l’échange de Brent Burns), Zach Philips (1er tour 2011), Jonas Brodin (1er tour 2011), Jason Zucker (and tour 2010), Johan Larsson et Brett Bulmer.

On aura la chance de voir Granlund et tous ces prospects dès la mi-juillet pour le development camp, où tous les prospects du Wild seront réunis sur la glace du Xcel Energy Center pour voir où chacun d’entre eux en est dans son développement.

En attendant Granlund …

Cette semaine, à priori anodine pour une franchise ne prenant pas part aux playoffs, pourrait bien être le théâtre de la décision la plus importante des 12 années d’existence de la franchise des Wild du Minnesota. En effet, le jeune prodige finlandais Mikael Granlund devrait y signer son premier contrat avec la franchise qui l’a drafté il y a maintenant deux ans. Autant dire que pour une franchise en manque de dynamisme offensif mais également de considération au sein du microcosme de la NHL, cette signature pourrait être l’amorce d’un renouveau sportif pour un Etat qui porte ce sport en premier dans son coeur.

Si vous ne connaissez pas encore Mikael Granlund, allez tout de suite voir les différentes vidéos du prodige sur Youtube! De parole de fans finlandais, il n’ont jamais vu un tel talent offensif depuis Teemu Selanne. C’est peut être tôt pour dire que Granlund connaitra une carrière similaire à la légende Selanne, mais il parait certains que les mains magiques du petit numéro 64 vont faire tourner bien des têtes dans la grande ligue. Doté d’une vision du jeu hors norme et d’une dextérité rappelant un certains Pavel Datsyuk, tout le Minnesota voit en ce jeune joueur de 20 ans, déjà élevé au rang de superstar dans son pays, le sauveur de cette franchise bien malade depuis les départs de Jacques Lemaire (coach) et de Marian Gaborik.

Alors pourquoi avoir attendu si longtemps – en l’occurrence deux ans – pour entrevoir la signature d’une telle pépite? Lorsque les Wild ont signé le jeune finlandais, il n’était qu’à l’étape d’un diamant en voix d’être façonné. Et puis il y a un historique entre le Wild et ses prospects (entendez jeunes joueurs). Très souvent, les jeunes « pépites » s’étant jointes à la formation se sont soit avérées être des coquilles vides, soit ont été lâchés dans le grand bain bien trop vite. On ne veut plus connaitre cela dans le Minnesota et pour se faire on est prêt à prendre tout le temps qu’il faudra pour que ces « pépites » se développent de la meilleure des manières.

Concernant Mikael Granlund, il n’avait que 18 ans lorsque le Wild l’a drafté. Il n’avait donc pas encore terminé ses études parallèles à sa jeune carrière, et pas satisfait ses obligations militaires auprès de l’armée finlandaise. Il voulait, avant d’effectuer le grand saut, satisfaire à toutes ces obligations. Passant son service militaire l’été dernier aux côtés du capitaine des Wild Mikko Koivu, il n’avait plus qu’à terminer ses études cette année. Ayant obtenus l’équivalent du baccalauréat en Finlande, seuls les championnats du monde le retenait sur ses terres natales. Il était donc convenus entre son entourage et l’organisation des Wild que les négociations en vue de sa signature ne débuteraient que lors de la fin de ceux ci pour ne pas distraire Mikael durant sa dernière saison avec HIFK, son club finlandais.

Maintenant que tout est terminé (études, service militaire, saison avec HIFK, championnats du monde), les négociations avec le jeune finlandais peuvent débuter. Selon toutes vraisemblances, les deux parties devraient rapidement s’entendre étant donné que toutes deux sont ouvertes à un compromis. Granlund a maintes fois rappelé son désir de se joindre à ce qu’il appel « la Finlande américaine » – oui car le paysage du Minnesota ressemble étrangement à celui de la Finlande. Qui plus est, la perspective de jouer aux côtés de Mikko Koivu doit favoriser ce désir. Il sait également qu’il arrive dans un franchise disposant autour de lui d’un vaste vivier de jeunes joueurs qui pourront avoir un impact sensiblement le même que lui sur cette franchise. Bref, une génération dorée se forme autour de lui, de quoi encourager sa décision.

En ce qui concerne le jour, rien n’est moins sûr. Etant donné le consensus général se dégageant, une signature dans la semaine a de grandes chances de se produire. Il faut garder en tête que s’il n’est pas signé d’ici le 1er Juin, il sera impossible aux Wild de le faire signer et il redeviendra disponible lors de la draft à venir. Ainsi, à la vue de sa valeur et des équipes prêtes à repêcher dans les premières positions, le choix des Wild peut paraitre bien plus profitable pour lui qu’un Edmonton (qui a déjà un trop plein criant de jeunes talents offensifs) ou qu’un Columbus (franchise qui va littéralement nul part). Même si l’hypothèse de Montréal ou de Toronto peuvent paraitre alléchantes, rien ne lui garanti d’attérir dans ces deux grandes franchises. Ainsi le choix des Wild est le plus sensé et le plus sûr pour ses premiers pas et le début de sa carrière NHL.

Soyez sûr qu’aussitôt la signature du jeune prodige conclue, je vous ferai partager l’information! En attendant, si vous souhaitez l’avoir en primeur, suivez moi sur twitter sous le compte @ice_and_field . Qui plus est vous aurez bien d’autres infos NHL que celles concernant le Wild :).

Minnesota Wild – Saison 2011/2012 – Le Bilan : Partie II

Après s’être attardé sur des questions d’ordre général dans ce grand bilan de la saison 2011/2012 concernant le Wild, je m’attable aujourd’hui à des questions beaucoup plus personnelles. Il est temps de mesurer l’impact de certains joueurs dans cet effectif et pas des moindres : les nouveaux arrivants !

La saison morte 2011 a été vécue comme une réelle révolution dans « l’Etat du Hockey » avec comme catalyseur les arrivées de Devin Setoguchi et de Dany Heatley. Les deux transfuges des Sharks de San José arrivaient dans un marché où l’attaque n’était pas le light motif à vrai dire. Tout deux étaient donc attendus comme deux nouvelles gâchettes qui allaient ramener le Wild vers, au moins, une place de qualifiable pour les séries. La fin tout le monde la connaît, le Wild passe pour une quatrième année consécutive à côté de cet objectif.

Il convient donc de s’interroger sur le rôle qu’ont joués ces deux nouveaux arrivants, et plus largement sur les joueurs ayant eu moins de renom ou s’étant joint à l’équipe en court de saison. C’est ce pourquoi je vous délivre la seconde partie de mon compte rendue sur le Minnesota Wild Hockey Club !

 PARTIE II : Du sang neuf pour une renaissance …

Si Chuck Fletcher a créé deux vrais coups d’éclat l’été dernier en amenant Setoguchi et Heatley, c’est en grande partie pour redynamiser l’attaque du club du Minnesota qui depuis des années est abonné à la dernière place de la ligue en terme de but marqués à chaque fin de saison. Un problème de personnel ? C’est ce que pensait Fletcher. Amener des noms tels que ces deux là allait à coup sûr lui donner une équipe beaucoup plus véloce sur le plan offensif.

Le problème reste finalement le même et cette année encore le Wild reste accroché à la dernière place de la ligue en terme de buts inscrits. Le raisonnement de Fletcher était-il trop simpliste ? Ou a-t-il eu, une année de plus, encore trop de malchance ?

Attardons-nous au cas par cas sur chacun des cas de nos néo-wild !

Dany Heatley : gâchette grippée mais leadership retrouvé.

Rien que le nom en impose. Dany Heatley n’est pas n’importe qui dans la ligue nationale et n’importe quelle personne suivant l’actualité de la ligue acquiescera lorsque vous lui demanderait si elle connaît le nom de Dany Heatley. Médiatiquement, le pari de Fletcher était réussi en attirant le buteur canadien en échange de Marty Havlat.

C’est un vrai goaleador qui s’est amené dans le Minnesota l’été dernier. Ayant connu des saisons à 50 buts lorsqu’il jouait avec les Senators d’Ottawa, le germano-canadien fait parti des rares gâchettes présentes dans la ligue ayant atteint dans leur carrière ce plateau. En manque de vitesse depuis deux saisons à San José, l’embauche de Dany Heatley avait pour but de redynamiser l’attaque du Wild grâce à un scorer de premier plan. Le Wild n’a plus eu un tel joueur dans son effectif depuis le départ de Marian Gaborik. Pour Heatley, cet échange fait office de dernier défi avant une retraire qui devrait arriver d’ici 4 à 5 ans.

Au final la saison de Dany est assez moyenne même s’il n’a pas été le pire joueur de l’équipe, loin de là. Il récolte 24 buts et 53 passes, et se classe premier de l’équipe dans ces deux catégories. Néanmoins ce résultat est bien trop moyen pour un joueur comme Dany Heatley. Avec une moyenne de 40 buts et 84 points sur les six dernières saisons, les stats qu’il a amassé cette saison sont bien trop moyenne. Loin de moi d’attendre des stats proches des moyennes que je viens de vous présenter, mais un record avoisinant les 30 buts et les 70 passes aurait été une bonne saison pour lui.

Mais comme vous le savez, s’arrêter aux stats ne signifie rien. Au contraire il est bien trop facile de s’arrêter à ce seul critère. La saison de Dany Heatley est également moyenne dans la manière. Bien trop souvent impliqué dans le forecheck et dans le backcheck, il n’a pas compensé son manque d’efficacité devant le filet par une dévotion visible à l’effort du groupe. Mais doit-on attendre une telle implication physique de la part de Dany ?

Il convient de rappeler que Dany Heatley est avant tout un scorer. A ce titre n’attendez pas énormément d’implication de sa part dans le secteur physique et défensif.

Néanmoins il y a quelque chose qui me dérange dans cet état de fait. Il sait qu’il arrive dans une équipe et surtout dans un système qui impose une implication de tous les joueurs au niveau du sacrifice. Pourtant je n’ai pas eu l’impression durant cette saison d’avoir vu un Dany Heatley complètement impliqué dans l’effort collectif.

Mais de manière beaucoup plus globale, je pense que l’acquisition de Dany Heatley l’été dernier a été une bonne chose pour cette équipe. On sait que le Wild est une équipe en voie d’intégrer de bons jeunes dès la saison prochaine. La présence d’un néo-vétéran comme Dany Heatley est très important pour le développement de ces jeunes. On sait que Heater ne connaitra plus des saisons à 50 buts, mais son expérience et son leadership sont très importantes.

Qui plus est, il n’a pas réellement pu développer la chimie avec Mikko Koivu. Le capitaine finlandais ayant été blessé une grande partie de la saison et Heater a perdu là sa principale source de passe sur le premier trio. Bien qu’il y ait eu une belle chimie durant la saison avec Brodziak et Johnson, cela n’empêche que le duo Heatley/Koivu se doit d’être le moteur des Wild. Attendons la saison prochaine, en croisant les doigts que la saison de Koivu soit complète, pour voir si ce duo peut réellement faire la différence. Avant que j’oublie, je tenais aussi à vous faire remarquer que Heatley est un joueur que très rarement blessé, ce qui tranche complètement avec Marty Havlat qui avait un temps de présence égal entre la patinoire et l’infirmerie. En 6 ans, il n’a loupé que 13 matchs …

Devin Setoguchi : en quête de stabilité.

La saison de Devin Setoguchi a elle aussi été bien singulière. Lui aussi arrivé de San José, il n’a pas connu une saison exceptionnelle ni une saison catastrophique pour autant. Déplacer de trio en trio, il n’a pas réussi à convaincre sur toutes les lignes qu’il a testé. Par défaut, Mike Yeo a préféré le laisser sur le premier aux côté de Heater et de Mikko en attendant qu’un déclic se passe entre ces trois là. Mais voilà, la saison de Devin a été bien trop hachée, alternant les périodes de bons et les périodes de moins bon.

L’on a appris juste après la fin de la saison régulière que Devin Setoguchi avait connu un été particulier. Micheal Russo révélait via une interview que le numéro 10 des Wild avait subis un accident d’une des manières les plus rocambolesques. Alors qu’il était en visite chez son chiropracteur à San José, une voiture a foncé par accident dans la vitrine de ce dernier. La voiture est passée à 5 cm de Seto et ce dernier a été très affecté émotivement par cet accident. Il a avoué au journaliste du Star Tribune qui le choc émotif a été fort et qu’il avait empiété sur sa préparation pour la saison.

Tout ceci ne peut pas être une simple coïncidence. Le début de saison de Setoguchi a été difficile. Cet accident y est à coup sûr pour quelque chose. Voici donc un premier élément qui explique la saison bien singulière de Devin.

Qui plus est, sa blessure au genou début décembre a longuement coupé sa saison à un moment où il semblait revenir fort. Bref, il a du passé environ 1 mois hors des patinoires NHL. Après ça difficile de revenir au rythme où il en était resté. Voilà pourquoi la saison de Setoguchi a également été singulière.

J’évoquai un peu plus haut la question de la première ligne. Actuellement il n’y a pas de raisons de croire qu’il en sera éloigné pour le premier match de la saison régulière. Néanmoins, certains éléments peuvent jouer en sa défaveur. Tout d’abord l’arrivée de Mickael Granlund, le prodige finlandais, dans l’effectif du Wild. Le jeune finlandais pourrait bien se tailler une place dans le top 6 offensif. Qui plus est, Mike Yeo pourrait être tenté de l’associer à Mikko Koivu sur le premier trio. Son profil est proche de celui de Pierre-Marc Bouchard. Si Butch revient la saison prochaine, ce dernier pourrait avoir le 2nd alignement et Granlund le 1er.

La seconde possibilité est celle de l’arrivée éventuelle de Zach Parise lors du marché des agents libres. Il ne fait aucun doute que le Wild veut tout faire pour attirer le natif de Minneapolis à la maison. Si ce dernier signe en faveur du Wild, il voudra y avoir un rôle prépondérant, c’est à dire sur le premier trio. Dans ce cas le premier fusible à sauter sera à coup sûr Devin Setoguchi.

Le fait est que sa saison sera regardée de très très près !

Darroll Powe : l’enforceur aux multiples visages.

A la suite de la cascade de blessures chez les six premiers attaquants des Wild, certains joueurs ont vu leur temps de glace et leur rôle être revu à la hausse. Darroll Powe fait parti de cela. Au début promis à un rôle de « grinder » sur le 4ème alignement, Powe a vite vu son temps de glace augmenter notamment par une promotion sur le 3ème trio. Trimbalé de l’aile au centre, il aura toujours répondu présent. Darrol s’est avéré être un joueur sur lequel on peu compter. Excellent tueur de pénalité, il s’est cogné la salle besogne durant toute la saison. Bref il a parfaitement collé avec la nouvelle identité que Mike Yeo cherche à inculqué à cette franchise : des joueurs dévolus au collectif avec un jeu porté sur le physique.

Tom Gilbert : le retour au pays !

L’arrivée de Tom Gilbert à la trade deadline a pris tout le monde de court. L’échange Gilbert/Schultz personne ne l’avait vu venir car pas grand monde pensait que Chuck Fletcher envisageait réellement d’échanger l’éternel Nick Schultz qui était au club depuis 10 ans. Pourtant Fletcher ne s’est pas fait prié et a ramené Gilbert dans son Etat natal, le Minnesota.

La logique derrière l’arrivée de Gilbert était d’amener un défenseur bien meilleur dans le maniement de la rondelle. La différence entre Schultz et Gilbert est très fine. On peut dire que Schultz est meilleur sur le plan physique et que Gilbert est meilleur sur le plan technique. En amenant Gilbert, Chuck Fletcher veut redonner à sa défense un joueur capable d’exécuter correctement la première passe pour les attaquants.

En soit, je trouve toujours l’échange profitable au Wild. Même si Tom Gilbert n’a pas enthousiasmé tous les fans depuis son arrivée, son impact devra se faire sentir dès la saison prochaine. Pas facile d’arrivée dans le Minnesota en court de saison et surtout dans les circonstances que l’on connaît. L’équipe était littéralement à la dérive à son arrivée et pas facile de bien s’intégrer dans un groupe qui part en vrille. On pourra bien juger son impact dès la saison prochaine.

Egalement le système de jeu prôné par Mike Yeo est bien différent de celui développé à Edmonton où l’impact physique n’est que secondaire en réalité. Matchs après matchs, j’ai senti Tom Gilbert un peu plus à l’aise avec ce système, preuve qu’il progresse dans cet apprentissage. Il ne fait aucun doute que Mike Yeo attend de lui d’être un leader dans cette défense, si ce n’est le leader. Quand on voit qu’autour de lui il y a des joueurs comme Scandella, Spurgeon, Kampfer, Falk, il apparaît comme le seul vétéran dans cette défense, seul gars ayant roulé sa bosse dans la ligue nationale. Assumé ce rôle d’entrée et en peu de match, ce n’est vraiment pas facile.

Attendons donc la saison prochaine pour commencer à juger Tom Gilbert qui pourrait être épaulé par un autre défenseur expérimenté en provenance du marché des agents libres.

Steven Kampfer : la nouvelle garde.

Steven Kampfer est lui aussi arrivé à la trade deadline. En provenance de Boston, il s’en est venu dans le Minnesota en échange du vétéran Greg Zanon. Quand on voit ce que Zanon a apporté aux Bruins, on peu dire que le Wild sort largement vainqueur dans ce trade. Kampfer est un jeune défenseur bourré de talent dans l’aspect offensif du poste.

Il m’a beaucoup fait pensé à Jared Spurgeon dans son approche du jeu. Les deux joueurs ont quasiment le même petit gabarit et ont tous les deux une rôle assez similaire sur la glace. Ce sont deux défenseur qui sont là pour délivrer la première passe vers l’offensive et également épaulé les trios offensif. C’est souvent que l’on a vu Kampfer épaulé la seconde vague derrière l’attaque.

Il demeure un jeune joueur. Il y a de grandes chances pour qu’il acquière un poste de titulaire la saison prochaine. Tout ceci sera conditionné par le marché des joueurs libre. Si Fletcher arrive à attirer un ou deux top 4 défenseurs, il n’y aura que peu de place pour lui dans le lineup. Ceci n’est pas un soit un problème car il a tout le temps pour se développer en ligue mineure. Et puis il sera parfait en guise de 7ème défenseur en cas de blessure.

Minnesota Wild – Saison 2011/2012 – Le Bilan.

Une nouvelle saison se termine pour le Wild et une nouvelle fois sans playoffs. Pourtant cet exercice 2011/2012 avait bien commencé ! Bien encré à la barre de la conférence Ouest début décembre, les hommes de Mike Yeo ont vu leur avance fondre littéralement comme neige au soleil avant de tomber dans les fins fonds de la conférence et dans l’oubli. Comment un tel échec, qui est une première dans l’histoire de la ligue nationale, a-t-il pu se produire ? Quels enseignements sont à tirer de ce nouvel échec qui nous permettrons de ne pas les reproduire dans le futur ?

Ce bilan de la saison 2011/2012 va tenter d’y répondre. Etant donné la myriade de sujets à aborder s’agissant de cette saison tellement singulière, je m’efforcerai à vous résumer tout ceci en huit parties (si tout va bien). Avant tout, autant balayer large et s’attarder sur une analyse générale de cette saison.

PARTIE I : « Running to Standstill ».

Cette expression purement anglophone sied parfaitement aux Wild pour décrire leur saison. Pour ceux qui ne sont pas à l’aise avec la langue de Shakespeare, ça signifie littéralement « courir pour rester immobile ». Je ne crois pas qu’il y ait meilleure expression pour décrire la saison que l’on vient de vivre !

Courir? Oui le début de saison fut une belle course dans laquelle cette franchise s’était lancée. La saison morte avait été tellement excitante. Les arrivées de Devin Setoguchi et de Dany Heatley laissaient entrevoir de meilleurs jours dans le Minnesota, notamment quand on connaît les difficultés offensives chronique de cette franchise. Avec Setoguchi, les Wild obtenaient un superbe scorer capable d’apporter de la vitesse et du dynamisme à la première ligne bien trop lente lorsqu’elle était composée de Havlat-Koivu-Miettinen. Setoguchi était le moteur de cette révolution culturel !

Quant à Dany Heatley, son arrivée est tombée d’un coup d’un seul ! Je me revois encore découvrir le matin du 4 juillet 2011 (ça ne s’invente pas) la nouvelle. Le Wild avait besoin depuis le départ de Marian Gaborik d’un excellent scorer, d’un vrai killer. En amenant Heatley dans le Minnesota, tel était l’objectif de Chuck Fletcher. Et puis on a apris dernièrement que le départ de Marty Havlat était inévitable en raison de problèmes de vestiaires le concernant (et concernant également Greg Zanon). Alors quand Fletcher a su qu’il pouvait obtenir Dany Heatley en échange du cancer Havlat, il n’a pas tergiversé cent sept ans.

A l’orée du début de la saison régulière, la fan base des Wild n’était pas pour autant au sommet de son enthousiasme, malgré tous les mouvements effectués par leur manager général. La raison : la méfiance suite à 3 saisons sans playoffs ! Les fans étaient vraiment énervés la saison d’avant à la suite d’une nième élimination. Ainsi le mot d’ordre était simple, pas d’excès de confiance pour les fans. Tous attendaient de voir si réellement ces mouvements allaient créer une vraie dynamique et mettre enfin un coup de pied efficace dans cette fourmilière.

Les premiers matchs n’étaient pas forcément très encourageant mais quand on débute une saison avec un certain nombre de nouveaux visages, on a tendance à être compréhensif et à mettre ça sur le compte de la création de la chimie entre tout ce petit monde. Et ceci allait se confirmer match après match. Les mois de Novembre et la première moitié de celui de Décembre ont été fastes. Les Wild n’ont jamais connu tel record dans leurs 11 années d’existence. Enchainant une série de 17 victoires,  4 défaites et aucune après prolongation, la série des Wild s’étalant du 31 Octobre au 10 Décembre ressemblait clairement à celle d’un champion en titre. La surprise fut totale et beaucoup d’analystes furent pris de court par ce succès précoce d’une franchise que pas mal de monde voyait terminer aux alentours de la 11ème place à l’Ouest (comme à son habitude). Mais début de décembre pas mal de monde commença à prendre le Wild au sérieux dès lors que ces derniers commencèrent à occuper la première place de la ligue, rien que cela ! Mais enchainant une série de 7 victoires consécutives , dont 4 lors d’un road-trip dans la division pacifique, on croyait que c’était pour de bon, cette saison le Wild allait renouer avec les séries !

Mais ça aurait été sans savoir à quel point cette franchise est dépendante de certains de ses joueurs. A partir du 10 Décembre, les choses allaient se gâter pour les Wild. En juste 3 matchs, ils allaient enregistrer les blessures de Pierre-Marc Bouchard, de Guillaume Latendresse et de Marek Zidlicky. Mais celle qui a tiré les Wild vers le bas fut celle de leur capitaine Mikko Koivu. Blessé à une jambe lors de la prolongation face aux Blackhawks, le « kaptain » sera forcé d’être tenu hors de la patinoire pour une durée d’un peu plus d’un mois. Assez pour voir l’équipe sombrer littéralement. Suite à la blessure de Koivu, le Wild a enregistré un triste record de 3 victoires, 13 défaites et 4 défaites après prolongation.

La suite vous la connaissez ! Un enchainement minable durant les mois de Janvier et de Février qui ont mis à bas tous les espoirs développés lors de la première partie de la saison. Au final, cette saison va encore une fois s’arrêter dès le mois d’Avril. Les raisons de ce gâchis sont multiples et l’on va tenter de les mettre en avant.

L’explosion en plein vol du fait des blessures …

La raison principale qui vient à l’esprit de tout le monde est bien entendu le nombre important de joueurs blessés et surtout des joueurs importants.

Une année de plus, Minnesota s’est passé des services de Guillaume Latendresse. L’attaquant de la banlieue de Montréal n’aura pris part qu’à seulement 16 matchs cette saison. Quand on sait qu’il n’a joué que 27 matchs en deux ans, on peut comprendre pourquoi les Wild ont tant de difficultés pour marquer. Aucune équipe ne peut se passer d’un joueur aussi important que Guillaume, surtout dans l’impact physique. Ce fut deux années très difficile pour le club mais surtout pour le joueur encore plus frustré de ne pas pouvoir démontrer qu’il a réellement sa place dans cette franchise.

Ayant subis deux commotions cérébrales coup sur coup cette saison, la carrière de Guillaume a une nouvelle fois été mise entre parenthèses. Que faut-il espérer maintenant pour « Gui » ? Il arrive au terme de son contrat avec compensation dès la fin de la saison. Une chose est sûre il n’est pas en position de force pour négocier son contrat. Deux solutions sont possibles : réduire largement son salaire par rapport à son dernier contrat, ou alors tester le marché des agents libres. Mais sa marge de négociations avec les autres club est très serrée étant donné que les Wild ont des droits sur lui et que s’il veut s’entendre avec une franchise, cette dernière devra dédommager les Wild en leur rétrocédant un tour de draft (potentiellement un 3ème tour 2013).

L’autre grand blessé cette saison est Pierre-Marc Bouchard. Là encore il s’agit d’un blessé récurent. Butch était resté écarté des patinoires pendant 1 an et demi entre 2009 et 2010 suite à une commotion cérébrale contractée lors du deuxième match de la saison 2009/2010 à St Louis. Revenu de loin début 2010, il fera une rechute cette saison même à la suite d’une charge lourde lors d’un match à Edmonton. En 3 ans, PM Bouchard n’aura joué que 97 matchs, soit un peu plus du tiers de chacune de ces saisons …

On le voit bien sans Bouchard et Latendresse, les affaires sont difficiles. Mais quand on y ajoute des blessures de Mikko Koivu, de Devin Setoguchi et plusieurs petits bobos à droite, à gauche, la saison peut rapidement partir en sucette. C’est tout juste ce qu’il s’est passé ! La simple malchance ? Ou alors un problème d’identité ?

Depuis son introduction en tant que Head Coach des Minnesota Wild, Mike Yeo prône un jeu physique et intimident. Tout ceci se base sur un forecheck efficace et notamment sur une défense « sacrifice ». Tout ce que je me demande au regard de cette saison et de sa cohorte de blessures, c’est si tous ces joueurs étaient réellement prêts à jouer 82 matchs (voir plus) avec une telle intensité physique ?

La question mérite d’être posée. A y réfléchir je pense que cette équipe est en pleine transition en ce qui concerne son identité de jeu. Yeo est arrivé en prônant ce système sans pour autant disposer des joueurs capables de l’abattre durant 82 matchs sans risquer de se blesser. Pierre-Marc Bouchard fait partie de ceux ci. On peut ajouter à ça l’erreur individuelle commise et reconnue par Guillaume Latendresse en ce qui concerne son retour au jeu début décembre. Gui y est allé trop fort, trop vite et il en a rapidement payé le prix.

Le marché des joueurs libres risque d’être un peu plus intéressant cette année et Chuck Fletcher devrait faire ses courses en fonction de la nouvelle identité de jeu de son équipe ; du moins c’est ce que j’espère de lui.

La profondeur de l’effectif : bien loin de la fosse des Mariannes …

La profondeur de l’effectif d’une équipe est bien souvent ce qui lui permet de garder son rythme de croisière et de faire face avec efficacité aux multiples blessures qu’elle rencontre durant une saison. Il ne faut pas se voiler la face, les Wild ne sont pas l’unique équipe de la ligue à avoir connu de telles mésaventures en ce qui concerne la santé de ses joueurs. Les autres équipes ont également connues leur part de malchance sur ce terrain et beaucoup d’entre elles s’en s’ont malgré tout bien tirées. Ces dernières avaient soit des individualités que la franchise du Minnesota n’a pas, ou alors une profondeur certaine délivrée par son équipe filiale AHL.

Cette saison a été très instructive sur ce terrain là pour le Wild ! Avec 47 joueurs différents qui se sont succédés cette saison pour porter le chandail de la franchis de St Paul, on peut dire que l’on a eu un aperçu assez large de la profondeur de cet effectif. Qu’ils soient des tauliers ou de jeunes propects, tous ces joueurs venus de Houston ont porté une fois dans la saison ce maillot dont certains n’entre-apercevait pas du tout l’opportunité.

Ce que l’on peut dire sur ces joueurs appelés aux grands travaux c’est que pour la plupart ils sont de bons joueurs pour combler des trous de manière occasionnelle. Mais ils ne sont certainement pas destinés à jouer des rôles de joueur NHL sur une longue période.

Ainsi, cette multitude de joueurs AHL ont fait ce qu’ils ont pu mais à coup sûr ils n’ont pas aidés à maintenir cette franchise sur son rythme du début de saison. Faute de jeune joueurs d’avenir dans l’effectif des Aeros, le Wild a du se contenter de joueur capables tout au plus de jouer un rôle de 4ème ligne dans un effectif NHL.

Mais la profondeur ne s’analyse pas seulement aux joueurs venant des ligues mineurs, mais surtout aux joueurs présents sur les 3ème et 4ème lignes. Si l’on peut souligner la saison exceptionnelle de Kyle Brodziak, le reste de ces joueurs n’ont pas pu répondre aux attentes renouvelées à la hausse durant le court de la saison du fait de la blessures pièces importantes. Ceci montre bien que l’effectif des Wild ne dispose pas de profondeur suffisante pour palier à la blessure de plusieurs de ses pièces maitresses. Mais il y a t il vraiment quelqu’un à blâmer sur cet état de fait ?

On pourrait cibler le manager général, Chuck Fletcher, pour son excès de confiance en cet effectif. A sa décharge, personne ne peut anticiper autant de blessures dans une seule saison. Néanmoins, utiliser 47 joueurs durant la saison prouve deux choses :

–       aucun joueur des Aeros n’a prouvé qu’il pouvait supporter le rythme NHL, ce qui est très inquiétant quand on sait que le but premier d’un joueur AHL est de tout faire pour remettre en cause l’alignement NHL et y faire sa place. Aucun n’y est arrivé cette saison !

–       cette franchise n’a clairement pas déterminé un ordre de priorité pour certains de ses joueurs AHL en ce qui concerne leur capacité à faire une pige en NHL. Quoi qu’il arrive, une équipe NHL a besoin d’un certains nombre de joueur « entre deux eaux ».

Cette profondeur devrait augmenter dès la saison prochaine. Avec tous les jeunes joueurs qui ont signés un contrat dès cette saison avec le Wild, pas mal d’entre eux pourraient soit obtenir une place dans l’effectif premier dès la saison prochaine, ou alors continuer à développer leurs aptitudes avec l’équipe AHL. Tous ces jeunes dotés de capacité techniques et physique certaines pourraient être une bonne solution de remplacement en cas de blessure dans l’équipe première. Fletcher va devoir assurer et surtout bétonner ses arrières s’il ne veut pas revivre un tel capharnaüm dans son effectif. Autant dire que les lignes directes Houston/Minneapolis ont du couter une belle bagatelle à Craig Leipold, le propriétaire des Wild.

Vous avez dit leader ?

Le leadership de cette équipe est un débat récurent ! Chaque année cette question revient sur la table lorsque l’équipe s’effondre. Le premier que l’on montre du doigt, c’est le capitaine Mikko Koivu. Incontestable pour le staff, il reste néanmoins une large frange des fans qui s’interroge réellement sur son efficacité en tant que capitaine de cette franchise. Ces mêmes fans pourraient être, pour ainsi dire, des nostalgiques du système Lemaire qui faisait tourner mois après mois le capitanat. Cette pratique à ses bons comme ses mauvais côtés. Mais pour donner raison à ces fans, force est de constater qu’aucun réel leader (notamment sur le plan statistique) ne semble se détacher de cette équipe.

Comme expliqué un peu plus haut, ceci pourrait à voir aux deux dernières saisons difficile pour le capitaine finlandais en ce qui concerne les blessures. Voir son capitaine tenu hors de la glace pendant une longue période n’aide pas à entretenir une vrai rapport de leadership. Et puis les stats parlent en faveur du finlandais. Sans lui le ratio des Wild est négatif alors qu’il est positif. Cette équipe n’est pas la même sans Mikko et ce n’est pas un hasard si lors des deux dernières saisons la chute des Wild s’est conjuguée avec une longue blessure de Mikko Koivu.

La question du leadership ne demeure pas la simple question du capitanat de Koivu. Pour moi elle est ailleurs. Mikko a été blessé bien trop longtemps ces dernières saisons, c’est un fait ! Mais on ne peut pas lui reprocher de se blesser bien trop souvent quand même. C’est une critique des plus lâches qu’il puisse être.

Là où je m’interroge c’est sur le rôle des prétendus assistants capitaines. En début de saison ses assistants étaient Nick Schultz (parti depuis à Edmonton), Matt Cullen (à domicile) et Dany Heatley (à l’extérieur). En l’absence du capitaine, ces trois personnes n’ont pas su insuffler au groupe le leadership suffisant pour passer outre les blessures. Doit-on les montrer du doigt ? Pas forcément !

On ne se déclare pas assistant capitaine. C’est forcément le staff et le head coach qui choisi ces hommes là. Il y a-t-il eu erreur de casting ? Ca se peut bien. Le leadership de Dany Heatley et difficile à cerner quand on sait qu’il s’agissait de sa première saison avec ce maillot du Wild. Personnellement je me serai gardé cette saison de donner un « A » à Dany Heatley malgré qu’il a été le leader statistique de cette équipe. Des gars comme Cal Clutterbuck ou Kyle Brodziak l’auraient peut être plus mérités.

Cette question du leadership va être une question qui va trotter dans la tête de Chuck Fletcher durant la saison morte. Il veut aller à la pêche aux gros poissons et la raison est évidente : il y a trop de pression sur les épaules de Mikko. Fletcher veut voir cette responsabilité déléguée sur les épaules d’un autre joueur capable d’insuffler lui aussi ce leadership. Il est bien dur dans cette ligue de supporter tout seul les exigences du poste de capitaine.

Avec Jason Zucker, le futur est en marche pour le Wild …

Même si la saison 2011/2012 des Wild est officiellement terminée depuis dimanche et la défaite 3-0 à Washington, il y a de quoi être enthousiaste en cette fin de saison pour les fans de la franchise du Minnesota. Hier soir, on apprenait que le Wild avait conclu une entente avec l’un de ses trois 2nd tour de draft en 2010, Jason Zucker! L’arrivée du joueur de l’université de Denver (Pioneers) n’est que le prélude à l’arrivée de pas moins de 7 prospect dans l’effectif du Wild dès la saison prochaine. Zucker devrait prendre part à son premier match NHL dès jeudi soir contre Florida. Ice & Field se charge des présentations …

Même sans avoir pris part à un seul match NHL dans sa vie, Jason Zucker est rentré dans l’histoire du hockey nord américain dès hier soir et la signature de son contrat avec la franchise des Minnesota Wild. En effet, il devient le premier joueur ayant grandi et s’étant entrainé à Las Vegas devenant officiellement un joueur de la NHL. Jamais dans l’histoire de ce sport en amérique du nord un joueur ayant évolué à Las Vegas et s’y étant entrainé est devenu joueur NHL. Ceci aujourd’hui du passé avec l’arrivée de Jason dans l’effectif des Wild.

Alors pourquoi une arrivée si tardive pour l’ancien ailier gauche des Pioneers de Denver? Tout d’abord on est à une période charnière de la saison où les championnats universitaires arrivent à leur terme. Les Pioneers, qui font partis de la WCHA (Western Collegiate Hockey Association) ont terminés leur saison depuis maintenant deux semaines suite aux finales de ce championnat s’étant déroulée par la même occasion sur la glace du Xcel Energy Center, patinoire des Wild. Dès lors beaucoup d’équipes NHL en profite soit pour signer des joueurs universitaires n’ayant pas été draftés (ou ayant vus leur droits de draft arrivés à leur terme) ou les joueurs dont elles détiennent encore les droits de draft. Avec Zucker, les Wild se classent dans cette dernière catégorie.

Jason Zucker est un joueur atypique! Rapide sur ses patins, énergétique et surtout un vrai buteur. Il est considéré comme un futur 3rd liner (3ème ligne) pour cette équipe. Mais peut être que Jason peut démontrer encore plus. Il sort d’une saison pleine avec les Pioneers. Ayant inscrit 23 buts et compté 45 pts cette saison, il compte parmi les leader de la WCHA dans ces deux catégorie. Il a même été élu meilleur joueur de la ligue la saison dernière avec des stats bien moindres que celles exposées précédemment. Mais en l’intégrant dans l’effectif pro, Chuck Fletcher et son staff espèrent donner à Jason une courte expérience du haut niveau et aux coach une meilleure compréhension du jeu du jeune joueur.

Mais il y a une autre raison à l’arrivée de Zucker à cette période même de la saison. Comme je l’ai dis, la saison est terminée pour les Pioneers. Mais qui plus est Fletcher dispose de 7 jeunes joueurs qui devraient devenir pro la saison prochaine et donc frapper à la porte de la ligue nationale. Il en a déjà signé 6 cette année et il est dans l’attente de la concrétisation du contrat du plus prometteur d’entre eux, Mikael Granlund. Ayant tous signés un Entry Level Contract (ELC), leur bail avec le Wild expire pour tous dans 3 ans. Ceci déplait à Fletcher. En effet, si ses 7 joueurs explosent réellement, dans 3 ans la saison morte risque d’être bien trop épicée pour le Wild pour resigner l’ensemble de ces joueurs. Minnesota serait dans ce cas contraint de se séparer d’un bon nombre d’entre eux pour satisfaire les exigence du cap salarial.

Sachant ça, Fletcher espère dispatcher tous les contrats de ses jeunes joueurs. Comment peut-il faire? En faisant jouer ses jeunes joueurs capable de jouer pour les Wild dès cette saison. Les règles de la NHL sont simple! Pour les joueurs venant des ligues canadiennes, la première année de leur contrat de rookie est considérée comme prise en compte dès lors qu’ils ont pris part à plus de 10 matchs dans la ligue nationale. Pour les joueurs venant des ligues américaine, leur première année est compostée dès lors qu’il prennent part à 1 match NHL. Pour Jason Zucker, se trouvant dans le deuxième cas de figure, sa première année NHL de son ELC sera l’année 2011/2012. Il deviendra donc joueur autonome avec compensation dès le 1er Juillet 2014. Pour les autres joueurs, leur ELC signé cette année arriveront à leur terme le 1er Juillet 2015.

Voilà en quoi Fletcher a un intérêt de faire jouer Zucker dès cette saison avec le Wild. Qui plus est, il veut l’intégrer à l’effectif des Aeros qui prendra part cette année encore aux playoffs de la Calder Cup en AHL.  Il pourrait en faire de même avec Brett Bulmer, le joueur des Kelowna Rockets (CHL) qui a déjà pris part aux 9 premiers matchs de la saison avec le Wild. Pour l’instant son équipe est menée 2-0 au premier tour des séries de la WHL. Bulmer pourrait donc revenir dans le Minnesota pour prendre part à au moins un match et donc atteindre le plateau des 10 matchs nécessaires à consumer la première année de son contrat.

Mais dans cette logique savamment calculée par le staff des Wild pourrait venir s’ajouter un élément d’incertitude : la nouvelle convention collective de la ligue! Les négociations entre la NHL et la NHLPA ne sont pas encore officiellement lancées mais il est sûr que la question du contrat des joueurs et des jeunes joueurs sera abordée. Quid de cette logique si les règles des agents libres changent d’ici l’été? En tout cas le staff des Wild aura pris le risque de parier sur le prolongement des règles actuellement en vigueur.

Zucker est donc le premier des nombreux espoirs à se joindre aux Wild. Dès la saison prochaine pas moins de 7 nouveaux et talentueux jeunes visages s’ajouteront à cette équipe : Jason Zucker, Brett Bulmer, Charlie Coyle (1st round 2010 – St John Sea Dogs), Johan Larsson (and round 2010 – Byrnas IF Gavle), Jonas Brodin (1st round 2011 – Farjestads BK Karlstad), Zack Phillips (1st round 2011 – St John Sea Dogs) et le « sauveur » Mikael Granlund ( 1st round 2010 – HIFK).

La saison 2011/2012 avait déjà été un grand chamboulement dans l’organisation des Wild avec le départ de Brent Burns et de Marty Havlat en contrepartie de Dany Heatley et Devin Setoguchi. Même si ces ajouts n’ont pas aidés le Wild à reprendre part à la joute printanière, ils y contribueront certainement dans le futur. Mais la saison 2012/2013 nous prépare de nouvelles surprises avec tous ces jeunes qui vont débarquer dans le grand club et qui font mettre un grand coup de pied dans cette fourmilière bien morose depuis le début de l’année 2012.
Qui plus est avec le marché des joueurs libres où le Wild a décidé de jouer es premiers rôles, il y a de quoi être très enthousiaste pour la saison prochaine … ou alors dans le cas contraire se pendre! Les sacrifices consenties depuis maintenant 3 ans et l’arrivée de Chuck Fletcher sont proches de payer. Et il ne faut pas oublier que les Wild drafteront selon toutes vraisemblance un joueur du top 5 cette saison et peut être bien que celui ci constituera le 8ème jeune joueur se joignant à l’organisation la saison prochaine.

Enfin vous l’aurez compris, la signature de Jason Zucker commence à faire souffler un doux vent de jeunesse, de talent et surtout d’espoir sur les plaines du Minnesota qui en a cruellement besoin …

Minnesota en route vers la loterie …

Au moins ça sera la bonne nouvelle de cette saison : gagner la loterie et se positionner parmi les trois premiers tours de draft! Attraper un Ryan Murray, un Filip Forsberg ou encore un Alex Galchenyuk serait la meilleure chose qu’il puisse arriver à cette franchise quelques saisons. Bien évidemment le repêchage de Mickael Granlund en 2009 était déjà un énorme pas en avant mais pour être vraiment crédible à l’avenir, il faut s’entourer d’un vrai noyau de jeunes espoir, ce que Fletcher a fait depuis son arrivée. Donc ajouter un joueur du top 5 dans cette draft serait comme un point d’orgue et conclurait (du moins je l’espère) la phase de reconstruction de la franchise via les différentes drafts. Avec 4 premiers tours et 4 deuxièmes tours d’avenir, la franchise serait enfin armée pour le futur.

Pour en revenir aux dernières performances de l’équipe, je pense que le constat qu’en fait Mike Yeo au sortir du match d’hier soir contre les Flames (défaite 4-3) est le bon. Il y a seulement un petit noyau de joueurs – 4 ou 5 tout au plus – qui se donneront sur les 82 matchs de saison régulière. Quand es-ce que l’on purgera efficacement cet effectif? La saison prochaine j’espère! Mike Yeo a lui même cité un nombre de 5 à 6 joueurs qui ne se donnent pas durant tous les matchs. Une idée sur leur identité? Spontanément je vous direz Darroll Powe, Warren Peters, Nick Johnson, Nate Prosser et Marco Scandella … oui Marco Scandella! Le joueur que pas mal de fans des Wild considèrent comme le futur de cette franchise en défense. Marco peut être un très bon défenseur : physique, bon dans la relance, toujours juste dans ses interventions. Mais par moment ses shifts deviennent vraiment douteux surtout avec des turnover à la pelle, comme se fut le cas hier soir.

Je conçois très bien que Marco est encore jeune et qu’il a énormément à apprendre. Mais là est tout le problème des Wild cette année. On doit se reposer sur un garçon qui n’a pas encore assimilé toutes les subtilités tu poste de défenseur dans la ligue nationale. J’ai envie de dire que c’est toute l’histoire de cette saison. Quand on regarde l’effectif tel qu’il est aujourd’hui, j’ai envie de dire que seulement la moitié des joueurs ont un profil de NHLer. Des gars comme Jed Ortmeyer, Warren Peters, Nick Johnson et Nick Palmieri n’ont pour le moment rien à faire en NHL, du moins à temps plein. Mais au final tout ceci prouve une chose : un nombre considérable de joueurs se sont retrouvés propulsés vers des responsabilités qu’ils ne peuvent pas tenir dans la ligue nationale. Quand on voit que Darroll Powe est aligné depuis un bon nombre de match en tant que deuxième ailier gauche de l’équipe, tu ne peux pas espérer gagner grand nombre de match. J’ai un grand respect pour Darroll, mais tout au plus c’est un 3rd liner et rien de plus. Espérer le voir abattre un boulot de joueur de deuxième trio, c’est tout simplement utopique. Et son exemple n’en est qu’un parmi tant d’autres …

La saison est donc depuis plusieurs jours terminée. Now what? Doit-on continuer à se battre comme des chiffonniers pour l’honneur et tout et tout? Ou doit-on se saborder? Je pense que même si cette équipe affirme publiquement qu’elle va se battre sur le reste des matchs cette saison, il ne remportent que quelques victoires d’ici la fin de la saison régulière et termineront quand même dans la cave avec un pourcentage acceptable pour espérer gagner la loterie. Il règne un tel aveux d’impuissance dans cette formation que toute bonne volonté ne suffira pas à remettre cette franchise dans le droit chemin cette saison. Yeo a tout mon respect pour continué à vouloir se battre comme au premier jour. Je suis vraiment mal à l’aise pour lui qui a du passer plusieurs nuits blanches ces derniers mois à se demander qu’es-ce qu’il avait loupé, ce qu’il faisait de mal.

On pourrait en vouloir aux nouveaux arrivants. Depuis son arrivée, l’impact de Tom Gilbert est très critiquable. Une cible facile? Oui tout à fait. Les fans qui s’en prennent directement à ce joueur font littéralement preuve de bassesse à son égard. Pas facile de passer d’une équipe comptablement minable à un équipe sportivement minable …Mais bon quand tu remplace un gars qui était là depuis 10 ans et qui n’avait pas grand chose à se reprocher (pour la majeur partie des fans), ce n’est pas facile. Personnellement, je commencerai à juger Tom Gilbert au début de la saison prochaine.

Cet article est peut être mon dernier sur les Wild avant la fin de la saison tellement qu’il n’y a plus rien à dire sur cette équipe 2011/2012. Il reste aujourd’hui 13 matchs à jouer. A la fin de la saison régulière on pourra enfin commencer à regarder officiellement vers la draft et surtout vers le marché des joueurs autonomes qui promet d’être, je l’espère, détonant pour Minny :).

Minnesota Wild – Février : les notes.

J’entamais mes mots d’introduction de mon article sur les notes du mois de janvier en qualifiant ce dernier de catastrophique. Qu’es-ce que je pourrai dire pour le mois de février? Tout simplement que je suis encore et toujours sur le cul. Désormais je vous le dis sans détour plus rien ne m’importe concernant cette équipe version 2011/2012. Vivement que l’on connaisse le champion de la Stanley Cup et que l’on passe rapidement à la draft et à la saison morte qui promet d’être relativement intéressante pour cette franchise.
Comme sportivement les résultats sont minables, le seul temps fort de ce mois de février aura été la trade deadline qui a vu les départs de « cadres » (j’insiste sur les guillemets) défensifs en la personne de Marek Zidlicky (New Jersey), Greg Zanon (Boston) et surtout Nick Schultz (Edmonton) qui pour beaucoup était la face de la franchise.

Voici le tableau récapitulatif des résultats du mois (où vous verrez un max de L …) :

  • Minnesota Wild @ Colorado Avalanches : 1 – 0  W
  • Minnesota Wild @ Dallas Stars : 1 – 2  L (SO)
  • Minnesota Wild @ Columbus Blue Jackets : 1 – 3  L
  • Vancouver Canucks @ Minnesota Wild 5 – 2  L
  • Columbus Blue Jackets @ Minnesota Wild3 – 1  L
  • Anaheim Ducks @ Minnesota Wild2 – 1  L
  • Winnipeg Jets @ Minnesota Wild4 – 3  L (SO)
  • Minnesota Wild @ Saint Louis Blues : 0 – 4  L
  • Boston Bruins @ Minnesota Wild « Hockey Day in America » : 0 – 2  W
  • Minnesota Wild @ Florida Panthers : 3 – 2  W (SO)
  • Minnesota Wild @ Dallas Stars : 1 – 4  L
  • San José Sharks @ Minnesota Wild3 – 4  W
  • Los Angeles Kings @ Minnesota Wild : 4 – 0  L

Finalement les quelques victoires de ce mois de Février n’auront été qu’en trompe l’oeil. La victoire initiale dans le Colorado et contre les Bruins lors de l’annuel « Hockey Day in America » n’aura été possible que grâce aux superbes sorties de Nicklas Backstrom ces deux soirs là. Pour les victoires contre les Sharks et les Panthers, deux anomalies dans un tableau largement dominé par la médiocrité. Cette équipe a perdue toute crédibilité avec toutes ces défaites apposées sur son tableau de chasse 2011/2012. Les très bon début de saison est même tombé en désuétude … tout cela en 2 mois! Comme le dit si bien l’expression, c’est à la fin de la représentation que l’on paye les artiste.

Mois de Février : 4 – 7 – 2

Maintenant on va passer au sujet même de cet article, les notes joueurs par joueurs. Pour que vous compreniez un peu tout, je vais vous exposer les quelques règles de ma notation. Tout d’abord sachez que je note les joueurs ayant disputés la moitié ou plus des matchs du mois. Pour ce match de février comprenant 13 matchs, ce sera donc un seuil de 6 matchs … Pour ce qui est du système de notation le voici : 0 : joueur suspendu; 1 : mois catastrophique; 2 : très mauvais mois; 3 : mauvais mois; 4 : mois terne; 5 : mois moyen; 6 : assez bon mois; 7 : bon mois; 8 : très bon mois; 9 : mois remarquable; 10 : mois parfait.

Nom du joueur                         Buts    Assist   Points   +/-                                Note (/10)

* Première Ligne :  4,83/10

  1. Dany Heatley (A) , AG :   2G   –   6A   –   8pts   -1                                         5,5/10
  2. Kyle Brodziak , C :            2G   –   2A   –   4pts  -6                                          3/10
  3. Devin Setoguchi , AD :    5G   –   3A   –   8pts     -3                                       6/10

* Deuxième Ligne : 2,67/10

  1. Cal Clutterbuck, AG :       1G   –   1A   –   2pts    -3                                         3/10
  2. Matt Cullen , (A) , C :        3G   –   0A   –   3pts    -1                                       2,5/10
  3. Nick Johnson , AD :         0G   –   1A   –   1pt      -5                                        2,5/10

* Troisième Ligne : 1,17/10

  1. Darroll Powe , AG :           0G   –   0A   –   0pts     -7                                    2/10
  2. Erik Christensen, C :       0G   –   0A   –   0pts    -11                                    0,5/10
  3. Carson McMillan , AD :      0G   –   0A   –   0pts    +0                                    1/10

* Quatrième Ligne : 3,83/10

  1. Matt Kassian, AG :          0G   –   0A   –   0pts       -1                                       4/10
  2. Warren Peters , C :          0G   –   0A   –   0pts         -2                                   3,5/10
  3. Jed Ortmeyer , AD :          1G   –   0A   –   1pt          +1                                  4/10

* Lignes défensives : 4/10

  1. Jared Spurgeon , D :        0G   –   5A   –    5pts     -3                                    5/10
  2. Marek Zidlicky , D   :        0G   –   3A   –   3pts     0                                      4/10
  3. Justin Falk , D :                   0G   –   0A   –   0pts      -7                                   3/10
  4. Nate Prosser , D  :              0G   –   2A   –   2pts        -10                                2/10
  5. Nick Schultz , (A) , D :      1G   –   0A   –   1pt       -5                                      4/10
  6. Greg Zanon , D :                 1G   –   0A   –   1pt       +1                                     5/10
  7. Marco Scandella , D :       0G   –   2A   –   2pts        -4                                   5/10

* Gardiens : 4,5/10

Nom                                        Victoires        GAA     % arrêts      Blanch.

  1. Nick Backstrom , G  :        4W     –     2.60   –    90,90%   –   2                    5/10
  2. Josh Harding , G     :         0W     –      3.05   –    89.83%   –   0                   4/10

* Entraineur : 

Mike Yeo :  4W  –  7L  –  2OT             3/10

Comme le mois dernier, je n’ai pas le temps de détailler le pourquoi du comment de toutes mes notes. Sachez juste qu’elles sont savamment déterminée en fonctions des stats, de l’impact sur l’équipe et de l’habitude générale du joueur vis à vis du collectif. Je vous donne donc mes deux top 3 :

*Top 3 :

  1. Devin Setoguchi : Devin a été le seul attaquant qui a conservé des stats dignes de son niveau ce mois ci. Sans lui, qui saurait où l’on serait ? Il a marqué des buts déterminants et n’a cessé de se battre dans des matchs où le résultat était scellé. Le but à Colorado avant-hier soir prouve cette détermination. Le fait qu’avec 5 buts ce mois ci, Devin égalise sa meilleure performance mensuelle en terme de buts. Il égale également sa meilleur performance mensuelle en terme de points. Un mois convenable pour lui.
  2. Dany Heatley : Petit à petit, Dany devient indispensable pour cette organisation, surtout en l’absence de Mikko Koivu. Le problème majeur c’est que Dany n’a pas l’impact que Mikko peut avoir sur cette équipe. En même temps on ne peut pas lui demander lors de sa première saison d’être illico presto le leader statistique et le leader dans le vestiaire. Sur un plan personnel, Dany n’a rien à se reprocher. Il effectué match après match le boulot qui lui est demandé point barre. Il faut dire que pour ne pas arranger les choses il a été assez frustré lors de ces derniers matchs touchant à de nombreuses reprises les montants. La situation ambiante ne l’aide pas …
  3. Nicklas Backstrom : Pas facile d’être gardien dans ce grand marasme. Pourtant Nick est arrivé à nous sortir deux blanchissage dans ce mois minable. Le plus impressionnant aura été celui du Hockey Day in America face aux Bruins : 48 arrêts, un record pour lui dans un blanchissage. Rien que pour cela Nick méritait d’être dans les 3 étoiles de ce mois ci; et puis il faut dire que ce n’était pas très difficile de monter sur ce podium. Malgré toute la merde que l’équipe nous a livré au cours de ce mois, Nick conserve des stats dignes de son statut.

*Bottom 3 :

  1. Erik Christensen : Autant dire que pour ce bottom 3, le choix est large! Mais celui qui représente le plus cette déroute en marche, c’est bien la recru du mois de février, Erik Christensen! Initialement recruté pour apporter de l’expérience et surtout pour sa capacité à inscrire des pénalty, élément déterminants dans les matchs serrés allant en SO, surtout quand on sait que tous les points sont importants dans la course aux séries. Mais avec l’effondrement de l’équipe, la place de Erik Christensen dans cette formation est nulle, comme ses statistique. Erik Christensen n’est qu’une ombre depuis qu’il est arrivé. S’il partait aujourd’hui même des Wild, personne ne remarquerait qu’il est passé par ce club : pas un but, pas une passe, pas un point! Aberrant …
    C’est clairement un échec sur le plan du recrutement effectué par Chuck Fletcher qui voit évolué avec le Wild un joueur bien différent de celui qu’il a connu du côté de Pittsburgh quand il était GM adjoint …
  2. Carson McMillan : McMillan n’aura joué que 6 matchs avec les Wild. Sa sélection dans ce bottom 3 est plus un symbôle de l’impuissance des joueurs des Aeros. On a longtemps pensé que la majeure partie des Aeros arriveraient à palier les blessures des joueurs titulaires de l’équipe NHL. Mais au fur et à mesure que les blessures se sont succédées, les jeunes joueurs des Aeros ont été dépassés. McMillan est sélectionné dans ce bottom 3 en guise de symbole de tous les joueurs qui n’ont pas (n’auront pas) une carrure NHL et qui sont passés dans cette équipe cette année …
  3. Nate Prosser : Pas mal de monde se gargarisait des belles performances du jeune Prosser en début de saison, moi le premier. Mais une fois sa prolongation de contrat dans la poche, le niveau de jeu de Nate s’est effondré comme un château de cartes … Résultat, ses stats du mois de février son abominables! Avec un ratio de -10, il montre qu’il dessert plus son équipe qu’il ne lui rend service, comme se fut le cas en début de saison. Prosser a encore beaucoup à apprendre et un stage en AHL ne serait pas du luxe, si seulement le staff pourrait se le permettre!

La saison est d’ores et déjà fini pour les Wild! Chuck Fletcher l’a vite compris et a essayé de faire le plus de place possible dans son cap space en vue du marché des joueurs autonomes du 1er Juillet prochain. Les causes de cette dégringolade sont diverses. La principale ce sont bien évidemment les blessures qui tant dans le moment où elle sont intervenues, que sur les personnes qu’elles ont touchées ont été fatales. Perdre Mikko Koivu à la mi-décembre aura bien plombé la formation. On était à une période où après un début de saison extraordinaire, certains joueurs en sur-régime depuis début novembre cherchaient à se reposer sur les leaders. Le problème c’était que les leaders tombaient au champ d’honneur les uns après les autres.

Après deux mois de dérive constante, Fletcher a bien compris que plus rien ne serait possible cette année et qu’il fallait se résoudre à louper les séries une année de plus et espérer que finalement un bon marché des joueurs autonomes et l’arrivée de certains jeunes espoirs pourrait relancer cette franchise. Là où la saison dernière on avait critiqué l’immobilisme de Fletcher à la dealine (les joueurs les premiers) cette année il a pris les devants. Avec aujourd’hui, 20M$ de space, il a de quoi réalisé de beaux achats durant la saison morte.

Mais avant tout la kraft arrive à grand pas et là aussi, avec un premier tour haut, les Wild pourraient voir arriver un nouveau joueur pour la saison prochaine. La face de la franchise chance; en bien, en mal? Ca le futur nous le dirat. Mais en tout cas il y avait vraiment besoin d’un bon gros coup de pied dans la fourmilière, quitte à sacrifier cette saison. Espérons que l’on tire tous les enseignements de cette saison très très décevante au final …

Pour finir je termine avec le programme du mois de Mars :

  • Minnesota Wild @ Montréal Canadiens, mar. 1st, 7:00 ET (1:00 Fr)
  • Minnesota Wild @ Détroit Red Wings, mar. 2nd, 7:30 ET (1:30 Fr)
  • Colorado Avalanches @ Minnesota Wild, mar. 4th, 7:00 ET (1:00 Fr)
  • Minnesota Wild @ Colorado Avalanches, mar. 6th, 9:00 ET (3:00 Fr)
  • Minnesota Wild @ Phoenix Coyotes, mar. 8th, 9:00 ET (3:00 Fr)
  • Calgary Flames @ Minnesota Wild, mar. 11th, 6:00 ET (23:00 Fr)
  • Dallas Stars @ Minnesota Wild, mar. 13th, 8:00 ET (1:00 Fr)
  • Carolina Hurricanes @Minnesota Wild, mar. 17th, 2:00 ET (19:00 Fr)
  • Vancouver Canucks @ Minnesota Wild, mar. 19th, 8:00 ET (1:00 Fr)
  • Calgary Flames @ Minnesota Wild, mar. 22nd, 8:00 ET (1:00 Fr)
  • Minnesota Wild @ Buffalo Sabres, mar. 24th, 7:00 ET (0:00 Fr)
  • Minnesota Wild @ Washington Capitals, mar. 25th, 5:00 ET (23:00 Fr)
  • New York Rangers @ Minnesota Wild, mar. 27th, 8:00 ET (2:00 Fr)
  • Florida Panthers @ Minnesota Wild, mar. 29th, 8:00 ET (2:00 Fr)
  • Los Angeles Kings @ Minnesota Wild, mar. 31st, 8:00 ET (2:00 Fr)

Minnesota fait le ménage et regarde vers l’avenir …

Les Wild sont toujours dans la course aux séries en cette fin février. Pourtant, contrairement à la saison dernière, Chuck Fletcher, le manager général, a refusé le statut quo. En cette dernière journée d’échange dans la NHL, la franchise du Minnesota a décidée de revoir profondément la composition de son escouade défensive. Avec le départ de l’emblématique Nick Schultz à Edmonton, en échange du natif de la banlieue de Minneapolis Tom Gilbert, et le départ de Greg Zanon pour Boston en échange du jeune Steven Kampfer, Fletcher envoie plusieurs signaux à cette équipe qui n’a cessé de décevoir depuis le début de l’année 2012. Il apparait clairement aujourd’hui que personne n’est indispensable dans cette équipe, même quand on y est depuis 10 ans.

Cette trade deadline n’a as été facile à avaler pour les plus fervents fans des Wild. Autant le fait qu’il y ait du changement dans l’effectif ne choque pas en soit; mais le plus étonnant pour tous a bien été le transfert de Nick Schultz, au club depuis 10 ans et sa draft par le Wild. Nick Schultz c’est 743 matchs en NHL et tous sous l’uniforme des Wild. Drafté en 2001 par la franchise du Minnesota, il aura était de toutes les grandes émotions de cette équipe. Ayant connu le superbe run de 2003, la fin de l’aire Lemaire, la pige de Todd Richards… Bref comme le disait Cal Clutterbuck juste après avoir appris le départ de son coéquipier : « Il était la figure de cette franchise. Il était là depuis 10 ans ». Le départ de Nick Schultz est tombé comme un vrai coup de massue et certains fans dans le Minnesota n’arrivent toujours pas à digérer ce départ.

Oui mais voilà, Chuck Fletcher a bien compris que pour faire avancer ce club, la nostalgie et le conservatisme ne sont pas la solution. Oui Nick était un vrai leader dans les vestiaires, il n’avait rien à se reprocher; au final il est juste la « victime » du système de la NHL. Tous les joueurs le connaissent et tous les joueurs l’acceptent. Cette journée est une vrai distraction pour nous les fans, mais pour les joueurs c’est clairement un moment difficile. Tu peux d’un moment à l’autre recevoir un appel de ton manager général et te retrouver dans un autre club de l’autre côté du pays …

Depuis le départ de Zidlicky, il manquait un vrai shooter à la ligne bleue et surtout un vrai puck moving denfenseman (PMD). Kurtis Foster, arrivé du New Jersey en retour de Zidlicky, ne pouvait pas à lui tout seul suffire aux besoins de passeurs dans l’escouade défensive des Wild. C’est pour cela que Fletcher a jeté son dévolu sur Tom Gilbert. Gilbert, un natif de Bloomington dans le Minnesota, est un vrai passeur, scorer mais également un défenseur de taille. Bref Fletcher a bien identifié le problème de cette équipe : il a un vrai besoin de défenseurs capables de soutenir l’effort des attaquants! Combien de fois ai-je entendu les fans se plaindre encore et toujours cette saison du manque d’offensives. Quand on a Heatley, Koivu, Setoguchi, Bouchard, Latendresse, Cullen, Brodziak dans son effectif, on ne peut pas dire que cette équipe n’a pas d’atout offensif. Le vrai problème, je le répète insatiablement depuis un bon moment, c’est l’absence de défenseurs capable de lancer ces attaquants. Combiens de minutes Dany Heatley ou Devin Setoguchi passent dans la zone défensive durant un match? Bien trop. Il est vraiment difficile pour un sniper de prendre la charge du palet depuis sa zone défensive pour l’apporter en zone offensive. Ca c’est le boulot des défenseurs normalement. A part Jared Spurgeon, pas un défenseur est capable de porter le puck au moins jusqu’à la ligne rouge et de créer du jeu derrière. L’ajout de Tom Gilbert a pour objectif d’améliorer cet aspect du jeu.

L’autre arrivée de la deadline, c’est le jeune Steven Kampfer en provenance de Boston. Il est la contrepartie du départ de Greg Zanon chez les champions en titre. Kampfer est un PMD prometteur qui a fait quelques piges avec les Bruins la saison dernière et a prouvé qu’en plus d’être un passeur prometteur il est un défenseur avec une technique remarquable capable de marquer. En somme, ce dont cette équipe a besoin! Même si dans l’immédiat il sera envoyé à Houston pour se développé un peu plus et prendre du temps de glace suite à une blessure contracté en début de saison, l’objectif est d’en faire un vrai NHLer d’ici peu, peut être dès la saison prochaine. Là Fletcher améliore sa deuxième logique pour cette franchise : le développement constant d’espoirs. Loin est l’époque où quand Chuck Fletcher est arrivé, Casey Wellman était le plus grand espoir des Wild. Les choses ont bien changés en 3 ans, et sans aucuns doutes dans le bon sens.
En tout cas le départ de Greg Zanon semblait dans l’air depuis quelques semaines. Il a apporté énormément à cette équipe dans le secteur purement défensif et notamment en ce qui concerne le blocage de tirs. Mais au final, Zanon qui deviendra agent libre au 1er Juillet prochain, le Wild disposant d’une certaine profondeur en terme de défenseurs purement défensifs, le vétéran de 31 ans apparaissait comme une monnaie d’échange certaine pour le Wild en vue d’attirer un PMD. Il allait à coup sûr intéresser certains prétendant; Boston confirme cela.

Avec Zidlicky parti, Schultz et Zanon, Chuck Fletcher se débarrasse de plus de 8M$ sur sa masse salariale. De quoi lui laisser un espace certains pour faire des achats au 1er Juillet prochain et re-signer certains de ses joueurs arrivant au terme de leur contrat. Avec 20M$ disponibles, Fletcher a de quoi composer une belle équipe pour la saison prochaine. L’équilibre recherché est celui d’une équipe compétitive avec un dose certaine de jeunes joueurs prometteurs.
Avec cet espace libéré dans la masse salariale, il ne fait plus aucun doute que Fletcher et le propriétaire Leipold vont courir derrière les gros poissons du prochain marché des joueurs libres au 1er Juillet. Les noms qui reviennent le plus : Zach Parise et Ryan Suter. Pour le premier, le capitaine des Devils, il ne fait plus aucun doute depuis quelques mois que la franchise souhaite ramener le natif du Minnesota à la maison. Sa situation avec les Devils ne devrait pas évoluer tant que New Jersey sera en course pour quelque chose. Ce n’est pas dans l’habitude du manager général des Devs, Lou Lamoriello, de négocier avec ses joueurs pendant la saison. Avec les difficultés financière de la franchise de Newark, Zach Parise pourrait devenir le gros poisson de ce prochain marché des joueurs libres. Mais encore faudra-t-il que les Wild arrivent à le convaincre de signer à long terme avec une franchise moribonde depuis plusieurs saisons.

Pour Ryan Suter les choses semblent plus dépendre de la capacité des Predatos a devenir un prétendant sérieux. Lors de cette deadline, le DG de Nashville, David Poile, a semble-t-il franchi ce pas en recrutant Andreï Kostitsyn et Paul Gaustad. Néanmoins rien ne nous prouve qu’ils connaitront ne succès avec les Preds et surtout que Poile disposera de l’espace nécessaire pour conserver ses deux défenseurs stars, Shea Weber et Ryan Suter. S’il viendrait à en abandonner un, il y a fort à parier qu’il s’agirait de Ryan Suter, Weber étant le capitaine des Preds.

Certains analystes pensent que le Wild commence à avancer d’ores et déjà ses pions sur les dossiers Suter et Parise. C’est une fine stratégie qui prouve au combien signer un bon joueur ne relève pas simplement du nombre de zéros apposés sur le chèque proposé. C’est Pierre McGuire, célèbre analyste de NBC, qui a remarqué le premier quelque chose que personne n’avait perçu dans l’échange de Nick Schultz avec Tom Gilbert. Comme je vous l’ai dis un peu plus haut, Gilbert est un natif de Bloomington, ville de la banlieue des Twin Cities. A ce titre il a évolué dès son enfance au sein des équipes locales de la capitale. C’est à cette époque qu’il a lié une amitié avec un certain Zach Parise. Les deux ont joués dans la même équipe quand ils étaient gamins.
En ce qui concerne Ryan Suter, lequel est natif du Wisconsin, état voisin du Minnesota, les deux se sont rencontrés à l’époque du Collège (lycée pour nous en France). Gilbert avait immigré dans le Wisconsin pour ses années Collège et y a donc rencontre Ryan Suter là bas.

C’est trop évident pour être une simple coïncidence! Leipold a ouvertement confirmé que Minny suivrait de très près Ryan Suter et Zach Parise dès le prochain marché des joueurs autonomes. Recruter Gilbert est un argument de plus pour réunir les deux potes que sont Suter et Parise dans la même équipe. Tout porte donc à croire que cette deadline marque le coup d’envoi du forcing des Wild dans l’acquisition de Suter et de Parise au 1er Juillet prochain. S’ils sont disponibles au 1er Juillet prochain, les signeront-ils tous les deux? Rien n’est moins sûr! Pas mal d’équipes lorgnes Suter et Parise et ces formations ont certainement bien plus d’arguments que les Wild. C’est pour cela que Fletcher essaye de mettre tous les arguments de son côté dans ce dossier.

Après un jour de recul je suis globalement satisfait des opérations faites par Chuck Fletcher lors de cette deadline. Il a réussi à se débarrasser du problème Zidlicky, il a libéré du space pour être offensif dès le 1er Juillet prochain et il a identifié clairement le problème de cette équipe : la nécessité d’avoir des PMD! Même si l’échange de Nick Schultz m’a choqué sur le coup, je dois dire qu’à y réfléchir un peu plus, cet échange n’est pas si absurde que ça si Gilbert s’avère être un défenseur capable de faire jouer un peu plus les attaquants et à propulser la rondelle au fond de la cage un peu plus souvent que Schultz.

Si Fletcher arrive à attirer le monde qu’il souhaite à la deadline, je pourrait alors dire que cette homme a transformé cette franchise à la dérive et sans ambition quand il l’a prise en une franchise organisée qui veut se mêler au bal des prétendants.

Minnesota Wild – Janvier : les notes.

En un seul mot : catastrophique! C’est tout simplement ce qu’a été ce mois pour les Wild. Leur avance du début du mois de décembre a fondu comme neige au soleil depuis la mi-décembre jusqu’à la fin de ce mois de Janvier qui aura couté cher à Minnesota, autant en terme de points que d’hommes. Les blessures de Mikko Koivu et de Pierre-Marc Bouchard sont les deux grosses pertes pour cette équipe qui, conjointement à ces blessures, a perdue toute crédibilité offensive durant ce mois.
Mike Yeo a montré ses premières limites dans sa première année derrière un banc NHL. Au final il semble avoir pu remettre son équipe en ordre de marche mais que ce fut long et surtout couteux. Avec une série de 11 matchs sans succès à l’extérieur, la qualification pour les playoffs qui se présentait bien au début du mois de décembre est aujourd’hui incertaine. Avec cette avance disparue, l’équipe doit repartir au charbon et mettre le bleu de chauffe pour ne pas tomber dans une énorme désillusion … encore!

Voici le tableau récapitulatif des résultats du mois :

  • Minnesota Wild @ Vancouver Canucks : 3-0  L
  • Minnesota Wild @ Calgary Flames : 3-1  L
  • San Jose Sharks @ Minnesota Wild : 5-4  W (SO)
  • Minnesota Wild @ Chicago Blackhawks : 5-2  L
  • Minnesota Wild @ Saint Louis Blues : 3-2  L (SO)
  • Minnesota Wild @ Philadelphia Flyers : 5-1  L
  • Minnesota Wild @ Toronto Maple Leafs : 4-1  L
  • Dallas Stars @ Minnesota Wild : 5-2  W
  • Minnesota Wild @ Colorado Avalanches : 3-2  W
  • Nashville Predators @ Minnesota Wild : 5-4  L

Ce n’est donc que le 21 janvier dernier, à l’occasion de l’annuel « Hockey Day in Minnesota », face à l’ancienne franchise de cet état les Stars que les Wild ont retrouvés le chemin de la victoire. Qui plus est, le match suivant, cette équipe mettra fin à la série de 11 défaites de rang à l’extérieur en s’imposant, après un match convainquant, face aux Avalanches. Ce match de Dallas a été un vrai déclic pour ce groupe et une révélation pour certains joueurs fraichement appelés, comme le jeune Chad Rau, originaire du Minnesota et jouant son premier match devant sa famille et un Xcel Energy Center plein comme un oeuf. Bref ce match est un référentiel fort dans le renouveau des Wild en cette fin janvier. Depuis lors, l’équipe est sur un record de 3 victoires et une défaite, défaite au combien rocambolesque face aux Predators mardi dernier.

Mois de Janvier : 3 – 6 – 1

Maintenant on va passer au sujet même de cet article, les notes joueurs par joueurs. Pour que vous compreniez un peu tout, je vais vous exposer les quelques règles de ma notation. Tout d’abord sachez que je note les joueurs ayant disputés la moitié ou plus des matchs du mois. Pour ce match de décembre comprenant 15 matchs, ce sera donc un seuil de 7 matchs … Pour ce qui est du système de notation le voici : 0 : joueur suspendu; 1 : mois catastrophique; 2 : très mauvais mois; 3 : mauvais mois; 4 : mois terne; 5 : mois moyen; 6 : assez bon mois; 7 : bon mois; 8 : très bon mois; 9 : mois remarquable; 10 : mois parfait.

Nom du joueur                         Buts    Assist   Points   +/-                                Note (/10)

* Première Ligne :  7/10

  1. Dany Heatley (A) , AG :   5G   –   5A   –   10pts   +1                                     7,5/10
  2. Mikko Koivu (C) , C :       0G   –   1A   –   1pts  -2                                          5/10
  3. Devin Setoguchi , AD :    2G   –   3A   –   5pts     -3                                       4/10

* Deuxième Ligne : 7/10

  1. Casey Wellman , AG :       0G   –   3A   –   3pts    -4                                     5/10
  2. Matt Cullen , (A) , C :        1G   –   5A   –   6pts    -5                                       5/10
  3. Cal Clutterbuck , AD :      3G  –  1A  –  4pts    -5                                          4,5/10

* Troisième Ligne : 6/10

  1. Darroll Powe , AG :           1G   –   2A   –   3pts     -1                                    5/10
  2. Kyle Brodziak , C :            3G   –   4A   –   7pts    -1                                    6/10
  3. Nick Johnson , AD :         2G   –   2A   –   4pts    +0                                    5,5/10

* Quatrième Ligne : 4,625/10

  1. David McIntyre, AG :          1G   –   1A   –   2pts       -1                                  4,5/10
  2. Warren Peters , C :          1G   –   2A   –   3pts         -2                                   4,5/10
  3. Brad Staubitz , AD :         0G   –    0A   –   0pts     -1                                   2,5/10
  4. Carson McMillan , C :        1G   –   1A   –   2pts        +1                                   5/10

* Lignes défensives : 5,86/10

  1. Jared Spurgeon , D :        1G   –   1A   –    2pts     +1                                  6/10
  2. Marek Zidlicky , D   :        0G   –   2A   –   2pts     -6                                    1/10
  3. Justin Falk , D :                   1G   –   3A   –   4pts      -3                                   5/10
  4. Clayton Stoner , D  :          0G   –   1A   –   1pt        -5                                  3/10
  5. Nick Schultz , (A) , D :      0G   –   0A   –   0pts      +1                                  4/10
  6. Greg Zanon , D :                 0G   –   2A   –   2pts      -3                                  3/10

* Gardiens : 7,5/10

Nom                                        Victoires        GAA     % arrêts      Blanch.

  1. Nick Backstrom , G  :        1W     –     3.03   –    90,53%   –   0                  5/10
  2. Josh Harding , G     :         2W     –      3.55   –    89.61%   –   0                   4,5/10

* Entraineur : 

Mike Yeo :  3W  –  6L  –  1OT             4/10

Comme le mois dernier, je n’ai pas le temps de détailler le pourquoi du comment de toutes mes notes. Sachez juste qu’elles sont savamment déterminée en fonctions des stats, de l’impact sur l’équipe et de l’habitude générale du joueur vis à vis du collectif. Je vous donne donc mes deux top 3 :

*Top 3 :

  1. Dany Heatley : Lors de mes notes du mois de Novembre, j’exposais tout mes griefs à l’encontre de Dany Heatley : peu investi, pas décisif, Heater était tout simplement que l’ombre d’un joueur star dans cette formation. Avec la blessure de Mikko à la mi-décembre, on espérait un sursaut de Dany pour contre-balancer la perte du Kaptain. Je dois avouer que je ne m’attendais pas à voir Heatley aussi réactif dans ce mois de Janvier. Alors que son équipe s’écroulait, Dany a été le seul et unique joueur à avoir élevé son niveau de jeu ce mois ci. Les mauvaises langues diront que ce bon mois n’en n’est que statistique et qu’au final le bon mois sur le plan comptable de Dany n’a rien apporter aux Wild. Sur ce mois ci, sans doute. Mais à y réfléchir, j’ai bien l’impression que ça y est, Dany est bel et bien installé dans cette équipe. Qui plus est, la blessure de Mikko a poussé Mike Yeo a créer de nouvelle lignes. La plus improbable d’entre elles est sans aucun doute la plus surprenante : Heatley – Brodziak – Johnson. Avec cet alignement, Heatley s’épanouit.  Il y a une chimie insoupçonnée avec Brodziak et Johnson qui trouvent, quasiment les yeux fermés, le buteur canadien. Le fait est que le dernier match des Wild contre les Stars a mis fin à une série de quatre de matchs avec au moins un point pour Heater, soit un total de 8pts en 4 matchs …
  2. Jared Spurgeon : Je crois que je ne tarirai jamais d’éloges à l’encontre du jeune Jared Spurgeon. Seulement 22 ans et il endosse  par la force des choses le statut de leader défensif de cette équipe. Ce boy signé en tant qu’agent libre à l’intersaison 2010 a été l’un des énormes coup de Chuck Fletcher. Il patine relativement bien, manie la rondelle avec dextérité, est intelligent dans son jeu, prend rarement de mauvaises décisions … Il est aujourd’hui le deuxième joueur le plus utilisé par Mike Yeo derrière Dany Heatley, autant dire que la confiance que Yeo lui accorde est immense. Sur ce mois, il est le seul défenseur à avoir pointé et avoir recueilli une feuille de +/- excédentaire.
  3. Kyle Brodziak : Brodziak est aujourd’hui à un seul petit but d’égaliser son record de but en une saison dans cette ligue. En 52 matchs, le centre qui à l’origine aurait du être cantonné au 3ème trio est devenu l’un des principal buteur de cette formation. le trio qu’il compose avec Dany Heatley et l’impressionnant rookie Nick Johnson lui on permis de montrer à ses dirigeants, avec lesquels il doit négocier cet été pour une prolongation de son contrat, qu’il vaut peut être mieux qu’un simple et banal 3ème centre. En tout cas, ce mois ci, il est le 2ème meilleur buteur et pointeur de cette équipe. Sans lui et Dany, on se demande où les Wild seraient …

*Bottom 3 :

  1. Marek Zidlicky : Autant je peux user de tous les superlatifs pour qualifier Jared Spurgeon, autant je n’en trouverai aucun pour Marek Zidlicky. Quelle ironie du sort! Le jeune prend toutes les gloires alors que l’ancien, à priori plus aguerri, creuse patiemment son trou et trouve encore du temps en étant hors de la glace pour creuser encore plus profond. Je n’ai pas peur de le dire, Marek Zidliky est devenu un cancer pour cette équipe. Il a eu la chance cette année de prouver réellement ce qu’il valait; il était le seul maitre à bord. Malheureusement il a lamentablement échoué. Mais au lieu de se contenter d’un simple et banal mea culpa, le tchèque trouve encore les « couilles » de mettre son inefficacités sur le dos de Yeo et de son système, en balançant tout ceci à quelques heures d’un match … Voilà pourquoi je pense que Zidlicky est un cancer. Son avenir dans cette équipe est rayé. Il s’est tiré la première balle dans une de ses jambes, mais là il s’en est tiré une seconde en plein coeur. Maintenant encore faut-il que Fletcher arrive à l’inclure dans un échange, ce qui n’est pas gagné …
  2. Brad Staubitz : L’agitateur des Wild connait lui aussi une saison délicate. On est dans le dur et c’est là que l’on voit quels éléments sont indispensables ou non. Staubitz fait clairement parti de la seconde catégorie. Il n’apporte peu ou rien à cette équipe. Sauf coup de théâtre monumental, son contrat arrivant à son terme à la fin de la saison, il quittera cette formation.
  3. Clayton Stoner : Souvent habitué à des notes bien plus glorieuses, le mois de janvier de Clayton Stoner synthétise bien celui de la défense des Wild. Avec un ratio de -5, il est le plus mauvais défenseur de son équipe dans ce compartiment du jeu. Cette stat ne trompe pas! A l’origine là pour montrer l’impact qu’à un joueur lorsqu’il est sur la glace, elle montre également au combien un joueur peut être un handicap pour son équipe. C’est peut être un peu fort de parler d’handicap en ce qui concerne Stoner, mais il n’a pas eu un jeu défensif relativement décisif pour son équipe.

Ce mois de Décembre aura eu au final comme effet de permettre à tout le monde de reposer les pieds sur terre. L’équipe était sur un petit nuage après son mois de Novembre parfait. Mais les blessures sont arrivées et les carences se sont fait sentir. Il y a encore beaucoup à faire dans cette équipe avant d’être qualifié pour la grande joute des séries au mois d’avril.

Espérons que ce mois Janvier ne nous ait pas coûté notre participation aux séries au printemps prochain. Les précieux points abandonnés ont été innombrables. Mais le plus important demeure que l’équipe a su réagir et se remettre dans le droit chemin pour aborder un mois de février déjà décisif. Le fait que les Wild sont toujours au contact de leurs adversaires directs à la 8ème place prouvent qu’ils sont toujours dans le rythme. On a envi de dire, heureusement que la saison a si bien commencée. Désormais on va devoir se battre sur chaque matchs, remporter les duels directs pour la 8ème places et tenté de créer l’exploit face aux grosses cylindrées. Personnellement je crois que tout est encore possible et qu’avec un groupe à 100% on est capable de composter notre ticket au mois d’avril prochain.

Pour finir je termine avec le programme de ce premier mois de  2012 :

  • Minnesota Wild @ Colorado Avalanches, feb. 2nd, 9:00 ET (3:00 Fr)
  • Minnesota Wild @ Dallas Stars, feb. 4th, 8:00 ET (2:00 Fr)
  • Minnesota Wild @ Columbus Blue Jackets, feb. 7th, 7:00 ET (1:00 Fr)
  • Vancouver Canucks @ Minnesota Wild, feb. 9th, 8:00 ET (2:00 Fr)
  • Saint Louis Blues @ Minnesota Wild, feb. 11th, 8:00 ET (2:00 Fr)
  • Anaheim Ducks @ Minnesota Wild, feb. 14th, 7:30 ET (1:30 Fr)
  • Winnipeg Jets @ Minnesota Wild, feb. 16th, 8:00 ET (2:00 Fr)
  • Minnesota Wild @ Saint Louis Blues, feb. 18th, 2:00 ET ( 20:00 Fr)
  • Boston Bruins @ Minnesota Wild, feb. 19th, 3:30 ET (21:30 Fr)  « Hockey Day in America »
  • Minnesota Wild @ Florida Panthers, feb. 23th, 7:30 ET (1:30 Fr)
  • Minnesota Wild @ Dallas Stars, feb. 24th, 8:30 ET (2:30 Fr)
  • San José Sharks @ Minnesota Wild, feb. 26th, 6:00 ET (0:00 Fr)
  • Los Angeles Kings @ Minnesota Wild, feb. 28th, 7:30 ET (1:30 Fr)