Quarts de Finale : Les favoris au tapis …

Ces quarts de finale sont à coup sûr les plus spectaculaires de ces dernières années. Pas forcément spectaculaire quand à ce que les équipes nous ont proposé en terme de jeu, mais spectaculaires quand à leur issue. Une vraie saignée qui a mis pas moins de 6 grosses cylindrées de la ligue sur le carreau. Même si certaines d’entre elles laissées entrevoir quelques signes de baisse de niveau durant la saison régulière, pour d’autre leur élimination arrive comme une immense surprise. Retour dans cet article sur les raisons de l’échec de tous ces prétendus favoris …

Qui aurait envisagé qu’après ce premier tour des séries l’on aurait perdu Vancouver, Pittsburgh, San José, Détroit, Chicago et le champion en titre Boston? A vrai pas énormément de monde. Même si certaines prédictions avaient pu envisager ce scénario (dont en partie la mienne) pas beaucoup croyaient que cela aurait pu se réaliser aussi vite que lors du premier tour. Pourtant nous y sommes! Le fait est qu’avec ces demi-finale, la franchise encore en course et qui est la dernière à avoir remporté la coupe est … New Jersey en 2003! Et si l’on pousse un peu plus loin, la deuxième franchise est New York avec sa victoire en 1994 suivi par Philadelphie et sa dernière victoire en 1974. Pour le reste des derniers prétendants, aucun d’entre eux a eu la chance de son histoire de soulever le Lord Stanley Award.

Le fait est que ces séries nous livrent déjà leur dose d’enseignement. Cette « saignée » comme je l’ai nommée un peu plus haut montre qu’un vrai changement de garde se met en place dans cette ligue. Il ne faut pas oublier que la NHL est une ligue basée sur un mode de fonctionnement fermé. Ainsi il est normal qu’une alternance se mette en place. Ceci est avant tout favorisé par le système de la draft qui quoi qu’il arrive favorise les franchises médiocres … à condition de drafter correctement! C’est en tout cas ce qu’il se passe à l’ouest. Cette conférence est de loin la plus ouverte et la plus difficile des deux. Pas mois de 5 franchises ont amassées plus de 100 pts cette saison preuve de la bien portance de ses franchises locomotives mais également de la fébrilité certaine des franchises du bas de la conférence. Mais chose étrange, seules deux franchises ayant dépassées ce seuil demeurent dans ces demi-finales : Nashville et Saint Louis.

L’émergence d’équipes comme Los Angeles, Saint Louis, Phoenix ou encore Nashville est tout sauf un hasard. Toutes ces franchises ont à un moment ou un autre flirté avec les fins fonds de la conférence. A leur grand crédit, ces équipes ont su tirer profit de leurs malheurs pour pouvoir rebondir. C’est ce qui se passe aujourd’hui!
On ne ventera jamais assez la gestion qui a été faite à Nashville. Les clefs sont dans les mains de David Poile (GM) et de Barry Trotz depuis un très long moment et cette stabilité paye depuis quelques saisons dans le Tennessee. Aujourd’hui, les Preds ont littéralement le chemin dégagé pour remporter le titre à l’ouest et d’allé à la première finale de la Coupe Stanley de leur histoire. Avec Pekka Rinne, Shea Weber et Ryan Suter en guise de fondation, cette équipe à les reins solides pour aller jusqu’au bout.

Los Angeles, je vous le disais en début de saison, je me rappel encore l’époque où j’en suis arrivé à la NHL (autour des années 2000) et où cette équipe était abonnée à la cave de la conférence Ouest. A la suite du départ de Wayne Gretzky, les Kings n’avaient que trop errés. Mais avec la draft de Anze Kopitar, Dustin Brown, Jack Johnson, Drew Doughty et Jonathan Quick, Dean Lombardi avait à coup sûr remis LA dans le droit chemin. Cette génération est en train d’exploser dans ces séries où personne (ou presque 😉 ) ne les attendaient.

On pourrait dire à peu près la même chose sur les Blues de St Louis. Beaucoup d’experts de la NHL attendaient de pied ferme l’éclosion de la prometteuse génération des T.J Oshie, Alex Pietrangelo et autres David Perron. Cette saison aura été la grande révélation de la franchise du Missouri. Ce qui a tout changé est l’arrivée de Ken Hitchcock, à coup sûr.

Mais pour en revenir à des propos beaucoup plus généralistes, ces séries montrent également au combien il est important d’avoir une défense relativement bien construite pour effectuer un vrai run. Encore une fois je suis forcé de me tourner vers la conférence Ouest qui démontre ceci de la meilleure des manières. Que ce soit St Louis, LA, Nashville ou Phoenix, chacune de ces équipes compte dans leur rang un gardien titulaire qui nous propose des stats tout simplement hallucinantes. Mais au delà de cela, quand on regarde les statistiques défensives durant ces séries, la quasi totalité des qualifiés pour le second tour des séries font parti des leaders dans ce secteur du jeu … hormis Philadelphie en raison de sa série pas du tout conventionnelle face aux Penguins.

Ces séries sont elles en train de prouver que pour espérer gagner la Cup il faut d’abord penser défense avant de penser attaque? Pas forcément. Ca montre surtout qu’il faut penser collectif, équilibre et profondeur avant de penser individualité. Mais force est de constater que construire une équipe à partir de la défensive n’est pas un mauvais choix, malgré la croyance populaire qui donne un privilège inexpliqué aux équipes construites vers l’offensive.

Bref la garde est pour moi en train de changer! J’espère juste que les médias se focaliseront un peu plus sur des franchises trop mal connus comme Phoenix, Nashville, Saint Louis ou Los Angeles. Mais intimement je sais que cela ne changera pas dès l’année prochaine. Ce changement de garde n’en est qu’à son commencement et parmi les néo-éliminés, certains sont voués tôt ou tard à connaitre une période de vaches maigres. Ainsi va le sport et la logique sportive américaine.

Les favoris au tapis!

Les séries ont démarrées depuis presque une semaine et leur lot de surprises se fait déjà sentir. Après avoir joué quasiment trois matchs dans chacune des séries, deux d’entre elles sont toute proches de connaitre un dénouement rapide. New Jersey/Florida et Phoenix/Chicago (les séries les moins attrayantes d’après pas mal de monde)? Pas du tout! A la grande surprise de tout le monde, ce sont  bien deux favoris qui pourraient partir en vacances dès la fin de la semaine : Vancouver et Pittsburgh. Cherchez bien sur le net et vous verrez que pour certaines personnes, ceci aurait bien pu constituer l’affiche de la finale de la Stanley Cup dès les premiers jours du mois de Juin. Mais hier, les Canucks et les Penguins ont perdus leur match 3 et se trouveront, lors du match 4, dos au mur! La prochaine défaite signifiera pour ces deux équipes l’élimination.

 

Une bataille de la Pennsylvanie qui tourne court …

A l’annonce des affiches du premier tour des playoffs, tout le monde s’apprêtait à suivre LA série entre les Flyers et les Penguins, les deux équipes de la Pennsylvanie! Pour une sensible majorité, les Pens avaient les faveurs pour sortir gagnant de ce duel entre deux franchises qui ne se supportent pas et dont chacune des rencontres sont explosives. Pour cela, la ligue a bien veillée à attiser les vieilles rancoeurs entre ces deux formations, lors des deux rencontres ayant eu lieu à la fin de calendrier de la saison régulière, mais surtout avant le match 1. Bref tout a été mis en scène pour que l’on ait deux équipes chauffées à blanc et donc des audiences comme jamais … du mois c’était la prétention du petit Gary!

Oui mais voilà, il y a un mais! Le beau scénario idéal pré-écrit dans les bureaux de la ligue qui aurait du déboucher sur une qualification des Pens au 7ème match ne va, très certainement, pas se produire. Au bout de 3 matchs les Flyers tirent cette série de l’avant, 3 matchs à 0! Pire que ça, les Penguins sont « out of mind » comme l’on dit outre Atlantique. Entendez par ici que cette équipe de Pittsburgh n’a ni queue, ni tête au jour où l’on parle. Les leaders ont faillis les uns après les autres et plus rien, sauf un miracle, ne laisse croire à une qualification des Pingouins.

Alors que s’est il passé chez les Pens pour qu’un scénario complètement fou la semaine dernière soit aujourd’hui la réalité? Je pense surtout que Pittsburgh a pris le melon! Alors quand je dis que Pittsburgh a pris le melon je précise mon propos. Les Pens ont selon moi pris le melon dans le sens qu’ils se sont cru bien trop polyvalent dans leur jeu. Qu’es ce qu’essaye de faire Pittsburgh depuis le début de la série : ils essayent de rivaliser avec les Flyers sur le plan de l’engagement physique. Le fait est que pour jouer ce genre de jeu il faut être très discipliné et rester à la limite du « nasty »! Dans chacun des 3 matchs déjà joués dans cette série, Pittsburgh a ouvert le score en premier et mené les débats! Dans chacun de ces matchs les Flyers sont revenus pour s’imposer. C’est bien loin d’être un pur hasard.

Dans chacun de ces matchs, l’avantage pris au score par les Pens et le retour des Flyers a été marqué par l’émergence d’un match beaucoup plus « nasty » entre ces deux situations. Tout ceci pour vous montrer qu’entre le moment où les Pens marquent et prennent l’avantage et celui où les Flyers recollent et gagnent le match, Pittsburgh perd les pédales dans son match en voulant rendre le match beaucoup plus engagé qu’il ne l’était. Bref Pittsburgh tombe dans le piège de Philadelphie en voulant jouer comme Philadelphie. Le problème est donc que Pittsburgh cherche à jouer un style de jeu qu’ils n’ont pas joués de la saison, alors que Philadelphie joue de la manière dont Philly a joué depuis maintenant plus de 40 ans.

Il ne faut pas chercher plus loin dans cet échec des Pens! Ce duel entre Philly et Pittsburgh devait avant tout être le duel de deux philosophie du hockey bien différentes. J’ose penser que si les Penguins avaient joués leur jeu (technique, porté vers l’avant), on n’aurait pas eu une telle prise de pouvoir des Flyers.

Mais il est bien trop tard maintenant pour retourner la situation. Le momentum est largement en faveur des Flyers. Qui plus est les leaders des Pens ont tous un genou 3/4 à terre. Crosby s’est transformé en peste dans cette série; Malkin est un vrai fantôme; James Neal s’est transformé en Matt Cooke 2.0 sur le match 3; Kris Letang avait laissé son cerveau à Pittsburgh … et que dire de MA Fleury … Bref les Pens sont désespérés et d’une manière dont ils ne l’ont jamais été. Ils n’ont clairement plus de pression sur les épaules mais même ça ne devrait pas suffire à renverser la série …

Mais dans cette série qui ressemblait hier soir plus à un bon match de playoffs emprunté d’une mascarade rampante, Claude Giroux est bien le seul joueur qui éclabousse ce duel de son talent. Il se pourrait bien qu’au final « G » vole la vedette au Kid qui a perdu énormément de crédibilité en tant que « Star #1 » de la ligue (enfin comme la NHL veut nous le faire penser). Le fait d’avoir donné les clef du camion à Giroux prouve aussi toute la clairvoyance de Paul Holmgren, le DG des Flyers, qui semble d’ores et déjà avoir réussi son coup de poker de l’intersaison.

Les Kings frustrent les Canucks.

Les Canucks ont eu aussi un genou à terre. Comme Pittsburgh, après avoir perdu les deux premiers matchs de la série à domicile, les nucks ne sont pas parvenus à gagner leur premier match hier soir du côté de Los Angeles. Ainsi les Kings mènent cette série 3 matchs à 0 également. Là aussi, c’est un favori au titre de champion qui devrait se faire éliminer selon toute vraisemblance. Mais la surprise est d’autant plus grande que les Canucks sont les doubles vainqueurs du trophée du Président, et que les Kings ont terminés 8ème dans la conférence Ouest.

Là, la situation est bien différente. Les Canucks ne sont pas pour autant malmenés comme le sont les Penguins. Bien au contraire ils paraissent dominer techniquement cette série. Pourtant le résultat en est absolument le même! Les raisons de cet échec précoce des Canucks sont très diverses en réalité.

Tout d’abord il faut citer l’absence de Daniel Sedin. C’est là que l’on voit à quel point les frères Sedin sont le moteur de cette franchise. Enlevez un des jumeaux de l’équation et l’autre ne sert quasiment à rien. Depuis le début de cette série, Henrik, le capitaine, a juste engrangé 2 pts sur deux 2 assistances. Sans son frère jumeau à côté de lui sur le même trio, Henrik apparait bien déboussolé. Il ne trouve que très occasionnellement ses compères de trio que sont Alex Burrows et Janik Hansen. Sur le plan offensif, les problèmes des Canucks tiennent donc pour beaucoup dans l’absence de Daniel Sedin.

Mais il ne faut surtout pas oublier le travail fabuleux réalisé par la défense des Kings qui est juste superbe. Drew Doughty et Willie Mitchell sont pour le moment les deux moteurs de cette défense. Cette défense était déjà la force des Kings durant la saison régulière et il semblerait que cet élément se soit transporté en série pour sen bonifier. Avec une star impressionnante de 1,33 buts pris par match depuis le début de cette série, les Kings ont réussis à faire taire l’une des meilleurs attaques de la ligue.

Mais la défense n’est pas la seule contributrice. Jonathan Quick, le gardien des Kings, réalise une saison exceptionnelle. Lors de ce premier tour il frustre à lui tout seul l’attaque des Canucks. Avec une moyenne de 96,5% d’arrêts, sa série face aux nucks peut nourrir tous les superlatifs. Je vous avez déjà prévenu dans mes prédictions que Jo Quick serait un vrai rempart pour les Kings. Sa contribution exceptionnelle est parvenue à libérer l’offensive qui surfe sur cette vague de succès consécutif face à une équipe comme les Canucks. Qui plus est l’émotion naissante dans cette série semble jouer en faveur des Kings.

Dans le duel de gros bras opposant Mike Richards à Ryan Kesler, l’ancien capitaine des Flyers a pris largement l’avantage. Richie est a fond dans son rôle depuis le premier match. Il est présent dans le forecheck, dans le backcheck, sur le plan de l’intimidation mais aussi en ce qui concerne le PP. Dustin Brown, le capitaine de ces Kings, est également au sommet de son art dans cette série : 4 buts en 3 matchs pour lui et tous inscrit dans des situations de jeu aussi différentes les unes que les autres (PP, 5 vs 5 et SH). Là sont les leaders de ces surprenants Kings!

Les Penguins et les Canucks peuvent ils revenir?

Autant dire que les deux séries ne sont pas totalement terminées. Les Kings et les Flyers n’ont pas encore gagnés les 4 matchs nécessaires. Alors il y a-t-il toujours une chance pour les nucks et les Pens?

Honnêtement je pense que c’est peine perdu. Seulement 4 équipes dans l’histoire du sport professionnel en Amérique du nord y sont arrivés parmi lesquelles les Flyers en 2010 face aux Bruins, série qui a beaucoup compté dans leur qualification pour la finale de la Stanley Cup cette année là, perdue face aux Blackhawks.

Rien que pour cela j’ose penser que c’est peine perdu pour ces deux franchises. Néanmoins ces deux équipes sont composées de gagnants et chacune d’entre elles auront à coeur de quitter ces séries avec un tout autre résultat qu’un humiliant balayage. Mais il est de l’intérêt des Flyers et des Kings de tuer leur bête tant qu’elle est à terre et de ne lui laisser aucun répit. Les matchs 4 de ces deux séries promettent d’être intéressants.

En autre …

  • Le duel entre les Red Wings et les Predators prend un tournant intéressant. Après avoir vu les Red Wings égaliser la série en décrochant une victoire à Nashville vendredi dernier, on pensait que ces derniers allaient prendre le contrôle de la série avec les matchs 3 et 4 sur leur glace de la Joe Louis Arena. Pourtant ce sont bien les Preds qui ont remportés le match 3 hier après midi sur le score de 2-1. Plus aucun avantage pour les Wings qui devront gagner le match 4 et allé chercher une nouvelle victoire à Nashville pour espérer se qualifier. Une série où les belles sorties de Pekka Rinne pèsent fortement dans les succès des Predators. Ceci ira très certainement au bout du suspense, jusqu’au match 7!
  • Les Rangers auront finalement du fil à retordre dans leur série. Alors que pour pas mal de monde (dont moi) cette série devait se régler en quelques matchs, il apparait que les Senators ont bien plus de ressources que l’on veut leur en donner. Ils sont parvenu à prendre une victoire lors du match 2 sur la glace du MSG. Avec ce succès à New York, ils peuvent espérer créer la surprise en remportant les deux prochains matchs qui auront lieu sur leur glace.
  • La série entre les Bruins et les Capitals a du mal à se lancer puisque seulement deux buts ont été inscrits en deux matchs dans le temps réglementaire! Les Caps ont réussis leur pari d’allé au moins chercher une victoire à Boston. Match 3 entre ces deux équipes ce soir sur la glace du Verizon Center de Washington D.C

Stanley Cup Playoffs : Quarts de Finale Est – mes prédictions.

Ce qu’il y a d’amusant chaque année avec les playoffs, c’est de prédire l’issue de chacune des séries et quand ça commence dès les quarts de finale ça nous donne un paquet de séries à prédire. Tout passe à la loupe dans chacune des séries pour déterminer avec le plus d’informations possibles l’issue de chacune d’entre elles. Dans ce nouvel article, c’est ce que je vais essayé de faire. Mais si vous lisez ce blog depuis un petit moment, vous ne serez pas étonnés si ces prédictions s’avèrent fausses :p.

(#1) New York Rangers   VS.    Ottawa Senators (#8)

 Une affiche que peu de monde prévoyait en réalité! Les Senators étaient depuis un bon petit moment bien ancrés à la 7ème place de la conférence et s’apprêtaient à affronter leur rival de division, les Boston Bruins. Mais à la faveur d’un retour en trombe des Capitals pour se qualifier pour les séries et un petit coup de moins bien de leur part, les Senators sont descendus lors de la toute dernière journée de la ligue à la huitième place de la conférence Est.

Face eux donc le champion de la conférence Est – du moins pour la saison régulière – les Rangers de New York. La saison des Rangers a été magnifique. Ils ont réussi à tenir tête aux deux ogres de leur division, les Penguins et les Flyers. Pendant longtemps en tête de cette conférence, on a redouté un retour des Penguins sur le final. Néanmoins, la défaite des hommes de Dan Bylsma à une semaine de la fin de la saison régulière face aux Flyers a permis aux Rangers de garder la main et surtout de stopper la série de victoire des Penguins.

Pour se concentrer sur cette série, évidemment les Rangers partent largement favoris. Disposant d’une défense redoutable et d’un Henrik Lundqvist au sommet de son art cette saison, il sera difficile pour cette équipe d’Ottawa de passer la muraille de Broadway. Mais à défaut de disposer d’une défense aussi solide, les Senators peuvent se targuer des bonnes stats de son attaque en saison régulière (5ème à égalité avec les Canucks). Cette attaque des Senators a surtout était dynamisée par la saison exceptionnelle du jeune défenseur Erik Karlsson. Le suédois est même en course pour décrocher le trophée Norris, récompensant le meilleur défenseur de la saison. L’entrée dans ces séries d’Erik Karlsson conditionnera la dynamique des Senators. S’il s’avère aussi précieux dans la construction des phases offensives qu’en saison, la série pourrait bien s’éterniser.
Chez les Rangers, tout ce que l’on espère c’est que la solidité du groupe équipe soit toujours aussi intacte qu’en saison régulière. Cela passe par une défense toujours aussi énorme en ce qui concerne le blocage des tirs. Ceci pourrait bien frustrer l’attaque des Senators, le point fort de cette équipe. Derrière on espère disposer d’un Marian Gaborik en santé et surtout d’un Brad Richards montrant enfin toute l’étendue de son talent.

En ce qui concerne l’issue de la série, j’y vais avec les Rangers! Le Madison Square Garden est redevenu un fort quasi imprenable. Comparé à la saison dernière, c’est un virage à 180° pour les hommes de John Tortorella. Quant on connait l’importance de l’avantage de la glace dans les séries, cet élément n’est pas à négliger. De l’autre côté les Senators ont montrés toutes les peines du monde à s’imposer régulièrement à la Scottiabank Place.

Prédiction : New York Rangers en 5.

(#2) Boston Bruins    VS.    Washington Capitals (#7)

La saison dernière, cette affiche aurait été une finale de conférence avant l’heure. Oui mais voilà, les Caps ont connus une saison bien difficile. Cela faisait longtemps que ça ne leur était pas arrivé, sans doute depuis l’arrivée d’Alex Ovechkin. Bruce Boudreau a été prié de quitter le navire à la fin du mois de Novembre et c’est l’inexpérimenté au niveau NHL Dale Hunter qui a pris sa place. Même si l’effet Hunter ne s’est pas du tout fait sentir, il a quand même réussit à remonter ses troupes pour ne pas finir en dehors des 8 premières places et connaitre un vrai désastre.

Du côté de Boston la saison a été assez tranquille. Après un début de saison raté, les hommes de Claude Julien se sont parfaitement rattrapés et ont enchainés une série de 25 victoires, 4 défaites et une petite défaite après prolongation, tout ceci du début Novembre jusqu’à la mi-janvier. Le reste de la saison a été un peu plus timorée pour le champion en titre, à un tel point qu’Ottawa était parvenu à la mi-mars à leur passer devant et à prendre les rennes de la division nord-est. Mais Boston a su parfaitement réagir, mettre un dernier coup de collier pour finalement confirmer leur leadership dans cette division et s’en emparer pour la deuxième année consécutive.

En ce qui concerne les Caps, l’échec d’une grande partie de la saison est du aux multiples blessures, et notamment des joueurs clefs. Avec Nicklas Backstrom out et Mike Green out, difficile d’espérer connaitre une saison faste. Orphelin de tous ses lieutenants, « Alex the Great » a connu une saison extrêmement moyenne. Il faut également ajouter à cela la prise de poid notable de la star russe qui s’était vraiment transformé en vrai rockstar avec ses caprices. Certains pensent toujours que le congédiement de Bruce Boudreau à quelque chose à voir avec le Russe. Depuis, Ovie a perdu pas mal de livres et a recommencé à marquer lorsque son équipe avait besoin de lui.

Pour ce qui est de la série, Boston peut se targuer de son expérience : ils ont déjà empruntés la voie royale la saison dernière et ils peuvent bien le refaire cette saison. En ce qui concerne les Caps, la dynamique joue en leur faveur. Souvent, les équipes se qualifiant in-extremis pour les séries ont bénéficiaient lors du premier tour de la dynamique du push pour les dernières places pour les séries. Je vois un peu cette série comme cela. Ovie n’inspire plus autant de crainte de la part des autres équipes or c’est une belle erreur. Ovechkin c’est un peu comme une caldeira éteinte depuis des millions d’années et qui va forcément se réveiller et tout dévaster! Si Ovie se réveil bel et bien dès ce premier tour, les Bruins pourraient tomber de très très haut.
Pour ce qui est des gardiens, Timmy Thomas a connu quelques problèmes de performances ces derniers temps. Même si Tukka Rask a assuré un bel intérim, ce dernier n’a pas toute l’expérience souhaitée en série. De l’autre côté c’est un peu la même chose avec un Thomas Vokoun bien muet tout au long de la saison. Ne vous attendez pas à une série de gardiens! Cette série se jouera à coup sûr sur l’impact physique et l’offensive, bref une série bien débridée comme les aimes Ovie!

Prédiction : Washington Capitals en 6.

(#3) Florida Panthers     VS.    New Jersey Devils (#6)

C’est sans aucun doutes la série la moins sexy de ces quarts de finale! Les Panthers sont l’équipe surprise ou cendrillon de ces playoffs 2012. Après un été faste marqué par la signature d’une ribambelle de joueurs libres, le DG Dave Tallon a réussit à ramener cette équipe en  séries, soit 12 ans après leur dernière participation. Pour leur retour parmi la joute printanière, ils devront faire face aux Devils qui reviennent en série par la grande porte après avoir connu l’une des plus mauvaises saisons de la franchise l’année dernière.

Les Panthers sont l’équipe surprise mais également l’équipe qui suscite énormément d’interrogations.Pas forcément un bonne attaque, ni une défense remarquable, on a du mal à donner aux Cats un attribut. Cette équipe est une équipe bien moyenne qui a su profité du gouffre béant dans la division sud-est provoqué par la non-saison des Caps. Et même si l’on creuse plus loin, cette équipe n’a pas vraiment un point fort sur lequel se reposer; peut être le PP et encore … On le voit bien, à l’orée de renouer avec les séries, les Panthers n’ont vraiment aucune certitudes, ni leader sur lequel se reposer.

En face d’eux se présentes les très expérimentés Devils. New Jersey c’est une franchise phare de la fin des 90’s et du début des années 2000. Ayant remportés 3 Stanley Cup en l’espace de 8 ans, cette équipe a pendant longtemps été reconnue pour ses performances défensives impressionnantes. Seul rescapé de cette époque, Martin Brodeur, le gardien! Elue meilleur joueur de la dernière décennie, le gardien québécois n’a pas encore envie de partir à la retraite. Grand artisant des succès en séries de sa franchise, il va essayé de montrer une année de plus que même du haut de ses 39 ans il est encore capable de voler certains matchs.
Mis à part ça, New Jersey est une équipe beaucoup mieux structurée que l’année passée. Peter DeBoer, ancien head coach des Panthers, a réussit à apporter une nouvelle identité à cette équipe et un système de jeu qui leur convient. Là dedans, avec un Zach Parise enfin en santé, les Devils sont une équipe solide de la conférence Est. Egalement, la production offensive d’Ilya Kovalchuck commence enfin à exploser et son contrat juteux de la fin 2010 commence à porter ses fruits pour la franchise du New Jersey.

Florida a l’avantage de la glace, mais leur inexpérience criante en playoffs pourrait se payer rapidement cash. Ils affrontent l’une des franchises ayant participe le plus régulièrement aux séries dans la NHL. Difficile de prendre part surprise cette équipe de New Jersey. Personnellement je ne vois pas comment les Devils pourraient passer à côté d’une qualification. Tout résultat contraire serait un énorme échec quand on sait qu’ils auraient pu tomber face aux Bruins, aux Rangers, aux Penguins ou encore aux Flyers.

Prédiction : New Jersey Devils en 6.

(#4) Pittsburgh Penguins     VS.     Philadelphia Flyers (#5)

THE série de ce premier tour de playoffs! Une finale de conférence avant l’heure! Gare à la défaite pour l’une de ces deux formations car ça serait une énorme désillusion. Les Flyers et les Penguins, c’est la bataille de la Pennsylvanie. Deux équipes qui ne peuvent pas se supporter et qui aime se détester réciproquement. La tension est monté depuis désormais deux semaine et le match chaud bouillant entre ces deux formations qui a débouché sur une bagarre montre et un explication très très musclée entre les coachs de chacune des formations. Cette série – comme à chaque fois que ces franchises se rencontrent – sent d’ores et déjà la poudre!

Dans toute cette excitation, ce sont les Penguins qui partent favoris. Pittsburgh fait office de favoris depuis le retour de son capitaine, Sidney Crosby. Les Pens étaient déjà irrésistibles sans lui et menés par le russe Evgeny Malkin. Mais depuis que le « Kid » est de retour, Pittsburgh semble inarrêtable ! Ils disposent de tous les éléments nécessaires pour aller jusqu’au bout : un gardien d’expérience, une défense robuste, un PP effrayant, une profondeur d’effectif certaine et des stars capable de se sublimer sur certains matchs.

De l’autre côté, Paul Holmgren a réussi son pari de l’inter-saison. Ayant échangé Mike Richards et Jeff Carter, la saison des Flyers s’apprêtait à être plus complexe que prévue. Holmgren a décidé à ce moment là de construire son équipe pour l’avenir et surtout du faire du ménage dans son vestiaire qui véhiculait une mauvaise ambiance depuis la finale perdu de la Stanley Cup en 2010. L’arrivée des jeunes joueurs n’a pas encore payée mais ils ont montrés que toutes les bonnes choses que l’on pensait d’eux n’étaient pas une erreurs. Le leadership de cette équipe a été aussitôt transféré à des gars comme Chris Pronger, Kimmo Timonen et l’excellent Claude Giroux. Avec la blessure précoce de Prongs, ce sont Giroux et Timonen qui ont menés cette équipe, épaulés par la légende Jaromir Jagr.
Jagr il faut sans aucun doutes en parler lors de cette série. Ex-légende des Pens, les fans de ces derniers ont très mal vécus le retour du tchèque en NHL chez l’ennemi juré. A chacune de ses sortie dans le Consol Energy Center de Pittsburgh, Jagr a été copieusement conspué. La star tchèque a fait abstraction de tout cela. Il compte bien apporter son expérience très précieuse à cette jeune équipe des Flyers, lui qui a gagné deux fois la Coupe Stanley avec les Penguins.

La série devrait s’avérer extrêmement serrée. Finalement c’est le tirage le plus défavorable pour les Penguins. Même si historiquement ils s’en sortent plutôt pas mal face aux Flyers, il ont derrière leur dos pour débuter ces séries l’étiquette de grand favori. Peuvent-ils paraitre aussi dominant et assumer leur statut d’équipe à battre? C’est la grande question de cette série. Attention également à l’impact d’un gars comme Ilya Bryzgalov, le gardien des Flyers. Le russe a été très décrié après son arrivée à Philly, équipe connue pour collectionner les gardiens minables. Mais depuis la début Mars, Mr Universe – comme on le surnomme depuis la série 24/7 – montre pourquoi Paul Holmgren l’a payé si cher. IL se pourrait bien qu’il puisse dégouter les attaquants de Pittsburgh sur un ou deux matchs de cette série.

Au final je vois plus une grosse surprise se produire dans cette série. Pittsburgh est décrié dans la ligue et notamment depuis quelques jours après les épisodes Orpik/Stepan et notamment l’épisode Milbury et Berube. Pour la quasi-totalité des formations de la ligue, cette dernière essaye d’entourer cette formation d’une véritable bulle qui a pour effet de sanctionné immédiatement toute personne tentant de la percer. Le dernier en date à avoir subit les foudres de la ligue pour avoir voulu démolir un temps soit peu l’image idyllique des Pens est l’entraineur des Rangers, John Tortorella.

Prédiction : Philadelphia Flyers en 7.

Le reste de mes prédictions, pour la conférence Ouest, seront mises en ligne sur mon blog dès demain. Restez branché et surtout n’hésitez pas une seconde à dire que vous partagez ou que vous critiquez mes avis sur ces quarts de finale de la conférence Est. Pour cela rien de plus facile, cliquez sur le petit onglet commentaire présent en haut à droite de chaque article ;).

NHL Rant’s : les invités inattendus du début de saison …

Encore une fois, faute d’écrire un article très développé sur le début de saison d’une franchise et ayant un avis sur un peu toutes, je vous livre mes impressions sur le début de saison de certaines équipes, et même plus globalement de l’actualité de la ligue dans un nouvel article à classer dans la section des « NHL Rant’s ». Le thème, vous l’avez sans doutes tout de suite compris, sera en grande partie celui des équipes qui occupent après un mois et demi de compète, et à 1/4 de la saison, des places inattendues. Simple passade ou équipes pouvant jouer les troubles fêtes, ce billet essayera de répondre à ces interrogations. Et puis plus largement je m’intéresserais également aux faits marquants de la ligue depuis mon dernier article NHL Rant’s.

Je voudrai tout d’abord ouvrir cet article en parlant de mon équipe de coeur, les Minnesota Wild. De mémoire de fan assidu des Wild ça n’arrive pas tous les quatre matins. Depuis avant hier soir et leur victoire après fusillade 3-2 face aux Blues de Saint Louis, les Wild occupent la tête de la conférence Ouest et qui plus est la tête de la ligue nationale. La dernière fois qu’un tel évènement est arrivée pour cette jeune franchise c’était le 14 octobre 2006. Indéniablement, on assiste là au meilleur début de saison dans l’histoire de la franchise. Pas grande chose nous permettait d’espérer une telle performance dès le premier quart de la saison. Mais les premiers surpris sont bien les joueurs.
Cette équipe dispose pourtant d’une escouade défensive parmi les plus jeunes de la NHL. Après le départ de Brent Burns, on pouvait valablement penser que cette défense, sans son leader, allait prendre l’eau. Or on a mal jugé cette défense. Si elle a été si solide durant les deux années Richards, et surtout lors de sa dernière année, c’est bien parce qu’elle est composée d’un réel noyau de joueurs qui se sacrifieront sans hésitation pour le bien collectif du groupe. Cette défense n’est pas une somme d’individualité ou un groupe dominer par un ou deux joueurs, c’est un vrai groupe noyé dans et au service du groupe équipe. La cohésion entre ces jeunes est impressionnante. Quand on y réfléchi c’est tout bonnement exceptionnel. Hormis Nick Schultz qui a dépassé il y a deux matchs la barre des 700 matchs joués en NHL, aucun autre joueur de la défense actuelle des Wild ne dépasse les 100 matchs joués dans cette ligue. On pensait qu’avec les blessures de Greg Zanon et de Marek Zidlicky cette défense allait finalement prendre l’eau. Loin de là! Elle n’a jamais été aussi bonne que sans ces deux prétendus cadres …

Chapeau également aux deux gardiens, Nick Backstrom et Josh Harding. Ils font un boulot exceptionnel, bien aidés par leur défense. Il détiennent tous les deux des stats inhabituelles, surtout pour Harding, pourtant un simple back-up mais avec un record de 5-0-1 cette saison et un pourcentage d’arrêt légèrement au dessus des 94%. Yeo dispose en ce début de saison de deux gardiens qui ont les épaules pour prétendre à un poste de titulaire. Un atout que Yeo doit bien gérer et mettre à profit, ce qu’il fait actuellement.
Doit-on d’ores et déjà voir les Wild comme une possible surprise à l’Ouest? Surprise en tant que club que l’on attendait pas, pas forcément. Même si défensivement on assiste à une reconstruction certaine, offensivement les atouts ne sont pas négligeables. Quand tu compte dans tes rangs des joueurs comme Heatley, Setoguchi, Koivu et même Cullen, tu ne peux pas prétendre faire une année blanche. Alors c’est une surprise dans leur performance jusque là, mais les voir en série n’en serait pas forcément une. Après les voir en haut du classement à l’ouest en fin de saison, j’en doute. Mais à y réfléchir le contexte de la division joue en leur faveur : les Canucks sont encore hantés par la finale perdue de la Stanley Cup, les Avs semble doucement glisser vers une nouvelle crise (possible congédiement de Joe Sacco) et les Flames semble bel et bien hors du combat. Seul les jeunes Oilers peuvent peut être tenir tête aux Wild en ce début de saison. Dans cette division tout sera conditionné par la capacité des Nucks à relever plus ou moins rapidement la tête.

Une autre franchise que l’on attendait pas si haut en début de saison, ce sont les Phoenix Coyotes. Vous le savez bien si vous suivez ce blog depuis la saison dernière, les Yotes sont en proie à des problèmes financiers qui pourraient – finalement – leur être fatal cette saison. Mais sur la glace ça marche encore et toujours. On pensait que cette saison allait signer la fin des deux belles saisons que l’on a vu à Phoenix avec le départ de leur gardien star Ilya Bryzgalov. Mais même si Bryz s’en est allé pour la ville de l’amour fraternel, Mike Smith débarqué de Tampa semble enfin avoir trouvé chaussure à son pied avec les Yotes. Il a vite fait oublier le russe avec des stats tout bonnement superbes et un pourcentage d’arrêt de 93,6%. La défense des Yotes que l’on pensait perdue sans Bryz et sans Jovanovski est toujours bien là! Décidément, Dave Tippet tire vraiment le meilleur de cette équipe qui nous surprend saison après saisons.

Je voudrai également parler des Panthers qui sans faire de bruit sont en tête de la division sud-est et ce malgré la présence des ogres que sont les Capitals et le Lightning dans cette division. Vraisemblablement cette place qui leur est offerte en ce moment n’en sera que provisoire. Avec les Caps dans sa division, il n’y a pas énormément de chance de terminer devant eux. Néanmoins le recrutement énorme de l’intersaison semble avoir fait extrêmement de bien à cette franchise qui partait un peu n’importe comment depuis bien des années. Une équipe sans nom clinquant mais intelligemment construite. Kris Versteeg, après deux échecs à Toronto et à Philadelphie semble enfin retrouver un vrai envie de jouer et s’épanouit dans cette équipe des Panthers. Egalement, le choix très judicieux de prendre José Théodore en tant que gardien titulaire semble payant. Théo n’a pas été détenteur du trophée Hart pour rien. Sa saison 2010/2011 avec les Wild avait été bien supérieur à celle d’un simple back-up. Il confirme en ce début de saison avec les Cats cette impression. Une belle revanche pour lui!
Florida pourrait bien profiter de mauvais début de saison des Hurricanes et des Bolts pour se payer une place au soleil de la conférence Est.

Parlons également des Blues de Saint Louis qui après avoir congédié leur coach Davis Payne et attiré le coach vétéran Ken Hitchcock repartent dans le bon sens. Depuis que Hitch est à la barre du navire bleu les Blues tiennent des stats de 4-0-2. L’effet Hicth s’est donc fait tout de suite sentir. Perso j’ai vu une grosse différence entre l’équipe qui s’est présentée il y a deux semaines à l’Xcel Energy Center et celle qui s’est présentée samedi soir. Cette nouvelle équipe des Blues est vraiment chiante à joueur. Ca check de partout, à la moindre occasion ça s’effondre sur la cage … bref l’équipe joue comme Hitch aime faire jouer ses formations. Je pense que le coach canadien et l’effectif des Blues se sont bien trouvés. Peut être que Hitchcock sera finalement le coach qui fera exploser cette équipe au combien prometteuse.

Les Bruins ont entamés depuis maintenant deux semaines leur retour vers les sommets de la conférence Est. Après un début de saison très poussif, les champions 2011 semblent avoir enfin retrouvés leur rythme et leurs repères. Pas facile après avoir gagné la Cup de se remettre à nouveau au boulot. Claude Julien a été patient avec son groupe, il sait de quoi ils sont capablent. Les Bruins sont donc de retour aux affaires. Aucun gros soucis quand à leur participation aux séries cette saison. Ils sont sur une série de 8 victoires de rang désormais. Ils ont donc fait le plein de confiance. La machine Bruins est repartie!

Enfin je voudrai parler de cette conférence Est qui est anormalement serrée en ce début de saison. Je me rappel de la saison dernière où l’on avait déjà un joli trou entre les 8 premiers et le reste de la conférence. Ce début de saison semble niveler le niveau. Il faut dire que certains « cadors » ont un eu début de saison plus compliqué que prévu. Les Bruins reviennent, les Rangers ont également connus une série de victoire tardive. Et puis parallèlement, les Capitals commence à douter, Toronto n’est plus aussi impérial qu’au mois d’Octobre, Ottawa baisse en régime … bref on assiste peut être à un simple concours de circonstance. L’avenir proche nous dira si enfin pour une année on aura une conférence Est bien bouchée.

Prédictions 2011 : #1 Conférence Est – Boston Bruins

(photo : NHL.com)

Nous y voilà! On est dans la dernière ligne droite de ces prédictions et l’on arrive à la tête de la conférence Est. C’est un choix normal que de sélectionner au sommet de sa conférence les champions en titre, cette année les Boston Bruins. Néanmoins ce choix pourrait vite être remis en question pour des raisons que j’évoquerai dans cet article. Le fait est que voilà, les Bruins sont archi favoris pour occuper cette première place de la conférence Est avant le début des séries. Qui plus est, Boston a un devoir moral, je dirais même une obligation (de résultat), de se qualifier pour les playoffs et y défendre son titre.

Boston est devenu l’équipe à battre, rôle qu’endosse à chaque nouvelle saison le champion en titre de la Coupe Stanley. A ce titre Boston doit se préparer à être attendu à chacune de ses 41 sorties à l’extérieur de la saison et à faire face à une équipe qui veut inscrire sur son cahier de marque de la saison un « W » à côté de la mention du match contre les Bruins. Une chose pas facile à gérer pour un club, qui plus est en saison régulière. C’est pour cela qu’il est si difficile pour un champion en titre de répéter une saison de plus son exploit. La 2ème année demande tellement d’efforts, de sacrifices par rapport à la première qu’il est quasiment impossible de soulever une deuxième fois de suite le précieux sésame … à moins d’écraser la concurrence comme ce fut le cas pour les grandes équipes qui ont réussies cet exploit : les Canadiens dans les 70’s, les Islanders au début des 80’s, les Oilers durant les 80’s, les Penguins en 91 et 92 et finalement, les derniers en date, les Red Wings en 97 et 98.

Pour d’autres détracteurs, Boston va souffrir de la « malédiction » du champion de la coupe Stanley qui se bat toute la saison, jusqu’au dernier match, pour décrocher son ticket en série. Pas mal de monde a pris l’exemple récent des Blackhawks qui ont du attendre le dernier match de la saison régulière ( Dallas vs. Minnesota) pour savoir s’ils pourraient défendre leur titre. Mais ce que ces gens ont oubliés, c’est que la situation entre les Bruins et les Hawks est bien différente. Rappelez-vous, au sortir de la finale de la Coupe Stanley en 2010, Scotty Bowman, le DG des Hawks allait connaître un été ultra chargé face à la multitude de contrats qui arrivaient à leur terme. Scotty n’a pas eu d’autres choix que de se séparer de certains joueurs clefs du succès de Chi’town, parmi lesquels Dustin Byfulglien, Andrew Ladd, Antti Niemi, Cristo Huet.

A la différence des Hawks, les Bruins ont conservés la quasi-totalité de leurs joueurs champions de la Stanley Cup. Seuls Michëal Ryder, parti à Dallas, Thomas Kaberle, parti à Carolina, et Mark Recchi, jeune retraité, son parti. Peter Chiarelli, DG des Bruins, a attiré pour palier ces départs Joe Corvo et Benoit Pouliot. Ce sont les uniques changements dans cette franchise à l’intersaison. Donc oubliez toutes les comparaisons possibles et imaginables entre Bruins et Blackhawks s’il vous plaît! Boston dispose encore cette année d’une équipe intacte avec une solidarité certaine.

Mais la question est de savoir si concrètement les Bruins sont capables de le refaire? Pour des raisons extra-sportives, expliquées plus haut, certains disent non. Mais on peut également en douter pour des raisons uniquement sportives. La saison dernière les Bruins ont eu un parcours atypique dans leur conquête de la Stanley Cup. Ils sont passés proches d’une élimination face au CH, ils ont sweepés les Flyers, ils ont été jusqu’au match 7 face à Tampa et Vancouver. L’esprit d’équipe que l’on a vu apparaître vraiment lors de la finale de la coupe Stanley n’est apparu qu’à la suite de la victoire 4-0 face à Philly. Rappelez-vous, après le match n°2 perdu contre Montréal au TD Garden, on parlait déjà de qui allait être le remplaçant de Claude Julien.

On peut donc douter d’une répétition d’une telle conquête. Boston n’a pas montré durant la saison dernière des signes d’une équipe forte, solide tout au long de la saison régulière et des playoffs; juste à la fin des séries. Qui plus est ses adversaires directs ne pourrait pas connaître les mêmes déboires que la saison dernière. Philly s’est renforcé niveau gardien (ce qui les a plombés face aux B’s la saison dernière), Pittsburgh devrait récupérer Sid, Washington aura sûrement appris de ses échecs passés, Buffalo devrait rentrer dans la danse … Boston ne pourra pas emprunter deux fois de suite le même chemin et ils devront à nouveau démontrer leur talent pour aller au bout.Pour cela les Bruins doivent améliorer certains secteurs du jeu et notamment leur powerplay, anormalement inefficace durant les dernières séries. Beaucoup de monde prétendait que pour gagner la coupe Stanley il fallait être bon en avantage numérique, … Boston a prouvé le contraire. Ils ont passés les quarts et les demis avec un pourcentage en PP de … 0%!

Tim Thomas a sûrement été le principal artisan du succès des B’s la saison dernière. On en attend autant de lui cette saison. Mais à 37 ans, es-ce que l’américain est capable de ressortir une telle saison? Thomas est un gardien qui s’est affirmé tard. Il est arrivé en NHL il avait 28 ans! Son début de carrière il l’a passé en Europe, faute de sollicitude de la part des équipes professionnelles nord-américaines. Pourtant il a été drafté en 1994 par les Nordiques de Québec. A l’heure qu’il est, si les Nordiques l’auraient gardé les Avs ne souffriraient pas d’une inconstance chronique avec le poste de gardien de but … Mais ça c’est une autre histoire.

Timmy Thomas n’a jamais fait deux bonnes saisons … euh je devrais plutôt dire deux saisons exceptionnelles en NHL. Déjà en 2008/2009 ça saison avait été extraordinaire. Mais derrière, sa saison 2009/2010 est redevenue banale. Il avait alors du laisser la place pour une majorité de matchs au rookie Tukka Rask, aujourd’hui encore son backup. Tim Thomas va donc faire l’objet de toutes les attentions cette saison. Mais personnellement j’ai confiance en les performances de l’américain. Quand on le voit on ressent la sérénité, la confiance et l’expérience qu’il a acquis du haut de 37 ans. Thomas est certainement le plus cool des joueurs de la NHL, dans tous les sens du terme. Mais cette décontraction débordante lui a value sa belle saison dernière. Je crois que Timmy ne veux plus se prendre la tête et joue les matchs les un après les autres en prenant surtout énormément de plaisir. C’est un compétiteur mais dans le bon sens du terme. Personnellement je l’admire!

Les 5 joueurs à surveiller à Boston :

– Tyler Seguin

– Patrice Bergeron

– Milan Lucic

– Brad Marchand

– Tim Thomas

Boston champion contre toutes attentes …

Qui aurait mis un seul clou sur les Bruins au début des séries cette année, et qui plus est après le match n°2 contre Montréal alors qu’ils étaient menés 2-0 dans cette série ? Pas grand monde, moi le premier! Pourtant Boston est champion 2011 de la Stanley Cup, et je rajouterai même un beau champion. Un parcours bien atypique que celui des Bruins qui il y a 2 mois étaient au bord d’une crise sportive et qui aujourd’hui trônent au sommet du hockey mondial. Les Bruins sont donc champions, au grand dam de tous les fans de Vancouver qui se sont vu bien trop tôt champions sans même combattre.

Je dois dire que mon admiration pour cette équipe de Boston n’a cessée de grandir série après série, match après match dans ces playoffs. Au début, je ne voyais même pas Boston dépasser les quarts de finale de conférence et se débarrasser des Canadiens. Après un match 7 homérique, les Bruins ont réussi à renverser la vapeur dans cette série et c’est à partir de cette victoire, de ce match que les Bruins se sont construits tout au long de ces 3 mois. Le face à face avec des méconnaissables Flyers a sans doute été très bénéfique pour eux sur le plan mental. Ça leur a permis de se construire offensivement et d’acquérir des certitudes qui n’étaient pas du tout présentes lors du tour face au CH. Boston est en somme la seule équipe cette année qui a su se construire tout au long des séries pour finir en trombe dans un match 7 face à Vancouver maîtrisé de long en large.

Ce match n°7, reparlons-en! Une maîtrise sans précédant dans cette série de la part de Boston. Pourtant Vancouver avait bien démarré les hostilités en prenant d’entrée les Bruins à la gorge. Boston est rapidement acculé dans sa zone défensive et l’on se dit très vite que le scénario va se répéter : Vancouver sera capable de renverser la vapeur encore une fois sur sa glace, porté par son public. Luongo n’a pas grand chose à faire ce qui a pour avantage de ne pas encore percevoir qu’il va réaliser encore un mauvais match … Mais petit à petit on sent que Boston commencer à voir le ciel sombre des premières minutes s’éclaicir. Les occasions commencent à arriver. Tout ceci va les mener jusqu’au but de Patrice Bergeron.

Ce but est littéralement le tournant de ce match n°7, de ce « Superbowl » de la NHL comme on a pu dire outre atlantique. Un but un peu contre le cours du jeu qui va arriver comme un vrai coup d’épée dans les dos pour les Canucks. Vancouver ne s’en relèvera pas et le cours du match sera littéralement changé. Boston sera en contrôle pendant tout le reste de la rencontre. Plus jamais Vancouver réussira à revenir installer son jeu dans le camp des Bruins. Ceci est bien la preuve de la faiblesse mentale et physique des Nucks dans cette série. Le match n°6 leur a fait beaucoup de mal et la maîtrise des premières minutes n’étaient qu’une simple apparence.

Boston remporte donc cette série finale après une gestion tactique hors pair. l’annihilation des frères Sedins a été le grand chantier de Boston tout au long de cette finale. Un seul petit but pour Henrik, une vraie misère! Ceci n’était pas donné à n’importe qui. Boston est la première équipe cette année en playoff à réussir un tel exploit. C’était un élément que je soulevais déjà dans mes prédictions de cette finale – qui pour la première fois cette année se sont avérées justes 🙂 – : Vancouver ne s’est pas frotté à une telle équipe durant la saison régulière cette année. C’est un élément qui a fortement joué dans ce face à face. Bref toute la machine Vancouver a été mise à bas par l’énergie physique dégagée par les Bruins.

Au final, on peut se réjouir de ce résultat final car ça reste le concept d’équipe qui l’emporte sur celui du talent. Vancouver est admiré depuis le début de l’année puisqu’ils sont censé être l’équipe dans sa conception la plus pure. Or Vancouver a prouvé lors de cette finale que cette équipe reposait plus sur des individualités : les Sedins, Kesler, Hamsuis, Bieksa, Luongo. Bizarrement, tous ces noms que je viens de citer ont été soit défaillants, soit blessés lors de ces finales. Alors je vous conçois bien que si l’on enlève à une quelconque équipe ses éléments moteurs, celle ci va vite s’effondrer et l’on pourra dire après coup que ce n’était pas une équipe mais une somme d’individualité. Ce que je cherche à mettre en avant ici c’est que pour les Canucks, la mise à bas de tous ces joueurs n’a pas été compensé par des joueurs du 3ème voir du 4ème trio. La profondeur du banc est un élément indispensable à la réussite lors des playoffs en NHL. J’ai l’impression que la profondeur de Boston a été bien plus tranchante que celle des Nucks. C’est en cela que je puis dire que le concept d’équipe clairement incarné par les Bruins l’a emporté sur celui du talent, où Vancouver était porté par ses stars.

Pour certains il y a un malaise dans la victoire de Boston. Pour eux les Bruins ne sont que des agitateurs qui l’on emporté uniquement parce qu’ils avaient les arbitres dans la poche. Je vise bien évidement ici ceux qui voient en Boston les « Big Bad Bruins » constamment avantagés par la ligue. Pour ma part je suis heureux de voir une telle équipe remporter le championnat NHL, mais pas pour les mêmes raisons. On a beaucoup visé les refs lors de cette finale pensant qu’ils étaient trop permissif avec les Bruins et qu’ils favorisaient leur jeu. Ce n’est pas une nouveauté! Le corps arbitral a pour coutume de faire jouer durant les séries. Boston a su très intelligemment bénéficier de cet état de fait. Ils se sont rapidement aperçu que la limite entre le coup légal et celui qui est répréhensible était haute. Les Bruins en ont donc profité pour asséner des coups pas tout le temps réglo mais qui passé inaperçu pour les refs dans un match. Les petits coups dans les mollets, les cross check bien placés, la défense de son slot par Thomas, … plein d’éléments qui étaient soit tolérés par les arbitres, soit que ceux ci ne pouvaient voir. Et oui il faudrait quand même rappeler que dans notre cher sport qu’est le hockey les situations vont vite et que oui les arbitres, même en étant 4, ne peuvent pas tout voir. Egalement, bien des fois une situation peut varier suivant l’interprétation qu’aura un arbitre en fonction de sa position sur la glace.

Si je devais retenir des joueurs dans cette série finale ils seraient clairement du côté des Bruins. Au premier rang desquels je place Tim Thomas. Le vétéran a joué le plus beau hockey de sa vie. Seulement 8 buts pris en 7 matchs de finale de la coupe Stanley … on n’a jamais vu ça! Vancouver s’est heurté à un véritable mur. Un élément principal dans la victoire des Bruins. Boston a pu très sereinement construire sur la solidité de son gardien. De l’autre côté, les Canucks n’ont pas pu compter sur un tel apport d’un Luongo détestable. Timmy Thomas rafle donc cette année la Stanley Cup, le trophée Conn Smythe (qui récompense le meilleur jouer des playoffs) et vraisemblablement le trophée Vézina (qui récompense le meilleur gardien de la saison). A 37ans, il a connu sa meilleure saison. Un parcours vraiment atypique que celui de Thomas.

Un grand bonhomme de ces séries, c’est également Zdeno Chara. Le géant slovaque et capitaine de cette équipe a été parfait dans son rôle de défenseur n°1 des B’s. Il est la cause principale de la mise au sac des frères Sedins. Lors de ce match 7 ils nous a encore une fois créditer d’une superbe interception de passe, comme il l’avait fait au match 3, entre les jumeaux Sedins. Chara a été trainé dans la boue après la non-affaire Paciorety. On l’a descendu à Montréal au simple rang d’assassin, et aujourd’hui il prouve qu’il est le meilleur défenseur de la ligue nationale. J’espère que pas mal de personnes gravitant autour du CH se rendront compte de leur bêtise à son encontre et qu’ils seront reconnaitre que Chara n’est pas un tueur … enfin pas au sens propre du terme …

Bref, Boston est pour moi le champion qu’il fallait à la NHL. Il prouve que ce n’est pas uniquement grâce à la signature de grosses pointure que l’on arrive à composer une équipe gagnante. Boston repose sur un parfait équilibre entre bon joueur offensif, défensif, des joueurs formés chez eux, des joueurs physiques, bosseurs, et surtout un bon gardien. Voici les ingrédients de la recette Boston. De quoi donner de l’espoir à des équipes qui n’ont pas le rayonnement de Vancouver, Détroit ou autre Montréal pour espérer une fois dans leur histoire toucher la Stanley Cup …

Vancouver : si près mais pourtant si loin …

Les Canucks ne sont plus qu’à un match de toucher pour la première fois dans leur 40 ans d’histoire la coupe Stanley. Après la très courte victoire vendredi soir dans le match n°5 de la série (1-0), Vancouver se rend ce soir à Boston pour espérer décrocher la première victoire à l’extérieur de cette série et pouvoir soulever le graal du hockey nord américain. Ce serait le couronnement d’une saison rondement menée par les canadiens. Toutefois, cet objectif qui ne tient qu’à un match de 60 min, voir plus, paraît si loin quand on sait au combien les Bruins sont intraitables sur leur glace. Un duel électrique encore une fois à prévoir …

Vancouver arrive dans la meilleure des postures à Boston pour ce match n°6; mais es ce que pour autant Vancouver a écarté tous les doutes qui étaient apparus lors des matchs n°3 et 4 à Boston ? Certainement, non! Vancouver a certes gagné le match n°5, mais les nucks sont loin du niveau qu’ils ont pu développer lors de la saison régulière et notamment lors des séries contre Nashville et San José. Ils ont certes répondus présents vendredi dernier sur le plan physique face aux Bruins qui les avaient ridiculisés sur ce terrain là lors des matchs 3 et 4, mais cet élément du jeu est loin de leur convenir et ils paraissent bien moins à l’aise pour développer leur jeu.

Qu’on le veuille ou non, Vancouver est une équipe de jeu léché. Les nucks se sont construits de cette manière depuis le début de saison, autour de la technique des frères Sedins bien alimentés par une défense tournée vers l’offensive qui accumule les bons relanceurs. Face au Bruins ce jeu est mis à mal. Il est dur pour Vancouver de se faire violence à allé chercher au physique l’adversaire. Le match 5 en est un bon exemple. Vancouver et Boston on fait jeu égal dans un match très fermé où une simple erreur de positionnement de Tim Thomas a eu raison de ce match. A part ça, on ne peut pas dire que Vancouver a été supérieur à Boston sur ce match. Ils donnent encore une fois énormément de chances en supériorité numérique aux B’s qui ont été bien mal inspirés sur ce secteur de jeu là vendredi soir. Claude Julien doit encore s’en mordre les doigts.

C’est à se demander toutefois si de ce match nul qui pourtant débouche sur une défaite cruciale, les Bruins n’ont pas perdu le momentum? C’est une question au combien importante pour l’avenir de cette série à laquelle on ne peut pas vraiment répondre. Vancouver ne s’est surement pas rassuré. Ils ont été dominés sur des occasions franches de Boston. Il est sur que Luongo a été d’une aide précieuse pour les nucks. Après avoir pris 12 buts en 2 matchs dans la casquette, le gardien canadien a remarquablement réagit en s’adjugeant son deuxième blanchissage de la série. Or la prestation de Lou a caché quelques éléments dans le jeu qui sont encore une fois bien contestés par les Bruins. Vancouver n’a pas encore dominé outrageusement un match lors de cette série, alors qu’ils le faisaient presque régulièrement depuis le début des playoffs. Certes ce n’est pas une condition pour soulever la coupe, mais ça prouve que Vancouver n’est toujours pas à l’aise dans cette série et que ce duel face à Boston les mines. Boston joue un hockey face auquel les Canucks n’ont pas pu vraiment se roder tout au long de la saison régulière faute d’une telle opposition dans l’ouest.

Toutefois, Vancouver parait en plus fâcheuse posture sur sa glace que le sont les Bruins sur la leur. Boston a gagné de la plus belle des manières ses 2 matchs au TD Garden, alors que lors des 3 matchs à la Rogers Arena Vancouver l’a emporté sur le fil : 1-0 dans le match 1, 3-2 après OT dans le match 2 et 1-0 encore une fois au match 5. Vancouver tire bien de l’arrière dans la domination du jeu, mais pourtant ils sont devant en terme de victoire. Une situation assez paradoxale! De là à ce qu’ils aillent chercher la dernière victoire qu’il leur faut pour soulever la Stanley Cup à Boston, j’en doute vraiment. Le TD Garden est devenu depuis les deux premiers matchs de la série contre Montréal un fort imprenable. Seul les Bolts ont réussi à s’y imposer lors du match n°2 de la finale de la conférence Est. Voir les Canucks s’y imposer ce soir serait un vrai exploit à la lumière de cette série …

Je ne vois pas les Bruins être affaiblis par la défaite de vendredi dernier. Une fois sur leur glace, avec tout un peuple qui les poussent, passé les hymnes de René Rencourt, Boston sera à 300% dans son match et il sera très très dur pour Vancouver d’aller les chercher. Il ne faudra pas s’attendre à une défaillance de Tim Thomas qui joue le meilleur hockey de toute sa carrière dans cette série finale. Tout va en fait reposer sur la capacité des Nucks à livrer un deuxième match hautement physique de suite. S’ils y parviennent, tout reposera sur les épaules d’un homme : Roberto Luongo!

Je vous disais plus haut qu’il a eu une réaction parfaite lors du match 5 après ses deux matchs précédents pitoyables à Boston. Mais là où Lou s’est sans doute égaré c’est dans ses déclarations d’après matchs où il a été dire qu’à la place de Thomas, il aurait arrêté le but de Maxim Lapierre qui a donné la victoire aux Canucks vendredi soir. Une constatation certes vrai car Thomas est un gardien bien plus agressif que Luongo quand il garde ses cages. Néanmoins, cette déclaration est assez naïve de la part du québécois qui il y a encore quelques jours était à deux doigts de se faire bencher par son coach. La pression qui son sur ses épaules lors du match 6 est énorme. Aux Bruins à en profiter et on peut leur faire confiance pour pourrir le match et faire sortir Lou de ses gonds … Tout le match va se jouer là!

Boston piétine de bien timides Canucks …

Qui l’eu cru? Cette série va se transporter de nouveau vers Vancouver avec une égalité parfaite entre Bruins et Canucks. En effet, Boston a réussi à revenir dans cette série où ils étaient pourtant menés 2 matchs à 0 après les deux premières rencontrent sur la glace de Vancouver. Les hommes de Claude Julien ont donc réussi l’exploit de revenir dans cette série après deux matchs sur leur glace. Outre le fait qu’ils aient égalisés, ce qui est fort c’est qu’ils sont de retour dans cette série avec brio. Boston a écrasé sur les matchs 3 et 4 de cette série Vancouver et désormais ils semblent en position de force dans cette série finale. Bref cette finale qui semblait bien monotone à suivre tant le sacre de Vancouver semblait évident vient d’un coup de reprendre de l’intérêt et place les Canucks au pied du mur.

Tout Boston est soulagé! Leurs Bruins ne seront pas balayés de cette série finale comme beaucoup de monde a pu le penser. Après deux matchs énormes, Boston is back on the buisness! Un match n°3, et premier match à Boston, complètement fou pour eux. Du vrai hockey champagne avec une énorme raclée infligée aux Canucks : 8-1, rien que ça! On aurait pu penser que lors du match n°4 les Canucks se seraient un temps soit peu rebellés et les Bruins affaibli après le match physique qu’ils avaient livrés deux jours auparavant. Queneni! Encore un match énorme des Bruins qui infligent cette fois un cinglant 4-0 aux Nucks qui se seront pris 12 buts dans la casquette lors de ce déplacement dans le Massachusetts, pour simplement 1 petit but marqué. Une vraie misère …

Les raisons de cette déroute complète des Canucks sur la glace du TD Garden : elles sont nombreuses! Je pense que la raison principale tient au forechecking constant lors de ces matchs n°3 et 4 de l’offensive des Bruins. Aucun espace n’a été donné aux défenseurs des Nucks. Ceci suffit à couper les jambes d’une équipe comme Vancouver? Surement pas. Il y a une manière d’appréhender ce forechecking et Boston l’a fait de la meilleure des manières. Ce pressing est un vrai pressing physique mais surtout psychologique. La dimension psychologique est très forte dans cette finale et notamment sur ces deux matchs de Boston. Ceci a pour avantage de rendre la série passionnante désormais. Avec ce pressing constant les défenseurs des Nucks pètent littéralement un plomb. Du coup la relance s’en fait ressentir.

Mais cette pression est également la même dans le secteur défensif de Boston. Demandez en des nouvelles aux jumeaux Sedin, rebaptisés depuis ces deux matchs les jumelles Sedins tant ils ont ramenés leur gueule comme des petites pleureuses de maternelle. Il y a de quoi péter un boulon les concernant. Les coups vicieux pleuvent à leur encontre dès lors que les refs ont les yeux ailleurs. Es ce pour autant autorisé. Vous savez ce qu’on dit aux élèves : vous avez le droit de tricher mais pas de vous faire prendre! La défense de Boston applique cette citation à merveille. Ce n’est certes pas flagrant dans le jeu mais ça use énormément entre les deux oreilles. Boston pratique le hockey que cette équipe a historiquement pratiquée, ce qui a créé une rivalité historique avec les Habs qui se veulent également dépositaire d’un jeu léché comme celui de Vancouver – toute proportion gardée bien entendu.

Une bonne majorité des amateurs crient au scandale quand ils voient ces coups vicieux. Moi je cri plutôt au génie. Boston et surtout leur coach Claude Julien savent qu’ils sont techniquement plus faible que les Nucks. Dans ce cas, le meilleur moyen de rééquilibré la balance c’est de pourrir le jeu au possible. C’est Renaud Lavoie raportait sur son blog hier que Claude Julien, lors d’un entretient avec lui, lui avait dit qu’ils était fier d’avoir cette équipe sous ses ordres car c’est un groupe avec lequel on peut adapter le jeu : soit jouer l’offensive, soit jouer sur le plan physique. Avec ces deux flèches à son arc, Boston apparaît bien plus enclin à trouver des solutions pour contrer les Nucks que les autres équipes que Vancouver a rencontré jusque là dans ces séries. Maintenant la balle est clairement dans le camp des Canucks qui devront à tout prix décourager le travail physique de Boston. Cela passe par un goaltending parfait …

Lors des deux premiers matchs, pas grand chose pouvait être reproché à Roberto Luongo : seulement 2 buts pris et un blanchissage lors du match N°1. Depuis que la série s’est transportée à Boston, il a encaissé 12 buts et a une moyenne de 82% d’arrêt … autant dire une vraie misère. Ca doit gamberger dur dans la tête à Lou avant ce match n°5. Il a passé deux soirées affreuses à Boston. Espérons pour lui que le retour devant ses partisans va le regonfler à bloc car l’ambiance risque d’être énorme ce soir à Vancouver. D’ailleurs, Alain Vigneault a décidé de lui faire toujours confiance pour ce match 5. A mon avis c’est une sage décision. Luongo n’est pas un quidam : il a quand même gagné l’or olympique il y a un an et il a mené cette année la meilleure équipe de la ligue. Il a les capacités de rebondir face à son public.

Bref cette série me passionne enfin. Le réveil des Bruins et le jeu qu’ils pratiquent depuis, j’adore ça! Beaucoup cherchent les enchaînement impossible dans le hockey moderne; moi je me délecte d’un jeu physique, de coup de pilon régulier pour faire plier l’adversaire et l’avoir au physique. C’est pour moi l’esprit réel de ce sport, de la NHL en particulier et surtout de ces playoffs de la Stanley Cup. Aujourd’hui un joueur qui représente bien ce esprit dans cette finale c’est Tim – ou Timmy – Thomas, le gardien des B’s. Quelle finale il réalise! C’est clairement le boss dans son slot. Alex Burrows en sait quelque chose. Lors de match n°4 il s’est fait virer de nombreuses fois de devant le slot par le gardien vétéran de Boston. Timmy ne s’est pas dégonflé à provoquer une partie de gifles face à l’attaquant des Nucks. Mais outre sa dimension physique, Thomas fait preuve dans cette finale de sa classe et de son talent de gardien, pendant longtemps boudé par les franchises NHL. Un parcours atypique que celui du portier des Bruins qui n’a connu que tardivement les joies de la NHL. A 37 ans, il est en route pour décrocher le trophée Vézina, le Conn Smythe si son équipe gagne, et la Stanley Cup … une belle revanche!

Enfin, je voudrai terminer par une affaire dans cette finale qu’est le hit de Aaron Rome à l’encontre de Nathan Horton dans les premières minutes du 3ème match. Rome a envoyé Horton hors de la glace sur une civière après des images glaçantes de l’attaquant des B’s, gisant sur la glace, le bras en l’air se raidissant en réponse de l’énorme impact physique qu’il a reçu à la tête. Ce problème des hit à la tête, la ligue essaye de les combattre bec et ongle depuis cette année car il faut dire que le cas de commotion cérébrale est en hausse ce qui a fort justement pour effet d’inquiéter la ligue. Rome a pris 4 matchs pour ce hit – en gros une suspension jusqu’à la fin des séries. Bref sa saison est terminée. Mais si le hit était intervenu lors de la saison régulière, qu’aurait-il réellement pris?
Pour ma part il n’y a pas d’équivoque : Rome devait être lourdement sanctionné! Ce hit est l’archétype de ce que la ligue doit sanctionner lourdement. Un hit inutile, alors que le joueur avait donné depuis bien longtemps son palet , les deux pieds décolés de la glace visant délibérément la tête. Toute la question repose sur le « blind side », ou autrement dit les angles mort. En effet, Rome arrive dans sur Horton alors que ce dernier regarde le coéquipier envers lequel il venait d’effectuer sa passe. Horton ne pouvait pas le voir dans cette position. On entend pas mal de monde dire « il n’avait qu’à regarder devant lui ». Ok je veux bien, mais imaginons qu’il aurait bien regardé devant lui et que Rome soit arrivé par sa droite, il n’aurait pas pu le voir. Ce que je veux dire par là c’est qu’un joueur de hockey c’est pas une chouette : il n’a pas la vision à 360°. Ca reste avant tout un homme. Dire qu’il avait qu’à regarder, c’est facile et c’est l’argumentaire de ceux qui n’ont jamais pratiqués ce sport. Des angles morts il y en aura toujours, quoi que l’on veuille. Rome arrive les deux pieds décollés, et ça il n’a aucune raison de le faire. Horton est sensiblement de la même taille que lui. S’il décolle les pieds c’est qu’il souhaite littéralement l’attraper le plus haut possible, autrement dit la tête.

C’est donc un pur dirty hit pour ma part. Rome aurait du subir une sanction financière en plus des 4 matchs qu’il se paye, simplement parce que son acte intervient en fin de saison.

Le temps me manque pour vous parler du mal aimé Brad Marchand. Je le ferai peut être lors du game 5 qui se déroule ce soir. Il me manque également du temps pour corriger mes fautes, alors soyez indulgents si vous en repérez. Je vous retrouve demain après midi pour le résumé du match 5, où je vis bien les Bruins créer la surprise …

Vancouver en ballotage favorable …

Les Canucks sont donc devant dans cette série finale, 2 matchs à 0. Avant de retrouver leurs fans ce soir dans leur enceinte du TD Garden, les Bruins de Boston sont au pied du mur : ils se doivent de gagner leur deux matchs à domicile s’ils souhaitent prolonger cette série. Dans le cas contraire, il se pourrait que le sacre de Vancouver annoncé depuis bien longtemps ait lieu assez rapidement. Ce sont donc des Bruins ultra-motivés qui vont se présenter ce soir sur leur glace pour enfin remporter leur premier match dans cette finale de la Coupe Stanley. Qui plus est, Boston a des motifs de satisfaction sur lesquels ils devront construire ce soir.

En effet, lors des deux premiers matchs les Bruins ont été bien loin du ridicule. Pas mal de personnes annonçait une série assez rapide qui allait couronner les nucks. Après deux matchs, force est de constater que tout semble leur donner raison. Hors permettez moi d’en douter. Boston a certes perdu les deux premiers matchs mais il ne faudrait pas occulter les conditions de ces défaites. Lors du match 1, Boston perd après un but, plus ou moins contestable, de Vancouver alors qu’il restait 12 sec à jouer dans ce match. Autant dire que le timing était bien trop parfait – chance quand tu nous tiens … Lors du match 2, Vancouver l’emporte après 11 sec de prolongation.

Les fameuses branlés que Vancouver devait infliger à Boston, on les attend encore. Vancouver n’a pratiquement rien montré lors de cette finale. Ils semblent certes au dessus des Bruins, mais ces derniers font mieux que résister. Il leur manque pour le moment le petit déclic qui ferait pencher un match en leur faveur. Quels sont ces éléments? Déjà arrêter les erreurs fatales. Le but en OT au match 2 est largement évitable si la relance avait été un peu plus assurée, et surtout si la défensive avait été plus attentive. Tim Thomas joue pour le moment une finale impec, tout comme Luongo. C’est peut être là que le bas blesse pour les Bruins : ils ne peuvent pas espérer un mauvais match de la part du gardien adverse.  Néanmoins ils ont réussi à passer par deux fois Roberto Luongo lors du match n°2 : un motif d’espoir.

Ce que j’attends de ce match 3, outre le retour des Bruins dans cette finale, c’est du spectacle. Pour le moment cette finale de la Stanley Cup est ennuyeuse à mourir. Heureusement que le public à Vancouver est magnifique, sinon on se ferait chier comme pas possible. Deux matchs littéralement cadenassés jusque là. Tout ceci manque vraiment de folie. J’espère que l’on verra un peu plus d’initiative de mecs qui doivent normalement créer dans cette finale. Où est le Tyler Seguin que j’ai vu lors du tour précédent face à Tampa et qui marquait 5 points en 2 matchs? Où est le Ryan Kesler qui a effectué un début de playoffs tonitruant ?

Cette finale mérite mieux. J’espère que l’ambiance électrique du TD Garden ce soir va lancer tout cela. Boston est clairement pied au mur et ils devront aller de l’avant et être ambitieux pour espérer revenir dans cette série. En tout cas match n°3 ce soir à 20h00 heure de Boston, soit 2 heures du mat chez nous … et oui mes amis la ligue n’a pas été clémente pour nous fans européens …

Des Bruins pas vernis …

Le match n°1 de la finale de Stanley Cup s’est joué sur un rien, et c’est peu dire. Un but marqué dans les ultimes secondes du temps réglementaire par Raffi Torres donne ce premier match aux Canucks. Du côté de Boston, on peut nourrir des regrets tant ce match a été équilibré et ce à contre sens de l’avis de tous les observateurs qui voyaient Vancouver bien au dessus des Bruins. Finalement Boston a fait plus que rivaliser avec les Canuks, ils ont même inquiétés Vancouver et ont frappés plus de fois à la porte que les locaux.

On attendait le début de cette finale de la Coupe Stanley depuis maintenant 5 jours, soit une éternité, et je peux vous dire que l’on a été plutôt déçu du déroulement de ce premier match. Pas grand chose à se mettre sous la dent, un jeu technique assez pauvre. On retiendra juste la belle performance des deux gardiens. Tim Thomas et Roberto Luongo ont tenus leur rang tout au long de ce match n°1. Même si Thomas prend un but à 17 sec de la fin du match, il n’a rien à envier à Luongo sur le match d’hier soir.

Vancouver arrache littéralement ce match n°1. Boston avait les arguments hier soir pour créer la première surprise de cette finale. J’en parlai sur mes prédictions il y a quelques jours, Vancouver n’a pas encore rencontré dans ces séries une équipe similaire à celle de Boston. Même si Vancouver a pris l’ascendant sur le jeu physique dans ce match, offensivement les Nucks ont été inhibés par la défense des B’s. Beaucoup de situations de powerplay également  qui ont accouchées d’une montagne. Boston est mauvais dans cet exercice depuis l’arrivée de Thomas Kaberle à la trade deadline, un vrai non sens! A Vancouver, je pense que pour le moment l’équipe est en mal de jeu. Le break de une semaine pour eux s’est fait sentir dans ce match et notamment en avantage numérique où à l’habitude les Canucks excellent.

Au final, ce but poignard coup de pour les Canucks risque de peser dans les esprits de Boston. J’espère pour eux qu’ils vont retenir les éléments positifs de ce match car malgré cette defaite, c’est un vrai constat positif qui ressort de ce match pour eux. Ils ont réussis à faire taire les Sedin ou autres Kesler tout au long de la rencontre.

Match n°2 vendredi soir où Boston devra continuer son entreprise de mise à mal de la belle mécanique des Canucks. Vancouver est en danger pour moi s’ils n’arrivent pas à relever leur niveau de jeu. J’estime que le manque de compétition y est pour beaucoup et que les Nucks livreront un match beaucoup plus élevé techniquement samedi soir. Mais de l’autre côté, je pense également que la motivation des Bruins sera décuplée après ce qu’ils ont montrés. Finalement, Boston n’est pas si largué que l’on a voulu nous le faire croire dans cette série. Les Bruins peuvent gêner les Canucks, pousser cette finale jusqu’au match n°7 et peut être casser cet espèce d’engouement populiste autour des canuks … la revanche du hockey en soit!