Quarts de Finale : Les favoris au tapis …

Ces quarts de finale sont à coup sûr les plus spectaculaires de ces dernières années. Pas forcément spectaculaire quand à ce que les équipes nous ont proposé en terme de jeu, mais spectaculaires quand à leur issue. Une vraie saignée qui a mis pas moins de 6 grosses cylindrées de la ligue sur le carreau. Même si certaines d’entre elles laissées entrevoir quelques signes de baisse de niveau durant la saison régulière, pour d’autre leur élimination arrive comme une immense surprise. Retour dans cet article sur les raisons de l’échec de tous ces prétendus favoris …

Qui aurait envisagé qu’après ce premier tour des séries l’on aurait perdu Vancouver, Pittsburgh, San José, Détroit, Chicago et le champion en titre Boston? A vrai pas énormément de monde. Même si certaines prédictions avaient pu envisager ce scénario (dont en partie la mienne) pas beaucoup croyaient que cela aurait pu se réaliser aussi vite que lors du premier tour. Pourtant nous y sommes! Le fait est qu’avec ces demi-finale, la franchise encore en course et qui est la dernière à avoir remporté la coupe est … New Jersey en 2003! Et si l’on pousse un peu plus loin, la deuxième franchise est New York avec sa victoire en 1994 suivi par Philadelphie et sa dernière victoire en 1974. Pour le reste des derniers prétendants, aucun d’entre eux a eu la chance de son histoire de soulever le Lord Stanley Award.

Le fait est que ces séries nous livrent déjà leur dose d’enseignement. Cette « saignée » comme je l’ai nommée un peu plus haut montre qu’un vrai changement de garde se met en place dans cette ligue. Il ne faut pas oublier que la NHL est une ligue basée sur un mode de fonctionnement fermé. Ainsi il est normal qu’une alternance se mette en place. Ceci est avant tout favorisé par le système de la draft qui quoi qu’il arrive favorise les franchises médiocres … à condition de drafter correctement! C’est en tout cas ce qu’il se passe à l’ouest. Cette conférence est de loin la plus ouverte et la plus difficile des deux. Pas mois de 5 franchises ont amassées plus de 100 pts cette saison preuve de la bien portance de ses franchises locomotives mais également de la fébrilité certaine des franchises du bas de la conférence. Mais chose étrange, seules deux franchises ayant dépassées ce seuil demeurent dans ces demi-finales : Nashville et Saint Louis.

L’émergence d’équipes comme Los Angeles, Saint Louis, Phoenix ou encore Nashville est tout sauf un hasard. Toutes ces franchises ont à un moment ou un autre flirté avec les fins fonds de la conférence. A leur grand crédit, ces équipes ont su tirer profit de leurs malheurs pour pouvoir rebondir. C’est ce qui se passe aujourd’hui!
On ne ventera jamais assez la gestion qui a été faite à Nashville. Les clefs sont dans les mains de David Poile (GM) et de Barry Trotz depuis un très long moment et cette stabilité paye depuis quelques saisons dans le Tennessee. Aujourd’hui, les Preds ont littéralement le chemin dégagé pour remporter le titre à l’ouest et d’allé à la première finale de la Coupe Stanley de leur histoire. Avec Pekka Rinne, Shea Weber et Ryan Suter en guise de fondation, cette équipe à les reins solides pour aller jusqu’au bout.

Los Angeles, je vous le disais en début de saison, je me rappel encore l’époque où j’en suis arrivé à la NHL (autour des années 2000) et où cette équipe était abonnée à la cave de la conférence Ouest. A la suite du départ de Wayne Gretzky, les Kings n’avaient que trop errés. Mais avec la draft de Anze Kopitar, Dustin Brown, Jack Johnson, Drew Doughty et Jonathan Quick, Dean Lombardi avait à coup sûr remis LA dans le droit chemin. Cette génération est en train d’exploser dans ces séries où personne (ou presque 😉 ) ne les attendaient.

On pourrait dire à peu près la même chose sur les Blues de St Louis. Beaucoup d’experts de la NHL attendaient de pied ferme l’éclosion de la prometteuse génération des T.J Oshie, Alex Pietrangelo et autres David Perron. Cette saison aura été la grande révélation de la franchise du Missouri. Ce qui a tout changé est l’arrivée de Ken Hitchcock, à coup sûr.

Mais pour en revenir à des propos beaucoup plus généralistes, ces séries montrent également au combien il est important d’avoir une défense relativement bien construite pour effectuer un vrai run. Encore une fois je suis forcé de me tourner vers la conférence Ouest qui démontre ceci de la meilleure des manières. Que ce soit St Louis, LA, Nashville ou Phoenix, chacune de ces équipes compte dans leur rang un gardien titulaire qui nous propose des stats tout simplement hallucinantes. Mais au delà de cela, quand on regarde les statistiques défensives durant ces séries, la quasi totalité des qualifiés pour le second tour des séries font parti des leaders dans ce secteur du jeu … hormis Philadelphie en raison de sa série pas du tout conventionnelle face aux Penguins.

Ces séries sont elles en train de prouver que pour espérer gagner la Cup il faut d’abord penser défense avant de penser attaque? Pas forcément. Ca montre surtout qu’il faut penser collectif, équilibre et profondeur avant de penser individualité. Mais force est de constater que construire une équipe à partir de la défensive n’est pas un mauvais choix, malgré la croyance populaire qui donne un privilège inexpliqué aux équipes construites vers l’offensive.

Bref la garde est pour moi en train de changer! J’espère juste que les médias se focaliseront un peu plus sur des franchises trop mal connus comme Phoenix, Nashville, Saint Louis ou Los Angeles. Mais intimement je sais que cela ne changera pas dès l’année prochaine. Ce changement de garde n’en est qu’à son commencement et parmi les néo-éliminés, certains sont voués tôt ou tard à connaitre une période de vaches maigres. Ainsi va le sport et la logique sportive américaine.

Los Angeles, la (demi) surprise du chef!

Grâce à sa victoire après prolongation (2-1) hier soir sur la glace de la Rogers Arena de Vancouver, les Kings ont réussi à se qualifier pour le second tour des séries. Ceci ne leur était plus arrivé depuis 11 ans, une éternité! Mais là où l’exploit est le plus beau c’est que Los Angeles a réussi à sortir dès le premier tour le détenteur du trophée des présidents, récompensant l’équipe ayant récoltée le plus grand nombre de points durant la saison régulière. Cette équipe de Los Angeles a pris tout le monde de court. Pourtant sur ce même blog, je vous faisais part dans mes prédictions de mes craintes quand à une élimination facile des Kings (bien que j’ai retenu les Canucks au final, je dois l’avouer). Les Kings sont loin d’être une équipe cendrillon et ont beaucoup de choses à prouver dans ces séries.

Quatre minutes et vingt-sept secondes! … C’est le temps qu’il aura fallu aux Kings et à Jared Stoll pour inscrire ce but salvateur qui envoie LA en demi-finales de conférence, et qui par la même occasion envoie les Canucks en vacances. Le dernier finaliste de la Stanley Cup et double détenteur du trophée des présidents foulera donc la semaine prochaine les greens au lieu de se retrouver en demi-finales. C’est une vrai claque qui est infligée ici aux Canucks qui après la grande désillusion de la saison précédente en finale de la Coupe Stanley face aux Bruins en connait une encore plus grande cette saison. Et tout ceci est la faute des Kings …

Ces Kings, équipe qui avait pour habitude cette saison de ne pas marquer de buts n’a que partiellement dérogé à la règle. Ce qui a permis aux Kings de passer outre les Canucks, et qui plus est en 5 matchs, c’est bien la défense! Cette défense déjà énorme durant la saison régulière (2ème en terme de GAA juste derrière les Blues) a répétée durant ce premier tour ses exploits. Avec une moyenne de buts encaissés de 1.60 (à égalité avec les Blues), Los Angeles dispose aujourd’hui de la meilleure défense dans ces séries.

La raison première est sans équivoque Jonathan Quick. Le portier de LA a réalisé un premier tour détonant. Dégoutant les attaquants des Canucks les uns après les autres, Quick semble avoir les épaules assez larges pour porter cette équipe et surtout cette défense tout au long des playoffs. Dans les discussions du trophée Vézina récompensant le meilleur gardien de la saison régulière, avec ses performances lors du 1er tour, il rentre dans les premières discussions concernant le trophée Conn Smythe. Bien évidemment il est un peu tôt pour le considérer comme candidat sérieux. Ceci sera surtout conditionné par le parcours des Kings durant les playoffs. Mais une chose est sûre, Jo Quick a montré toute l’étendue de son talent sur cette série et il frappe légitimement à la porte pour faire parti du top 5 des gardiens dans la ligue, sans aucun problème!

Mais sans sa défense Jo Quick n’aurait surement pas pu réaliser tous ses exploit! Tout d’abord parlons de Willie Mitchell. Quelle douce ironie que ce soit Mitchell l’homme de cette série dans la défense des Kings face aux Canucks. Ce dernier était défenseur chez les Canucks il y a encore deux ans. Mitchell, dans son rôle de défenseur purement défensif, a été le pilier de cette défense des Kings effectuant un sacré ménage tout autour de la cage de Quick. A 35 ans, Mitchell retrouve dans ces playoffs toute sa superbe!

Il ne faudrait pas oublier également le rôle de Drew Doughty. La saison de Doughty a été bien singulière avec dès le début de saison le feuilleton de son nouveau contrat avec les Kings. Cette divergence avec son club l’a même mené à louper la pré-saison jusqu’à ce qu’une entente soit conclue, quelques jours avant le début de la saison régulière. Le fait est que son début de saison a été catastrophique et pas mal de monde pensait (surement de manière valable) que ses déboires contractuels avaient à voir avec ses performances réduite. Une joueur, quand bien même il soit une star, ne peut se payer le luxe de louper la pré-saison avec son équipe faute de quoi il manque cette période cruciale où les premières bribes de l’esprit collectif se fondent.
Drew semble avoir fait du chemin depuis et c’est maintenant que ses capacités de manieur de rondelle paye pour les Kings. Il est capable de porter le puck en zone offensive comme nul autre défenseur dans la ligue national. Seul Erik Karlsson est capable de faire aussi bien. Son apport est précieux dans ce compartiment là du jeu. Pas plus tard qu’hier, il est à l’origine du 1er but des Kings en portant le puck depuis sa zone défensive jusqu’aux pieds de l’enclave de Corey Schneider.

Un autre qui taille patron dans cette défense c’est le jeune Viatcheslav Voynov. Le russe est parfait dans le rôle de second puck moving defensman (PMD) dans cette défense des Kings. Après le départ de Jack Johnson pour Columbus en échange de Jeff Carter, beaucoup pensaient que Los Angeles allait souffrir de la solitude de Drew Doughty dans ce rôle de porteur de palet. Darryl Sutter n’a pas hésite longtemps pour donner les clefs de second PMD au jeune Voynov et ce dernier lui prouve qu’il a eu raison. Ce que réalise Voynov a son âge et dans ces séries et remarquable et son avenir avec les Kings est radieux.

Au prochain tour les Kings se frotteront aux Blues de Saint Louis. Ca nous promet un beau duel entre les deux meilleures défenses de la ligue, que ce soit durant la saison régulière et lors du 1er tour des série. Un beau duel à distance entre Jo Quick et la doublette Elliott/Halak se profile à l’horizon. L’adversaire des Kings lors de ces demi-finale est complètement différent des Canucks. Saint-Louis est avant tout un collectif, une équipe au sens propre du terme. Difficile de semer le doute dans cette équipe.

Néanmoins LA a un avantage que St Louis n’a pas : des individualités offensives! C’est le moment pour que les Kopitar, Carter, Richards et autres Brown arrivent à gagner des matchs à eux même. Difficile vous me direz face à cette défense des Blues : c’est certains! Le défi est suffisamment grand pour propulser les Kings vers une belle histoire dans ces séries. Le fait d’éliminer les Canucks en 5 matchs ce n’est pas rien et cela va, à mon goût, créer un vrai momentum et surtout apporter de la confiance à cette équipe qui en avait bien besoin après avoir connu une saison régulière bien difficile sur ce terrain là.

Bref Los Angeles accède aux demi-finales avec tous les honneurs! A eux de démontrer qu’ils sont capables de passer outre leur statut handicapant de 8ème de conférence et qu’ils peuvent recréer la surprise en éliminant les Blues. Mais le problème pour eux, c’est qu’ils ne sont pas la seule belle surprise dans ces playoffs au final vraiment pas comme les autres …

Les favoris au tapis!

Les séries ont démarrées depuis presque une semaine et leur lot de surprises se fait déjà sentir. Après avoir joué quasiment trois matchs dans chacune des séries, deux d’entre elles sont toute proches de connaitre un dénouement rapide. New Jersey/Florida et Phoenix/Chicago (les séries les moins attrayantes d’après pas mal de monde)? Pas du tout! A la grande surprise de tout le monde, ce sont  bien deux favoris qui pourraient partir en vacances dès la fin de la semaine : Vancouver et Pittsburgh. Cherchez bien sur le net et vous verrez que pour certaines personnes, ceci aurait bien pu constituer l’affiche de la finale de la Stanley Cup dès les premiers jours du mois de Juin. Mais hier, les Canucks et les Penguins ont perdus leur match 3 et se trouveront, lors du match 4, dos au mur! La prochaine défaite signifiera pour ces deux équipes l’élimination.

 

Une bataille de la Pennsylvanie qui tourne court …

A l’annonce des affiches du premier tour des playoffs, tout le monde s’apprêtait à suivre LA série entre les Flyers et les Penguins, les deux équipes de la Pennsylvanie! Pour une sensible majorité, les Pens avaient les faveurs pour sortir gagnant de ce duel entre deux franchises qui ne se supportent pas et dont chacune des rencontres sont explosives. Pour cela, la ligue a bien veillée à attiser les vieilles rancoeurs entre ces deux formations, lors des deux rencontres ayant eu lieu à la fin de calendrier de la saison régulière, mais surtout avant le match 1. Bref tout a été mis en scène pour que l’on ait deux équipes chauffées à blanc et donc des audiences comme jamais … du mois c’était la prétention du petit Gary!

Oui mais voilà, il y a un mais! Le beau scénario idéal pré-écrit dans les bureaux de la ligue qui aurait du déboucher sur une qualification des Pens au 7ème match ne va, très certainement, pas se produire. Au bout de 3 matchs les Flyers tirent cette série de l’avant, 3 matchs à 0! Pire que ça, les Penguins sont « out of mind » comme l’on dit outre Atlantique. Entendez par ici que cette équipe de Pittsburgh n’a ni queue, ni tête au jour où l’on parle. Les leaders ont faillis les uns après les autres et plus rien, sauf un miracle, ne laisse croire à une qualification des Pingouins.

Alors que s’est il passé chez les Pens pour qu’un scénario complètement fou la semaine dernière soit aujourd’hui la réalité? Je pense surtout que Pittsburgh a pris le melon! Alors quand je dis que Pittsburgh a pris le melon je précise mon propos. Les Pens ont selon moi pris le melon dans le sens qu’ils se sont cru bien trop polyvalent dans leur jeu. Qu’es ce qu’essaye de faire Pittsburgh depuis le début de la série : ils essayent de rivaliser avec les Flyers sur le plan de l’engagement physique. Le fait est que pour jouer ce genre de jeu il faut être très discipliné et rester à la limite du « nasty »! Dans chacun des 3 matchs déjà joués dans cette série, Pittsburgh a ouvert le score en premier et mené les débats! Dans chacun de ces matchs les Flyers sont revenus pour s’imposer. C’est bien loin d’être un pur hasard.

Dans chacun de ces matchs, l’avantage pris au score par les Pens et le retour des Flyers a été marqué par l’émergence d’un match beaucoup plus « nasty » entre ces deux situations. Tout ceci pour vous montrer qu’entre le moment où les Pens marquent et prennent l’avantage et celui où les Flyers recollent et gagnent le match, Pittsburgh perd les pédales dans son match en voulant rendre le match beaucoup plus engagé qu’il ne l’était. Bref Pittsburgh tombe dans le piège de Philadelphie en voulant jouer comme Philadelphie. Le problème est donc que Pittsburgh cherche à jouer un style de jeu qu’ils n’ont pas joués de la saison, alors que Philadelphie joue de la manière dont Philly a joué depuis maintenant plus de 40 ans.

Il ne faut pas chercher plus loin dans cet échec des Pens! Ce duel entre Philly et Pittsburgh devait avant tout être le duel de deux philosophie du hockey bien différentes. J’ose penser que si les Penguins avaient joués leur jeu (technique, porté vers l’avant), on n’aurait pas eu une telle prise de pouvoir des Flyers.

Mais il est bien trop tard maintenant pour retourner la situation. Le momentum est largement en faveur des Flyers. Qui plus est les leaders des Pens ont tous un genou 3/4 à terre. Crosby s’est transformé en peste dans cette série; Malkin est un vrai fantôme; James Neal s’est transformé en Matt Cooke 2.0 sur le match 3; Kris Letang avait laissé son cerveau à Pittsburgh … et que dire de MA Fleury … Bref les Pens sont désespérés et d’une manière dont ils ne l’ont jamais été. Ils n’ont clairement plus de pression sur les épaules mais même ça ne devrait pas suffire à renverser la série …

Mais dans cette série qui ressemblait hier soir plus à un bon match de playoffs emprunté d’une mascarade rampante, Claude Giroux est bien le seul joueur qui éclabousse ce duel de son talent. Il se pourrait bien qu’au final « G » vole la vedette au Kid qui a perdu énormément de crédibilité en tant que « Star #1 » de la ligue (enfin comme la NHL veut nous le faire penser). Le fait d’avoir donné les clef du camion à Giroux prouve aussi toute la clairvoyance de Paul Holmgren, le DG des Flyers, qui semble d’ores et déjà avoir réussi son coup de poker de l’intersaison.

Les Kings frustrent les Canucks.

Les Canucks ont eu aussi un genou à terre. Comme Pittsburgh, après avoir perdu les deux premiers matchs de la série à domicile, les nucks ne sont pas parvenus à gagner leur premier match hier soir du côté de Los Angeles. Ainsi les Kings mènent cette série 3 matchs à 0 également. Là aussi, c’est un favori au titre de champion qui devrait se faire éliminer selon toute vraisemblance. Mais la surprise est d’autant plus grande que les Canucks sont les doubles vainqueurs du trophée du Président, et que les Kings ont terminés 8ème dans la conférence Ouest.

Là, la situation est bien différente. Les Canucks ne sont pas pour autant malmenés comme le sont les Penguins. Bien au contraire ils paraissent dominer techniquement cette série. Pourtant le résultat en est absolument le même! Les raisons de cet échec précoce des Canucks sont très diverses en réalité.

Tout d’abord il faut citer l’absence de Daniel Sedin. C’est là que l’on voit à quel point les frères Sedin sont le moteur de cette franchise. Enlevez un des jumeaux de l’équation et l’autre ne sert quasiment à rien. Depuis le début de cette série, Henrik, le capitaine, a juste engrangé 2 pts sur deux 2 assistances. Sans son frère jumeau à côté de lui sur le même trio, Henrik apparait bien déboussolé. Il ne trouve que très occasionnellement ses compères de trio que sont Alex Burrows et Janik Hansen. Sur le plan offensif, les problèmes des Canucks tiennent donc pour beaucoup dans l’absence de Daniel Sedin.

Mais il ne faut surtout pas oublier le travail fabuleux réalisé par la défense des Kings qui est juste superbe. Drew Doughty et Willie Mitchell sont pour le moment les deux moteurs de cette défense. Cette défense était déjà la force des Kings durant la saison régulière et il semblerait que cet élément se soit transporté en série pour sen bonifier. Avec une star impressionnante de 1,33 buts pris par match depuis le début de cette série, les Kings ont réussis à faire taire l’une des meilleurs attaques de la ligue.

Mais la défense n’est pas la seule contributrice. Jonathan Quick, le gardien des Kings, réalise une saison exceptionnelle. Lors de ce premier tour il frustre à lui tout seul l’attaque des Canucks. Avec une moyenne de 96,5% d’arrêts, sa série face aux nucks peut nourrir tous les superlatifs. Je vous avez déjà prévenu dans mes prédictions que Jo Quick serait un vrai rempart pour les Kings. Sa contribution exceptionnelle est parvenue à libérer l’offensive qui surfe sur cette vague de succès consécutif face à une équipe comme les Canucks. Qui plus est l’émotion naissante dans cette série semble jouer en faveur des Kings.

Dans le duel de gros bras opposant Mike Richards à Ryan Kesler, l’ancien capitaine des Flyers a pris largement l’avantage. Richie est a fond dans son rôle depuis le premier match. Il est présent dans le forecheck, dans le backcheck, sur le plan de l’intimidation mais aussi en ce qui concerne le PP. Dustin Brown, le capitaine de ces Kings, est également au sommet de son art dans cette série : 4 buts en 3 matchs pour lui et tous inscrit dans des situations de jeu aussi différentes les unes que les autres (PP, 5 vs 5 et SH). Là sont les leaders de ces surprenants Kings!

Les Penguins et les Canucks peuvent ils revenir?

Autant dire que les deux séries ne sont pas totalement terminées. Les Kings et les Flyers n’ont pas encore gagnés les 4 matchs nécessaires. Alors il y a-t-il toujours une chance pour les nucks et les Pens?

Honnêtement je pense que c’est peine perdu. Seulement 4 équipes dans l’histoire du sport professionnel en Amérique du nord y sont arrivés parmi lesquelles les Flyers en 2010 face aux Bruins, série qui a beaucoup compté dans leur qualification pour la finale de la Stanley Cup cette année là, perdue face aux Blackhawks.

Rien que pour cela j’ose penser que c’est peine perdu pour ces deux franchises. Néanmoins ces deux équipes sont composées de gagnants et chacune d’entre elles auront à coeur de quitter ces séries avec un tout autre résultat qu’un humiliant balayage. Mais il est de l’intérêt des Flyers et des Kings de tuer leur bête tant qu’elle est à terre et de ne lui laisser aucun répit. Les matchs 4 de ces deux séries promettent d’être intéressants.

En autre …

  • Le duel entre les Red Wings et les Predators prend un tournant intéressant. Après avoir vu les Red Wings égaliser la série en décrochant une victoire à Nashville vendredi dernier, on pensait que ces derniers allaient prendre le contrôle de la série avec les matchs 3 et 4 sur leur glace de la Joe Louis Arena. Pourtant ce sont bien les Preds qui ont remportés le match 3 hier après midi sur le score de 2-1. Plus aucun avantage pour les Wings qui devront gagner le match 4 et allé chercher une nouvelle victoire à Nashville pour espérer se qualifier. Une série où les belles sorties de Pekka Rinne pèsent fortement dans les succès des Predators. Ceci ira très certainement au bout du suspense, jusqu’au match 7!
  • Les Rangers auront finalement du fil à retordre dans leur série. Alors que pour pas mal de monde (dont moi) cette série devait se régler en quelques matchs, il apparait que les Senators ont bien plus de ressources que l’on veut leur en donner. Ils sont parvenu à prendre une victoire lors du match 2 sur la glace du MSG. Avec ce succès à New York, ils peuvent espérer créer la surprise en remportant les deux prochains matchs qui auront lieu sur leur glace.
  • La série entre les Bruins et les Capitals a du mal à se lancer puisque seulement deux buts ont été inscrits en deux matchs dans le temps réglementaire! Les Caps ont réussis leur pari d’allé au moins chercher une victoire à Boston. Match 3 entre ces deux équipes ce soir sur la glace du Verizon Center de Washington D.C

Stanley Cup Playoffs : Quarts de finale Ouest – mes prédictions.

Comme promis me voici aujourd’hui pour vous délivrer mes prédictions sur les quatre quarts de finale de la Conférence Ouest. N’oubliez pas que les playoffs débutent dès ce soir avec en ouverture la série détonnante entre les Flyers et les Penguins. En plus de ce match ce sont d’ores et déjà deux séries de la conférence Ouest qui vont démarrer ce soir. Mais chaque choses en son temps, on commence par mes prédictions pour cette conférence Ouest :).

(#1) Vancouver Canucks VS. Los Angeles Kings (#8)

Voici une série qui peut s’avérée être très intéressante! Revoici les Canucks qui pour une année de plus on l’étiquette de premier de la ligue dans leur dos. Mais cette année les choses semblent avoir changer dans le bon sens pour Vancouver. En effet, plus de gros battage médiatique derrière la franchise de la Colombie-Britanique. Les médias canadiens ont bien compris qu’il en avaient trop fait derrière cette la saison dernière et que cette frénésie avait peut être déservie les « nucks ». Il faut également dire que le feuilleton du retour de Sidney Crosby a déplacé l’attraction médiatique sur les Penguins cette saison.

Vancouver a très peu bougé cette saison en ce qui concerne son effectif; un peu comme Boston. Néanmoins, avant de débuter ces séries, ils vont devoir se passer d’un de leurs jumeaux! Daniel Sedin (Thelma ou Louise?) souffre d’une commotion cérébrale suite à un coup de coude asséné par le défenseur des Blackhawks, Duncan Keith. Aux dernières nouvelles, Sedin était près de revenir mais il aurait connu une rechute pas plus tard qu’hier. Il semble donc que Henrik Sedin devra se passer de son frérot adoré, chose inédite en série pour les Cancuks. Parviendront-ils à faire marche la machine avec un seul Sedin? J’ose penser que oui. Egalement, pas mal d’yeux seront tournés vers Roberto Luongo qui, pour certains encore, est toujours tenu comme responsable de la défaite en finale la saison dernière. Lou a une chance inouïe de prouver qu’il est réellement un gardien capable de mener à lui tout seul son club au graal.

A Los Angeles on s’est fait peut tout le long de la saison régulière. Pourtant le recrutement était audacieux et certains (parmi lesquels moi) s’accordaient à dire que les Kings pourraient être la surprise de la saison! Quand on a dans son effectif des joueurs comme Kopitar, Brown, M.Richards, Gagné, J.Williams, Doughty ou encore Jonathan Quick au gardien, on fait tout simplement parti des favoris. Qui plus est, l’acquisition de Jeff Carter en provenance des Columbus Blue Jackets en échange de Jack Johnson ne fait qu’ajouter du talent à cette formation. Mais malgré cette avalanche d’attaquants de talent, les Kings font parti des équipes qui marquent le moins dans la NHL. Seul les Wild on fait pire qu’eux en terme du but inscrits.

Alors la réaction de l’attaque des Kings risque d’être très déterminante dans cette série. Si tous ces joueurs de talents arrivent à enfiler les perles, il se pourrait que cette série aboutisse sur une vrai surprise. Egalement, l’impact des gardien sera primordial. Quick a réalisé une saison formidable pour les Kings et c’est grâce à lui si cette équipe qui marque que très peu a pu se qualifier pour les séries. Il est même pour certains l’outsider principal à Henrik Lundqvist dans l’obtention du trophée Vézina.

Cette série dépend plus des Kings que des Cancuks à mon goût. Les variables sont beaucoup plus ouvertes du côté de LA. Si leur attaque se débride on pourrait avoir une vraie surprise. Néanmoins cette hypothèse a peu de chances de se réaliser en un si bref laps de temps; et je ne vois pas Jonathan Quick, malgré sa saison exceptionnel, tenir les nucks à distance le temps que les buteurs californiens débloquent leur gâchette.

Prédiction : Vancouver Canucks en 6.

(#2) Saint-Louis Blues VS. San José Sharks (#7)

Pas grand monde pensait voir les Blues en série cette année et qui plus est si haut dans le classement! Les Blues sont l’une des très bonnes surprises de la saison. Mené par Ken Hitchcock qui a l’expérience de nul autre coach de la ligue en série, cette équipe pourrait, malgré son inexpérience des séries, faire mal dans ces playoffs.

Si vous ne savez pas où classer cette équipe des Blues, sachez qu’avant tout cette équipe est tout ce qu’il y a de collectif. Pas une superstar dans cette formation des Blues mais des joueurs qui se font confiance et qui ont une vraie chimie entre eux. Ken Hitchcock en est l’alchimiste! J’ose le dire, St Louis a tout les ingrédients pour faire un run dans ces playoffs : une attaque acceptable, un défense extrêmement solide (la meilleur de la ligue), de bonnes unités spéciales et surtout un tandem de gardiens comme nuls autres dans la ligue. Elliott et Halak portent les Blues sur leurs épaules depuis le début de la saison. Jouer en sachant que l’on a un véritable mur dans ses cages, ça libère! Ces deux là peuvent assez aisément mener les Blues loin dans les séries. Qui plus est, Jaroslav Halak a déjà l’expérience d’un long run où il a à lui tout seul mené son équipe : c’était en 2010 avec les Canadiens!

En ce qui concerne les Sharks, j’ai un mauvais feeling sur cette équipe. Pendant longtemps habitués à la tête de la division pacifique, cette année les Sharks on accusés le coup durant toute la saison. Ayant décidé de réaliser deux gros échanges avec le Wild durant l’été, San José s’est peut être tiré une balle dans le pied en attirant Brent Burns et Marty Havlat. Les Sharks souffrent surtout cette saison d’un déficit défensif chronique. Cette équipe ne fait tout simplement aucun effort sur le plan défensif et elle se fait bien trop avoir dans son dos. De ce que j’ai vu en cette fin de saison de ces Sharks, je ne les vois pas réaliser quelque chose dans ces playoffs. Qui plus est il n’ont gagnés aucun de leur quatre matchs de saison régulière face aux Blues.

Cette série pourrait aller très vite! Saint-Louis est une équipe soudée, où tous les joueurs se sacrifieront les uns pour les autres. Seul éléments qui pourrait me freiner sur leur compte : l’inexpérience! Mais je fais confiance à Hitch pour leur enseigner rapidement. Les Sharks sont tout l’inverse de cette équipe et ils devront se reposer sur des individualités pour réaliser quelque chose dans cette série. Mais j’ai tellement un avis négatif sur cette formation que je ne les vois faire quelque chose … pas même gagner un match!

Prédiction : Saint-Louis Blues en 4.

(#3) Phoenix Coyotes VS. Chicago Blackhawks (#6)

Une série qui pourrait être bien plus intéressante qu’elle n’en a l’air. Les Coyotes sont arrivés, après 2 saisons consécutives en séries, à remporter le titre de la division pacifique qui jusque là était trusté par les Sharks de San José. Dans cette division littéralement serrée, les hommes de Dave Tippet n’ont pas relâchés leurs efforts et toute l’évolution mise en marche depuis 2009 et l’arrivée de Dave Tippet. Pour la première fois de l’histoire de cette franchise, il auront donc l’avantage de la glace dans une série des playoffs et ils espèrent que cet avantage leur permettra, également pour la première fois, de dépasser le stade des quarts de finale de conférence.

Mais Phoenix doit encore jouer avec la situation hors glace qui est toujours aussi incertaines. Actuellement on nage en plein marasme où chaque jour des rumeurs allant soit vers l’arrivée d’un nouvel investisseur, soit vers l’hypothèse du déménagement, débarquent. Autant dire que pour les joueurs la situation est assez complexe à gérer. Mais vous me direz, après 3 ans d’incertitudes sur la gouvernance des Yotes, on peut dire que les joueurs savent comment gérer cette pression. C’est particulièrement vrai quand on voit la saison que réalise le jeune gardien Mike Smith.

Du côté des Blackhawks, la situation a été surtout freinée par la blessure de leur capitaine, Jonathan Toews. Jusqu’au début de l’année 2012, les Blackhawks étaient tout simplement irrésistibles et ont dominés la conférence Ouest pendant un petit moment. Mais des blessures ponctuelles sont venues contrarier la belle dynamique des Hawks. Et puis est arrivée cette fameuse série de défaite qui a fait plonger les Blackhawks vers le milieu de la conférence Ouest. Chicago a su limiter les dégâts pour se qualifier assez confortablement. Néanmoins l’état de santé de Jo Toews est toujours une question en suspend. Mais ce qui pourrait bien couter cette série aux Hawks c’est bien l’absence d’une hiérarchie certaine dans son duo de gardien. Aucun d’entre eux n’aura réalisé un blanchissage lors de la saison régulière; malchance ou juste carences techniques, le fait est que cette non-stat doit trotter dans la tête de Ray Emery et Corey Crawford. Leur performances seront à surveiller de très près …

En ce qui concerne le sort de cette série, je pense que cette équipe de Phoenix est très emmerdante à jouer. Même si les Yotes ne sont pas des mangeurs de rondelle comme le sont les Hawks, il n’en demeure pas moins que ce sont des assassins de premier plan. Et quand on connait les égarements défensifs de l’équipe de Joël Quenneville dans un match, il y a de quoi trembler du côté de Windy City. Voilà pourquoi je pense que cette série pourrait bien tourner en faveur de Phoenix, surtout quand on voit les dernières performances de Mike Smith.

Prédiction : Phoenix Coyotes en 7.

(#4) Nashville Predators VS. Détroit Red Wings (#5)

Une série qui devrait être très intéressante et au plus haut point. Deux rivaux de la division centrale, cette série promet d’être détonante! Les Predators se sont vraiment donnés les moyens de voir loin dans ces playoffs en attirant des joueurs comme Hal Gill, Andreï Kostitsyn ou Paul Gaustad lors de la trade deadline. Mais c’est bien le retour d’Alexander Radulov vers la franchise du Tennessee qui pourrait peser lourd et sera un atout non négligeable dans ces séries.

Nashville fait office désormais d’équipe « pleine » de cette NHL. A l’instar de Pittsburgh, Vancouver, Philadelphie, Saint Louis, New York ou encore Boston, ils disposent de tous les arguments possibles qui pourrait faire d’un un champion début juin prochain : un gardien de haut rang, une défense robuste et une attaque productive. David Poile, le DG des Preds, a mis tout de son côté lors de la trade deadline pour permettre à son équipe de bonifier sa réussite de la saison dernière : le fait de dépasser pour la première fois de leur histoire le premier tour des séries. Menés par l’expérimenté Barry Trotz, Nashville a tout pour faire office d’épouvantail.

Mais si au final l’épouvantail ça serait les Red Wings? Cette équipe de Red Wings, je ne connais aucune franchise dans la NHL qui souhaiterait la rencontrer! Détroit entame cette saison sa 21ème participation de suite aux playoffs. Tout bonnement exceptionnel! Cette équipe synthétise à elle seule l’expérience accumulée au cours de toutes ces qualifications. Menés par l’increvable Nick Lidstrom, les Red Wings demeurent une équipe avec des ambitions réelles et avec les joueurs pour les faites valoir. Attention Nashville car le magicien Pavel Datsyuk pourrait encore frapper!

Beaucoup de monde craint que l’expérience des Red Wings fasse au final basculer cette série dans l’escarcelle de Hockeytown. Mais arrivée d’un moment j’ai juste envi de dire fuck l’expérience! Si l’expérience paierait à chaque fois en série ça se saurait. Et si l’expérience était si primordiale alors pourquoi Détroit n’est pas champion chaque année? … Bon je sais le raisonnement est un peu tiré par les cheveux mais vous comprenez mon raisonnement : l’expérience peut être un élément faisant basculer une série mais en aucun cas il peut en être l’élément primordial. C’est pour cela que je pense que la maturité et la qualité de l’effectif de Nashville finira par payer. Mais ne vous attendez pas à un « sweep » car il faudra vraiment cravacher pour sortir une équipe comme Détroit qui n’abandonne jamais.

Prédiction : Nashville Predators en 7.

NHL Rant’s : Columbus – St Louis – Dallas – Vancouver & co …

Ne pouvant pas vraiment parler d’une de ces équipes dans un long article bien développé, je préfère vous faire partager mes pensées du moments sur différentes équipes de la ligue nationale dans une nouvelle section que je baptise les « NHL Rant’s », ou autrement dit les « divagations NHL ». Je ne me contenterai donc dans quelques lignes de parler d’une multitude de sujets chaud de la ligue.

Tout d’abords parlons du sujet épineux des Blue Jackets. On voyait cette franchise repartir du bon pied en acquérant tout d’abord Jeff Carter, un centre un vrai qui aurait pu au final combler le manque de passeur à côté de Rick Nash sur le premier alignement. Le fait est que les deux hommes n’auront pas eu le temps de se trouver en début de saison puisque Carter est déjà blessé. De plus, l’arrivée de James Wiesniewki devait quand à elle apporter bien plus de consistance à la défense de Columbus

Le résultat est catastrophique pour cette franchise. Seulement deux petits matchs remportés en 14 rencontres pour les hommes de Scott Arniel … il y a de grosses questions qui se posent! Comme celle de savoir si ce marché des agents libres tape à l’oeil n’était pas plus qu’un cache misère. Columbus traine désormais une réputation de club plus que généreux avec les joueurs qu’elle recrute. Faute de privilégier le développement de ses prospects encadrés par quelques cadres, les jackets semblent aller n’importe où et voilà le résultat. La saison est certes encore jeune, mais les carences que cette équipe laisse entrevoir dans le jeu sont si grandes qu’il y a tout à faire dans cette équipe. La tête d’Arniel ne devrait pas tomber avant le prochain match. Il est littéralement sur la sellette. La gifle reçue à Philly a précipitée un vent de défiance autour de sa personne dans l’entourage des Jackets. Je ne vois pas comment un seul homme pourrait relever à lui tout seul cette équipe si faible et cette franchise qui fonce droit dans le mur. Columbus a besoin d’un projet sportif clair et net et vite! N’en déplaise au très attachant Scott Howson, DG de la franchise de l’Ohio.

Parlons des Blues qui malgré leur potentiel certains n’arrivent pas à faire démarrer leur début de saison. Doug Armstrong n’a pas voulu revivre une saison frustrante comme l’an dernier. Pour le coup il a pris les devant en congédiant après un mois de saison le coach Davis Payne pour embaucher une valeur sûre de la NHL, sans club depuis maintenant 1 an 1/2, Ken Hitchcock. « Hitch » avait été congédié par les Jackets en 2010 et il revient donc à la barre du navire bleue. Excellent meneur d’homme, il devrait être capable de tirer le meilleur de cette jeune équipe qui nécessite avant tout d’être bien encadrée par un head coach compétent. Armstrong croit valablement que Hitch est le seul entraineur capable de transmettre cette rigueur de jeu à son équipe et je suis bien d’accord avec lui.

Après avoir parlé de Hitch, la transition est toute faite avec les Dallas Stars. Dallas qui est à la peine financièrement et qui avait perdu son joueur star cet été, Brad Richards. Et bien malgré tout cela les Stars trônent en tête de la conférence Ouest et ce quasiment depuis le début de la saison régulière. Les Stars affichent une stat inattendue de 10-3-0 avec l’une des meilleure attaque de la ligue et qui plus est l’un des meilleure défense. Pourtant le noms clinquants on les cherches du côté de Dallas. En plus les Stars ont entamés cette nouvelle saison avec un nouveau coach – au nom imprononçable – Glen Gulutzan. Cet homme, venu des Texas Stars (franchise affiliée AHL) prouve sa valeur en menant cette équipe en tête de la conférence Ouest pour le moment. Les rabat-joie diront que la saison dernière les Stars ont connus un parcours similaire avant de s’effondrer à partir du mois de janvier et d’échouer à la 9ème place de la conférence.

J’avais envi également de parler des Canucks qui ont remportés une victoire clinquante face aux Blackhawks dimanche soir. Une victoire 6-2 qui devrait regonfler leur moral. Une victoire nette et sans bavure avec en plus un jeu des plus plaisant. Vancouver sort tout doucement du traumatisme qu’a été la défaite en finale de la Stanley Cup l’an dernier. Ce travail de reconditionnement va prendre encore quelque temps à mon goût. C’est étrange! Vancouver a le syndrome gueule de bois qu’ont les gagnant de la Coupe Stanley la saison d’après (et que les Bruins vivent en ce moment). C’est dire au combien la déception fut grande. Mais le passé est le passé et les Canucks doivent rapidement se remettre au boulot et surtout reprendre du plaisir à évoluer ensemble. Le plaisir du jeu sera pour moi le meilleur remède pour cette équipe que je vois, quoi qu’il arrive, en playoffs cette année.

Prédictions 2011 : #1 Conférence Ouest – Vancouver Canucks

(photo : NHL.com)

Après plus de deux mois d’articles sur ce sujet, je termine aujourd’hui avec ce présent billet ma série d’articles concernant mes prédictions pour cette saison NHL 2011/2012, déjà entamée depuis bientôt 20 jours. J’espère que vous avez pris plaisir à lire les articles de cette série; en tout cas moi j’ai pris le plus grand plaisir à vous faire part de toutes mes prédictions pour cette année à venir. Alors je ne dis pas qu’elle sont à graver dans la pierre, loin de là. Ce sont avant tout des prédictions purement objectives avec une dose de subjectivisme qui ne peuvent bien sûr pas prendre en compte tous les aléas qui vont jalonner cette saison : blessures, suspensions, crises, … En tout cas ça sera amusant de se repencher sur ces prédictions au mois d’avril prochain.

Dernier article donc concernant l’équipe que je vois terminer en haut de la conférence Ouest. Ce n’est pas forcément de manière volontaire que j’ai placé les deux derniers finalistes de la Stanley Cup en haut de leur conférence respective. Concernant les Vancouver Canucks qui nous intéressent dans cet article, il s’agit plus d’une prédiction purement objective que dictée par les résultats de la saison précédente. Je m’apprête donc à vous parler des Canucks! Quand j’y repense c’est assez amusant … Vous pourriez trouver une dizaine de personne bien plus objectives que moi sur cette équipe … Enfin passons!

Depuis la saison dernière, Vancouver impressionne! Disposant du plus magnifique effectif de la NHL, l’équipe de la Colombie-Britanique a émerveillée bien du monde lors de la saison régulière 2010/2011. Leur beau rêve de conquête de la Stanley Cup était presque devenu réalité à la suite d’un beau run en playoffs. Malheureusement une équipe – une vraie – bien plus déterminée et bien plus en forme qu’eux leur a soufflé au match n°7 le « Lord Stanley Award » … enfin vous connaissez l’histoire. Cette saison Vancouver va réessayé de réaliser le même voyage que la saison dernière avec cette fois ci un atterrissage bien plus confortable.

Tous les leaders sont encore à Vancouver! Les frères Sedins les premiers. Les jumeaux suédois sont pour beaucoup dans la qualité de jeu cet effectif. Ce sont individuellement des armes redoutables. Alors mettez les ensembles, sur le même alignement, et vous obtiendrez une ligne où le centre et l’attaquant droit sont capable de se trouver les yeux fermés, au sens propre du terme. Les passes aveugles qu’ils sont capables de réaliser l’un pour l’autre devant le slot sont tout simplement hallucinantes. C’est beau mais ça ne reste que du hockey champagne. Si les « Sedin Sisters » souhaitent vraiment marquer l’histoire de la NHL ils devront être fort dans les moments où cette équipe ira mal. Pas mal de monde a critiqué Bobby Luongo à la suite de la finale de la Coupe Stanley à cause de ses trois prestations calamiteuses sur la glace du TD Garden. Il serait bien trop simple de cibler uniquement le goalie quand on pense que les frères Sedins (je dis bien LES frères) n’ont accumulés qu’un seul petit point dans cette série finale. C’est là que les Sedins doivent être capables de porter les Canucks. Toutefois ils demeurent des attaquants redoutables qui tutoieront les sommets des classements offensifs individuels cette saison.

La force des Nucks c’est aussi la profondeur de leur effectif. Des joueurs comme Mason Raymond, Ryan Kesler, Michael Samuelson (parti depuis quelques jours en Floride en retour de David Booth) ou encore Alex Burrows ont apporté un large plus à cette équipe. Ce sont pour tous des joueurs diaboliquement bon et qui s’épanouissent dans ce système de jeu. Burrows n’était peut être pas un joueur en haut de l’affiche avant l’arrivée d’Alain Vignault à la tête de cette équipe, mais désormais il a trouvé sa place et s’est affirmé comme le seul joueur dans cette équipe capable d’évoluer avec les frères Sedin. Ryan Kesler quand a lui est une superbe arme physique et offensive pour Vancouver. Cette année encore il devrait apporter sa taille au jeu de puissance des Canucks. C’est aujourd’hui à mon goût le meilleur centre de la ligue nationale devant la cage adverse. Il est grand, en impose physiquement, bref il a tout pour faire un superbe centre de première unité de supériorité numérique. Il s’est remis cet été d’une blessure à la hanche contractée durant les derniers playoffs. Il est revenu il y a peu au jeu.

Le seul secteur du jeu où cette équipe à bougée c’est la défense. On enregistre un départ à Vancouver, et non des moindres, celui de Christian Ehrhoff. Le joueur allemand a été laissé libre par les Nucks quand son contrat est arrivé à son terme le 1er juillet dernier. S’il n’a pas été retenu c’est parce que le staff des Canucks pense valablement de Keith Ballard est entièrement capable de tenir son poste sur le premier duo défensif aux côtés de Kevin Bieksa. Cette défense est encore et toujours composée de belles pièces : Sami Salo, Dan Hamhuis, Andrew Alberts, Alex Edler et j’en passe … La défense n’est pas une issue pour cette équipe qui connaît là aussi une profondeur remarquable. La saison dernière ils ont même été capable de jouer pendant quelques semaines avec seulement 3 défenseurs titulaires et 3 défenseurs rookies …

Mais là où le bas risque de blesser c’est au niveau des gardiens. Comme je l’ai dis en début d’article, Roberto Luongo a été extrêmement critiqué à la suite des finales de la Stanley Cup. Il faut dire qu’il a réalisé trois prestations indignes de son niveau du côté de Boston, ayant même été renvoyé par deux fois sur son banc avant le fin des matchs 4 et 6. Lou a certainement été très affecté par ces critiques. A croire que toute la responsabilité de cet échec en série finale reposait sur lui. Une chose est sûre, Lou risque d’être très mal à l’aise en début de saison. Toutes ses sorties seront observées de très près et à la moindre contre-performence il risque à nouveau d’être livrée en patûres aux critiques. Bref, Vancouver semble tenir par moment des mêmes traditions que Montréal … Heureusement que les Nucks disposent d’un backup qui mérite bien plus que ce titre, Corey Schneider. Le jeune goalie a prouvé plusieurs fois la saison dernière qu’il a les capacités de tenir régulièrement la cage des Canucks. Il ne faut quand même pas croire qu’il renverra Lou sur le banc pour une bonne partie de la saison régulière, mais si Bobby n’est pas capable de retrouver le niveau de performance qui était le sien la saison dernière, il se pourrait que la place de gardien soit un peu plus partagée …

Vancouver dispose encore et toujours du plus bel effectif de la NHL. Reste à savoir comment les Nucks ont vécu cet été où ils ont eu énormément d’occasions de refaire dans leur tête cette série finale, de ressasser toute cette déception. Alain Vignault l’a même confessé au début de la saison régulière : « J’ai passé 3 semaines où je n’ai pensé qu’à cette série finale ». La déception était encore plus grande que tout le monde les voyaient gagner cette coupe qui leur été promise depuis le mois d’octobre 2010.

Il n’est pas facile après un tel échec de retrouver toute la motivation pour repartir de l’avant. L’issue psychologique va être un élément déterminant dans la saison des Canucks. Le plus vite ils retrouveront des séries de victoire et le plus vite ils mettront cette énorme déception de côté. Je ne doute pas de leur participation aux séries cette année, mais quand à un retour en finale de la Stanley Cup … Il arrivera forcément un moment quand ils seront en série où ils repenseront à cette saison passé et à ne pas refaire les mêmes erreurs. Je craint pour eux une grande peur de mal faire cette saison. Ils savent qu’ils ont déçus et ils ne veulent pas rééditer cela. Mais à trop vouloir bien faire, par moment on se casse bien vite la gueule …

Les 5 joueurs à suivre à Vancouver :

– Henrik Sedin

– Daniel Sedin

– Ryan Kesler

– Keith Ballard

– Roberto Luongo

Boston champion contre toutes attentes …

Qui aurait mis un seul clou sur les Bruins au début des séries cette année, et qui plus est après le match n°2 contre Montréal alors qu’ils étaient menés 2-0 dans cette série ? Pas grand monde, moi le premier! Pourtant Boston est champion 2011 de la Stanley Cup, et je rajouterai même un beau champion. Un parcours bien atypique que celui des Bruins qui il y a 2 mois étaient au bord d’une crise sportive et qui aujourd’hui trônent au sommet du hockey mondial. Les Bruins sont donc champions, au grand dam de tous les fans de Vancouver qui se sont vu bien trop tôt champions sans même combattre.

Je dois dire que mon admiration pour cette équipe de Boston n’a cessée de grandir série après série, match après match dans ces playoffs. Au début, je ne voyais même pas Boston dépasser les quarts de finale de conférence et se débarrasser des Canadiens. Après un match 7 homérique, les Bruins ont réussi à renverser la vapeur dans cette série et c’est à partir de cette victoire, de ce match que les Bruins se sont construits tout au long de ces 3 mois. Le face à face avec des méconnaissables Flyers a sans doute été très bénéfique pour eux sur le plan mental. Ça leur a permis de se construire offensivement et d’acquérir des certitudes qui n’étaient pas du tout présentes lors du tour face au CH. Boston est en somme la seule équipe cette année qui a su se construire tout au long des séries pour finir en trombe dans un match 7 face à Vancouver maîtrisé de long en large.

Ce match n°7, reparlons-en! Une maîtrise sans précédant dans cette série de la part de Boston. Pourtant Vancouver avait bien démarré les hostilités en prenant d’entrée les Bruins à la gorge. Boston est rapidement acculé dans sa zone défensive et l’on se dit très vite que le scénario va se répéter : Vancouver sera capable de renverser la vapeur encore une fois sur sa glace, porté par son public. Luongo n’a pas grand chose à faire ce qui a pour avantage de ne pas encore percevoir qu’il va réaliser encore un mauvais match … Mais petit à petit on sent que Boston commencer à voir le ciel sombre des premières minutes s’éclaicir. Les occasions commencent à arriver. Tout ceci va les mener jusqu’au but de Patrice Bergeron.

Ce but est littéralement le tournant de ce match n°7, de ce « Superbowl » de la NHL comme on a pu dire outre atlantique. Un but un peu contre le cours du jeu qui va arriver comme un vrai coup d’épée dans les dos pour les Canucks. Vancouver ne s’en relèvera pas et le cours du match sera littéralement changé. Boston sera en contrôle pendant tout le reste de la rencontre. Plus jamais Vancouver réussira à revenir installer son jeu dans le camp des Bruins. Ceci est bien la preuve de la faiblesse mentale et physique des Nucks dans cette série. Le match n°6 leur a fait beaucoup de mal et la maîtrise des premières minutes n’étaient qu’une simple apparence.

Boston remporte donc cette série finale après une gestion tactique hors pair. l’annihilation des frères Sedins a été le grand chantier de Boston tout au long de cette finale. Un seul petit but pour Henrik, une vraie misère! Ceci n’était pas donné à n’importe qui. Boston est la première équipe cette année en playoff à réussir un tel exploit. C’était un élément que je soulevais déjà dans mes prédictions de cette finale – qui pour la première fois cette année se sont avérées justes 🙂 – : Vancouver ne s’est pas frotté à une telle équipe durant la saison régulière cette année. C’est un élément qui a fortement joué dans ce face à face. Bref toute la machine Vancouver a été mise à bas par l’énergie physique dégagée par les Bruins.

Au final, on peut se réjouir de ce résultat final car ça reste le concept d’équipe qui l’emporte sur celui du talent. Vancouver est admiré depuis le début de l’année puisqu’ils sont censé être l’équipe dans sa conception la plus pure. Or Vancouver a prouvé lors de cette finale que cette équipe reposait plus sur des individualités : les Sedins, Kesler, Hamsuis, Bieksa, Luongo. Bizarrement, tous ces noms que je viens de citer ont été soit défaillants, soit blessés lors de ces finales. Alors je vous conçois bien que si l’on enlève à une quelconque équipe ses éléments moteurs, celle ci va vite s’effondrer et l’on pourra dire après coup que ce n’était pas une équipe mais une somme d’individualité. Ce que je cherche à mettre en avant ici c’est que pour les Canucks, la mise à bas de tous ces joueurs n’a pas été compensé par des joueurs du 3ème voir du 4ème trio. La profondeur du banc est un élément indispensable à la réussite lors des playoffs en NHL. J’ai l’impression que la profondeur de Boston a été bien plus tranchante que celle des Nucks. C’est en cela que je puis dire que le concept d’équipe clairement incarné par les Bruins l’a emporté sur celui du talent, où Vancouver était porté par ses stars.

Pour certains il y a un malaise dans la victoire de Boston. Pour eux les Bruins ne sont que des agitateurs qui l’on emporté uniquement parce qu’ils avaient les arbitres dans la poche. Je vise bien évidement ici ceux qui voient en Boston les « Big Bad Bruins » constamment avantagés par la ligue. Pour ma part je suis heureux de voir une telle équipe remporter le championnat NHL, mais pas pour les mêmes raisons. On a beaucoup visé les refs lors de cette finale pensant qu’ils étaient trop permissif avec les Bruins et qu’ils favorisaient leur jeu. Ce n’est pas une nouveauté! Le corps arbitral a pour coutume de faire jouer durant les séries. Boston a su très intelligemment bénéficier de cet état de fait. Ils se sont rapidement aperçu que la limite entre le coup légal et celui qui est répréhensible était haute. Les Bruins en ont donc profité pour asséner des coups pas tout le temps réglo mais qui passé inaperçu pour les refs dans un match. Les petits coups dans les mollets, les cross check bien placés, la défense de son slot par Thomas, … plein d’éléments qui étaient soit tolérés par les arbitres, soit que ceux ci ne pouvaient voir. Et oui il faudrait quand même rappeler que dans notre cher sport qu’est le hockey les situations vont vite et que oui les arbitres, même en étant 4, ne peuvent pas tout voir. Egalement, bien des fois une situation peut varier suivant l’interprétation qu’aura un arbitre en fonction de sa position sur la glace.

Si je devais retenir des joueurs dans cette série finale ils seraient clairement du côté des Bruins. Au premier rang desquels je place Tim Thomas. Le vétéran a joué le plus beau hockey de sa vie. Seulement 8 buts pris en 7 matchs de finale de la coupe Stanley … on n’a jamais vu ça! Vancouver s’est heurté à un véritable mur. Un élément principal dans la victoire des Bruins. Boston a pu très sereinement construire sur la solidité de son gardien. De l’autre côté, les Canucks n’ont pas pu compter sur un tel apport d’un Luongo détestable. Timmy Thomas rafle donc cette année la Stanley Cup, le trophée Conn Smythe (qui récompense le meilleur jouer des playoffs) et vraisemblablement le trophée Vézina (qui récompense le meilleur gardien de la saison). A 37ans, il a connu sa meilleure saison. Un parcours vraiment atypique que celui de Thomas.

Un grand bonhomme de ces séries, c’est également Zdeno Chara. Le géant slovaque et capitaine de cette équipe a été parfait dans son rôle de défenseur n°1 des B’s. Il est la cause principale de la mise au sac des frères Sedins. Lors de ce match 7 ils nous a encore une fois créditer d’une superbe interception de passe, comme il l’avait fait au match 3, entre les jumeaux Sedins. Chara a été trainé dans la boue après la non-affaire Paciorety. On l’a descendu à Montréal au simple rang d’assassin, et aujourd’hui il prouve qu’il est le meilleur défenseur de la ligue nationale. J’espère que pas mal de personnes gravitant autour du CH se rendront compte de leur bêtise à son encontre et qu’ils seront reconnaitre que Chara n’est pas un tueur … enfin pas au sens propre du terme …

Bref, Boston est pour moi le champion qu’il fallait à la NHL. Il prouve que ce n’est pas uniquement grâce à la signature de grosses pointure que l’on arrive à composer une équipe gagnante. Boston repose sur un parfait équilibre entre bon joueur offensif, défensif, des joueurs formés chez eux, des joueurs physiques, bosseurs, et surtout un bon gardien. Voici les ingrédients de la recette Boston. De quoi donner de l’espoir à des équipes qui n’ont pas le rayonnement de Vancouver, Détroit ou autre Montréal pour espérer une fois dans leur histoire toucher la Stanley Cup …

Vancouver : si près mais pourtant si loin …

Les Canucks ne sont plus qu’à un match de toucher pour la première fois dans leur 40 ans d’histoire la coupe Stanley. Après la très courte victoire vendredi soir dans le match n°5 de la série (1-0), Vancouver se rend ce soir à Boston pour espérer décrocher la première victoire à l’extérieur de cette série et pouvoir soulever le graal du hockey nord américain. Ce serait le couronnement d’une saison rondement menée par les canadiens. Toutefois, cet objectif qui ne tient qu’à un match de 60 min, voir plus, paraît si loin quand on sait au combien les Bruins sont intraitables sur leur glace. Un duel électrique encore une fois à prévoir …

Vancouver arrive dans la meilleure des postures à Boston pour ce match n°6; mais es ce que pour autant Vancouver a écarté tous les doutes qui étaient apparus lors des matchs n°3 et 4 à Boston ? Certainement, non! Vancouver a certes gagné le match n°5, mais les nucks sont loin du niveau qu’ils ont pu développer lors de la saison régulière et notamment lors des séries contre Nashville et San José. Ils ont certes répondus présents vendredi dernier sur le plan physique face aux Bruins qui les avaient ridiculisés sur ce terrain là lors des matchs 3 et 4, mais cet élément du jeu est loin de leur convenir et ils paraissent bien moins à l’aise pour développer leur jeu.

Qu’on le veuille ou non, Vancouver est une équipe de jeu léché. Les nucks se sont construits de cette manière depuis le début de saison, autour de la technique des frères Sedins bien alimentés par une défense tournée vers l’offensive qui accumule les bons relanceurs. Face au Bruins ce jeu est mis à mal. Il est dur pour Vancouver de se faire violence à allé chercher au physique l’adversaire. Le match 5 en est un bon exemple. Vancouver et Boston on fait jeu égal dans un match très fermé où une simple erreur de positionnement de Tim Thomas a eu raison de ce match. A part ça, on ne peut pas dire que Vancouver a été supérieur à Boston sur ce match. Ils donnent encore une fois énormément de chances en supériorité numérique aux B’s qui ont été bien mal inspirés sur ce secteur de jeu là vendredi soir. Claude Julien doit encore s’en mordre les doigts.

C’est à se demander toutefois si de ce match nul qui pourtant débouche sur une défaite cruciale, les Bruins n’ont pas perdu le momentum? C’est une question au combien importante pour l’avenir de cette série à laquelle on ne peut pas vraiment répondre. Vancouver ne s’est surement pas rassuré. Ils ont été dominés sur des occasions franches de Boston. Il est sur que Luongo a été d’une aide précieuse pour les nucks. Après avoir pris 12 buts en 2 matchs dans la casquette, le gardien canadien a remarquablement réagit en s’adjugeant son deuxième blanchissage de la série. Or la prestation de Lou a caché quelques éléments dans le jeu qui sont encore une fois bien contestés par les Bruins. Vancouver n’a pas encore dominé outrageusement un match lors de cette série, alors qu’ils le faisaient presque régulièrement depuis le début des playoffs. Certes ce n’est pas une condition pour soulever la coupe, mais ça prouve que Vancouver n’est toujours pas à l’aise dans cette série et que ce duel face à Boston les mines. Boston joue un hockey face auquel les Canucks n’ont pas pu vraiment se roder tout au long de la saison régulière faute d’une telle opposition dans l’ouest.

Toutefois, Vancouver parait en plus fâcheuse posture sur sa glace que le sont les Bruins sur la leur. Boston a gagné de la plus belle des manières ses 2 matchs au TD Garden, alors que lors des 3 matchs à la Rogers Arena Vancouver l’a emporté sur le fil : 1-0 dans le match 1, 3-2 après OT dans le match 2 et 1-0 encore une fois au match 5. Vancouver tire bien de l’arrière dans la domination du jeu, mais pourtant ils sont devant en terme de victoire. Une situation assez paradoxale! De là à ce qu’ils aillent chercher la dernière victoire qu’il leur faut pour soulever la Stanley Cup à Boston, j’en doute vraiment. Le TD Garden est devenu depuis les deux premiers matchs de la série contre Montréal un fort imprenable. Seul les Bolts ont réussi à s’y imposer lors du match n°2 de la finale de la conférence Est. Voir les Canucks s’y imposer ce soir serait un vrai exploit à la lumière de cette série …

Je ne vois pas les Bruins être affaiblis par la défaite de vendredi dernier. Une fois sur leur glace, avec tout un peuple qui les poussent, passé les hymnes de René Rencourt, Boston sera à 300% dans son match et il sera très très dur pour Vancouver d’aller les chercher. Il ne faudra pas s’attendre à une défaillance de Tim Thomas qui joue le meilleur hockey de toute sa carrière dans cette série finale. Tout va en fait reposer sur la capacité des Nucks à livrer un deuxième match hautement physique de suite. S’ils y parviennent, tout reposera sur les épaules d’un homme : Roberto Luongo!

Je vous disais plus haut qu’il a eu une réaction parfaite lors du match 5 après ses deux matchs précédents pitoyables à Boston. Mais là où Lou s’est sans doute égaré c’est dans ses déclarations d’après matchs où il a été dire qu’à la place de Thomas, il aurait arrêté le but de Maxim Lapierre qui a donné la victoire aux Canucks vendredi soir. Une constatation certes vrai car Thomas est un gardien bien plus agressif que Luongo quand il garde ses cages. Néanmoins, cette déclaration est assez naïve de la part du québécois qui il y a encore quelques jours était à deux doigts de se faire bencher par son coach. La pression qui son sur ses épaules lors du match 6 est énorme. Aux Bruins à en profiter et on peut leur faire confiance pour pourrir le match et faire sortir Lou de ses gonds … Tout le match va se jouer là!

Boston piétine de bien timides Canucks …

Qui l’eu cru? Cette série va se transporter de nouveau vers Vancouver avec une égalité parfaite entre Bruins et Canucks. En effet, Boston a réussi à revenir dans cette série où ils étaient pourtant menés 2 matchs à 0 après les deux premières rencontrent sur la glace de Vancouver. Les hommes de Claude Julien ont donc réussi l’exploit de revenir dans cette série après deux matchs sur leur glace. Outre le fait qu’ils aient égalisés, ce qui est fort c’est qu’ils sont de retour dans cette série avec brio. Boston a écrasé sur les matchs 3 et 4 de cette série Vancouver et désormais ils semblent en position de force dans cette série finale. Bref cette finale qui semblait bien monotone à suivre tant le sacre de Vancouver semblait évident vient d’un coup de reprendre de l’intérêt et place les Canucks au pied du mur.

Tout Boston est soulagé! Leurs Bruins ne seront pas balayés de cette série finale comme beaucoup de monde a pu le penser. Après deux matchs énormes, Boston is back on the buisness! Un match n°3, et premier match à Boston, complètement fou pour eux. Du vrai hockey champagne avec une énorme raclée infligée aux Canucks : 8-1, rien que ça! On aurait pu penser que lors du match n°4 les Canucks se seraient un temps soit peu rebellés et les Bruins affaibli après le match physique qu’ils avaient livrés deux jours auparavant. Queneni! Encore un match énorme des Bruins qui infligent cette fois un cinglant 4-0 aux Nucks qui se seront pris 12 buts dans la casquette lors de ce déplacement dans le Massachusetts, pour simplement 1 petit but marqué. Une vraie misère …

Les raisons de cette déroute complète des Canucks sur la glace du TD Garden : elles sont nombreuses! Je pense que la raison principale tient au forechecking constant lors de ces matchs n°3 et 4 de l’offensive des Bruins. Aucun espace n’a été donné aux défenseurs des Nucks. Ceci suffit à couper les jambes d’une équipe comme Vancouver? Surement pas. Il y a une manière d’appréhender ce forechecking et Boston l’a fait de la meilleure des manières. Ce pressing est un vrai pressing physique mais surtout psychologique. La dimension psychologique est très forte dans cette finale et notamment sur ces deux matchs de Boston. Ceci a pour avantage de rendre la série passionnante désormais. Avec ce pressing constant les défenseurs des Nucks pètent littéralement un plomb. Du coup la relance s’en fait ressentir.

Mais cette pression est également la même dans le secteur défensif de Boston. Demandez en des nouvelles aux jumeaux Sedin, rebaptisés depuis ces deux matchs les jumelles Sedins tant ils ont ramenés leur gueule comme des petites pleureuses de maternelle. Il y a de quoi péter un boulon les concernant. Les coups vicieux pleuvent à leur encontre dès lors que les refs ont les yeux ailleurs. Es ce pour autant autorisé. Vous savez ce qu’on dit aux élèves : vous avez le droit de tricher mais pas de vous faire prendre! La défense de Boston applique cette citation à merveille. Ce n’est certes pas flagrant dans le jeu mais ça use énormément entre les deux oreilles. Boston pratique le hockey que cette équipe a historiquement pratiquée, ce qui a créé une rivalité historique avec les Habs qui se veulent également dépositaire d’un jeu léché comme celui de Vancouver – toute proportion gardée bien entendu.

Une bonne majorité des amateurs crient au scandale quand ils voient ces coups vicieux. Moi je cri plutôt au génie. Boston et surtout leur coach Claude Julien savent qu’ils sont techniquement plus faible que les Nucks. Dans ce cas, le meilleur moyen de rééquilibré la balance c’est de pourrir le jeu au possible. C’est Renaud Lavoie raportait sur son blog hier que Claude Julien, lors d’un entretient avec lui, lui avait dit qu’ils était fier d’avoir cette équipe sous ses ordres car c’est un groupe avec lequel on peut adapter le jeu : soit jouer l’offensive, soit jouer sur le plan physique. Avec ces deux flèches à son arc, Boston apparaît bien plus enclin à trouver des solutions pour contrer les Nucks que les autres équipes que Vancouver a rencontré jusque là dans ces séries. Maintenant la balle est clairement dans le camp des Canucks qui devront à tout prix décourager le travail physique de Boston. Cela passe par un goaltending parfait …

Lors des deux premiers matchs, pas grand chose pouvait être reproché à Roberto Luongo : seulement 2 buts pris et un blanchissage lors du match N°1. Depuis que la série s’est transportée à Boston, il a encaissé 12 buts et a une moyenne de 82% d’arrêt … autant dire une vraie misère. Ca doit gamberger dur dans la tête à Lou avant ce match n°5. Il a passé deux soirées affreuses à Boston. Espérons pour lui que le retour devant ses partisans va le regonfler à bloc car l’ambiance risque d’être énorme ce soir à Vancouver. D’ailleurs, Alain Vigneault a décidé de lui faire toujours confiance pour ce match 5. A mon avis c’est une sage décision. Luongo n’est pas un quidam : il a quand même gagné l’or olympique il y a un an et il a mené cette année la meilleure équipe de la ligue. Il a les capacités de rebondir face à son public.

Bref cette série me passionne enfin. Le réveil des Bruins et le jeu qu’ils pratiquent depuis, j’adore ça! Beaucoup cherchent les enchaînement impossible dans le hockey moderne; moi je me délecte d’un jeu physique, de coup de pilon régulier pour faire plier l’adversaire et l’avoir au physique. C’est pour moi l’esprit réel de ce sport, de la NHL en particulier et surtout de ces playoffs de la Stanley Cup. Aujourd’hui un joueur qui représente bien ce esprit dans cette finale c’est Tim – ou Timmy – Thomas, le gardien des B’s. Quelle finale il réalise! C’est clairement le boss dans son slot. Alex Burrows en sait quelque chose. Lors de match n°4 il s’est fait virer de nombreuses fois de devant le slot par le gardien vétéran de Boston. Timmy ne s’est pas dégonflé à provoquer une partie de gifles face à l’attaquant des Nucks. Mais outre sa dimension physique, Thomas fait preuve dans cette finale de sa classe et de son talent de gardien, pendant longtemps boudé par les franchises NHL. Un parcours atypique que celui du portier des Bruins qui n’a connu que tardivement les joies de la NHL. A 37 ans, il est en route pour décrocher le trophée Vézina, le Conn Smythe si son équipe gagne, et la Stanley Cup … une belle revanche!

Enfin, je voudrai terminer par une affaire dans cette finale qu’est le hit de Aaron Rome à l’encontre de Nathan Horton dans les premières minutes du 3ème match. Rome a envoyé Horton hors de la glace sur une civière après des images glaçantes de l’attaquant des B’s, gisant sur la glace, le bras en l’air se raidissant en réponse de l’énorme impact physique qu’il a reçu à la tête. Ce problème des hit à la tête, la ligue essaye de les combattre bec et ongle depuis cette année car il faut dire que le cas de commotion cérébrale est en hausse ce qui a fort justement pour effet d’inquiéter la ligue. Rome a pris 4 matchs pour ce hit – en gros une suspension jusqu’à la fin des séries. Bref sa saison est terminée. Mais si le hit était intervenu lors de la saison régulière, qu’aurait-il réellement pris?
Pour ma part il n’y a pas d’équivoque : Rome devait être lourdement sanctionné! Ce hit est l’archétype de ce que la ligue doit sanctionner lourdement. Un hit inutile, alors que le joueur avait donné depuis bien longtemps son palet , les deux pieds décolés de la glace visant délibérément la tête. Toute la question repose sur le « blind side », ou autrement dit les angles mort. En effet, Rome arrive dans sur Horton alors que ce dernier regarde le coéquipier envers lequel il venait d’effectuer sa passe. Horton ne pouvait pas le voir dans cette position. On entend pas mal de monde dire « il n’avait qu’à regarder devant lui ». Ok je veux bien, mais imaginons qu’il aurait bien regardé devant lui et que Rome soit arrivé par sa droite, il n’aurait pas pu le voir. Ce que je veux dire par là c’est qu’un joueur de hockey c’est pas une chouette : il n’a pas la vision à 360°. Ca reste avant tout un homme. Dire qu’il avait qu’à regarder, c’est facile et c’est l’argumentaire de ceux qui n’ont jamais pratiqués ce sport. Des angles morts il y en aura toujours, quoi que l’on veuille. Rome arrive les deux pieds décollés, et ça il n’a aucune raison de le faire. Horton est sensiblement de la même taille que lui. S’il décolle les pieds c’est qu’il souhaite littéralement l’attraper le plus haut possible, autrement dit la tête.

C’est donc un pur dirty hit pour ma part. Rome aurait du subir une sanction financière en plus des 4 matchs qu’il se paye, simplement parce que son acte intervient en fin de saison.

Le temps me manque pour vous parler du mal aimé Brad Marchand. Je le ferai peut être lors du game 5 qui se déroule ce soir. Il me manque également du temps pour corriger mes fautes, alors soyez indulgents si vous en repérez. Je vous retrouve demain après midi pour le résumé du match 5, où je vis bien les Bruins créer la surprise …

Vancouver en ballotage favorable …

Les Canucks sont donc devant dans cette série finale, 2 matchs à 0. Avant de retrouver leurs fans ce soir dans leur enceinte du TD Garden, les Bruins de Boston sont au pied du mur : ils se doivent de gagner leur deux matchs à domicile s’ils souhaitent prolonger cette série. Dans le cas contraire, il se pourrait que le sacre de Vancouver annoncé depuis bien longtemps ait lieu assez rapidement. Ce sont donc des Bruins ultra-motivés qui vont se présenter ce soir sur leur glace pour enfin remporter leur premier match dans cette finale de la Coupe Stanley. Qui plus est, Boston a des motifs de satisfaction sur lesquels ils devront construire ce soir.

En effet, lors des deux premiers matchs les Bruins ont été bien loin du ridicule. Pas mal de personnes annonçait une série assez rapide qui allait couronner les nucks. Après deux matchs, force est de constater que tout semble leur donner raison. Hors permettez moi d’en douter. Boston a certes perdu les deux premiers matchs mais il ne faudrait pas occulter les conditions de ces défaites. Lors du match 1, Boston perd après un but, plus ou moins contestable, de Vancouver alors qu’il restait 12 sec à jouer dans ce match. Autant dire que le timing était bien trop parfait – chance quand tu nous tiens … Lors du match 2, Vancouver l’emporte après 11 sec de prolongation.

Les fameuses branlés que Vancouver devait infliger à Boston, on les attend encore. Vancouver n’a pratiquement rien montré lors de cette finale. Ils semblent certes au dessus des Bruins, mais ces derniers font mieux que résister. Il leur manque pour le moment le petit déclic qui ferait pencher un match en leur faveur. Quels sont ces éléments? Déjà arrêter les erreurs fatales. Le but en OT au match 2 est largement évitable si la relance avait été un peu plus assurée, et surtout si la défensive avait été plus attentive. Tim Thomas joue pour le moment une finale impec, tout comme Luongo. C’est peut être là que le bas blesse pour les Bruins : ils ne peuvent pas espérer un mauvais match de la part du gardien adverse.  Néanmoins ils ont réussi à passer par deux fois Roberto Luongo lors du match n°2 : un motif d’espoir.

Ce que j’attends de ce match 3, outre le retour des Bruins dans cette finale, c’est du spectacle. Pour le moment cette finale de la Stanley Cup est ennuyeuse à mourir. Heureusement que le public à Vancouver est magnifique, sinon on se ferait chier comme pas possible. Deux matchs littéralement cadenassés jusque là. Tout ceci manque vraiment de folie. J’espère que l’on verra un peu plus d’initiative de mecs qui doivent normalement créer dans cette finale. Où est le Tyler Seguin que j’ai vu lors du tour précédent face à Tampa et qui marquait 5 points en 2 matchs? Où est le Ryan Kesler qui a effectué un début de playoffs tonitruant ?

Cette finale mérite mieux. J’espère que l’ambiance électrique du TD Garden ce soir va lancer tout cela. Boston est clairement pied au mur et ils devront aller de l’avant et être ambitieux pour espérer revenir dans cette série. En tout cas match n°3 ce soir à 20h00 heure de Boston, soit 2 heures du mat chez nous … et oui mes amis la ligue n’a pas été clémente pour nous fans européens …