La mascarade Phoenix a-t-elle atteint son paroxysme?

Cela fait un petit moment que je ne vous ai pas parlé du dossier « Phoenix Coyotes » sur ce blog. En l’occurrence, ça doit bien faire un an depuis les rumeurs insistantes de leur déménagement vers Winnipeg. La fin tout le monde la connait puisque les Coyotes ont fini par demeurer une année de plus dans le désert après des mansuétudes anormalement élevées accordées par la ligue. La situation n’ayant pas changée sur le front financier et s’étant même aggravée, toute personne sensée aurait parié sur un déménagement très probable de cette équipe vouée au néant. Mais on été loin de nos surprises! Tout porte à croire qu’au final cette équipe va être sauvée et que les Coyotes existeront pour les vingt années à venir … Retour sur le vote du conseil municipal de la ville de Glendale qui risque de plonger cette ville et la NHL dans les eaux profondes.

Personne n’y croyait à l’issue du vote du conseil municipal de Glendale, mais les faits sont là : avec quatre voix contre deux, le conseil municipal a entériné l’entente conclue entre la ville et l’acheteur potentiel des Coyotes, Greg Jamison. Cette entente concernait essentiellement la question de la gestion de la Jobing.com Arena, antre des Yotes. Ainsi, la ville de Glendale est tombée d’accord avec Jamison pour débourser un peu plus de 15M$ chaque année en faveur de ce dernier au titre de la gestion de ladite arena. Cette entente ne conclue rien du tout en ce qui concerne la vente de la franchise proprement dite, mais elle donne « carte blanche » la ligue nationale pour négocier avec l’investisseur américain. Quand on connait le manque de discernement de Gary Bettman en ce qui concerne le dossier des Coyotes, tout ceci fait craindre le pire pour la ligue elle même!

Néanmoins, tout est loin d’être conclu! Sur cette entente proprement dite qui a été voté jeudi dernier, il demeure encore et toujours le garde fou du Goldwater Institute. Pour vous rafraichir un temps soit peu la mémoire, cette organisation d’origine privée est constituée en vue de protéger les intérêts des divers contribuables de l’état de l’Arizona. Ayant déjà fait planer le spectre du recours judiciaire concernant la vente des Coyotes à Matt Hulsizer l’année dernière, il y a fort à parier que cette année, avec cette entente, il y aura recours judiciaire. Le Goldwater Institute avait déjà intenté une action en justice concernant la tenue de ce vote. Le tribunal de Phoenix leur a donné tord sur la tenue de ce vote; néanmoins le juge lui même a fait remarquer qu’en cas d’attaque sur l’entente survenue entre Jamison et les Coyotes, il y avait fort à croire que cette dernière serait judiciairement cassée.

Mais pas plus tard que mardi, le Goldwater Institute a officiellement déposé un recours auprès du tribunal d’Arizona sur le vote du conseil municipal de la ville de Glendale. On devrait savoir assez rapidement si effectivement, l’entente survenue jeudi 8 juin sera annulée par ledit tribunal. Dans ce cas ce serait un gros revers pour Gary Bettman qui n’a pas besoin de cela avant d’aller s’asseoir à la table des négociations avec la NHLPA concernant la future convention collective de la ligue. En effet, un nouvel échec dans cette saga Phoenix affaiblirai encore plus sa position.

La future convention, parlons-en dans cette histoire. Si l’affaire n’est pas réglée et surtout si le tribunal arrive à annuler l’entente consentie par le conseil municipal de la ville de Glendale, Donald Fehr, représentant du syndicat des joueurs, exigera des réponses claires de la part de Gary Bettman, chose qu’il n’a pas fait depuis 2009 et la banqueroute des Coyotes. Fehr peut tout a fait forcer la main de Bettman sur ce dossier en l’incitant à abandonner ce combat perdu d’avance. Le risque serait de braquer Bettman et d’augmenter les risques d’un nouveau lock-out. Ceci serait le pire des scénarios. Mais cette opinion je pense que Donald Fehr n’est pas le seul à la partager …

Quand bien même l’entente serait déclarer tout a fait légale par le tribunal de l’Arizona, il reste à la ligue de conclure effectivement la vente avec Jamison. Or les dernières infos sur le dossier démontrent que Jamison ne disposerait pas des 170M$ nécessaires à l’achat de la franchise. Lui prétend bien évidemment le contraire, mais si ça s’avère vrai cela prouve combien tout ce manège n’est en réalité qu’une énorme mascarade. Bettman vendrait cette franchise au rabais et l’acheteur potentiel ne trouverai même pas deux ou trois pigeons capables d’investir dans ce club? … Dois-je rappeler qu’une étude récente a prouvée que dans le cadre du contrat de 20 ans signé entre Glendale et Jamison, dans l’hypothèses complètement ubuesque où les Coyotes remporteraient pendant 20 années de suite la Stanley Cup, la franchise perdrait quand même 9M$ chaque saison. Tout ceci n’a aucun sens!

Selon toute vraisemblance, les Coyotes n’ont plus aucun avenir dans le désert. Mais voilà Gary Bettman a soit de très larges oeillères dans ce dossier, soit on lui force la main (et là je pense à NBC). Le marché télévisuel de Phoenix est le 15ème plus gros du pays et en vertue de son entente conclu le printemps dernier avec NBC, la ligue pourrait bien être forcée de conserver ce marchés sous peine de voir l’entente revue à la baisse. Mais dans sa folie, Bettman sera à coup sûr arrêté par le Board of Governors qui quoi qu’il arrive devra entériner la vente des Coyotes à Jamison. J’ose croire qu’il n’y a pas au moins 20 gouverneurs (car il faut à Bettman une majorité de 2/3 des gouverneurs pour approuver son deal) pour suivre Bettman dans sa folie arizonienne.

En ce qui concerne Québec, qui serait la plus à même à accueillir les Coyotes, je pense qu’il est un peu trop tard pour accueillir l’équipe pour la saison prochaine. Le calendrier de la prochaine saison de la NHL sera révélé mercredi. Il a été dit que la ligue avait préparé deux calendriers, un avec Phoenix et l’autre avec Québec. Mais malgré ceci, logistiquement, il est bien trop tard pour voir un deal se mettre en place et surtout toute une équipe déménager en vue de la prochaine saison. L’an dernier, avec une vente étant intervenue le 30 mai, le déménagement des Thrashers à Winnipeg était juste rentré dans les cordes.

Je pense que la ligue va devoir garder les Coyotes sous sa coupelle une année de plus. Ainsi, la NHL va encore passer une année à perdre stupidement de l’argent à cause de la lubie de son commissionnaire. Il a un acheteur au reins solides, connu, dans le meilleur marché qu’il puisse être, avec une aréna en construction et une autre qui peut encore accueillir des matchs de NHL … mais voilà Bettman est entêté. Les gouverneurs ne lui feront pas de cadeaux et à la moindre nouvelle erreur sur ce dossier, il se pourrait bien qu’un vote de défiance intervienne à l’encontre du commissionnaire, je ne vois pas d’autre alternatives …

Bref la saga des Coyotes est loin d’être terminée …

Stanley Cup Playoffs : Finales de Conférence – mes prédictions!

Nous voici d’ores et déjà aux finales de conférence dans cette saison 2011/2012 de NHL bien surprenante surtout dans le déroulement de ses séries. Qui aurait parié un buck sur la participation des Kings, des Coyotes et des Devils à ces finales de conférence 2012 il y a un mois? Autant dire personne pour ce qui est de ce tiercé. Evidemment les séries nous réservent chaque année leur lot de surprises mais autant dire que cette année les surprises sont devenues le principe et les favoris l’exception. Les Rangers sont les seuls rescapés du grand écrémage ayant eu lieu durant le mois d’Avril. Toutefois, il serait faux de les considérer comme les grands favoris au prestige suprême de la Stanley Cup.

Dans ces finales, vous l’aurez compris, très inattendues, voici – après que les matchs 1 de chacune des séries se soient déroulés – mes prédictions pour ces matchs qui nous donneront le nom de deux prétendants aux honneurs suprêmes, à la Stanley Cup.

(#1) New York Rangers     VS.     New Jersey Devils (#6)

Enormément de monde s’attendait à vivre pour cette finale de la Conférence Est un remake du Winter Classic de cette saison entre les Rangers et les Flyers. Il est vrai que ces deux équipes étaient les « favoris » de leur série face à des Capitals revenus du diable vauvert et des Devils qui après une non saison 2011 semblaient retrouver un peu de leur superbe cette saison ci. Le fait est que pour une équipe – les Rangers – tout s’est passé comme prévu alors que pour les Flyers, la belle route qui semblait leur être ouverte pour les finales de l’Est s’est très rapidement refermée.

Ces Devils que tout le monde avait sous-estimé sont là et bien là! New Jersey est loin d’avoir volé sa qualification pour ces finales de conférence. En sortant les Flyers et cinq petits matchs, ils ont prouvés que sur cette série ils étaient largement meilleurs que les Flyers, bien trop désordonnés et minés par les blessures pour passer outre les Devs. NJ fait figure dans ces séries d’équipe avec une grande cohésion. Avec comme leitmotiv un forecheck de tous les moments, les hommes de Peter DeBoer ont trouvés cette saison leur manière de jouer. Ils ont littéralement écrasés une défense bien amoindrie par les blessures des Flyers grâce à ce système de jeu.

Mais un bon forecheck ne suffit pas à envoyer une équipe en finale de conférence. Pour cela, New Jersey a pu compter sur un Marty Brodeur toujours aussi redoutable en séries, même à 40 printemps. Brodeur est petit à petit monté en puissance pour montrer dans cette série face à Philly qu’il n’avait rien perdu de sa superbe printanière.
Juste devant lui, la défense des Devils s’est également révélée. Pas un joueur ne se distingue dans cette escouade preuve que la défense des Devils montre beaucoup d’application dans l’exécution du plan de jeu de Peter DeBoer faute d’avoir des individualité lui permettant quelques largesses. A vrai dire, les séries donnent rarement raison aux équipes s’accordant des largesses, encore plus défensives.

Il faudra que les Rangers se méfient énormément des Devils qui sont arrivés dans ces séries comme un tendre agneau et qui terminent comme une véritable bête féroce capable de croquer n’importe quel favori. Mais ne comptez pas sur les Rangers pour faire office de nouveau festin à ces diables de Devils!

Les Blueshirts sont désormais en mission à l’Est. Après être passés par un match 7 face aux Senators en quart de finale, puis face aux Capitals en demi, les Rangers sont encore présent au poste et s’amènent en finale de conférence gonflés à bloc. Gagner lors de matchs couperets comme le sont les matchs 7 font généralement les champions! Je ne sais pas si les Rangers seront champions d’ici un mois, mais ce que je sais c’est que cette équipe a un mental énorme. Même si dans l’exécution de ses séries New York n’a pas été irréprochable, cette équipe a malgré tout un groupe de guerriers prêt à tout sacrifier pour toucher la Coupe Stanley.

La série face aux Capitals était bien moins facile que ça pouvait en avoir l’air. Les Capitals étaient, dois-je vous le rappeler, les tombeurs du champion en titre, les Boston Bruins. Cette équipe, elle aussi surprise, menée par un Branden Holtby habité allait être difficile à écarter. Ce fut le cas pour les hommes de John Tortorella. Mais voilà, ces Rangers cette année sont irrésistibles. Ils ont fait preuve d’une immense dévotion pour le collectif durant toute la saison régulière et ça semble être la même chanson lors de ces séries. Avec l’une des meilleures défenses de la saison et sans doute le prochain détenteur du trophée Vézina (récompensant le meilleur gardien de la saison), on ne voit pas qu’es-ce qui pourrait arriver aux Rangers sur le plan défensif dans cette série?

A la lumière du match 1 entre Rangers et Devils, ce dernier constat semble se confirmer. Lundqvist se blanchi dès le premier match. Vous savez que généralement j’essaye de faire abstraction des matchs s’étant déjà déroulés lorsque je fais mes prédictions. Mais là je dois dire que ce match 1 apporte déjà certains enseignements. J’estime que cette série va dépendre de la capacité de l’attaque des Devils, qui a jouée jusque là un pur « in your face type of game », à faire rompre la défense des Rangers. Dans ce match 1 l’attaque des Devils a réussi à dominer cette défense en la faisant plier de nombreuses fois mais toutefois sans la faire rompre. Là sera pour moi la clef de cette série.

A l’image de ce constat, j’estime que New Jersey a la place pour dominer cette équipe de New York s’ils ont toujours du gaz dans la machine. Ce qu’ils ont montrés face aux Flyers et aux Panthers prouve qu’ils sont capable de jouer fort durant toute une série. S’ils n’en sont pas capable ici, les Rangers passeront! Ils ont tout intérêt de finir cette série en 6 matchs car les Rangers sont historiquement injouables à domicile pour un match 7.

Précition : New Jersey Devils en 6. 

 (#3) Phoenix Coyotes     VS.     Los Angeles Kings (#8)

Ces Kings sont insatiables! Après avoir créés la surpris en éliminant dès les quarts de finale le double détenteur du trophée des Président et dernier finaliste de la Stanley Cup, les Vancouver Canucks, les Kings ont réitérés un véritable exploit lors des demi-finales. Ils ont littéralement sweepés les St Louis Blues, 2ème meilleure équipe de la conférence Ouest durant la saison régulière et surtout meilleure défense de la ligue nationale durant le même exercice. Certains diront que la blessure de Jaroslav Halak aura sonné le glas de la belle aventure des Blues. Le fait est que sweeper une équipe St Louis, quand on connait la force collective qui a fait le succès de cette équipe, c’est un vrai exploit.

On a dit après la série face aux Canucks que la défense et Jo Quick étaient les raisons du succès des Kings. Or on avait oublié à quel point l’attaque des Kings pouvait être un vrai argument. Dustin Brown et Mike Richards avait été énormes face aux Nucks. Après cette série face aux Blues, on peut ajouter Anze Kopitar comme argument. Le centre slovaque gagne réellement ses galons de superstar dans ces séries. Il en impose énormément sur le plan physique. Il a réussi a utiliser son grand gabarit pour créer le danger presque à chacun de ses shifts dans la zone offensive. Kopitar est la vrai plaque tournante de la première ligne des Kings et il aura été déterminant dans le succès de son équipe face aux Blues.

Avec une attaque retrouvée, une défense toujours aussi imperméable et un Jonathan Quick toujours « sharp », on ne voit pas comment les Coyotes pourront arrêter les Kings qui pour énormément de monde sont « en mission » – c’est a dire voués à remporter la Stanley Cup.

Du côté des Coyotes, je crois que leur succès en 5 matchs face aux Predators a autant stupéfait les joueurs que les observateurs. Nashville faisait office depuis longtemps de prétendant à la coupe. Alors face aux Coyotes, beaucoup imaginaient voir les Preadators passer et s’en allé rejoindre les Kings en finale. Mais Phoenix en a décidé bien autrement.

Menés par un Mike Smith qui réalise une saison de rêve, Phoenix a su dégouter l’offensive de l’équipe du Tennessee. Je dois dire que j’avais relevé lors du dernier match de la saison régulière du Wild face à ces mêmes Coyotes la capacité de cette équipe à frustrer ses adversaires. Je me souviens que lors de ce match, les Wild avaient principalement dominés les débats mais qu’au final les Coyotes s’étaient imposés 4-1 en exploitant au maximum les moindre erreurs que l’on commettait.
De ce que j’ai vu de leur série face aux Predators, c’est exactement ce qu’ils ont réussis à faire pour soit gagner leurs matchs, soit pour revenir dans ceux où ils paraissaient un tantinet derrière. Phoenix est une équipe extrêmement frustrante à jouer, les Blackhawks vous en diront quelque chose (certains se reconnaîtrons 😀 ).

Après avoir gagné 8 de leurs 9 matchs de playoffs, je pense que les Kings vont avoir bien plus de fil à retordre que lors de leurs deux premiers tours. Même si collectivement les Kings risquent d’être au-dessus des Coyotes, se débarrasser de cette équipe devra mobiliser toute l’attention et tout le professionnalisme de l’effectif des Kings. Comptez sur Darryl Sutter, coach très expérimenté de cette équipe de Los Angeles, pour ne pas lâcher ses joueurs avec ça.

PrédictionLos Angeles en 6.

Quarts de Finale : Les favoris au tapis …

Ces quarts de finale sont à coup sûr les plus spectaculaires de ces dernières années. Pas forcément spectaculaire quand à ce que les équipes nous ont proposé en terme de jeu, mais spectaculaires quand à leur issue. Une vraie saignée qui a mis pas moins de 6 grosses cylindrées de la ligue sur le carreau. Même si certaines d’entre elles laissées entrevoir quelques signes de baisse de niveau durant la saison régulière, pour d’autre leur élimination arrive comme une immense surprise. Retour dans cet article sur les raisons de l’échec de tous ces prétendus favoris …

Qui aurait envisagé qu’après ce premier tour des séries l’on aurait perdu Vancouver, Pittsburgh, San José, Détroit, Chicago et le champion en titre Boston? A vrai pas énormément de monde. Même si certaines prédictions avaient pu envisager ce scénario (dont en partie la mienne) pas beaucoup croyaient que cela aurait pu se réaliser aussi vite que lors du premier tour. Pourtant nous y sommes! Le fait est qu’avec ces demi-finale, la franchise encore en course et qui est la dernière à avoir remporté la coupe est … New Jersey en 2003! Et si l’on pousse un peu plus loin, la deuxième franchise est New York avec sa victoire en 1994 suivi par Philadelphie et sa dernière victoire en 1974. Pour le reste des derniers prétendants, aucun d’entre eux a eu la chance de son histoire de soulever le Lord Stanley Award.

Le fait est que ces séries nous livrent déjà leur dose d’enseignement. Cette « saignée » comme je l’ai nommée un peu plus haut montre qu’un vrai changement de garde se met en place dans cette ligue. Il ne faut pas oublier que la NHL est une ligue basée sur un mode de fonctionnement fermé. Ainsi il est normal qu’une alternance se mette en place. Ceci est avant tout favorisé par le système de la draft qui quoi qu’il arrive favorise les franchises médiocres … à condition de drafter correctement! C’est en tout cas ce qu’il se passe à l’ouest. Cette conférence est de loin la plus ouverte et la plus difficile des deux. Pas mois de 5 franchises ont amassées plus de 100 pts cette saison preuve de la bien portance de ses franchises locomotives mais également de la fébrilité certaine des franchises du bas de la conférence. Mais chose étrange, seules deux franchises ayant dépassées ce seuil demeurent dans ces demi-finales : Nashville et Saint Louis.

L’émergence d’équipes comme Los Angeles, Saint Louis, Phoenix ou encore Nashville est tout sauf un hasard. Toutes ces franchises ont à un moment ou un autre flirté avec les fins fonds de la conférence. A leur grand crédit, ces équipes ont su tirer profit de leurs malheurs pour pouvoir rebondir. C’est ce qui se passe aujourd’hui!
On ne ventera jamais assez la gestion qui a été faite à Nashville. Les clefs sont dans les mains de David Poile (GM) et de Barry Trotz depuis un très long moment et cette stabilité paye depuis quelques saisons dans le Tennessee. Aujourd’hui, les Preds ont littéralement le chemin dégagé pour remporter le titre à l’ouest et d’allé à la première finale de la Coupe Stanley de leur histoire. Avec Pekka Rinne, Shea Weber et Ryan Suter en guise de fondation, cette équipe à les reins solides pour aller jusqu’au bout.

Los Angeles, je vous le disais en début de saison, je me rappel encore l’époque où j’en suis arrivé à la NHL (autour des années 2000) et où cette équipe était abonnée à la cave de la conférence Ouest. A la suite du départ de Wayne Gretzky, les Kings n’avaient que trop errés. Mais avec la draft de Anze Kopitar, Dustin Brown, Jack Johnson, Drew Doughty et Jonathan Quick, Dean Lombardi avait à coup sûr remis LA dans le droit chemin. Cette génération est en train d’exploser dans ces séries où personne (ou presque 😉 ) ne les attendaient.

On pourrait dire à peu près la même chose sur les Blues de St Louis. Beaucoup d’experts de la NHL attendaient de pied ferme l’éclosion de la prometteuse génération des T.J Oshie, Alex Pietrangelo et autres David Perron. Cette saison aura été la grande révélation de la franchise du Missouri. Ce qui a tout changé est l’arrivée de Ken Hitchcock, à coup sûr.

Mais pour en revenir à des propos beaucoup plus généralistes, ces séries montrent également au combien il est important d’avoir une défense relativement bien construite pour effectuer un vrai run. Encore une fois je suis forcé de me tourner vers la conférence Ouest qui démontre ceci de la meilleure des manières. Que ce soit St Louis, LA, Nashville ou Phoenix, chacune de ces équipes compte dans leur rang un gardien titulaire qui nous propose des stats tout simplement hallucinantes. Mais au delà de cela, quand on regarde les statistiques défensives durant ces séries, la quasi totalité des qualifiés pour le second tour des séries font parti des leaders dans ce secteur du jeu … hormis Philadelphie en raison de sa série pas du tout conventionnelle face aux Penguins.

Ces séries sont elles en train de prouver que pour espérer gagner la Cup il faut d’abord penser défense avant de penser attaque? Pas forcément. Ca montre surtout qu’il faut penser collectif, équilibre et profondeur avant de penser individualité. Mais force est de constater que construire une équipe à partir de la défensive n’est pas un mauvais choix, malgré la croyance populaire qui donne un privilège inexpliqué aux équipes construites vers l’offensive.

Bref la garde est pour moi en train de changer! J’espère juste que les médias se focaliseront un peu plus sur des franchises trop mal connus comme Phoenix, Nashville, Saint Louis ou Los Angeles. Mais intimement je sais que cela ne changera pas dès l’année prochaine. Ce changement de garde n’en est qu’à son commencement et parmi les néo-éliminés, certains sont voués tôt ou tard à connaitre une période de vaches maigres. Ainsi va le sport et la logique sportive américaine.

Stanley Cup Playoffs : Demi-finales – mes prédictions!

Avec un peu de retard, et je m’en excuse, voici mes prédictions pour ces demi-finales qui ont d’ores et déjà commencées pour 3 d’entre elles. Avant que tout ceci ne s’en aille trop loin, je trouve enfin quelques minutes pour vous faire parvenir mes prédictions. Je tiens à préciser que celle-ci n’ont nullement été changées au regard des matchs de vendredi et de samedi.
Le fait est que cette année, mes prédictions s’avèrent assez bonnes … comme quoi les traditions sont aussi faites pour être perdues :p. Avec sept bonnes prédictions sur huit, je ne m’en sort pas trop mal. Reste à améliorer les prédictions sur la longueur des séries où là je fais un zéro pointé! Anyway, tâchons d’être précis sur les équipes qui se qualifieront.

(#1) New York Rangers     VS.     Washington Capitals (#7)

C’est la revanche de la série de la saison dernière! Il y a un an, Rangers et Caps se rencontraient dès le premier tour des séries à l’Est dans une série des plus serrée et avec bien plus d’engagement que ce que l’on en attendait. Les Rangers montraient déjà leur visage d’équipe solide défensivement, ce qui a fait leur succès cette saison. Les Capitals étaient à cette époque littéralement irrésistible et sortaient d’une saison pleine. Cette année, les choses ont bien changées puisque les Rangers ont pris la place de leur adversaire de demi-finale au classement de la saison régulière. Côté Caps, après une saison régulière difficile, Ovie et ses coéquipiers sont en train de sauver leur saison avec cette qualification pour le second tour des séries.

Washington a été un tombeur assez surprenant des Bruins, champions en titre. Sur ce blog je vous annonçais une série très engagée sur le plan physique et très offensive. Pour le premier élément, je ne m’étais pas trompé, mais pour l’offensive ont a été bien déçu dans une série où finalement, contrairement à ce que j’en pensais, les gardiens ont volés la vedette aux attaquants. La révélation de cette ronde a été sans équivoques le jeune Braden Holtby, gardien des Capitals. Déjà impressionnant sur la fin de la saison régulière des Caps, le jeune gardien de seulement 22 ans a pris au pied levé la place d’un Thomas Vokoun blessé avec brio. Avec un pourcentage d’arrêts aux alentours des 93%, il est littéralement impressionnant dans ces playoffs.

Pour New York, les choses ont été bien plus complexes que prévu face aux Senators. Excès de confiance? Pas forcément! New York savait très bien à quoi s’attendre face à un 8ème qui n’avait rien à perdre. Ottawa fait parti des surprises de la saison notamment au regard de sa saison précédente où ils avaient terminé dans la cave de la conférence Est. Ce sera finalement au bout du match n°7 que New York décrochera son ticket pour le second tour des séries.
L’attaque des Rangers aura été largement frustrée dans cette série avec un Craig Anderson étonnamment performant dans les cages ontariennes. Hormis un très bon Brian Boyle, les attaquants new yorkais ont éprouvés les plus grandes peines du monde à débloquer le compteur but face aux Sens. Des gars comme Gaborik, Anisimov, Stepan, Fedotenko ou encore Dubinsky n’ont inscrit que 2 petits buts à eux tous! Ceci montre deux choses : cette attaque n’est clairement pas en confiance et surtout la profondeur offensive a semblée faire défaut dans cette série.

Maintenant, New York démarre une toute nouvelle série! Mais le fait est qu’en face de leur route se dresse un jeune gardien plein de culot qui enchaine les performances de haut-vol matchs après match. Ceci n’a pas de quoi redonner toute la confiance que l’attaque des Rangers a besoin. C’est une série qui peut s’avérée être complexe pour les Rangers s’ils continuent à être aussi peu productifs sur le plan offensif. Holtby et Lundqvist sont largement capable de voler des matchs à eux seuls. Ce sera clairement une série où la production offensive sera déterminante; d’où mon inquiétude pour ces Rangers là.

Si les Rangers veulent passer outre les Caps, leur rigueur défensive qui a été exceptionnelle tout au long de cette saison devra être sans faille.

Prédiction : Washington en 6.

(#5) Philadelphia Flyers     VS.     New Jersey Devils (#6)

C’est une série qui à coup sûr sent la poudre. Philadelphie et New Jersey sont deux rivaux historiques de la division atlantique où quasiment toute les équipes sont rivales. Philly fait office de favori face à de surprenants Devils qui après une saison cauchemardesque arrivent à se hisser cette saison en demi-finale de conférence. Jolie performance pour les hommes de Peter DeBoer.

Néanmoins pour moi Philly à l’avantage sur cette série. Les Devils ont montrés d’inquiétants signes de fatigue sur la fin de leur série face aux Panthers qui finalement aura durée 7 matchs. Avec seulement 48h de repos, les Devils pourraient être limites sur le match numéro 1, surtout quand on sait que les Flyers ont eu quand à eux plus d’une semaine pour récupérer de la série face aux Penguins et ont pue réparer les multiples bobos, notamment en défense.

Cette avantage en terme de fraicheur pourrait être malgré tout à double tranchant pour les Fly-boys! On vante certes les avantages physiques d’une coupure d’une semaine, mais en ce qui concerne les playoffs, ce genre de coupures a coûté cher à pas mal d’équipe. Les séries sont une période de la saison où une équipe marche uniquement à la confiance. Philadelphie a acquis énormément de confiance à la suite de sa qualification face aux Penguins. Un repos était certes nécessaires au regard des multiples blessés présent dans leur rang. Néanmoins, une semaine, c’est long pour garder ce que les américains appellent le « momentum » de leur côté. Les Flyers vont vite devoir se remettre dans le bain. Les deux premiers matchs à domicile pourrait leur permettre de regagner cette confiance qui a du en partie s’évaporer quelque peu.

Philly demeure favori pour moi car ils ont été bien plus impressionnant que les Devils sur leur premier tour. Surement que le fait d’éliminer un prétendant direct à la Stanley Cup a joué là dedans. Il n’empêche que je trouve cette équipe des Devils bien trop limite. Ses leaders de la saison régulière prennent du temps à retrouver leur verve dans les séries. Parise ne marque plus autant et Ilya Kovalchuck n’a comme match référence que le match n°6. New Jersey aura grandement besoin de ces individualités pour déjouer la défense pennsylvanienne.
Et puis avec un Claude Giroux qui vole depuis le début de la saison, il apparait assez difficile de ne pas voir en « G » le vrai facteur X qui pourrait faire basculer cette série en faveur des Flyers.

PrédictionFlyers en 5.

(#2) Saint-Louis Blues     VS.     Los Angeles Kings (#8)

Voila une affiche de demi-finale des plus surprenantes! Pas grand monde pouvait s’attendre à voir Blues et Kings se disputer une place en finale de la conférence Ouest. Mais les faits sont là et personne ne peut dire qu’une de ces deux équipes a volée sa place à ce niveau de la compétition.

Les Kings sont sans aucun doute la plus grande surprise des série. Cette équipe qui a été si moyenne, si frustrée offensivement durant la saison régulière est en train de trouver son salut en série grâce à une brigade défensive et un goaltending impressionnant. Jonathan Quick n’a pas volé sa nomination au trophée Vézina quand on voit ce qu’il a été capable de faire face à l’une des meilleures attaques de la ligue nationale, les Vancouver Canucks. Côté Blues, on s’appuie également sur le goaltending et la défense pour faire la différence dans cette série.

On le voit bien, ces deux équipes se ressembles énormément dans leur approche du jeu. Ce duel promet d’être intéressant et montrera quelle équipe est finalement la plus complète pour pouvoir se mesurer à la finale de la conférence Ouest. Personnellement je donne un petit avantage aux Kings dans cette série. Los Angeles a une bien meilleure profondeur offensive, ce qui pourrait faire une énorme différence. Le problème est que cette constatation n’est vrai que sur le papier. En réalité, l’offensive de Los Angeles a été bien décevante tout au long de la saison. Alors comment puis-je dire que les Kings ont une attaque bien plus profonde que celle de St Louis? Offensivement Los Angles a un potentiel énorme. Avec des joueurs comme Kopitar, Brown, Williams, Richards, Carter, on peut tout être sauf l’avant dernière meilleure attaque de la ligue. Pourtant c’est ce que Los Angeles a été cette saison.

Lors de la série facer aux Canucks, cette belle endormie s’est en partie réveillée. Des joueurs comme Dustin Brown ou Mike Richards ont été décisifs. Je m’attend donc à voir d’autres stars en faire de même face aux Blues. Attention néanmoins aux blessures de quelques uns et notamment de Jeff Carter qui joue ces séries avec une cheville douloureuse.

Prédiction : Los Angeles en 7.

(#3) Phoenix Coyotes     VS.     Nashville Predators (#4)

Voilà que les Coyotes accèdent pour la première fois de leur histoire dans le désert à un second tour en séries. Belle surprise que ces Coyotes qui vont rencontrer des Predators qui après les éliminations de Vancouver, Détroit, Pittsburgh et Boston font vraiment office de favoris à la succession des Bruins.

Nous voici encore avec une série où les gardiens seront déterminants dans son dénouement. Pekka Rinne a été parfait pour les Predators au court de la saison régulière et l’est encore durant les playoffs. Le grand portier finlandais y est pour largement dans la qualification des siens face aux expérimentés Red Wings. Pour les Coyotes, c’est une vrai révélation qu’est Mike Smith. Le gardien américain a éclaboussé la série face aux Blackhawks par son talent. Doté d’une confiance à toute épreuve il est capable de porter les Yotes sur ses épaules durant ces playoffs.

Plus globalement, je pense que Nashville a un avantage certains dans ces séries. Je ne veux pas utiliser les matchs qui se sont déroulés avant que je vous délivre mes prédictions, mais la maitrise du match numéro 1 par les Predators est un bon indicateur sur leur maitrise technique de cette série. Toute les cartes sont en main pour les Preds, à eux de les abattre correctement. Phoenix est une équipe capable de marquer et de piquer là où ça fait mal aux moments les plus opportuns.

PrédictionNashville en 6.

Stanley Cup Playoffs : Quarts de finale Ouest – mes prédictions.

Comme promis me voici aujourd’hui pour vous délivrer mes prédictions sur les quatre quarts de finale de la Conférence Ouest. N’oubliez pas que les playoffs débutent dès ce soir avec en ouverture la série détonnante entre les Flyers et les Penguins. En plus de ce match ce sont d’ores et déjà deux séries de la conférence Ouest qui vont démarrer ce soir. Mais chaque choses en son temps, on commence par mes prédictions pour cette conférence Ouest :).

(#1) Vancouver Canucks VS. Los Angeles Kings (#8)

Voici une série qui peut s’avérée être très intéressante! Revoici les Canucks qui pour une année de plus on l’étiquette de premier de la ligue dans leur dos. Mais cette année les choses semblent avoir changer dans le bon sens pour Vancouver. En effet, plus de gros battage médiatique derrière la franchise de la Colombie-Britanique. Les médias canadiens ont bien compris qu’il en avaient trop fait derrière cette la saison dernière et que cette frénésie avait peut être déservie les « nucks ». Il faut également dire que le feuilleton du retour de Sidney Crosby a déplacé l’attraction médiatique sur les Penguins cette saison.

Vancouver a très peu bougé cette saison en ce qui concerne son effectif; un peu comme Boston. Néanmoins, avant de débuter ces séries, ils vont devoir se passer d’un de leurs jumeaux! Daniel Sedin (Thelma ou Louise?) souffre d’une commotion cérébrale suite à un coup de coude asséné par le défenseur des Blackhawks, Duncan Keith. Aux dernières nouvelles, Sedin était près de revenir mais il aurait connu une rechute pas plus tard qu’hier. Il semble donc que Henrik Sedin devra se passer de son frérot adoré, chose inédite en série pour les Cancuks. Parviendront-ils à faire marche la machine avec un seul Sedin? J’ose penser que oui. Egalement, pas mal d’yeux seront tournés vers Roberto Luongo qui, pour certains encore, est toujours tenu comme responsable de la défaite en finale la saison dernière. Lou a une chance inouïe de prouver qu’il est réellement un gardien capable de mener à lui tout seul son club au graal.

A Los Angeles on s’est fait peut tout le long de la saison régulière. Pourtant le recrutement était audacieux et certains (parmi lesquels moi) s’accordaient à dire que les Kings pourraient être la surprise de la saison! Quand on a dans son effectif des joueurs comme Kopitar, Brown, M.Richards, Gagné, J.Williams, Doughty ou encore Jonathan Quick au gardien, on fait tout simplement parti des favoris. Qui plus est, l’acquisition de Jeff Carter en provenance des Columbus Blue Jackets en échange de Jack Johnson ne fait qu’ajouter du talent à cette formation. Mais malgré cette avalanche d’attaquants de talent, les Kings font parti des équipes qui marquent le moins dans la NHL. Seul les Wild on fait pire qu’eux en terme du but inscrits.

Alors la réaction de l’attaque des Kings risque d’être très déterminante dans cette série. Si tous ces joueurs de talents arrivent à enfiler les perles, il se pourrait que cette série aboutisse sur une vrai surprise. Egalement, l’impact des gardien sera primordial. Quick a réalisé une saison formidable pour les Kings et c’est grâce à lui si cette équipe qui marque que très peu a pu se qualifier pour les séries. Il est même pour certains l’outsider principal à Henrik Lundqvist dans l’obtention du trophée Vézina.

Cette série dépend plus des Kings que des Cancuks à mon goût. Les variables sont beaucoup plus ouvertes du côté de LA. Si leur attaque se débride on pourrait avoir une vraie surprise. Néanmoins cette hypothèse a peu de chances de se réaliser en un si bref laps de temps; et je ne vois pas Jonathan Quick, malgré sa saison exceptionnel, tenir les nucks à distance le temps que les buteurs californiens débloquent leur gâchette.

Prédiction : Vancouver Canucks en 6.

(#2) Saint-Louis Blues VS. San José Sharks (#7)

Pas grand monde pensait voir les Blues en série cette année et qui plus est si haut dans le classement! Les Blues sont l’une des très bonnes surprises de la saison. Mené par Ken Hitchcock qui a l’expérience de nul autre coach de la ligue en série, cette équipe pourrait, malgré son inexpérience des séries, faire mal dans ces playoffs.

Si vous ne savez pas où classer cette équipe des Blues, sachez qu’avant tout cette équipe est tout ce qu’il y a de collectif. Pas une superstar dans cette formation des Blues mais des joueurs qui se font confiance et qui ont une vraie chimie entre eux. Ken Hitchcock en est l’alchimiste! J’ose le dire, St Louis a tout les ingrédients pour faire un run dans ces playoffs : une attaque acceptable, un défense extrêmement solide (la meilleur de la ligue), de bonnes unités spéciales et surtout un tandem de gardiens comme nuls autres dans la ligue. Elliott et Halak portent les Blues sur leurs épaules depuis le début de la saison. Jouer en sachant que l’on a un véritable mur dans ses cages, ça libère! Ces deux là peuvent assez aisément mener les Blues loin dans les séries. Qui plus est, Jaroslav Halak a déjà l’expérience d’un long run où il a à lui tout seul mené son équipe : c’était en 2010 avec les Canadiens!

En ce qui concerne les Sharks, j’ai un mauvais feeling sur cette équipe. Pendant longtemps habitués à la tête de la division pacifique, cette année les Sharks on accusés le coup durant toute la saison. Ayant décidé de réaliser deux gros échanges avec le Wild durant l’été, San José s’est peut être tiré une balle dans le pied en attirant Brent Burns et Marty Havlat. Les Sharks souffrent surtout cette saison d’un déficit défensif chronique. Cette équipe ne fait tout simplement aucun effort sur le plan défensif et elle se fait bien trop avoir dans son dos. De ce que j’ai vu en cette fin de saison de ces Sharks, je ne les vois pas réaliser quelque chose dans ces playoffs. Qui plus est il n’ont gagnés aucun de leur quatre matchs de saison régulière face aux Blues.

Cette série pourrait aller très vite! Saint-Louis est une équipe soudée, où tous les joueurs se sacrifieront les uns pour les autres. Seul éléments qui pourrait me freiner sur leur compte : l’inexpérience! Mais je fais confiance à Hitch pour leur enseigner rapidement. Les Sharks sont tout l’inverse de cette équipe et ils devront se reposer sur des individualités pour réaliser quelque chose dans cette série. Mais j’ai tellement un avis négatif sur cette formation que je ne les vois faire quelque chose … pas même gagner un match!

Prédiction : Saint-Louis Blues en 4.

(#3) Phoenix Coyotes VS. Chicago Blackhawks (#6)

Une série qui pourrait être bien plus intéressante qu’elle n’en a l’air. Les Coyotes sont arrivés, après 2 saisons consécutives en séries, à remporter le titre de la division pacifique qui jusque là était trusté par les Sharks de San José. Dans cette division littéralement serrée, les hommes de Dave Tippet n’ont pas relâchés leurs efforts et toute l’évolution mise en marche depuis 2009 et l’arrivée de Dave Tippet. Pour la première fois de l’histoire de cette franchise, il auront donc l’avantage de la glace dans une série des playoffs et ils espèrent que cet avantage leur permettra, également pour la première fois, de dépasser le stade des quarts de finale de conférence.

Mais Phoenix doit encore jouer avec la situation hors glace qui est toujours aussi incertaines. Actuellement on nage en plein marasme où chaque jour des rumeurs allant soit vers l’arrivée d’un nouvel investisseur, soit vers l’hypothèse du déménagement, débarquent. Autant dire que pour les joueurs la situation est assez complexe à gérer. Mais vous me direz, après 3 ans d’incertitudes sur la gouvernance des Yotes, on peut dire que les joueurs savent comment gérer cette pression. C’est particulièrement vrai quand on voit la saison que réalise le jeune gardien Mike Smith.

Du côté des Blackhawks, la situation a été surtout freinée par la blessure de leur capitaine, Jonathan Toews. Jusqu’au début de l’année 2012, les Blackhawks étaient tout simplement irrésistibles et ont dominés la conférence Ouest pendant un petit moment. Mais des blessures ponctuelles sont venues contrarier la belle dynamique des Hawks. Et puis est arrivée cette fameuse série de défaite qui a fait plonger les Blackhawks vers le milieu de la conférence Ouest. Chicago a su limiter les dégâts pour se qualifier assez confortablement. Néanmoins l’état de santé de Jo Toews est toujours une question en suspend. Mais ce qui pourrait bien couter cette série aux Hawks c’est bien l’absence d’une hiérarchie certaine dans son duo de gardien. Aucun d’entre eux n’aura réalisé un blanchissage lors de la saison régulière; malchance ou juste carences techniques, le fait est que cette non-stat doit trotter dans la tête de Ray Emery et Corey Crawford. Leur performances seront à surveiller de très près …

En ce qui concerne le sort de cette série, je pense que cette équipe de Phoenix est très emmerdante à jouer. Même si les Yotes ne sont pas des mangeurs de rondelle comme le sont les Hawks, il n’en demeure pas moins que ce sont des assassins de premier plan. Et quand on connait les égarements défensifs de l’équipe de Joël Quenneville dans un match, il y a de quoi trembler du côté de Windy City. Voilà pourquoi je pense que cette série pourrait bien tourner en faveur de Phoenix, surtout quand on voit les dernières performances de Mike Smith.

Prédiction : Phoenix Coyotes en 7.

(#4) Nashville Predators VS. Détroit Red Wings (#5)

Une série qui devrait être très intéressante et au plus haut point. Deux rivaux de la division centrale, cette série promet d’être détonante! Les Predators se sont vraiment donnés les moyens de voir loin dans ces playoffs en attirant des joueurs comme Hal Gill, Andreï Kostitsyn ou Paul Gaustad lors de la trade deadline. Mais c’est bien le retour d’Alexander Radulov vers la franchise du Tennessee qui pourrait peser lourd et sera un atout non négligeable dans ces séries.

Nashville fait office désormais d’équipe « pleine » de cette NHL. A l’instar de Pittsburgh, Vancouver, Philadelphie, Saint Louis, New York ou encore Boston, ils disposent de tous les arguments possibles qui pourrait faire d’un un champion début juin prochain : un gardien de haut rang, une défense robuste et une attaque productive. David Poile, le DG des Preds, a mis tout de son côté lors de la trade deadline pour permettre à son équipe de bonifier sa réussite de la saison dernière : le fait de dépasser pour la première fois de leur histoire le premier tour des séries. Menés par l’expérimenté Barry Trotz, Nashville a tout pour faire office d’épouvantail.

Mais si au final l’épouvantail ça serait les Red Wings? Cette équipe de Red Wings, je ne connais aucune franchise dans la NHL qui souhaiterait la rencontrer! Détroit entame cette saison sa 21ème participation de suite aux playoffs. Tout bonnement exceptionnel! Cette équipe synthétise à elle seule l’expérience accumulée au cours de toutes ces qualifications. Menés par l’increvable Nick Lidstrom, les Red Wings demeurent une équipe avec des ambitions réelles et avec les joueurs pour les faites valoir. Attention Nashville car le magicien Pavel Datsyuk pourrait encore frapper!

Beaucoup de monde craint que l’expérience des Red Wings fasse au final basculer cette série dans l’escarcelle de Hockeytown. Mais arrivée d’un moment j’ai juste envi de dire fuck l’expérience! Si l’expérience paierait à chaque fois en série ça se saurait. Et si l’expérience était si primordiale alors pourquoi Détroit n’est pas champion chaque année? … Bon je sais le raisonnement est un peu tiré par les cheveux mais vous comprenez mon raisonnement : l’expérience peut être un élément faisant basculer une série mais en aucun cas il peut en être l’élément primordial. C’est pour cela que je pense que la maturité et la qualité de l’effectif de Nashville finira par payer. Mais ne vous attendez pas à un « sweep » car il faudra vraiment cravacher pour sortir une équipe comme Détroit qui n’abandonne jamais.

Prédiction : Nashville Predators en 7.

Québec et Seattle sont-ils en train de louper leur train?

L’info que révèle le Phoenix Buisness Journal ce jour même est assez inattendue : les Coyotes seraient sur le point d’être vendus à un investisseur souhaitant conserver la franchise dans le désert de l’Arizona. Selon ce même journal, l’entente entre cet homme et la Ligue Nationale, gestionnaire des franchises et également propriétaire depuis 2009 de la franchise, serait toute proche. Ainsi, le dossier fleuves de la vente des Coyotes toucherait à son terme et enterrerait par la même occasions toutes les rumeurs de déménagement de cette franchise dès la saison prochaine pour une destination plus septentrionale.

Evidement les réactions à cette annonce sont contrastées. Du côté de Phoenix on exulte! Jamais on aurait pensé trouver un homme voulant garder cette franchise qui perd constamment de l’argent dans ce marché. L’homme en question, il s’agit de Greg Jamison. Cet homme n’est pas un nom inconnu dans le milieu de la NHL puisqu’il a occupé depuis la création des Sharks de San José le poste de PDG (terme exact CEO) de la franchise avant de se retirer la saison dernière. A coup sûr il avait déjà derrière la tête lorsqu’il s’est retiré l’achat des Coyotes.
Du côté de Seattle et surtout du côté de Québec on rit jaune ce matin. La ville de Seattle qui venait d’annoncer par l’intermédiaire d’un nouvel investisseur, Chris Hansens, la construction d’une nouvelle arena en vue de l’acquisition d’une franchise NHL et NBA viendrait à se faire couper l’herbe sous les pieds en beauté si cette annonce de vente se confirme. En tout cas ça leur permettrait de peaufiner leur dossier encore tout frais dans l’éventualité de la mise sur le marché d’une autre franchise ou d’une hypothétique expansion. Pour Québec c’est une grosse claque si elle se confirme. La ville est pourtant prête pour revivre l’aventure de ses Nordiques dès la saison prochaine. Le vieux colisée doit se refaire une beauté cet été et la nouvelle Arena doit commencée à sortir de terre d’ici peu. Mais si les Coyotes demeurentlà où ils sont avec cette vente, les chances d’attirer rapidement une franchise existante s’amenuisent.

La vente à Mr Jamisson avoisinerai les 170M$. En somme le prix de vente qui avait été proposé à Matt Hulsizer au printemps dernier. Le fait est que cette fois on n’entend plus parler de l’institut Goldwater qui avait bloqué la vente à l’homme d’affaire de Chicago. Cette fois, on dirai que la ville de Glendale ait décidée de garder ses obligations qu’elle souhaitait inclure dans la vente avec Hulsizer et qui  avait pour contrepartie en faveur de l’homme d’affaire la concession de financement public. Glendale a compris que c’était le principal problème de cette vente. Jamisson également! Ce dernier a donc préférait payer le prix fort et ne pas se risquer à une nouvelle opposition du groupe Goldwater qui menaçait de déposer une plainte devant les tribunaux de l’Arizona.

Tout ceci n’est pas encore signé et les prochaines heures seront décisives et nous dirons si cette affirmation du Phoenix Buisness Journal s’avèrent crédibles. Mais avec Phoenix hors de la dance, il va maintenant falloir des années pour que la NHL fasse sont retour à Québec ou à Seattle. Le succès sportif des Panthers devrait réinjecter un peu de liquidités dans la franchise de Miami et l’éloignée de toute rumeur de déménagement. Par ailleurs l’aide de la ligue couplée à la bonne tenue sportive des Devils du New Jersey devrait également ramenée à flot cette franchise également en difficulté. Honnêtement, seuls les Islanders pourraient désormais faire l’objet d’un déménagement; mais es-ce que la ligue sera aussi facilement enclin à déménager une franchise championne 4 fois consécutives de la Stanley Cup? Je ne le pense pas!

Bref vous l’aurait compris le train semble être passé pour Québec et Seattle. Winnipeg aura donc été prêt au bon moment et à tout rafler en ramenant les Thrashers. Québec paye son manque de réactivité et de constitution d’un groupe d’investisseur souhaitant ramener une franchise suite au départ des Nordiques. Winnipeg s’est vite remis au travail après le départ des premiers Jets et la construction rapide d’une aréna flambant neuve a pesé très lourd dans la balance. Qui plus est, pour la même capacité, la ville de Québec devra débourser quasiment le double de ce que les investisseur de True North ont déboursés pour le MTS Center … Bien que désormais Québec réunis tous les argument pour avoir sa franchise, le timing ne joue plus en sa faveur. Je crains qu’aujourd’hui, si les rumeurs de vente à Jamisson se confirme, il ne s’agisse plus de mois pour Québec mais bien d’années …

Déménagement : le dossier Winnipeg a-t-il ouvert la boite de Pandore?

Après une demi-saison passée dans la ligue nationale, les nouveau Jets ont rencontrés un succès certains. Le MTS est plein à craquer pour les prochaines trois années, et suremenet pour beaucoup plus. Le merchandising se porte également bien et l’engouement autour de cette franchise n’est pas vraiment retombée depuis l’annonce du rachat des Thrashers par le groupe True North Sport. A l’origine le plus petite édifice en terme de capacité de la NHL, le MTS Center est devenu l’antre par excellence de la ligue où l’ambiance qui y règne ressemble à nulle autre … Ce succès prouve que le retour de la ligue vers les anciens marché n’est pas une absurdité ou qu’il relève simplement d’un conservatisme primaire envers une politique absurde. Les vieux marchés de la ligue sont des zones refuges où en terme de politique commerciale la ligue ne prend aucun risque. Le retour des Jets en est la preuve. Avec ce succès à Winnipeg, on peut se demander si la ligue n’en viendrai pas à reconsidérer beaucoup plus largement le déménagement de ses franchises en difficulté vers les anciens marchés ayant perdu la leur ?

Depuis des année la position de la ligue n’a pas bougée d’un yota – du moins dans les paroles de ses têtes pensantes : elle fera tout pour conserver les franchises actuelles dans leur villégiatures. Cette politique du démenti est en grande partie là pour montrer que la ligue est proche et soucieuse de toutes ses franchises, même celles en difficultés. Mais à y réfléchir un peu plus, cette politique, bien que louable, apparait bien difficile à tenir dans certains dossier, celui de Phoenix en premier.

Phoenix! Cela fait des lustre que ce dossier est sur la table et qu’il n’est pas refermé. Les Coyotes se cherchent toujours un proprio capable d’éponger leurs dettes abyssales. La ligue est toujours propriétaire de cette franchise largement déficitaire et ce depuis début 2009. En 3 ans, la fierté de Mr Bettman a coûté énormément à la ligue nationale qui aurait pu investir cet argent dans des projets bien plus prolifique pour l’image de la ligue. Malgré cela, la ligue s’entête à tenté de réaliser l’impossible : sauver les Coyotes du déménagement. Leur délocalisation vers une autre ville ne fait plus aucun doute aujourd’hui. D’une parce que la ligue est dans une vrai impasse où la ville de Glendale a les mains liées, où aucun investisseur souhaitera se porter acquéreur de la franchise tant qu’il devra éponger ses dettes. D’autre part, l’institut Goldwater veille toujours au grain et aucun cadeau ne pourra être consenti par la ville de Glendale en faveur d’un futur investisseur. Où la franchise des Coyotes pourra attérir? Faisons rapidement un tour des solutions qui s’offrent à la NHL :

  • Québec (Québec Nordiques : 1972-1995) : Québec est clairement en première ligne pour attirer les Coyotes dans la veille capitale. Depuis 1995 et le départ des Nordiques pour le Colorado, les habitants de Québec et sa province n’ont cessés de soutenir le retour d’une franchise NHL au Colisée Pepsi. Aujourd’hui le vieux Colisée n’est plus aux normes pour accueillir une franchise. Mais la force de Québec c’est bien l’existence d’un investisseur souhaitant se porter acquéreur d’une franchise quand une d’entre elle sera disponible. Pierre-Karl Péladeau est cet homme! Le PDG de Québécor travaille depuis maintenant presque 2 ans avec le maire de Québec, Régis Labeaume, main dans la main. Les deux hommes ont un dernier dossier primordial à la venue d’une franchise dans la citée québécoise à conclure : la construction d’une nouvelle enceinte. Comme je l’ai dis plus haut, le vieux Colisée ne répond pas aux exigences à long terme de la ligue. Québec doit se doter d’une enceinte et le maire prospecte un peu partout dans la ligue en visitant les arena dernier cri ( il était à Pittsburgh la semaine dernier pour visiter le Consol Energy Center). Québec a le marché, l’investisseur, l’histoire … l’arena est le dernier pas à conclure pour que la ville soit à 100% crédible pour attirer une franchise NHL. En attendant le vieux Colisée Pepsi peut encore accueillir une franchise dans l’attente de la construction d’un nouvel amphithéâtre. Une chose est sûre, Québec fait office de « front runner » (favori) dans ce dossier.
  • Seattle (Seattle Metropolitans : 1915 – 1924) : Le hockey professionnel et la ville de Seattle, c’est une relation qui nous transporte loin dans le temps … au début du siècle dernier. Depuis 1924, Seattle n’a jamais eu de franchise professionnelle, que ce soit NHL, WHA même AHL. Depuis 2008, la ville de Seattle ne dispose plus de franchise professionnelle évoluant en intérieur, les Supersonic ayant été transférés à Oklahoma City dans le cadre de la NBA. Seuls les Seahawks (NFL) et les Mariners (MLB) demeurent les deux seules franchises professionnelles représentées dans la cité d’émeraude. Le principal problème est l’absence d’une infrastructure digne de ce nom. La Key Arena est bien trop exiguë pour accueillir à temps plein une franchise NHL. Seattle doit, si cette ville veut peser dans l’obtention future d’une franchise, se doter d’une arena avoisinant les 18.000 places en configuration NHL.
    Depuis quelques mois, un groupe d’investisseur semblent s’être formés dans la ville la plus peuplée de l’Etat de Washington. Ces derniers, menés par Don Levin, propriétaire de la franchise AHL des Chicago Wolves mais également de la chaine de cafés Starbucks, a de bon appuies au sein de la ligue nationale. Il serait même très apprécié par Gary Bettman et son administration. L’objectif premier de Levin est de doter la ville de Seattle d’une enceinte flambant neuve. Ceci est clairement le sujet majeur de ce processus. La question d’une nouvelle arena à Seattle était un sujet épineux bien avant le départ des Supersonic. Mais aujourd’hui, Levin apparaît être un homme influent, qui plus est avec le support de Microsoft, entreprise au combien influente dans la métropole de Seattle.
    La NHL ne sera pas insensible à l’intérêt de la ville de Seattle d’accueillir une franchise. La région de Seattle est le 12ème marché télévisuel aux USA, ce qui est non négligeable pour la NHL. Qui plus est, la ligue nationale de hockey pourrait bénéficier toute seule des retombés car il apparait assez évident que si la ville de Seattle doit récupérer une nouvelle franchise dans un nouvel amphithéâtre, ce sera une franchise NHL avant une franchise NBA.
  • Kansas City (Kansas City Scouts : 1974-1976) : L’histoire de la ville de Kansas City avec la NHL a été très courte. Pourtant la franchise des Scouts est restée encrée dans les souvenir des plus fervents fans de hockey en Amérique du nord. Voici maintenant plus de 4 ans que la ville de KC s’est dotée d’une nouvelle enceinte ultra-moderne : le Sprint Center. Pour un coût de 276M$, cette arena peut accueillir 18.500 fans pour un match de hockey. Cette infrastructure en fait un lieu de parachutage potentiel pour une franchise en difficulté. Mais le principal problème à KC, c’est l’absence d’un investisseur affirmé souhaitant ramener une franchise pour occuper à l’année le Sprint Center qui depuis son inauguration sonne très très creux. Pour pas mal de monde, Kansas City fait objet d’une ville favorite pour accueillir une franchise NHL, mais à vrai dire le seul argument que cette ville a c’est une arena. A part ça, aucun investisseur, aucune fan base affirmée … Amener une franchise à KC pourrait s’avérer aussi risquer que d’en installer une à Atlanta, Dallas ou encore Florida.
  • Hartford (Hartford Whalers : 1972-1997) : Les Whalers font partis de ces vieilles franchise de la ligue qui n’ont pas survécues aux années 90. A côtés d’eux ont compte les Jets de Winnipeg, les North Stars du Minnesota et les Nordiques de Québec. Toutes des franchises mythiques avaient du déménager suite à des problèmes plus ou moins différent. C’était les début de la politique d’expansion vers le sud de la ligue qui a eu le succès très limité qu’on lui connait. Le fait est que 9 ans après le déménagement à Raleigh, les ex-Whalers seront champion de la Stanley Cup sous le nom des Carolina Hurricanes. Aujourd’hui des voix s’élève dans l’agglomération de Hartford pour ressusciter les Whalers. C’est un projet qui en est pour le moment qu’à la phase de fantasme. Néanmoins le gouverneur du Connecticut semble vouloir mettre en place une politique qui viserait à ramener la NHL dans son Etat. Tout d’abord ce projet passe par la démolition et la reconstruction d’un tout nouveau XL Center. La prochaine étape trouver un investisseur … Bref on le comprend Hartford est une option très loin d’être réalisée.
  • Las Vegas (pas d’antécédent NHL) : C’est le rêve affirmé de Gary Bettman : amener une franchise dans le Nevada! Il lui manque juste l’investisseur qui va avec. Mais en plus de tout ceci, installer une franchise à Vegas serait assez risqué quand on connait l’échec cuisant de Phoenix. Le problème de Vegas c’est qu’il s’agit d’une ville extrêmement touristique où la population va et vient. Alors es-ce que dans ce grand capharnaüm une franchise peut solidement s’implanter? J’en doute. Las Vegas n’est pas une terre de hockey et n’a jamais eu de franchise auparavant. Il y a bien d’autre lieu, certainement moins attractifs financièrement, qui mériterai et serait un choix plus juste pour la NHL.
  • Hamilton (Hamilton Tigers : 1920-1925) : Hamilton est la dernière des options offertes pour une relocalisation de franchise. Hamilton vous ne savez pas où c’est? C’est dans la grande banlieue de Toronto. C’était dans cette ville que le milliardaire canadien Jim Balsilie (propriétaire de Blackberry) voulait déménager les Coyotes si la ligue avait accepté son projet, ce qui ne fut le cas. L’arrivée d’une franchise à Hamilton n’apporterai que plus de densité à un marché déjà bien occupé autour des grands lacs. Cela regrouperai trois franchises en même pas 100 km : les Leafs, les Sabres et Hamilton. Mais le dossier Hamilton a acquis de l’intérêt en raison de la grande densité de l’agglomération de Toronto et de l’intérêt certains des canadiens pour ce sport. Et qui plus est voir arrivé une franchise à Hamilton serait vu et a toujours était vu d’un mauvais oeil par les Maple Leafs et les Sabres. Par le passé la ville d’Hamilton a été proche de l’obtention d’une franchise notamment lors des expansions des années 90. Mais à chaque fois, les propriétaire soit de Buffalo, soit de Toronto s’y sont farouchement opposés. Je ne vois pas pourquoi la situation changerai aujourd’hui quand on sait que Toronto vient juste d’être racheté et est la franchise qui pèse le plus (plus de 500M$), et quand on sait par ailleurs que les Sabres appartiennent aujourd’hui à l’un des hommes les plus riches des Etats Unis, Terrence Pegula qui pèse à lui tout seul plus de 3 milliards de dollars. Vous n’imaginez même pas voir Bettman se mettre ces deux poids lourds à dos …

Les options de relocalisation sont donc nombreuses pour la ligue nationale. Mais il faut dire que d’un autre côté, le nombre de franchises en difficulté tend à croire. En plus des Coyotes, quatre autres franchises sont sur une corde raide. Si leur situation sportive ne s’améliore pas de si peu, il se pourrait que certaines d’entre elles s’en ailles vers une des destinations présentées ci dessus. Petit tout d’horizon sur les franchises en difficulté :

  • New York Islanders ( est. 1972) : Ce dossier, je vous en parlais dans le dernier numéro de Slapshot (excellent magazine que vous devez compter parmi vos abonnements 🙂 ). Depuis pas grand chose à changer : la situation vis à vis du bail du Nassau Coliseum est la même; pas de nouvelle arena en vue et l’hypothétique installation au Barclay Center du Bronx n’en est encore qu’à l’étape d’hypothèse. Qui plus est les performances sportives ne sont toujours pas au rendez-vous même si John Tavares, prétendu sauveur de cette franchise, commence doucement à éclater. Pour finir la désertion du Nassau Coliseum pourrait porter le coup de grâce à cette franchise pourtant quadruple championne de la Stanley Cup.
  • Florida Panthers (est. 1992) : Depuis leur run jusqu’en finale de la Stanley Cup en 1995, la franchise de Sunrise en Floride n’a fait que décliner dans le classement de la conférence Est. Cette saison est une exception puisque les chatons sont en tête de leur division sud-est et trustent la 3ème place de la conférence. Le shake up de l’intersaison semble avoir eu du bon dans cet effectif plombé par une succession de choix de draft douteux. Mais le fait est que pendant de nombreuses années cette franchise a été habituée aux bas fonds de la conférence Est et a par la même occasion augmentée ses pertes. Ce renouveau en marche doit vite se confirmer et passe par une qualification pour les séries qui injecterai de l’argent dans les finances.
  • New Jersey Devils (est. 1974) : Il n’y a pas si longtemps la franchise du New Jersey terminait la saison en tête de la conférence Est. Mais en même pas un an, tout semble s’être écroulé. Un effectif vieillissant, un staff à l’époque pas forcément bien compétent et la saison 2010/2011 des Devs a tournée au cauchemar. Heureusement, l’inébranlable Jacques Lemaire est venu à la rescousse de son vieil amis, Lou Lamoriello, DG des Devils, pour sauver ce qui pouvait être sauvé. Cette année, on apprend que les Devils sont en proie à des problème financiers : le propriétaire n’est plus dans la capacité d’honorer tous les salaires des joueurs. La ligue a donc adopté un plan exceptionnel ce week-end qui vise à faire avance des salaires des joueurs des Devils jusqu’à la fin de saison. En contrepartie la ligue attend des propriétaires des Devils l’amélioration de la franchise. Il est sûr que la ligue verrait d’un mauvais oeil l’arrivée d’une nouvelle franchise en difficulté. Mais la première issue pour cette franchise est bien le dossier Zach Parise, leur capitaine, qui arrive au terme de son contrat en fin de saison et deviendra agent libre si aucun nouveau contrat est signé.
  • Columbus Blue Jackets (est. 2000) : Les Jackets sont par excellence le club qui synthétise à lui tout seul la mauvaise gestion et l’échec. Hormis Rick Nash aucun de leur premier tour de draft n’a été décisif. Enchainant la signature de contrat douteux et les échec sportifs, la franchise de l’Ohio est bien enfoncée dans le trou de la conférence Ouest. Les acquisitions estivales n’ont fait que confirmer cette mauvaise gestion. Jeff Carter et ses 11 ans de contrats à plus de 7 millions de dollars à l’année est bloqué à l’infirmerie, pareil pour James Wisniewsky, l’autre grosse acquisition. Même si Scott Arniel, entraineur en chef, a été congédié début janvier, son remplaçant, qui est Todd Richards l’ancien head coach des Wild, ne relèvera pas ce club pour autant. La situation des Jackets sur le plan financier est la même que celle des Panthers : pas de playoffs, pas d’entrée d’argent. Un déménagement pourrait remettre cette franchise dans les bons rails (un peu comme le déménagement des Thrashers à Winnipeg).

Les équipes sur la sellette sont nombreuses, et les villes pour les accueillir le sont également. Le fait est que toutes ces délocalisations ont peu de chances de se réaliser. Qui plus est, si le nouveau format de la NHL proposé cette année mais rejeté par la NHLPA se confirme pour la saison 2013/2014, il apparaitrait logique que dans un futur plus ou moins proche la NHL envisage un dernière expansion pour équilibrer ses 4 conférences à 8 équipes chacune, ce qui composerait la ligue de 32 franchises. Dans ce cas, deux des villes potentiellement hôte citée en début d’article serait dans les starting-blocks.

NHL Rant’s : les invités inattendus du début de saison …

Encore une fois, faute d’écrire un article très développé sur le début de saison d’une franchise et ayant un avis sur un peu toutes, je vous livre mes impressions sur le début de saison de certaines équipes, et même plus globalement de l’actualité de la ligue dans un nouvel article à classer dans la section des « NHL Rant’s ». Le thème, vous l’avez sans doutes tout de suite compris, sera en grande partie celui des équipes qui occupent après un mois et demi de compète, et à 1/4 de la saison, des places inattendues. Simple passade ou équipes pouvant jouer les troubles fêtes, ce billet essayera de répondre à ces interrogations. Et puis plus largement je m’intéresserais également aux faits marquants de la ligue depuis mon dernier article NHL Rant’s.

Je voudrai tout d’abord ouvrir cet article en parlant de mon équipe de coeur, les Minnesota Wild. De mémoire de fan assidu des Wild ça n’arrive pas tous les quatre matins. Depuis avant hier soir et leur victoire après fusillade 3-2 face aux Blues de Saint Louis, les Wild occupent la tête de la conférence Ouest et qui plus est la tête de la ligue nationale. La dernière fois qu’un tel évènement est arrivée pour cette jeune franchise c’était le 14 octobre 2006. Indéniablement, on assiste là au meilleur début de saison dans l’histoire de la franchise. Pas grande chose nous permettait d’espérer une telle performance dès le premier quart de la saison. Mais les premiers surpris sont bien les joueurs.
Cette équipe dispose pourtant d’une escouade défensive parmi les plus jeunes de la NHL. Après le départ de Brent Burns, on pouvait valablement penser que cette défense, sans son leader, allait prendre l’eau. Or on a mal jugé cette défense. Si elle a été si solide durant les deux années Richards, et surtout lors de sa dernière année, c’est bien parce qu’elle est composée d’un réel noyau de joueurs qui se sacrifieront sans hésitation pour le bien collectif du groupe. Cette défense n’est pas une somme d’individualité ou un groupe dominer par un ou deux joueurs, c’est un vrai groupe noyé dans et au service du groupe équipe. La cohésion entre ces jeunes est impressionnante. Quand on y réfléchi c’est tout bonnement exceptionnel. Hormis Nick Schultz qui a dépassé il y a deux matchs la barre des 700 matchs joués en NHL, aucun autre joueur de la défense actuelle des Wild ne dépasse les 100 matchs joués dans cette ligue. On pensait qu’avec les blessures de Greg Zanon et de Marek Zidlicky cette défense allait finalement prendre l’eau. Loin de là! Elle n’a jamais été aussi bonne que sans ces deux prétendus cadres …

Chapeau également aux deux gardiens, Nick Backstrom et Josh Harding. Ils font un boulot exceptionnel, bien aidés par leur défense. Il détiennent tous les deux des stats inhabituelles, surtout pour Harding, pourtant un simple back-up mais avec un record de 5-0-1 cette saison et un pourcentage d’arrêt légèrement au dessus des 94%. Yeo dispose en ce début de saison de deux gardiens qui ont les épaules pour prétendre à un poste de titulaire. Un atout que Yeo doit bien gérer et mettre à profit, ce qu’il fait actuellement.
Doit-on d’ores et déjà voir les Wild comme une possible surprise à l’Ouest? Surprise en tant que club que l’on attendait pas, pas forcément. Même si défensivement on assiste à une reconstruction certaine, offensivement les atouts ne sont pas négligeables. Quand tu compte dans tes rangs des joueurs comme Heatley, Setoguchi, Koivu et même Cullen, tu ne peux pas prétendre faire une année blanche. Alors c’est une surprise dans leur performance jusque là, mais les voir en série n’en serait pas forcément une. Après les voir en haut du classement à l’ouest en fin de saison, j’en doute. Mais à y réfléchir le contexte de la division joue en leur faveur : les Canucks sont encore hantés par la finale perdue de la Stanley Cup, les Avs semble doucement glisser vers une nouvelle crise (possible congédiement de Joe Sacco) et les Flames semble bel et bien hors du combat. Seul les jeunes Oilers peuvent peut être tenir tête aux Wild en ce début de saison. Dans cette division tout sera conditionné par la capacité des Nucks à relever plus ou moins rapidement la tête.

Une autre franchise que l’on attendait pas si haut en début de saison, ce sont les Phoenix Coyotes. Vous le savez bien si vous suivez ce blog depuis la saison dernière, les Yotes sont en proie à des problèmes financiers qui pourraient – finalement – leur être fatal cette saison. Mais sur la glace ça marche encore et toujours. On pensait que cette saison allait signer la fin des deux belles saisons que l’on a vu à Phoenix avec le départ de leur gardien star Ilya Bryzgalov. Mais même si Bryz s’en est allé pour la ville de l’amour fraternel, Mike Smith débarqué de Tampa semble enfin avoir trouvé chaussure à son pied avec les Yotes. Il a vite fait oublier le russe avec des stats tout bonnement superbes et un pourcentage d’arrêt de 93,6%. La défense des Yotes que l’on pensait perdue sans Bryz et sans Jovanovski est toujours bien là! Décidément, Dave Tippet tire vraiment le meilleur de cette équipe qui nous surprend saison après saisons.

Je voudrai également parler des Panthers qui sans faire de bruit sont en tête de la division sud-est et ce malgré la présence des ogres que sont les Capitals et le Lightning dans cette division. Vraisemblablement cette place qui leur est offerte en ce moment n’en sera que provisoire. Avec les Caps dans sa division, il n’y a pas énormément de chance de terminer devant eux. Néanmoins le recrutement énorme de l’intersaison semble avoir fait extrêmement de bien à cette franchise qui partait un peu n’importe comment depuis bien des années. Une équipe sans nom clinquant mais intelligemment construite. Kris Versteeg, après deux échecs à Toronto et à Philadelphie semble enfin retrouver un vrai envie de jouer et s’épanouit dans cette équipe des Panthers. Egalement, le choix très judicieux de prendre José Théodore en tant que gardien titulaire semble payant. Théo n’a pas été détenteur du trophée Hart pour rien. Sa saison 2010/2011 avec les Wild avait été bien supérieur à celle d’un simple back-up. Il confirme en ce début de saison avec les Cats cette impression. Une belle revanche pour lui!
Florida pourrait bien profiter de mauvais début de saison des Hurricanes et des Bolts pour se payer une place au soleil de la conférence Est.

Parlons également des Blues de Saint Louis qui après avoir congédié leur coach Davis Payne et attiré le coach vétéran Ken Hitchcock repartent dans le bon sens. Depuis que Hitch est à la barre du navire bleu les Blues tiennent des stats de 4-0-2. L’effet Hicth s’est donc fait tout de suite sentir. Perso j’ai vu une grosse différence entre l’équipe qui s’est présentée il y a deux semaines à l’Xcel Energy Center et celle qui s’est présentée samedi soir. Cette nouvelle équipe des Blues est vraiment chiante à joueur. Ca check de partout, à la moindre occasion ça s’effondre sur la cage … bref l’équipe joue comme Hitch aime faire jouer ses formations. Je pense que le coach canadien et l’effectif des Blues se sont bien trouvés. Peut être que Hitchcock sera finalement le coach qui fera exploser cette équipe au combien prometteuse.

Les Bruins ont entamés depuis maintenant deux semaines leur retour vers les sommets de la conférence Est. Après un début de saison très poussif, les champions 2011 semblent avoir enfin retrouvés leur rythme et leurs repères. Pas facile après avoir gagné la Cup de se remettre à nouveau au boulot. Claude Julien a été patient avec son groupe, il sait de quoi ils sont capablent. Les Bruins sont donc de retour aux affaires. Aucun gros soucis quand à leur participation aux séries cette saison. Ils sont sur une série de 8 victoires de rang désormais. Ils ont donc fait le plein de confiance. La machine Bruins est repartie!

Enfin je voudrai parler de cette conférence Est qui est anormalement serrée en ce début de saison. Je me rappel de la saison dernière où l’on avait déjà un joli trou entre les 8 premiers et le reste de la conférence. Ce début de saison semble niveler le niveau. Il faut dire que certains « cadors » ont un eu début de saison plus compliqué que prévu. Les Bruins reviennent, les Rangers ont également connus une série de victoire tardive. Et puis parallèlement, les Capitals commence à douter, Toronto n’est plus aussi impérial qu’au mois d’Octobre, Ottawa baisse en régime … bref on assiste peut être à un simple concours de circonstance. L’avenir proche nous dira si enfin pour une année on aura une conférence Est bien bouchée.

Les Thrashers à Winnipeg plutôt que les Coyotes?

Les choses vont vite autour de la situation des Coyotes! Hier sur ce blog, je vous apprenez que la NHL avait fixée une deadline au 6 mai concernant la vente des Coyotes, et passé cette limite, la ligue entamerait ses négociations de vente et de déménagement avec True North Sport. Etant donné que ce dossier est empétré dans une inertie depuis maintenant 5 mois, il était légitime de penser que l’avenir des Coyotes allé à 99% s’écrire à Winnipeg la saison prochaine. En réalité, c’était bien se tromper …

Un coup de théâtre s’est produit hier soir dans la nuit – pour nous français – concernant l’avenir des Coyotes. Si l’on en croit les dires du maire de Winnipeg, qui est vous le pensez très proche du dossier de l’implantation d’une franchise NHL dans sa ville, les Coyotes resteront à Phoenix la saison prochaine! Selon lui, il y a bien trop d’obligations liées au contrat d’acquisition des Jets il y a 15 ans par la ville de Glendale qu’il leur serait quasiment impossible de déménager les Yotes sans s’heurter à des poursuites judiciaires.

Rappelons le, la franchise est arrivée en Arizona en 1995 en provenance de Winnipeg. La mairie de Winnipeg dispose donc de pièces du contrat de vente de 1995 étant donné qu’elle était partie au contrat. Il va s’en dire que les infos qui sont relatées par le maire actuel de Winnipeg ne sont pas à prendre à la légère. Les Coyotes sont selon lui « intransferrables » (j’ai l’impression de parler d’un joueur …)! Alors que faire? La seule solution semble être la vente de l’équipe à Hulsizer, mais l’institut Goldwater bloque encore cette optique. La ligue nationale semble donc être bien bloquée et cherche autant que faire se peux une solution acceptable pour sortir la franchise de la crise.

Mais il reste une alternative pour les partisans de Winnipeg et cette alternative ce sont les Atlanta Thrashers! Eux aussi sont en vente et pas grand monde se bouscule pour acquérir la franchise géorgienne, elle aussi en plein déficit. Contrairement aux Coyotes, les Thrashers n’ont pas été déclarés en faillite par un quelconque tribunal, mais une chose est sûre, la situation financière va mal là bas aussi. La ligue ne pourra pas supporter deux franchises en difficultés. La seule solution est d’en ventre  une même à une acheteur qui veut la déplacer. La route des Thrashers semble être toute tracée dans ce cas vers le Manitoba. Si cela devrait arriver, ce serait la deuxième fois dans l’histoire de la ligue nationale qu’une franchise initialement installée à Atlanta déménagerait, après les Flames en 1980.

En cas de transfert des Thrashers à Winnipeg la ligue s’heurte à un autre problème : le rééquilibrage des deux conférences. Etant donné que les Thrashers sont une équipe de la conférence Est, les déplacer à Winnipeg les emmèneraient de force à l’Ouest et l’on se retrouverait avec une conférence Est à 14 équipes et une conférence Ouest à 16 équipes. Dans ce cas la ligue doit faire passer une équipe de l’Ouest à l’Est pour rééquilibrer le tout. Deux candidats au déménagement de l’Ouest à l’Est se sont déjà manifestés : les Détroit Red Wings et les Columbus Blue Jackets. Détroit souhaite depuis bien longtemps rejoindre l’Est pour pouvoir renouer les rivalités d’antant avec les Toronto Maple Leafs et les Montréal Canadiens. Mais la ligue nationale pourrait perdre par la même occasion une belle affiche qui est encrée depuis quelques années entre les Wings et les Blackhawks, mais également une équipe motrice pour sa conférence Ouest. De l’autre côté, les Blue Jackets souhaitent également passer à l’Est. Un article paru chez mes amis de CKAC sport relatait le week-end dernier une nouvelle demande adressée par le staff des Jackets à la ligue pour passer à l’Est en cas de déménagement des Thrashers à l’Ouest. La motivation principale de ce déplacement c’est de créer une vraie rivalité avec les Pittsburgh Penguins (eux qui se cherchent pour un rien des rivaux …) : les deux villes sont séparées par un peu plus de 250km!

Mais ce déplacement en créerait par répercution un autre : le déplacement d’une équipe de la division nord-ouest vers la division centrale orphile de Détroit ou de Columbus. Si l’on prend en compte le critère géographique qui joue grandement dans la composition des division, ce serait les Minnesota Wild qui se verraient reversés dans la division centrale, ce qui serait les satisfaire étant donné qu’ils souhaitent depuis leur création rejoindre cette division pour des raison économique et sportives. Rejoindre cette division réduirait largement leurs dépenses pour les déplacements et donnerait beaucoup plus de repos aux joueurs étant donné que les distances seraient beaucoup plus courte.

Bref ce feuilleton est loin d’être fini. Soyez sûr que je vous relaterai autant que je pourrai l’évolution de cette situation qui remue en cette pleine période de playoffs la NHL. En parlant de playoffs je vous fait dans la foulée un billet sur mes prédictions pour ces 1/2 finales …