Quarts de Finale : Les favoris au tapis …

Ces quarts de finale sont à coup sûr les plus spectaculaires de ces dernières années. Pas forcément spectaculaire quand à ce que les équipes nous ont proposé en terme de jeu, mais spectaculaires quand à leur issue. Une vraie saignée qui a mis pas moins de 6 grosses cylindrées de la ligue sur le carreau. Même si certaines d’entre elles laissées entrevoir quelques signes de baisse de niveau durant la saison régulière, pour d’autre leur élimination arrive comme une immense surprise. Retour dans cet article sur les raisons de l’échec de tous ces prétendus favoris …

Qui aurait envisagé qu’après ce premier tour des séries l’on aurait perdu Vancouver, Pittsburgh, San José, Détroit, Chicago et le champion en titre Boston? A vrai pas énormément de monde. Même si certaines prédictions avaient pu envisager ce scénario (dont en partie la mienne) pas beaucoup croyaient que cela aurait pu se réaliser aussi vite que lors du premier tour. Pourtant nous y sommes! Le fait est qu’avec ces demi-finale, la franchise encore en course et qui est la dernière à avoir remporté la coupe est … New Jersey en 2003! Et si l’on pousse un peu plus loin, la deuxième franchise est New York avec sa victoire en 1994 suivi par Philadelphie et sa dernière victoire en 1974. Pour le reste des derniers prétendants, aucun d’entre eux a eu la chance de son histoire de soulever le Lord Stanley Award.

Le fait est que ces séries nous livrent déjà leur dose d’enseignement. Cette « saignée » comme je l’ai nommée un peu plus haut montre qu’un vrai changement de garde se met en place dans cette ligue. Il ne faut pas oublier que la NHL est une ligue basée sur un mode de fonctionnement fermé. Ainsi il est normal qu’une alternance se mette en place. Ceci est avant tout favorisé par le système de la draft qui quoi qu’il arrive favorise les franchises médiocres … à condition de drafter correctement! C’est en tout cas ce qu’il se passe à l’ouest. Cette conférence est de loin la plus ouverte et la plus difficile des deux. Pas mois de 5 franchises ont amassées plus de 100 pts cette saison preuve de la bien portance de ses franchises locomotives mais également de la fébrilité certaine des franchises du bas de la conférence. Mais chose étrange, seules deux franchises ayant dépassées ce seuil demeurent dans ces demi-finales : Nashville et Saint Louis.

L’émergence d’équipes comme Los Angeles, Saint Louis, Phoenix ou encore Nashville est tout sauf un hasard. Toutes ces franchises ont à un moment ou un autre flirté avec les fins fonds de la conférence. A leur grand crédit, ces équipes ont su tirer profit de leurs malheurs pour pouvoir rebondir. C’est ce qui se passe aujourd’hui!
On ne ventera jamais assez la gestion qui a été faite à Nashville. Les clefs sont dans les mains de David Poile (GM) et de Barry Trotz depuis un très long moment et cette stabilité paye depuis quelques saisons dans le Tennessee. Aujourd’hui, les Preds ont littéralement le chemin dégagé pour remporter le titre à l’ouest et d’allé à la première finale de la Coupe Stanley de leur histoire. Avec Pekka Rinne, Shea Weber et Ryan Suter en guise de fondation, cette équipe à les reins solides pour aller jusqu’au bout.

Los Angeles, je vous le disais en début de saison, je me rappel encore l’époque où j’en suis arrivé à la NHL (autour des années 2000) et où cette équipe était abonnée à la cave de la conférence Ouest. A la suite du départ de Wayne Gretzky, les Kings n’avaient que trop errés. Mais avec la draft de Anze Kopitar, Dustin Brown, Jack Johnson, Drew Doughty et Jonathan Quick, Dean Lombardi avait à coup sûr remis LA dans le droit chemin. Cette génération est en train d’exploser dans ces séries où personne (ou presque 😉 ) ne les attendaient.

On pourrait dire à peu près la même chose sur les Blues de St Louis. Beaucoup d’experts de la NHL attendaient de pied ferme l’éclosion de la prometteuse génération des T.J Oshie, Alex Pietrangelo et autres David Perron. Cette saison aura été la grande révélation de la franchise du Missouri. Ce qui a tout changé est l’arrivée de Ken Hitchcock, à coup sûr.

Mais pour en revenir à des propos beaucoup plus généralistes, ces séries montrent également au combien il est important d’avoir une défense relativement bien construite pour effectuer un vrai run. Encore une fois je suis forcé de me tourner vers la conférence Ouest qui démontre ceci de la meilleure des manières. Que ce soit St Louis, LA, Nashville ou Phoenix, chacune de ces équipes compte dans leur rang un gardien titulaire qui nous propose des stats tout simplement hallucinantes. Mais au delà de cela, quand on regarde les statistiques défensives durant ces séries, la quasi totalité des qualifiés pour le second tour des séries font parti des leaders dans ce secteur du jeu … hormis Philadelphie en raison de sa série pas du tout conventionnelle face aux Penguins.

Ces séries sont elles en train de prouver que pour espérer gagner la Cup il faut d’abord penser défense avant de penser attaque? Pas forcément. Ca montre surtout qu’il faut penser collectif, équilibre et profondeur avant de penser individualité. Mais force est de constater que construire une équipe à partir de la défensive n’est pas un mauvais choix, malgré la croyance populaire qui donne un privilège inexpliqué aux équipes construites vers l’offensive.

Bref la garde est pour moi en train de changer! J’espère juste que les médias se focaliseront un peu plus sur des franchises trop mal connus comme Phoenix, Nashville, Saint Louis ou Los Angeles. Mais intimement je sais que cela ne changera pas dès l’année prochaine. Ce changement de garde n’en est qu’à son commencement et parmi les néo-éliminés, certains sont voués tôt ou tard à connaitre une période de vaches maigres. Ainsi va le sport et la logique sportive américaine.

Les favoris au tapis!

Les séries ont démarrées depuis presque une semaine et leur lot de surprises se fait déjà sentir. Après avoir joué quasiment trois matchs dans chacune des séries, deux d’entre elles sont toute proches de connaitre un dénouement rapide. New Jersey/Florida et Phoenix/Chicago (les séries les moins attrayantes d’après pas mal de monde)? Pas du tout! A la grande surprise de tout le monde, ce sont  bien deux favoris qui pourraient partir en vacances dès la fin de la semaine : Vancouver et Pittsburgh. Cherchez bien sur le net et vous verrez que pour certaines personnes, ceci aurait bien pu constituer l’affiche de la finale de la Stanley Cup dès les premiers jours du mois de Juin. Mais hier, les Canucks et les Penguins ont perdus leur match 3 et se trouveront, lors du match 4, dos au mur! La prochaine défaite signifiera pour ces deux équipes l’élimination.

 

Une bataille de la Pennsylvanie qui tourne court …

A l’annonce des affiches du premier tour des playoffs, tout le monde s’apprêtait à suivre LA série entre les Flyers et les Penguins, les deux équipes de la Pennsylvanie! Pour une sensible majorité, les Pens avaient les faveurs pour sortir gagnant de ce duel entre deux franchises qui ne se supportent pas et dont chacune des rencontres sont explosives. Pour cela, la ligue a bien veillée à attiser les vieilles rancoeurs entre ces deux formations, lors des deux rencontres ayant eu lieu à la fin de calendrier de la saison régulière, mais surtout avant le match 1. Bref tout a été mis en scène pour que l’on ait deux équipes chauffées à blanc et donc des audiences comme jamais … du mois c’était la prétention du petit Gary!

Oui mais voilà, il y a un mais! Le beau scénario idéal pré-écrit dans les bureaux de la ligue qui aurait du déboucher sur une qualification des Pens au 7ème match ne va, très certainement, pas se produire. Au bout de 3 matchs les Flyers tirent cette série de l’avant, 3 matchs à 0! Pire que ça, les Penguins sont « out of mind » comme l’on dit outre Atlantique. Entendez par ici que cette équipe de Pittsburgh n’a ni queue, ni tête au jour où l’on parle. Les leaders ont faillis les uns après les autres et plus rien, sauf un miracle, ne laisse croire à une qualification des Pingouins.

Alors que s’est il passé chez les Pens pour qu’un scénario complètement fou la semaine dernière soit aujourd’hui la réalité? Je pense surtout que Pittsburgh a pris le melon! Alors quand je dis que Pittsburgh a pris le melon je précise mon propos. Les Pens ont selon moi pris le melon dans le sens qu’ils se sont cru bien trop polyvalent dans leur jeu. Qu’es ce qu’essaye de faire Pittsburgh depuis le début de la série : ils essayent de rivaliser avec les Flyers sur le plan de l’engagement physique. Le fait est que pour jouer ce genre de jeu il faut être très discipliné et rester à la limite du « nasty »! Dans chacun des 3 matchs déjà joués dans cette série, Pittsburgh a ouvert le score en premier et mené les débats! Dans chacun de ces matchs les Flyers sont revenus pour s’imposer. C’est bien loin d’être un pur hasard.

Dans chacun de ces matchs, l’avantage pris au score par les Pens et le retour des Flyers a été marqué par l’émergence d’un match beaucoup plus « nasty » entre ces deux situations. Tout ceci pour vous montrer qu’entre le moment où les Pens marquent et prennent l’avantage et celui où les Flyers recollent et gagnent le match, Pittsburgh perd les pédales dans son match en voulant rendre le match beaucoup plus engagé qu’il ne l’était. Bref Pittsburgh tombe dans le piège de Philadelphie en voulant jouer comme Philadelphie. Le problème est donc que Pittsburgh cherche à jouer un style de jeu qu’ils n’ont pas joués de la saison, alors que Philadelphie joue de la manière dont Philly a joué depuis maintenant plus de 40 ans.

Il ne faut pas chercher plus loin dans cet échec des Pens! Ce duel entre Philly et Pittsburgh devait avant tout être le duel de deux philosophie du hockey bien différentes. J’ose penser que si les Penguins avaient joués leur jeu (technique, porté vers l’avant), on n’aurait pas eu une telle prise de pouvoir des Flyers.

Mais il est bien trop tard maintenant pour retourner la situation. Le momentum est largement en faveur des Flyers. Qui plus est les leaders des Pens ont tous un genou 3/4 à terre. Crosby s’est transformé en peste dans cette série; Malkin est un vrai fantôme; James Neal s’est transformé en Matt Cooke 2.0 sur le match 3; Kris Letang avait laissé son cerveau à Pittsburgh … et que dire de MA Fleury … Bref les Pens sont désespérés et d’une manière dont ils ne l’ont jamais été. Ils n’ont clairement plus de pression sur les épaules mais même ça ne devrait pas suffire à renverser la série …

Mais dans cette série qui ressemblait hier soir plus à un bon match de playoffs emprunté d’une mascarade rampante, Claude Giroux est bien le seul joueur qui éclabousse ce duel de son talent. Il se pourrait bien qu’au final « G » vole la vedette au Kid qui a perdu énormément de crédibilité en tant que « Star #1 » de la ligue (enfin comme la NHL veut nous le faire penser). Le fait d’avoir donné les clef du camion à Giroux prouve aussi toute la clairvoyance de Paul Holmgren, le DG des Flyers, qui semble d’ores et déjà avoir réussi son coup de poker de l’intersaison.

Les Kings frustrent les Canucks.

Les Canucks ont eu aussi un genou à terre. Comme Pittsburgh, après avoir perdu les deux premiers matchs de la série à domicile, les nucks ne sont pas parvenus à gagner leur premier match hier soir du côté de Los Angeles. Ainsi les Kings mènent cette série 3 matchs à 0 également. Là aussi, c’est un favori au titre de champion qui devrait se faire éliminer selon toute vraisemblance. Mais la surprise est d’autant plus grande que les Canucks sont les doubles vainqueurs du trophée du Président, et que les Kings ont terminés 8ème dans la conférence Ouest.

Là, la situation est bien différente. Les Canucks ne sont pas pour autant malmenés comme le sont les Penguins. Bien au contraire ils paraissent dominer techniquement cette série. Pourtant le résultat en est absolument le même! Les raisons de cet échec précoce des Canucks sont très diverses en réalité.

Tout d’abord il faut citer l’absence de Daniel Sedin. C’est là que l’on voit à quel point les frères Sedin sont le moteur de cette franchise. Enlevez un des jumeaux de l’équation et l’autre ne sert quasiment à rien. Depuis le début de cette série, Henrik, le capitaine, a juste engrangé 2 pts sur deux 2 assistances. Sans son frère jumeau à côté de lui sur le même trio, Henrik apparait bien déboussolé. Il ne trouve que très occasionnellement ses compères de trio que sont Alex Burrows et Janik Hansen. Sur le plan offensif, les problèmes des Canucks tiennent donc pour beaucoup dans l’absence de Daniel Sedin.

Mais il ne faut surtout pas oublier le travail fabuleux réalisé par la défense des Kings qui est juste superbe. Drew Doughty et Willie Mitchell sont pour le moment les deux moteurs de cette défense. Cette défense était déjà la force des Kings durant la saison régulière et il semblerait que cet élément se soit transporté en série pour sen bonifier. Avec une star impressionnante de 1,33 buts pris par match depuis le début de cette série, les Kings ont réussis à faire taire l’une des meilleurs attaques de la ligue.

Mais la défense n’est pas la seule contributrice. Jonathan Quick, le gardien des Kings, réalise une saison exceptionnelle. Lors de ce premier tour il frustre à lui tout seul l’attaque des Canucks. Avec une moyenne de 96,5% d’arrêts, sa série face aux nucks peut nourrir tous les superlatifs. Je vous avez déjà prévenu dans mes prédictions que Jo Quick serait un vrai rempart pour les Kings. Sa contribution exceptionnelle est parvenue à libérer l’offensive qui surfe sur cette vague de succès consécutif face à une équipe comme les Canucks. Qui plus est l’émotion naissante dans cette série semble jouer en faveur des Kings.

Dans le duel de gros bras opposant Mike Richards à Ryan Kesler, l’ancien capitaine des Flyers a pris largement l’avantage. Richie est a fond dans son rôle depuis le premier match. Il est présent dans le forecheck, dans le backcheck, sur le plan de l’intimidation mais aussi en ce qui concerne le PP. Dustin Brown, le capitaine de ces Kings, est également au sommet de son art dans cette série : 4 buts en 3 matchs pour lui et tous inscrit dans des situations de jeu aussi différentes les unes que les autres (PP, 5 vs 5 et SH). Là sont les leaders de ces surprenants Kings!

Les Penguins et les Canucks peuvent ils revenir?

Autant dire que les deux séries ne sont pas totalement terminées. Les Kings et les Flyers n’ont pas encore gagnés les 4 matchs nécessaires. Alors il y a-t-il toujours une chance pour les nucks et les Pens?

Honnêtement je pense que c’est peine perdu. Seulement 4 équipes dans l’histoire du sport professionnel en Amérique du nord y sont arrivés parmi lesquelles les Flyers en 2010 face aux Bruins, série qui a beaucoup compté dans leur qualification pour la finale de la Stanley Cup cette année là, perdue face aux Blackhawks.

Rien que pour cela j’ose penser que c’est peine perdu pour ces deux franchises. Néanmoins ces deux équipes sont composées de gagnants et chacune d’entre elles auront à coeur de quitter ces séries avec un tout autre résultat qu’un humiliant balayage. Mais il est de l’intérêt des Flyers et des Kings de tuer leur bête tant qu’elle est à terre et de ne lui laisser aucun répit. Les matchs 4 de ces deux séries promettent d’être intéressants.

En autre …

  • Le duel entre les Red Wings et les Predators prend un tournant intéressant. Après avoir vu les Red Wings égaliser la série en décrochant une victoire à Nashville vendredi dernier, on pensait que ces derniers allaient prendre le contrôle de la série avec les matchs 3 et 4 sur leur glace de la Joe Louis Arena. Pourtant ce sont bien les Preds qui ont remportés le match 3 hier après midi sur le score de 2-1. Plus aucun avantage pour les Wings qui devront gagner le match 4 et allé chercher une nouvelle victoire à Nashville pour espérer se qualifier. Une série où les belles sorties de Pekka Rinne pèsent fortement dans les succès des Predators. Ceci ira très certainement au bout du suspense, jusqu’au match 7!
  • Les Rangers auront finalement du fil à retordre dans leur série. Alors que pour pas mal de monde (dont moi) cette série devait se régler en quelques matchs, il apparait que les Senators ont bien plus de ressources que l’on veut leur en donner. Ils sont parvenu à prendre une victoire lors du match 2 sur la glace du MSG. Avec ce succès à New York, ils peuvent espérer créer la surprise en remportant les deux prochains matchs qui auront lieu sur leur glace.
  • La série entre les Bruins et les Capitals a du mal à se lancer puisque seulement deux buts ont été inscrits en deux matchs dans le temps réglementaire! Les Caps ont réussis leur pari d’allé au moins chercher une victoire à Boston. Match 3 entre ces deux équipes ce soir sur la glace du Verizon Center de Washington D.C

Stanley Cup Playoffs : Quarts de Finale Est – mes prédictions.

Ce qu’il y a d’amusant chaque année avec les playoffs, c’est de prédire l’issue de chacune des séries et quand ça commence dès les quarts de finale ça nous donne un paquet de séries à prédire. Tout passe à la loupe dans chacune des séries pour déterminer avec le plus d’informations possibles l’issue de chacune d’entre elles. Dans ce nouvel article, c’est ce que je vais essayé de faire. Mais si vous lisez ce blog depuis un petit moment, vous ne serez pas étonnés si ces prédictions s’avèrent fausses :p.

(#1) New York Rangers   VS.    Ottawa Senators (#8)

 Une affiche que peu de monde prévoyait en réalité! Les Senators étaient depuis un bon petit moment bien ancrés à la 7ème place de la conférence et s’apprêtaient à affronter leur rival de division, les Boston Bruins. Mais à la faveur d’un retour en trombe des Capitals pour se qualifier pour les séries et un petit coup de moins bien de leur part, les Senators sont descendus lors de la toute dernière journée de la ligue à la huitième place de la conférence Est.

Face eux donc le champion de la conférence Est – du moins pour la saison régulière – les Rangers de New York. La saison des Rangers a été magnifique. Ils ont réussi à tenir tête aux deux ogres de leur division, les Penguins et les Flyers. Pendant longtemps en tête de cette conférence, on a redouté un retour des Penguins sur le final. Néanmoins, la défaite des hommes de Dan Bylsma à une semaine de la fin de la saison régulière face aux Flyers a permis aux Rangers de garder la main et surtout de stopper la série de victoire des Penguins.

Pour se concentrer sur cette série, évidemment les Rangers partent largement favoris. Disposant d’une défense redoutable et d’un Henrik Lundqvist au sommet de son art cette saison, il sera difficile pour cette équipe d’Ottawa de passer la muraille de Broadway. Mais à défaut de disposer d’une défense aussi solide, les Senators peuvent se targuer des bonnes stats de son attaque en saison régulière (5ème à égalité avec les Canucks). Cette attaque des Senators a surtout était dynamisée par la saison exceptionnelle du jeune défenseur Erik Karlsson. Le suédois est même en course pour décrocher le trophée Norris, récompensant le meilleur défenseur de la saison. L’entrée dans ces séries d’Erik Karlsson conditionnera la dynamique des Senators. S’il s’avère aussi précieux dans la construction des phases offensives qu’en saison, la série pourrait bien s’éterniser.
Chez les Rangers, tout ce que l’on espère c’est que la solidité du groupe équipe soit toujours aussi intacte qu’en saison régulière. Cela passe par une défense toujours aussi énorme en ce qui concerne le blocage des tirs. Ceci pourrait bien frustrer l’attaque des Senators, le point fort de cette équipe. Derrière on espère disposer d’un Marian Gaborik en santé et surtout d’un Brad Richards montrant enfin toute l’étendue de son talent.

En ce qui concerne l’issue de la série, j’y vais avec les Rangers! Le Madison Square Garden est redevenu un fort quasi imprenable. Comparé à la saison dernière, c’est un virage à 180° pour les hommes de John Tortorella. Quant on connait l’importance de l’avantage de la glace dans les séries, cet élément n’est pas à négliger. De l’autre côté les Senators ont montrés toutes les peines du monde à s’imposer régulièrement à la Scottiabank Place.

Prédiction : New York Rangers en 5.

(#2) Boston Bruins    VS.    Washington Capitals (#7)

La saison dernière, cette affiche aurait été une finale de conférence avant l’heure. Oui mais voilà, les Caps ont connus une saison bien difficile. Cela faisait longtemps que ça ne leur était pas arrivé, sans doute depuis l’arrivée d’Alex Ovechkin. Bruce Boudreau a été prié de quitter le navire à la fin du mois de Novembre et c’est l’inexpérimenté au niveau NHL Dale Hunter qui a pris sa place. Même si l’effet Hunter ne s’est pas du tout fait sentir, il a quand même réussit à remonter ses troupes pour ne pas finir en dehors des 8 premières places et connaitre un vrai désastre.

Du côté de Boston la saison a été assez tranquille. Après un début de saison raté, les hommes de Claude Julien se sont parfaitement rattrapés et ont enchainés une série de 25 victoires, 4 défaites et une petite défaite après prolongation, tout ceci du début Novembre jusqu’à la mi-janvier. Le reste de la saison a été un peu plus timorée pour le champion en titre, à un tel point qu’Ottawa était parvenu à la mi-mars à leur passer devant et à prendre les rennes de la division nord-est. Mais Boston a su parfaitement réagir, mettre un dernier coup de collier pour finalement confirmer leur leadership dans cette division et s’en emparer pour la deuxième année consécutive.

En ce qui concerne les Caps, l’échec d’une grande partie de la saison est du aux multiples blessures, et notamment des joueurs clefs. Avec Nicklas Backstrom out et Mike Green out, difficile d’espérer connaitre une saison faste. Orphelin de tous ses lieutenants, « Alex the Great » a connu une saison extrêmement moyenne. Il faut également ajouter à cela la prise de poid notable de la star russe qui s’était vraiment transformé en vrai rockstar avec ses caprices. Certains pensent toujours que le congédiement de Bruce Boudreau à quelque chose à voir avec le Russe. Depuis, Ovie a perdu pas mal de livres et a recommencé à marquer lorsque son équipe avait besoin de lui.

Pour ce qui est de la série, Boston peut se targuer de son expérience : ils ont déjà empruntés la voie royale la saison dernière et ils peuvent bien le refaire cette saison. En ce qui concerne les Caps, la dynamique joue en leur faveur. Souvent, les équipes se qualifiant in-extremis pour les séries ont bénéficiaient lors du premier tour de la dynamique du push pour les dernières places pour les séries. Je vois un peu cette série comme cela. Ovie n’inspire plus autant de crainte de la part des autres équipes or c’est une belle erreur. Ovechkin c’est un peu comme une caldeira éteinte depuis des millions d’années et qui va forcément se réveiller et tout dévaster! Si Ovie se réveil bel et bien dès ce premier tour, les Bruins pourraient tomber de très très haut.
Pour ce qui est des gardiens, Timmy Thomas a connu quelques problèmes de performances ces derniers temps. Même si Tukka Rask a assuré un bel intérim, ce dernier n’a pas toute l’expérience souhaitée en série. De l’autre côté c’est un peu la même chose avec un Thomas Vokoun bien muet tout au long de la saison. Ne vous attendez pas à une série de gardiens! Cette série se jouera à coup sûr sur l’impact physique et l’offensive, bref une série bien débridée comme les aimes Ovie!

Prédiction : Washington Capitals en 6.

(#3) Florida Panthers     VS.    New Jersey Devils (#6)

C’est sans aucun doutes la série la moins sexy de ces quarts de finale! Les Panthers sont l’équipe surprise ou cendrillon de ces playoffs 2012. Après un été faste marqué par la signature d’une ribambelle de joueurs libres, le DG Dave Tallon a réussit à ramener cette équipe en  séries, soit 12 ans après leur dernière participation. Pour leur retour parmi la joute printanière, ils devront faire face aux Devils qui reviennent en série par la grande porte après avoir connu l’une des plus mauvaises saisons de la franchise l’année dernière.

Les Panthers sont l’équipe surprise mais également l’équipe qui suscite énormément d’interrogations.Pas forcément un bonne attaque, ni une défense remarquable, on a du mal à donner aux Cats un attribut. Cette équipe est une équipe bien moyenne qui a su profité du gouffre béant dans la division sud-est provoqué par la non-saison des Caps. Et même si l’on creuse plus loin, cette équipe n’a pas vraiment un point fort sur lequel se reposer; peut être le PP et encore … On le voit bien, à l’orée de renouer avec les séries, les Panthers n’ont vraiment aucune certitudes, ni leader sur lequel se reposer.

En face d’eux se présentes les très expérimentés Devils. New Jersey c’est une franchise phare de la fin des 90’s et du début des années 2000. Ayant remportés 3 Stanley Cup en l’espace de 8 ans, cette équipe a pendant longtemps été reconnue pour ses performances défensives impressionnantes. Seul rescapé de cette époque, Martin Brodeur, le gardien! Elue meilleur joueur de la dernière décennie, le gardien québécois n’a pas encore envie de partir à la retraite. Grand artisant des succès en séries de sa franchise, il va essayé de montrer une année de plus que même du haut de ses 39 ans il est encore capable de voler certains matchs.
Mis à part ça, New Jersey est une équipe beaucoup mieux structurée que l’année passée. Peter DeBoer, ancien head coach des Panthers, a réussit à apporter une nouvelle identité à cette équipe et un système de jeu qui leur convient. Là dedans, avec un Zach Parise enfin en santé, les Devils sont une équipe solide de la conférence Est. Egalement, la production offensive d’Ilya Kovalchuck commence enfin à exploser et son contrat juteux de la fin 2010 commence à porter ses fruits pour la franchise du New Jersey.

Florida a l’avantage de la glace, mais leur inexpérience criante en playoffs pourrait se payer rapidement cash. Ils affrontent l’une des franchises ayant participe le plus régulièrement aux séries dans la NHL. Difficile de prendre part surprise cette équipe de New Jersey. Personnellement je ne vois pas comment les Devils pourraient passer à côté d’une qualification. Tout résultat contraire serait un énorme échec quand on sait qu’ils auraient pu tomber face aux Bruins, aux Rangers, aux Penguins ou encore aux Flyers.

Prédiction : New Jersey Devils en 6.

(#4) Pittsburgh Penguins     VS.     Philadelphia Flyers (#5)

THE série de ce premier tour de playoffs! Une finale de conférence avant l’heure! Gare à la défaite pour l’une de ces deux formations car ça serait une énorme désillusion. Les Flyers et les Penguins, c’est la bataille de la Pennsylvanie. Deux équipes qui ne peuvent pas se supporter et qui aime se détester réciproquement. La tension est monté depuis désormais deux semaine et le match chaud bouillant entre ces deux formations qui a débouché sur une bagarre montre et un explication très très musclée entre les coachs de chacune des formations. Cette série – comme à chaque fois que ces franchises se rencontrent – sent d’ores et déjà la poudre!

Dans toute cette excitation, ce sont les Penguins qui partent favoris. Pittsburgh fait office de favoris depuis le retour de son capitaine, Sidney Crosby. Les Pens étaient déjà irrésistibles sans lui et menés par le russe Evgeny Malkin. Mais depuis que le « Kid » est de retour, Pittsburgh semble inarrêtable ! Ils disposent de tous les éléments nécessaires pour aller jusqu’au bout : un gardien d’expérience, une défense robuste, un PP effrayant, une profondeur d’effectif certaine et des stars capable de se sublimer sur certains matchs.

De l’autre côté, Paul Holmgren a réussi son pari de l’inter-saison. Ayant échangé Mike Richards et Jeff Carter, la saison des Flyers s’apprêtait à être plus complexe que prévue. Holmgren a décidé à ce moment là de construire son équipe pour l’avenir et surtout du faire du ménage dans son vestiaire qui véhiculait une mauvaise ambiance depuis la finale perdu de la Stanley Cup en 2010. L’arrivée des jeunes joueurs n’a pas encore payée mais ils ont montrés que toutes les bonnes choses que l’on pensait d’eux n’étaient pas une erreurs. Le leadership de cette équipe a été aussitôt transféré à des gars comme Chris Pronger, Kimmo Timonen et l’excellent Claude Giroux. Avec la blessure précoce de Prongs, ce sont Giroux et Timonen qui ont menés cette équipe, épaulés par la légende Jaromir Jagr.
Jagr il faut sans aucun doutes en parler lors de cette série. Ex-légende des Pens, les fans de ces derniers ont très mal vécus le retour du tchèque en NHL chez l’ennemi juré. A chacune de ses sortie dans le Consol Energy Center de Pittsburgh, Jagr a été copieusement conspué. La star tchèque a fait abstraction de tout cela. Il compte bien apporter son expérience très précieuse à cette jeune équipe des Flyers, lui qui a gagné deux fois la Coupe Stanley avec les Penguins.

La série devrait s’avérer extrêmement serrée. Finalement c’est le tirage le plus défavorable pour les Penguins. Même si historiquement ils s’en sortent plutôt pas mal face aux Flyers, il ont derrière leur dos pour débuter ces séries l’étiquette de grand favori. Peuvent-ils paraitre aussi dominant et assumer leur statut d’équipe à battre? C’est la grande question de cette série. Attention également à l’impact d’un gars comme Ilya Bryzgalov, le gardien des Flyers. Le russe a été très décrié après son arrivée à Philly, équipe connue pour collectionner les gardiens minables. Mais depuis la début Mars, Mr Universe – comme on le surnomme depuis la série 24/7 – montre pourquoi Paul Holmgren l’a payé si cher. IL se pourrait bien qu’il puisse dégouter les attaquants de Pittsburgh sur un ou deux matchs de cette série.

Au final je vois plus une grosse surprise se produire dans cette série. Pittsburgh est décrié dans la ligue et notamment depuis quelques jours après les épisodes Orpik/Stepan et notamment l’épisode Milbury et Berube. Pour la quasi-totalité des formations de la ligue, cette dernière essaye d’entourer cette formation d’une véritable bulle qui a pour effet de sanctionné immédiatement toute personne tentant de la percer. Le dernier en date à avoir subit les foudres de la ligue pour avoir voulu démolir un temps soit peu l’image idyllique des Pens est l’entraineur des Rangers, John Tortorella.

Prédiction : Philadelphia Flyers en 7.

Le reste de mes prédictions, pour la conférence Ouest, seront mises en ligne sur mon blog dès demain. Restez branché et surtout n’hésitez pas une seconde à dire que vous partagez ou que vous critiquez mes avis sur ces quarts de finale de la conférence Est. Pour cela rien de plus facile, cliquez sur le petit onglet commentaire présent en haut à droite de chaque article ;).

La rédemption de « Cookie » …

S’il est bien un joueur que tous les fans de hockey et de NHL haïssent au plus haut point, c’est bien de Matt Cooke! Mais est-ce que cet état de fait est toujours d’actualité? Depuis le début de la saison on entend plus parler de « dirty play » ou de « murderer hit » concernant le numéro 24 des Penguins de Pittsburgh. Qui plus est, Matt Cooke fait la une des différents médias suivant la ligue nationale, mais en ce qui concerne ses stats offensives remarquables. Matt Cooke a changé et il semble aujourd’hui être à 5000 lieux du personnage méprisable qu’il était il n’y a pas plus tard que la saison dernière. Retour sur la transformation du joueur « peste » le plus décrié de la NHL.

Parlez un seule fois de Matt Cooke à un fan de hockey et il vous répondra qu’il n’en a rien à fou*** de cette peste et que s’il pouvait aller en enfer ça ne lui couterait aucune larme. Beaucoup d’équipes ont payé cher le comportement détestable de Matt Cooke par le passé. Son dossier est l’un des plus chargés de la ligue nationale. A l’échelle de la NHL, on pourrait le comparer à un vrai serial killer. A son dossier, on dénombre les suspensions suite à des charges illégales sur Artem Anisimov, Ryan McDonaghet Scott Walker. Mais Matt Cooke est surtout connu pour être celui qui a sonné le glas sur la carrière de l’attaquant des Bruins, Marc Savard. Une charge qualifiée de « chirurgicale » par le DG des Bruins Peter Chiarelli et qui n’aura même pas coûté au numéro 24 le moindre match de suspension. Cette affaire a eu pour effet de faire bouger les lignes dans la ligue nationale qui depuis s’est engagée dans la voie d’une politique répressive et drastique à l’encontre des charges à la tête.

Voilà où j’aurai pu m’arrêter si je vous avais parlé de Matt Cooke la saison dernière. Ce joueur était si insignifiant dans le jeu que ses uniques moments de « gloire » étaient ces affaires qu’il trainait derrière lui comme d’immenses casseroles. Mais aujourd’hui les choses ont changé. Cookie n’est plus uniquement ce joueur que tout le monde redoutait de voir sur une glace et que tous les fans adoraient détester. Aujourd’hui les stats parlent d’elles même!

Là où Matt Cooke était un habitué aux 100 minutes de pénalité voir plus en saison, au bout de 70 matchs cette saison il n’a écopé que de 30 minutes de pénalités. Mais le plus impressionnant dans cette stat, c’est que le bonhomme qui était habitué à cirer le banc des pénalités pour des bagarres, des échauffourées et des gestes antisportifs, n’a reçu jusqu’alors aucune pénalité majeure! Sur ses 30 minutes de pénalité cette saison, toutes sont des pénalités mineures! Il n’aura était que trois fois en dessous du plateau des 70 minutes de pénalité en saison durant sa carrière, et seulement deux saisons en dessous des 30 minutes de pénalités mais lors de saisons où il n’a pris part qu’à quelques matchs.
Mais ce qui est le plus impressionnant dans cette métamorphose, ce sont les stats offensive du garçon. Même si pour le moment ses stats sont sensiblement les même qu’avant, il est néanmoins en bonne voix pour réaliser sa deuxième plus grosse saison de sa carrière en terme de points et surtout sa meilleure saison de sa carrière en terme de buts. En devenant un joueur comme les autres, Matt Cooke ne s’est pas juste éclipsé du paysage de la ligue nationale. Au contraire il a littéralement compris qu’il serait plus précieux à son équipe s’il joue 82 matchs en saison qu’en passant la moitié de son temps à la maison faute de suspension.

La métamorphose de Matt Cooke m’a impressionnée au plus haut point et elle nous montre que tout cas n’est pas forcément désespéré. On a coutume de dire dans le petit monde de la NHL en ce qui concerne les échanges de joueurs qualifiés d’intransferables que si Wayne Gretzky a pu être échangé alors tous les joueurs quelqu’ils soient peuvent être échangés à un moment ou un autre. Aujourd’hui on pourrait adapter cet adage à la situation de Matt Cooke : si Matt Cooke peut changer, alors tous les goons de la NHL peuvent changer!

Je dois dire que l’histoire de Matt Cooke est une belle leçon de vie qui montre que personne n’est à enfermer dans une catégorie. Matt Cooke a été un joueur que j’ai personnellement détesté pendant de nombreuses années. Mais aujourd’hui quand je vois les efforts qu’il a fait pour changer, tout le travail qu’il a réalisé avec son coach Dan Bylsma pour changer sa manière de jouer au hockey qui décevait autant son club que la ligue nationale, j’ai envie de féliciter « Cookie » pour sa métamorphose. Aujourd’hui il est même en course dans l’obtention du trophée Bill Masterton qui récompense le joueur ayant fait preuve d’amour et de dévotion pour le hockey. Même dans le plus hautes instances de la ligue nationale on semble avoir pris acte du changement de comportement de Matt Cooke.

Ceci montre avant tout une chose : les gens qui en ont foutu plein la gueule à Cookie et qui souhaitaient le voir exclu à vie de la ligue nationale étaient ceux qui avaient tord! Matt Cooke est avant tout un père de famille, qui a des enfants et pas simplement un tueur de joueur qui ne mérite que le mépris. Il est également depuis de nombreuses années dévouées à des causes luttant contre les maladies touchant les enfants, notamment le handicap. Je pense que même pas le dixième des joueurs touchant un salaire supérieur au siens (et dieu sais s’il y en a) font la moitié de ce que Cookie a pu faire pour les enfants, ou tout autre œuvre caritative.

Je ne cherche pas à excuser tout ce que Matt Cooke a fait par le passé. Marc Savard aussi a une famille, pareil pour Scott Walker … Mais le but de tout ceci est de montrer qu’il n’y a pas forcément un rapport manichéen dans ces affaires entre le méchant Cooke et ses pauvres victimes. Matt était avant tout un joueur qui avait besoin d’une mise au point sur son jeu, ce qui a été fait. Aujourd’hui il montre à tout le monde qu’il est un joueur de hockey à part entière et pas simplement un grosse brute.

A tous ceux qui se demandaient comment Mario Lemieux, propriétaire des Pens, faisait pour signer tous les mois le chèque du salaire de Matt Cooke, ce dernier lui montré qu’il avait bel et bien raison de le garder dans son effectif. Aujourd’hui Cookie est associé à Sidney Crosby et apparait être un magnifique buteur capable de recevoir les passes distillés par le numéro 87 et capitaine des Pens. Cookie est passé du statut d’un joueur ne jouant qu’une petite dizaine de minutes par match à un joueur jouant par moment plus de 15 minutes. Pour ce changement, cette rédemption j’ai envie de tirer mon chapeau à Matt Cooke!

Des playoffs sans Pittsburgh et Washington?

La conférence Est est à l’heure actuelle la conférence qui nous réserve pas mal de surprise! Une belle et inattendue 5ème place pour les Senators d’Ottawa, des Devils en quête de rachat , des Maple Leafs ayant enfin trouvé la bonne recette, et des Jets portés par leur 15.000 radants supporters à chacune de leurs sorties au MTS Center … Avec toute ces surprises il y a fort à parier que certaines grosses cylindrés des dernières saisons sont en train de se casser les dents. Montréal en est un exemple flagrant et ils devraient le payer cash! Mais là où la surprise est encore plus grande c’est de voir les Capitals de Washington et les Penguins de Pittsburgh hors des 8 places qualificatives pour les séries. Même si à l’heure où je parle les Caps occupent la 8ème place, et dernière, qualificative pour les séries, ces derniers n’ont pas été qualifiables depuis un long moment. Alors es-ce que des séries sans les Pens et les Caps, qui font parti des équipes les plus souvent qualifiés depuis le lock-out, sont-elles envisageables?

A Washington, après un début de saison sans fautes (7 victoires d’affilée au début de la saison), les problèmes sont apparus. Alex Ovechkin a joué les diva et a boudé son coach, Bruce Boudreau, comme il ne l’est pas permis. Plus aucun effort, plus aucun impact sur l’équipe, le capitaine des caps n’était qu’une ombre dans une paire de patins. Dans le bras de fer, qui avait plus un air de guerre froide, entre lui et son coach, Ovie a fini par l’emporter et Boudreau a été congédié fin novembre. Le problème c’est que la franchise avait empathie de cette guerre entre le coach et sa star : les Caps n’avaient gagné que 5 matchs sur 14 au mois de novembre. La dynamique du début de saison était rompue et le boulot s’avérait monstre pour le remplaçant, Dale Hunter.

Depuis, les Caps sont une équipe assez banale et irrégulière. Leur plus longue série de victoires depuis l’arrivée d’Hunter est une série de 4 victoires fin décembre. Mais tout ceci n’est pas extrêmement rassurant. Le jeu des Caps a perdu de sa verve. Il faut dire qu’il règne une ambiance assez merdique autour de ce club depuis que Ovie et Boudreau se sont déclarés la guerre. Hunter n’a pas été capable d’effacer ce ressenti depuis son investiture. De plus certains éléments clefs ne sont pas à la fête. Je pense d’abord à Mike Green et à Nicklas Backstrom. Blessés récurrents depuis la saison dernière, les deux hommes sont des éléments clefs dans cette équipe des Cap. Green est le vrai maître de la défense. Sans lui cette défense tombe dans la statistique des buts pris part match.

D’autres sont quand à eux légèrement feignants sur les bords. Je pense tout particulièrement à Alex Semin qui n’est plus que l’ombre de lui même. La dernière année de son contrat risque d’être sa dernière dans la capitale américaine. Ce n’est plus un secret, ça fait maintenant des semaines que Georges McPhee, le DG des Caps, essaye de l’échanger. Si Semin viendrai à partir avant la deadline, Ovechkin perdrait là son bras droit dans cet effectif.

Wasington est aujourd’hui dans une situation délicate : bon à domicile et exécrables à l’extérieur; autant de buts encaissés que pris … cette équipe est l’archétype parfait de la formation moyenne. Mais étant moyen cette équipe ne fera rien en série. McPhee va devoir prendre des décision pour améliorer son effectif. Y arrivera-t-il? L’avenir nous le dira! En tout cas il va devoir modifier la distribution des cartes dans son équipe ce qui pourra avoir autant d’effets positifs que négatifs. Les mois de février et mars seront déterminants pour cette formation. Personnellement je vois une surprise en Washington, celle d’une grosse écurie loupant les séries …

Pour Pittsburgh les causes de la situation sont tout autre. Les blessures! Le maître mot des Pens. Crosby, Letang, Staal, Neal, Michalek … voici la longue liste des joueurs clefs ayant été blessés cette saison. Seuls les 3 premiers de la liste demeurent à l’infirmerie. Pittsburgh était connu pour sa profondeur d’effectif ces dernières années. La saison dernière a bien illustrée ce constat. San Crosby et Malkin, les Pens sont arrivés à se hisser à la 4ème place de la conférence Est, sûrement grâce à l’exceptionnel début de saison de ces derniers. Cette saison la situation est en tout point différentes car les blessés sont là dès le début de la saison. Essayé de conserver une large avance est bien plus facile que d’en créer une.

Pittsburgh est donc obligé de compter sur des joueurs a priori destinés aux 3ème et 4ème lignes, voir même à l’équipe AHL. Difficile pour Bylsma de sublimer à chacun des matchs ses hommes qui ont un temps de glace inespéré en début de saison. Ces joueurs n’ont tout bonnement pas la capacité technique et physique de supporter une telle demande tout au long d’une saison. Ce début du mois de janvier l’illustre bien : Pittsburgh est actuellement sur un série de 5 défaites d’affilé. Un élément assez inouï pour cette équipe : l’attaque est en panne. Six buts sur les 6 derniers matchs, c’est une star de bon dernier de la ligue nationale.

L’avenir des Pens est clairement lié au retour au jeu de ses joueurs stars. Si le retour de Letang approche à grand pas, quid du retour de Crosby? Selon les dernières nouvelles il pourrait être de retour au jeu dès la fin de semaine. Mais on se pose forcément des questions quand à la durée de ce retour. Son retour au jeu au mois de novembre après 10 mois d’absence n’aura finalement duré que 8 matchs avant qu’il fasse une rechute. La santé de Crosby est un vrai problème qui rejailli directement sur les résultats de l’équipe.

Alors peut-on assisté à des séries au printemps prochain sans les Caps et les Pens? De ce que j’ai vu du match d’hier soir entre les deux équipes, ont peut valablement le penser. Le match a été d’une intensité moindre aux précédents duels. Les turnover sont nombreux, l’engagement physique en zone neutre n’en est que limité. Les deux équipes ont du mal à se créer des situations offensives franches par elles même. Le seul but de la rencontre est intervenu à la suite d’une bouder monumental à la bleue des Pens. Pittsburgh a bien prouvé dans ce match son incapacité à marquer. Cette offensive amorphe est très inhabituelle dans cette franchise.

En tout cas si les deux franchises loupent les séries, ça sera une grosse désillusion pour chacune d’entre elles, mais également pour la NHL. Des playoffs sans Ovie et Crosby … même Gary Bettman n’ose pas y penser dans ses pires cauchemars. Ces deux équipes attirent un nombre assez important de fans et de téléspectateur. Pour la première année de la nouvelle entente NBC/NHL, ça ferait désordre! Perso j’adore le désordre 🙂 .

Prédictions 2011 : #2 Conférence Est – Pittsburgh Penguins.

(photo : NHL.com)

Me revoici pour un nouveau volet de ma série de prédiction pour cette saison 2011/2012 déjà vieille d’une semaine. On arrive presque au bout de cette série en entament aujourd’hui le top 4 de mes prédictions. J’espère bien terminer tout ceci d’ici la semaine prochaine. Après cela le blog reprendra un rythme plus normal, axés sur l’actualité de la NHL et bien entendu sur les sujets dont j’ai envi de partager mon avis … Aujourd’hui, on parle des Pittsburgh Penguins. Les champions 2009 espèrent réaliser une saison régulière similaire à la précédente. Là où l’équipe doit faire mieux c’est en série où elle doit bonifier l’élimination en quart de finale de conférence la saison dernière.

Ces derniers mois, on parle plus de Pittsburgh pour évoquer le cas de la blessure de Sidney Crosby que pour parler du club lui même. Crosby, avec son histoire de commotion datant du début du mois de janvier dernier, semble être devenu bien plus important que son club. On nous bassine depuis maintenant la fin des finales de la Stanley Cup sur l’état de santé du Kid. Mais depuis quelques semaines cette histoire en est arrivée à son paroxysme! On dirait que toute la NHL est pendue à la question : « quand es-ce que Sid va reprendre ? ». Personnellement ça me fait ni chaud, ni froid de savoir quand es-ce qu’il va reprendre! Es-ce qu’autant de monde s’est soucié de savoir quand es-ce que Pierre-Marc Bouchard allait reprendre lorsqu’il a été éloigné des patinoires pendant 1 an et demi? Es-ce qu’autant de monde s’est soucié de savoir quand es-ce que Marc Savard – qui au passage est condamné pour lehockey – allait reprendre? Je vous le donne dans le mille : aucun! Alors que l’on cesse de nous rabattre les oreilles avec Crosby ci, Crosby là pour des histoires de blessure. La NHL peut bien survivre à Sid, elle a survécue à Gretzky! D’ailleurs j’aimerai saluer la sortie de Jeremy Roenick sur ce sujet, l’un des seul intervenant médiatique qui semble trouver absurde tout ce battage médiatique autour du Kid.

Je ne cherche pas à viser Sid là dedans. Je vise uniquement les médias qui font du buzz autour de cette histoire. J’apporte mon total support à Sidney et j’espère le revoir au plus vite sur une patinoire. Ce joueur nous apporte tellement de frissons que ce serai un vrai gâchis qu’il ne revienne pas. Mais les nouvelles, notamment celles du jour, sont bonnes sur sa santé!

Le fait est que Sid risque de louper quelques matchs de plus. Pour le moment les Pens gèrent son absence. Mais pour combien de temps? J’admire tout ce que cette franchise et son staff ont fait pour arriver à un tel point qu’ils peuvent se passer de Crosby et Malkin pour gagner des matchs. Mais je doute qu’à long terme ce club puisse tenir la cadence. Même si Crosby revient à la compétition d’ici quelques jours, combien de temps lui faudra-t-il pour retrouver son niveau de jeu? Sid est hors de la compète depuis maintenant 10 mois … une plombe! Certes il patine tous les jours, mais il est loin d’avoir le rythme NHL dans les pattes.

En ce qui concerne Evgeni Malkin, le russe est également touché. Il a déjà manqué 2 des 3 premiers matchs des Pens en ce début de saison. Malkin semblait être débarrassé de toute embarras physique et cette blessure vient le rappeler à l’ordre dès le début de la saison. Cette blessure au bas du corps devrait encore l’éloigner quelques jours de la glace. Le fait est que la santé physique des deux stars de cette équipe est une vraie issue. Ca ne donne pas encore de maux de tête à Ray Shero, le DG des Pens, mais à force ça se pourrait.

Mais outre Sid et Geno, les Pens ont quand même du beau monde dans leur effectif. Ces joueurs à l’habitude à l’ombre de la notoriété de Crosby et Malkin disposent aujourd’hui d’un temps de glace suffisant. Je pense tout d’abord à James Neal. L’attaquant canadien fait l’objet d’une attention toute particulière dans le staff des Pens. Il se doit d’être en l’absence de Crosby et Malkin le top scorer des Pens. Pour le moment il comptabilise 3pts et 4 matchs. On attend beaucoup également de Jordan Staal. Le centre des Pens a été blessé pendant tout le début de la saison dernière et est revenu à la compète lors du Winter Classic contre les Capitals. Staal a toujours était le 3ème homme dans l’offensive des Pens. Aujourd’hui il a l’occasion rêvée de démontrer qu’il est bien plus qu’un joueur de 3ème trio …

La défense des Pens peut faire des envieux. C’est un vrai noyau dur menée par Kris Letang. Le défenseur canadien devrait encore une fois cette saison faire partie des leaders en terme de points de la ligue nationale, et plus particulièrement de tous les défenseurs. Il a une superbe capacité à créer du jeu et à ouvrir la bonne porte à ses attaquants. Qui plus est il est une superbe arme en supériorité numérique. Il sera accompagné en défense par Paul Martin et Brooks Orpik, deux défenseurs de belle qualité, très sûr dans leur jeu. Egalement, il ne faudrait pas oublier Zbynek Michalek. Le défenseur tchèque apporte de la profondeur à cette équipe et compose une belle seconde doublette avec Paul Martin.

Pour finir, comment parler les Pens sans évoquer Marc André Fleury. Le gardien québécois est une valeur sûre des Pens. Malgré un début de saison ratée la saison dernière, il a su rebondir et a fini sa saison avec  un honorable pourcentage d’arrêt un peu supérieur à 91%. Mais Fleury doit faire plus si les Pens veulent aller plus en loin en série. On le voit depuis quelques années, pour aller au bout il faut un gardien capable de tenir une stat de 93% d’arrêt en playoffs. Fleury n’a pas encore retrouvé ce niveau, comme en attestent les stats du quart de finale de la saison dernière contre le Lightning.

Mais avec Dan Bylsma, récipiendaire du trophée Jack Adama récompensant le meilleur entraineur, derrière le banc je ne me fait guère de soucis pour les Pens en cette saison régulière. Il connait parfaitement ses hommes, leurs forces, leurs faiblesses, et il sera composer pour amener cette équipe en séries. D’ici là il faut espérer pour tous les fans des Pens que Crosby, Malkin & cnie seront sur pied pour mener cette armada.

Les 5 joueurs à surveiller du côté du Pittsburgh :

– Evgeni Malkin

– James Neal

– Marc-André Fleury

– Kris Letang

– Jordan Staal