Trophées 2012 : la fièvre des prédictions m’a gagnée …

Oui je sais, vous allez commencer à vous dire, « il n’en a pas marre de nous saouler avec toutes ses prédictions? ». Je dois avouer que depuis quelques temps j’abuse. Mais l’époque se prête à ce genre d’extravagance (enfin si l’on peut appeler ça comme ça …). Aujourd’hui je vous promet que c’est la dernière prédiction que je fais de la saison, enfin je pense. Mais gagné par mes succès lors mes prédictions pour les séries, je pense que j’y ai pris goût :D.

Enfin bref, passons! Le sujet de cette prédiction porte sur les trophées NHL qui seront remis ce soir à Las Vegas. Bien évidemment les trophées qui nous intéresses ne porte pas sur les statistiques comme peuvent l’être le trophée du meilleur buteur ou du meilleur pointeur, par exemple. Non, les trophées bien plus subjectifs nous intéressent dans cette prédiction.

Voici comment je vois les choses aboutir ce soir :

Hart Trophy (Joueur le plus valable auprès de son équipes) : nommés : Evgeni Malkin – Henrik Lundqvist – Steven Stamkos.

D’entrée je dois que le trio des nominés de ce trophée m’a choqué! Y mettre un joueur qui n’a même pas permis à son équipe de se qualifier pour les séries, je trouve ça léger pour être nommé à ce trophée.

Mais de toute façon peu importe car pour moi personne n’empêchera « Geno » Malkin de décrocher ce trophée pour la première fois de sa carrière. En l’absence de Sidney Crosby, Malkin a pris les commandes de cette équipe de Pittsburgh malgré les blessures à répétition qui se sont abattues, une année de plus, sur cette équipe. De plus il est le seul joueur a avoir dépassé les 100pts (et aisément) cette saison, stat qui parle en sa faveur.

Outre ceci, je pense qu’il est légitime que Geno remporte cette année ce trophée. Il a toujours été jusque là dans l’ombre du Kid et lorsqu’il a fallu qu’il soit fort pour palier à l’absence du capitaine des Pens, et bien Malkin a été là et bien là. Je vous le rappel, les performances en séries n’interfèrent en rien dans les considérations de tous ces trophées qui sont remis en fonction des performances en saison régulière. Pour les séries, il y a le Conn Smythe Trophy.

Winner : Evgeni Malkin.

Vezina Trophy (Meilleur gardien de la saison régulière) : nommés : Henrik Lundqvist – Pekka Rinne – Jonathan Quick.

Ce trophée à coup sûr va faire des dégâts. Autant dire que pour moi chacun d’entre eux mériterait de remporter ce trophée tant leur saison respectives ont été superbe. Oui mais voila il nous en faut un. A ce petit jeu je vois bien Henrik Lundqvist rafler ce trophée. Les plus perspicaces ou observateurs d’entre vous auront remarqués que Lundqvist est nommé dans la catégorie du Hart et du Vézina. Comment pourrait-il passer à côté du Vézina alors qu’il est nommé pour le Hart?

Au regard des trois gardiens qui nous sont proposés, Lundqvist est vraiment celui qui a porté le plus sont équipe durant la saison régulière. Le classement va énormément joué à mon goût car entre King Henrik et Jo Quick, la marge est très mince à mon avis. Mais le gros de la saison de Quick a été atteint lors des séries. Je ne le vois pas décrocher cet award.

Winner : Henrik Lundqvist.

Ted Lindsay Trophy (Meilleur joueur d’après la NHLPA) : nommés : Evgeni Malkin – Steven Stamkos – Henrik Lundqvist.

On prend les mêmes et l’on recommence! Le feu trophée Lester B.Pearson récompense, d’après leurs paires, le meilleur joueur de l’année. Généralement, ce trophée de la PA suit celui de la NHL (le trophée Hart) lorsqu’un vainqueur se dégage facilement du lot. Cette année je vois les choses beaucoup plus serrées. Ainsi, le Ted Linsay devrait tomber dans d’autres mains que celles d’Evgeni Malkin.

Derrière lui, je pense que Lundqvist était mon favori pour le Hart. C’est pourquoi je le vois s’adjuger ce trophée qui n’a plus été remporté par un gardien depuis 1998 et le deuxième sacre de suite de Dominik Hasek.

WinnerHenrik Lundqvist.

James Norris Trophy (Meilleur défenseur de l’année) : nommés : Erik Karlsson – Zdeno Chara – Shea Weber.

Une chose set sûre, Nicklas Lidstrom ne pourra pas égaler le record des 8 Norris Trophy du grand Bobby Orr. D’une parce qu’il n’est pas nommé cette année dans cette catégorie, et de deux car il a tiré sa révérence il y a quelques jours. Reste à voir qui va succéder au grand suédois?

Mon favori, si vous lisez régulièrement ce blog, vous le connaissez, il s’agit d’Erik Karlsson. Le jeune suédois est le digne héritier de Lidstrom et quel plus belle récompense pour le jeune défenseur des Senators que de succéder directement à Lidas. Ses stats cette saison sont tout bonnement stratosphérique. Il a dominé tous les classement du scoring parmi les défenseurs avec le plus grand nombre de buts (19 buts) et de points (78 pts). Dans le reste du jeu, il a prouvé pour moi qu’il peut être un défenseur superstar dans cette ligue.

Cette saison a été la saison d’Erik Karlsson, ça ne fait aucun doute pour moi. Rien que pour cela, le jeune suédois décrochera ce soit le premier, et certainement pas le dernier, Norris Trophy de sa jeune carrière.

Winner : Erik Karlsson.

Jack Adams Trophy (Meilleur entraineur de la NHL) : nommés : Paul MacLean – John Tortorella – Ken Hitchcock

C’est un trophée important à mon goût car sans l’homme qui fait marché toute la belle mécanique d’une équipe, il n’y a pas de spectacle. Cette année, la tâche s’annonce ardue pour décerner ce trophée. Tous les trois ont eu des parcours bien différents mais au final ils méritent presque autant les uns que les autres ce trophée.

Pour moi tout se joue entre Torts et Hitch, malgré toute l’estime que j’ai pour le travail de Paul MacLean qui d’une équipe à laquelle on ne prédisait aucun avenir après la début avril est arrivé à redonner une raison de jouer à ses joueurs et de les amener jusqu’en séries. Celui qui a l’avantage pour moi, c’est Hitch. Il a eu sensiblement moins de temps que Tortorella pour faire sentir son impact sur son équipe. Avant son arrivée, les Blues se dirigeaient une nouvelle fois vers une saison blanche. Mais son arrivée a tout déclenchée. De cette équipe habituée au bas fonds de la conférence Ouest, Hitch en a fait une machine redoutable quasi-imbattable à domicile. Pensez donc, St Louis n’aura perdu que seulement 6 matchs cette saison au Scottrade Center.

Cette solidité et cet esprit combatif, c’est clairement le coach qui le véhicule. Rien que pour cela, Hitchcock mérite ce trophée cette saison.

Winner : Ken Hitchcock.

Bill Masterton Trophy (Joueur ayant fait preuve de qualités de persévérance et d’esprit d’équipe) : nommés : Joffrey Lupul – Max Pacioretty – Daniel Alfredsson.

Un trophée important qui récompense les amoureux de ce sport qui sont encore nombreux a prendre part à cette ligue. Ce trophée récompense des joueurs important pour leur effectif mais qui sont trop rarement sous les feux de la rampe.

Dans cette catégorie, je pense que c’est couru d’avance : le trophée ira à Daniel Alfredsson. Alfie est le joueur qui colle le plus à cet esprit de persévérance inhérent au trophée Bill Masterton. N’ayant jamais rien gagné de grand durant sa carrière en NHL, Alfie n’aura pas passé une saison sans se donné à 100% pour son maillot et pour son équipe de toujours, les Ottawa Senators. Cette saison, à 39 ans, Alfie a démontré une fois de plus au combien il aimait ce sport et au combien il est toujours précieux dans cette équipe des Senators.

Alfredsson fera un très beau lauréat pour ce Masterston Award; et 16 ans après avoir remporter le Calder Trophy, remporter le Bill Masterston Award serait la plus belle des manières de « clôturer » la carrière de ce grand bonhomme du hockey.

Winner : Daniel Alfredsson.

Frank J. Selke Trophy (attaquant ayant démontré le plus d’habilité défensive) : nommés : Patrice Bergeron – Pavel Datsyuk – David Backes.

Ce trophée est clairement destiné aux attaquants les plus complets. Bref ce n’est pas demain la veille que vous verrez un Kovalchuk, Semin ou autre Ovechkin gagner ce genre de trophée. De manière générale, ce trophée est quasiment la propriété exclusive de Pavel Datsyuk.

Pour moi, David Backes est le joueur ayant le plus excelés d’entre les trois sur les tâches défensives cette saison. Le capitaine des Blues n’est pas un attaquant à la gâchette redoutable, mais dans les mêlés et surtout dans sa propre zone, il ne rechigne pas à la sale besogne. Il se bat constamment. Il a été cette année le meilleur two-way-forward de la ligue.

Winner : David Backes.

Lady Byng Award (joueurs ayant eu le meilleur esprit sportif tout en conservant des performances remarquables) : nommés : Brian Campbell – Jordan Eberle – Matt Moulson.

Bon là je dois vous l’avouer, je suis un peu perdu. Je n’ai que très peu suivi ces trois joueurs cette saison. Ainsi je vais être assez avare d’argumentation sur ce trophée ci. Je vais un peu y aller au feeling. Quand Martin St Louis gagnait ce trophée année après année, personne ne faisait de chichis pour dire qu’il le méritait. Cette saison c’est très ouvert au regard des nommés.

Juste un chose, ça serait assez énorme que Matthew Perry, acteur mondialement connu pour son rôle de « Chandler » dans Friends, ait les honneurs de présenter ce trophée. Quoi? Vous n’avez pas compris la blague … c’est pas grave je m’adresse aux initiés :D!

WinnerJordan Eberle.

Calder Trophy (Meilleur rookie de la saison) : nommés : Gabriel Landeskog – Ryan Nugent-Hopkins – Adam Henrique.

Voilà un trophée qu’il est intéressant! Le meilleur rookie, c’est toujours l’occasion de récompenser un joueur qui à coup deviendra une grande star au sein de la NHL. Enfin par moment ça peut louper. Rappelez vous d’un certains lauréat 2009 qui depuis a bien mal tourné … (ndlr : Steve Mason).

Ca se joue entre Landeskog et RNH cette histoire. Du fait de ses blessures à répétition en fin de saison, RNH a pris du retard sur Landeskog, lequel en a profité pour enfiler les perles avec les Avalanches. Il a déjà été important avec les Avs et il a déjà gagné sa place en tant qu’attaquant de top 6. Même si intrinsèquement, le talent de RNH est largement supérieur, sur la saison Landeskog est devant.

Winner : Gabriel Landeskog.

GM of the Year ( Manager Général de l’année) : nommés : Dave Tallon – David Poile – Doug Armstrong.

Beaucoup s’étonnent de ne pas Paul Holmgren, le big boss des Flyers, dans cette short list. Grand artisans du virage à 180° des Flyers à l’intersaison, il a en partie réussit son pari en échangeant Jeff Carter et Mike Richards, et en confiant les clefs de la boutique à Claude Giroux.

Sur les trois qui nous sont proposés, je dois dire que j’ai un faible pour Dave Tallon qui prouve une nouvelle fois qu’il est un putin de manager. C’est lui l’artisans de l’équipe des Blackhawks championne en 2010. Il a amené à Chi’town tous les Keith, Toews, Kane, Seabrook et Crawford grâce à ses drafts judicieuses. Désormais il a pris les clefs du camion des Panthers en Floride. Dès son arrivée, il a effectué un vrai ménage de printemps et a embauché pas moins de 11 agents libre au 1er Juillet 2011. Au final, les Panthers sont revenus après 12 ans de disette en série cette année en s’adjugeant, permettez du peu, le titre de champion de la division sud-est, détenu depuis des lustres par les Capitals de Washington.

Rien que pour cela, Dave Tallon a tout mon respect et il sera très justement récompensé par ce trophée de meilleur DG de l’année.

Winner : Dave Tallon.

Stanley Cup Final : Pour NHL12, les Devils seront champions!

A moins de 2h du début du match 1 de la finale de la Coupe Stanley, je me suis permis, comme se fut le cas à l’ouverture de la saison régulière, d’effectuer une simulation mais cette fois ci sur l’issue de la finale de la Coupe. Branché derrière ma console à regarder la plupart des matchs de cette simulation (et ouai on s’occupe comme on peut en attendant le début de la finale), j’ai assisté au couronnement des Devils … du moins virtuellement.

Game 1 : Los Angeles Kings @ New Jersey Devils (Prudential Center)

Le premier match de la série va vite tourner dès le premier tiers en faveur des Devils qui rentrent de plein pied dans cette finale devant leur public. Mais il ne faudra que quelques minutes avant que les Kings renversent la sauce et ne prennent l’avantage avant la fin du 1er tiers. Mais au retour des vestiaires, New Jersey repart pied au planché et arrive à planter deux buts au fond de la cage de Jonathan Quick. Menés 3-2 à la fin du 2nd tiers, les hommes de Darryll Sutter devront trouver les ressources pour revenir dans ce match durant le dernier tiers. Ce sera chose faite! Et juste avant la fin du temps réglementaire, ce sont ces mêmes Kings qui parviendront à prendre les raines du match et à ne jamais les lâcher …

Kings Win : 4-3 (IR)  … Mènent la série 1-0

Game 2 : Los Angeles Kings @ New Jersey Devils (Prudential Center)

New Jersey est déjà dos au mur à l’entame de ce match n°2. Ils se doivent de le gagner pour revenir dans la série et empêcher les Kings de s’en retourner vers la cité des anges avec un avantage de deux matchs qui serait extrêmement complexe à renverser. Et pourtant ce sont bien les Kings qui frappent les premiers dans ce match. Minutes après minutes, il ne feront qu’enfler leur avantage au score face à de bien timides Devils. Même si New Jersey réagira durant le 3ème tiers, rien n’y fera et les Kings s’imposeront dans ce match. Avec un avantage de 2-0, L.A conserve sa feuille vierge de toute défaite à l’extérieur durant ces séries … La coupe leur tend les bras!

Kings Win : 5-1 (IR) … Mènent la série 2-0

Game 3 : New Jersey Devils @ Los Angeles Kings (Staples Center)

Les Kings reviennent devant leur public avec un avantage substantiel de 2 matchs sur leur adversaire. Côté Devils, l’heure est au « desesperation game » : plus rien à perdre! Et ça commence bien mal puisque les Kings frappent les premiers par l’intermédiaire de Drew Dourghty. Les Devils arriveront malgré tout à égaliser tout ceci juste avant la première pause. Et puis petit à petit les Devils prennent les devants jusqu’à marquer leur deuxième but du match. L.A n’a pas énormément d’occasions et le temps file … il file … toujours … jusqu’à ce que L.A décide de sortir Quick. Mais rien n’y fera et les Devs remportent à l’extérieur leur première victoire de la finale!

Devils Win : 3-1 (IR) … Kings mènent 2-1

Game 4 : New Jersey Devils @ Los Angeles Kings (Staples Center)

Auréolés de leur victoire au dernier match, les Devils reviennent dans ce game 4 le pied au planché avec le momentum de leur côté. Le match est serré et les deux équipes s’échangent but pour but sans au final se départager. On se dirige tout droit vers la première prolongation de cette finale. C’est assez décousu entre ces deux équipes mais les deux gardiens sont parfait jusque là. Et puis quelques minutes après le début de la première période de prolongation, sur un tir de la ligne bleue, Adam Henrique réussit à rediriger le palet qui va terminer son chemin au fond des cages de JO Quick … c’est fait! Les Devils sont revenus de l’enfer et contre toute attente remportent ces deux matchs à l’extérieur. Ils sont de retour à Newark avec une confiance énorme. A noter la blessure de Travis Zajac qui loupera le reste de la finale.

Devils Win : 3-2 (1st OT) … Egalité 2-2

Game 5 : Los Angeles Kings @ New Jersey Devils (Prudential Center)

Le retour des miraculés de L.A! New Jersey n’avait rien à perdre et ils sont toujours vivant. Le début de ce match 5 sent encore toute la désespération qui s’est installé dans le jeu des Devils. Rapidement, ils prennent les devant grâce à un magnifique but de la ligne bleue de Bryce Salvador qui les place en tête. Et puis assez subitement, les Devils marquent un but, puis un autre, puis un autre … Les Kings n’y sont plus et ont pris un gros coup derrière la tête après ces deux défaites à domicile. Les Devils eux jouent largement plus libérés et entassent les buts. Un match qui se transforme en simple formalité pour les homme de Peter DeBoer qui ne sont plus, après 3 victoires de rang, qu’à un match du bonheur suprême …

Devils Win : 5-1 (IR) … Mènent la série 3-2

Game 6 : New Jersey Devils @ Los Angeles Kings (Staples Center)

L.A se doit de revenir dans cette série : c’est le soir ou jamais! Mais les Kings n’y arrivent pas du tout. Le momentum du début de série n’est plus là. Ils n’arrivent tout simplement plus à dominer un match. Même s’ils répondent rapidement à l’ouverture du score des Devils, l’avantage de deux buts pris par ces derniers durant le second tiers pèsera lourd dans la balance. L.A va passer son dernier tiers à balancer toutes leurs forces dans la bataille … rien n’y fera. Les Devils sont champions!

Devils win : 3-2 (IR) … Gagnent la série 4-2!

Classement buteurs : 

  1. David Clarkson : 3 buts
  2. Dustin Penner : 3 buts
  3. Alexeï Ponikarovsky : 3 buts
  4. Adam Henrique : 3 buts
  5. Jeff Carter : 3 buts

Classement des Pointeurs : 

  1. Dainus Zubrus : 7 pts
  2. David Clarkson : 7 pts
  3. Dustin Penner : 6 pts
  4. Marek Zidlicky : 5 pts
  5. Zach Parise : 5 pts


Stanley Cup Final : mes prédictions!

Après presque huit mois de compétition la saison 2011/2012 de la NHL touche à sa fin. Ultime frémissement pour tous les fans avant quatre mois de diète, la finale de la Stanley Cup. Comme il est monnaie courante depuis quelques années, nous auront droit à une finale totalement inédite entre une équipe qui est coutumière du fait – New Jersey – et l’autre qui vivra seulement la deuxième finale de son histoire – Los Angeles. Deux franchises que l’on attendait pas au début des séries mais au final, après 2 mois de playoffs, une chose est sûre : l’on aura un beaux champion ! Ultime passage avant le début de cette finale, mes dernières prédictions de la saison.

(#6) New Jersey Devils     VS.     Los Angeles Kings (#8)

Quand je pense à l’affiche de cette finale je pense avant tout à deux choses! La première, la fiche que chaque féru de hockey de la ligue nationale nord-américaine rempli avant le premier match de la saison régulière et donc le coup d’envoie d’une nouvelle saison NHL. Au tout début de cette fiche arrive généralement deux questions phares : « Qui sera le prochain champion de la Coupe Stanley? » et « Qui sera le finaliste de la finale de la Coupe Stanley? ». Je ne sais pas vous, mais moi, comme une grande majorité des pronostiqueurs, j’ai largement misé à côté. Si je reprend cette fiche, je me rend compte que j’avais prédis une finale San Jose Sharks Vs. Washington Capitals … bref j’étais bien loin du compte! Petit lot de consolation, si vous reprenez le Slapshot Mag du début de saison (#58) et l’article sur les prétendants que j’avais côché, j’avais retenu les Kings en tant qu’outsiders … je n’étais pas si loin tout de même ^^.

La seconde chose à laquelle je pense en voyant cette affiche inédite, c’est au pronostics de début de série sur les sites de paris en ligne. Personnellement j’ai voulu y participer cette saison mais arrivé devant le tableau des côtes, aucune équipe ne m’inspirée. Du coup je me suis défilé! Pour ceux qui ont eu le cran de parier sur le champion dès la début Avril, je pense qu’une grande majorité s’est royalement plantée. En revanche, les quelques devins qui ont misés soit sur les Kings, soit sur les Devils sont à quelques encablures de toucher le pactole! J’aimerai bien connaitre les côtes de départ de ces deux franchises …

Tout ça pour vous démontrer combien ces séries ont été surprenantes et le sont dans cette affiche de la finale de la Stanley Cup. Il y a bien longtemps qu’aucune équipe des du top 4 – c’est à dire ayant eu l’avantage de la glace durant les quarts de finale – ne sera présente au rendez-vous de la finale. Encore plus fort, cette année, ni New Jersey, ni Los Angeles n’ont connus l’avantage de la glace avant le début de cette finale. En l’occurrence ce seront les Devils qui en bénéficieront. Mais quand on connait les stats de Los Angeles à l’extérieur durant ces playoffs, c’est assez paradoxal de parler « d’avantage » de la glace!

Globalement, dans leur approche des playoffs, Devils et Kings se ressemblent largement. Ce sont deux équipes qui abattent un échec avant très rythmé avec une défense intraitable dans sa zone défensive. Toutes deux portées par un goaltending remarquable, ce sont deux des meilleurs défenses de la post-saison. Leurs succès dans ces playoffs montre également le déplacement de l’axe de jeu vers la solidité défensive qui avait été mis à mal dans les dernières séries, surtout lors de la finale 2010 entre les Blackhawks et les Flyers.

A y regarder de manière globale, les deux équipes semblent se valoir. New Jersey a été impressionnant du début jusque à la fin. Pas mal de monde les voyaient sortir assez rapidement, surtout après avoir connu toutes les peines du monde face à d’accrocheurs Panthers. Finalement, il apparait que Florida a été l’équipe qui a donné le plus de fil à retordre aux hommes de Peter DeBoer. Là encore, on avait bien sous-estimé les Panthers, bien autant que les Devils.
On ne peut pas en dire autant des Kings car la surprise fut totale, y compris pour les joueurs eux même. Ils ont joué un type de hockey que l’on dénomme souvent outre-atlantique comme un « desesperation type of hockey » … entendez là un hockey « désespéré », c’est à dire comme s’il n’y avait pas de lendemain. En prenant chaque matchs comme un match couperet, les Kings en sont rendus à présenter une fiche de 12 victoires pour 2 petites défaites, toutes deux concédées sur leur glace. Ceci signifie donc que les Kings n’ont jamais connu la défaite à l’extérieur durant ces playoffs … tout simplement extraordinaire!

Mais pour en revenir à leur manière de jouer, elle rappelle beaucoup celle adoptée par les Bruins la saison dernière à partir du match 3 des quarts de finale face aux Canadiens de Montréal. N’ayant plus rien à perdre dans cette série face au CH, les hommes de Claude Julien s’étaient libérés et au final cette approche du jeu les avaient mené aux sommets. Pour L.A c’est sensiblement la même chose tant leur saison régulière a été pénible et leur qualification quasi-inattendue. Au final ils n’avaient rien à perdre! Cette approche du jeu, dictée par Darryll Sutter, a été largement payante et a révélé une équipe.

Si l’on regarde les deux rencontres de la saison régulière entre ces deux formations, New Jersey les a remporté chacune d’elles, une à Newark et l’autre à Los Angeles. Bien que généralement ça soit anecdotique, ça peut montrer les difficultés d’une équipe face à une autre. Mais en l’occurrence, les Kings que l’on a connu dans ces séries n’ont rien à voir avec ceux de la saison régulière. Cette stat est surement un non-sens maintenant.

Alors se dirige-t-on vers une victoire finale des Kings tant tout semble leur sourire dans ces playoffs? En tout cas si ça devait arriver je ne serai pas surpris et LA serait un très beau champion. Oui mais voilà, les séries c’est quelque chose de spécial et l’expérience est une grande conseillère et une alliée dans ce cas de figure. Niveau expérience, les Kings ne comptent aucun champion de la Stanley Cup dans leurs rangs; seulement quatre finalistes malheureux : Mike Richards, Jeff Carter, Jarett Stoll et Justin Penner. En revanche, les Devils ont encore dans leur effectif deux « survivants » du titre de 2003 : Patrick Elias et Martin Brodeur! Brodeur sera un élément déterminent de la finale. Son expérience en finale de la Stanley Cup est comme nulle autre pareille dans cette ligue. Avec 4 finales à son actif, Brodeur connait toute la complexité de cet évènement et il saura parfaitement le gérer. Je demeure perplexe de la capacité de Jonathan Quick à en faire autant et à dominer Brodeur sur ce terrain là.

Qui plus est le momentum acquis par les Devils suite à leur victoire face aux Rangers est assez incroyable. Depuis la demi-finale face aux Flyers, je sent que les Devils ont le vent en poupe. Difficile de départager ces équipes sur ce terrain là car L.A, niveau momentum, c’est très fort également.

Chose important dans les playoffs et encore plus lors de la finale de la Stanley Cup, la profondeur de l’effectif et la capacité des dernières lignes à produire. Généralement ce sont les joueurs de 3ème et 4ème trio qui font les champion aussi invraisemblable que cela puisse paraitre. Sur ce terrain là NJ domine les Kings avec leur 4ème ligne archi-productive. Composée de Ryan Carter, Stéphane Gionta et Steve Bernier, cette ligne a engrangée depuis le début des séries pas moins de 19 points et 9 buts. Du côté de LA, cette dernière ligne ne dépasse même pas les 10 pts. Je pense que cette quatrième ligne des Devils pourrait avoir un impact important et insuspecté sur cette finale car les Kings n’ont pas rencontré jusque là d’équipes capables de leur opposer une profondeur d’effectif important et terme d’efficacité.

Un chose est sûre, cette série sera disputée. Je la vois aller en 7 matchs. Les deux équipes ont démontrées qu’elles sont autant capables d’allé chercher des matchs à l’extérieur qu’être maître à domicile lorsqu’il le faut. Face à tant d’arguments, il faudra selon moi un match 7 et toute la dramaturgie qu’il comporte pour nous donner le nom de ce champion 2011/2012.

PrédictionNew Jersey Devils, Champions en 7!

Stanley Cup Playoffs : Finales de Conférence – mes prédictions!

Nous voici d’ores et déjà aux finales de conférence dans cette saison 2011/2012 de NHL bien surprenante surtout dans le déroulement de ses séries. Qui aurait parié un buck sur la participation des Kings, des Coyotes et des Devils à ces finales de conférence 2012 il y a un mois? Autant dire personne pour ce qui est de ce tiercé. Evidemment les séries nous réservent chaque année leur lot de surprises mais autant dire que cette année les surprises sont devenues le principe et les favoris l’exception. Les Rangers sont les seuls rescapés du grand écrémage ayant eu lieu durant le mois d’Avril. Toutefois, il serait faux de les considérer comme les grands favoris au prestige suprême de la Stanley Cup.

Dans ces finales, vous l’aurez compris, très inattendues, voici – après que les matchs 1 de chacune des séries se soient déroulés – mes prédictions pour ces matchs qui nous donneront le nom de deux prétendants aux honneurs suprêmes, à la Stanley Cup.

(#1) New York Rangers     VS.     New Jersey Devils (#6)

Enormément de monde s’attendait à vivre pour cette finale de la Conférence Est un remake du Winter Classic de cette saison entre les Rangers et les Flyers. Il est vrai que ces deux équipes étaient les « favoris » de leur série face à des Capitals revenus du diable vauvert et des Devils qui après une non saison 2011 semblaient retrouver un peu de leur superbe cette saison ci. Le fait est que pour une équipe – les Rangers – tout s’est passé comme prévu alors que pour les Flyers, la belle route qui semblait leur être ouverte pour les finales de l’Est s’est très rapidement refermée.

Ces Devils que tout le monde avait sous-estimé sont là et bien là! New Jersey est loin d’avoir volé sa qualification pour ces finales de conférence. En sortant les Flyers et cinq petits matchs, ils ont prouvés que sur cette série ils étaient largement meilleurs que les Flyers, bien trop désordonnés et minés par les blessures pour passer outre les Devs. NJ fait figure dans ces séries d’équipe avec une grande cohésion. Avec comme leitmotiv un forecheck de tous les moments, les hommes de Peter DeBoer ont trouvés cette saison leur manière de jouer. Ils ont littéralement écrasés une défense bien amoindrie par les blessures des Flyers grâce à ce système de jeu.

Mais un bon forecheck ne suffit pas à envoyer une équipe en finale de conférence. Pour cela, New Jersey a pu compter sur un Marty Brodeur toujours aussi redoutable en séries, même à 40 printemps. Brodeur est petit à petit monté en puissance pour montrer dans cette série face à Philly qu’il n’avait rien perdu de sa superbe printanière.
Juste devant lui, la défense des Devils s’est également révélée. Pas un joueur ne se distingue dans cette escouade preuve que la défense des Devils montre beaucoup d’application dans l’exécution du plan de jeu de Peter DeBoer faute d’avoir des individualité lui permettant quelques largesses. A vrai dire, les séries donnent rarement raison aux équipes s’accordant des largesses, encore plus défensives.

Il faudra que les Rangers se méfient énormément des Devils qui sont arrivés dans ces séries comme un tendre agneau et qui terminent comme une véritable bête féroce capable de croquer n’importe quel favori. Mais ne comptez pas sur les Rangers pour faire office de nouveau festin à ces diables de Devils!

Les Blueshirts sont désormais en mission à l’Est. Après être passés par un match 7 face aux Senators en quart de finale, puis face aux Capitals en demi, les Rangers sont encore présent au poste et s’amènent en finale de conférence gonflés à bloc. Gagner lors de matchs couperets comme le sont les matchs 7 font généralement les champions! Je ne sais pas si les Rangers seront champions d’ici un mois, mais ce que je sais c’est que cette équipe a un mental énorme. Même si dans l’exécution de ses séries New York n’a pas été irréprochable, cette équipe a malgré tout un groupe de guerriers prêt à tout sacrifier pour toucher la Coupe Stanley.

La série face aux Capitals était bien moins facile que ça pouvait en avoir l’air. Les Capitals étaient, dois-je vous le rappeler, les tombeurs du champion en titre, les Boston Bruins. Cette équipe, elle aussi surprise, menée par un Branden Holtby habité allait être difficile à écarter. Ce fut le cas pour les hommes de John Tortorella. Mais voilà, ces Rangers cette année sont irrésistibles. Ils ont fait preuve d’une immense dévotion pour le collectif durant toute la saison régulière et ça semble être la même chanson lors de ces séries. Avec l’une des meilleures défenses de la saison et sans doute le prochain détenteur du trophée Vézina (récompensant le meilleur gardien de la saison), on ne voit pas qu’es-ce qui pourrait arriver aux Rangers sur le plan défensif dans cette série?

A la lumière du match 1 entre Rangers et Devils, ce dernier constat semble se confirmer. Lundqvist se blanchi dès le premier match. Vous savez que généralement j’essaye de faire abstraction des matchs s’étant déjà déroulés lorsque je fais mes prédictions. Mais là je dois dire que ce match 1 apporte déjà certains enseignements. J’estime que cette série va dépendre de la capacité de l’attaque des Devils, qui a jouée jusque là un pur « in your face type of game », à faire rompre la défense des Rangers. Dans ce match 1 l’attaque des Devils a réussi à dominer cette défense en la faisant plier de nombreuses fois mais toutefois sans la faire rompre. Là sera pour moi la clef de cette série.

A l’image de ce constat, j’estime que New Jersey a la place pour dominer cette équipe de New York s’ils ont toujours du gaz dans la machine. Ce qu’ils ont montrés face aux Flyers et aux Panthers prouve qu’ils sont capable de jouer fort durant toute une série. S’ils n’en sont pas capable ici, les Rangers passeront! Ils ont tout intérêt de finir cette série en 6 matchs car les Rangers sont historiquement injouables à domicile pour un match 7.

Précition : New Jersey Devils en 6. 

 (#3) Phoenix Coyotes     VS.     Los Angeles Kings (#8)

Ces Kings sont insatiables! Après avoir créés la surpris en éliminant dès les quarts de finale le double détenteur du trophée des Président et dernier finaliste de la Stanley Cup, les Vancouver Canucks, les Kings ont réitérés un véritable exploit lors des demi-finales. Ils ont littéralement sweepés les St Louis Blues, 2ème meilleure équipe de la conférence Ouest durant la saison régulière et surtout meilleure défense de la ligue nationale durant le même exercice. Certains diront que la blessure de Jaroslav Halak aura sonné le glas de la belle aventure des Blues. Le fait est que sweeper une équipe St Louis, quand on connait la force collective qui a fait le succès de cette équipe, c’est un vrai exploit.

On a dit après la série face aux Canucks que la défense et Jo Quick étaient les raisons du succès des Kings. Or on avait oublié à quel point l’attaque des Kings pouvait être un vrai argument. Dustin Brown et Mike Richards avait été énormes face aux Nucks. Après cette série face aux Blues, on peut ajouter Anze Kopitar comme argument. Le centre slovaque gagne réellement ses galons de superstar dans ces séries. Il en impose énormément sur le plan physique. Il a réussi a utiliser son grand gabarit pour créer le danger presque à chacun de ses shifts dans la zone offensive. Kopitar est la vrai plaque tournante de la première ligne des Kings et il aura été déterminant dans le succès de son équipe face aux Blues.

Avec une attaque retrouvée, une défense toujours aussi imperméable et un Jonathan Quick toujours « sharp », on ne voit pas comment les Coyotes pourront arrêter les Kings qui pour énormément de monde sont « en mission » – c’est a dire voués à remporter la Stanley Cup.

Du côté des Coyotes, je crois que leur succès en 5 matchs face aux Predators a autant stupéfait les joueurs que les observateurs. Nashville faisait office depuis longtemps de prétendant à la coupe. Alors face aux Coyotes, beaucoup imaginaient voir les Preadators passer et s’en allé rejoindre les Kings en finale. Mais Phoenix en a décidé bien autrement.

Menés par un Mike Smith qui réalise une saison de rêve, Phoenix a su dégouter l’offensive de l’équipe du Tennessee. Je dois dire que j’avais relevé lors du dernier match de la saison régulière du Wild face à ces mêmes Coyotes la capacité de cette équipe à frustrer ses adversaires. Je me souviens que lors de ce match, les Wild avaient principalement dominés les débats mais qu’au final les Coyotes s’étaient imposés 4-1 en exploitant au maximum les moindre erreurs que l’on commettait.
De ce que j’ai vu de leur série face aux Predators, c’est exactement ce qu’ils ont réussis à faire pour soit gagner leurs matchs, soit pour revenir dans ceux où ils paraissaient un tantinet derrière. Phoenix est une équipe extrêmement frustrante à jouer, les Blackhawks vous en diront quelque chose (certains se reconnaîtrons 😀 ).

Après avoir gagné 8 de leurs 9 matchs de playoffs, je pense que les Kings vont avoir bien plus de fil à retordre que lors de leurs deux premiers tours. Même si collectivement les Kings risquent d’être au-dessus des Coyotes, se débarrasser de cette équipe devra mobiliser toute l’attention et tout le professionnalisme de l’effectif des Kings. Comptez sur Darryl Sutter, coach très expérimenté de cette équipe de Los Angeles, pour ne pas lâcher ses joueurs avec ça.

PrédictionLos Angeles en 6.

Stanley Cup Playoffs : Demi-finales – mes prédictions!

Avec un peu de retard, et je m’en excuse, voici mes prédictions pour ces demi-finales qui ont d’ores et déjà commencées pour 3 d’entre elles. Avant que tout ceci ne s’en aille trop loin, je trouve enfin quelques minutes pour vous faire parvenir mes prédictions. Je tiens à préciser que celle-ci n’ont nullement été changées au regard des matchs de vendredi et de samedi.
Le fait est que cette année, mes prédictions s’avèrent assez bonnes … comme quoi les traditions sont aussi faites pour être perdues :p. Avec sept bonnes prédictions sur huit, je ne m’en sort pas trop mal. Reste à améliorer les prédictions sur la longueur des séries où là je fais un zéro pointé! Anyway, tâchons d’être précis sur les équipes qui se qualifieront.

(#1) New York Rangers     VS.     Washington Capitals (#7)

C’est la revanche de la série de la saison dernière! Il y a un an, Rangers et Caps se rencontraient dès le premier tour des séries à l’Est dans une série des plus serrée et avec bien plus d’engagement que ce que l’on en attendait. Les Rangers montraient déjà leur visage d’équipe solide défensivement, ce qui a fait leur succès cette saison. Les Capitals étaient à cette époque littéralement irrésistible et sortaient d’une saison pleine. Cette année, les choses ont bien changées puisque les Rangers ont pris la place de leur adversaire de demi-finale au classement de la saison régulière. Côté Caps, après une saison régulière difficile, Ovie et ses coéquipiers sont en train de sauver leur saison avec cette qualification pour le second tour des séries.

Washington a été un tombeur assez surprenant des Bruins, champions en titre. Sur ce blog je vous annonçais une série très engagée sur le plan physique et très offensive. Pour le premier élément, je ne m’étais pas trompé, mais pour l’offensive ont a été bien déçu dans une série où finalement, contrairement à ce que j’en pensais, les gardiens ont volés la vedette aux attaquants. La révélation de cette ronde a été sans équivoques le jeune Braden Holtby, gardien des Capitals. Déjà impressionnant sur la fin de la saison régulière des Caps, le jeune gardien de seulement 22 ans a pris au pied levé la place d’un Thomas Vokoun blessé avec brio. Avec un pourcentage d’arrêts aux alentours des 93%, il est littéralement impressionnant dans ces playoffs.

Pour New York, les choses ont été bien plus complexes que prévu face aux Senators. Excès de confiance? Pas forcément! New York savait très bien à quoi s’attendre face à un 8ème qui n’avait rien à perdre. Ottawa fait parti des surprises de la saison notamment au regard de sa saison précédente où ils avaient terminé dans la cave de la conférence Est. Ce sera finalement au bout du match n°7 que New York décrochera son ticket pour le second tour des séries.
L’attaque des Rangers aura été largement frustrée dans cette série avec un Craig Anderson étonnamment performant dans les cages ontariennes. Hormis un très bon Brian Boyle, les attaquants new yorkais ont éprouvés les plus grandes peines du monde à débloquer le compteur but face aux Sens. Des gars comme Gaborik, Anisimov, Stepan, Fedotenko ou encore Dubinsky n’ont inscrit que 2 petits buts à eux tous! Ceci montre deux choses : cette attaque n’est clairement pas en confiance et surtout la profondeur offensive a semblée faire défaut dans cette série.

Maintenant, New York démarre une toute nouvelle série! Mais le fait est qu’en face de leur route se dresse un jeune gardien plein de culot qui enchaine les performances de haut-vol matchs après match. Ceci n’a pas de quoi redonner toute la confiance que l’attaque des Rangers a besoin. C’est une série qui peut s’avérée être complexe pour les Rangers s’ils continuent à être aussi peu productifs sur le plan offensif. Holtby et Lundqvist sont largement capable de voler des matchs à eux seuls. Ce sera clairement une série où la production offensive sera déterminante; d’où mon inquiétude pour ces Rangers là.

Si les Rangers veulent passer outre les Caps, leur rigueur défensive qui a été exceptionnelle tout au long de cette saison devra être sans faille.

Prédiction : Washington en 6.

(#5) Philadelphia Flyers     VS.     New Jersey Devils (#6)

C’est une série qui à coup sûr sent la poudre. Philadelphie et New Jersey sont deux rivaux historiques de la division atlantique où quasiment toute les équipes sont rivales. Philly fait office de favori face à de surprenants Devils qui après une saison cauchemardesque arrivent à se hisser cette saison en demi-finale de conférence. Jolie performance pour les hommes de Peter DeBoer.

Néanmoins pour moi Philly à l’avantage sur cette série. Les Devils ont montrés d’inquiétants signes de fatigue sur la fin de leur série face aux Panthers qui finalement aura durée 7 matchs. Avec seulement 48h de repos, les Devils pourraient être limites sur le match numéro 1, surtout quand on sait que les Flyers ont eu quand à eux plus d’une semaine pour récupérer de la série face aux Penguins et ont pue réparer les multiples bobos, notamment en défense.

Cette avantage en terme de fraicheur pourrait être malgré tout à double tranchant pour les Fly-boys! On vante certes les avantages physiques d’une coupure d’une semaine, mais en ce qui concerne les playoffs, ce genre de coupures a coûté cher à pas mal d’équipe. Les séries sont une période de la saison où une équipe marche uniquement à la confiance. Philadelphie a acquis énormément de confiance à la suite de sa qualification face aux Penguins. Un repos était certes nécessaires au regard des multiples blessés présent dans leur rang. Néanmoins, une semaine, c’est long pour garder ce que les américains appellent le « momentum » de leur côté. Les Flyers vont vite devoir se remettre dans le bain. Les deux premiers matchs à domicile pourrait leur permettre de regagner cette confiance qui a du en partie s’évaporer quelque peu.

Philly demeure favori pour moi car ils ont été bien plus impressionnant que les Devils sur leur premier tour. Surement que le fait d’éliminer un prétendant direct à la Stanley Cup a joué là dedans. Il n’empêche que je trouve cette équipe des Devils bien trop limite. Ses leaders de la saison régulière prennent du temps à retrouver leur verve dans les séries. Parise ne marque plus autant et Ilya Kovalchuck n’a comme match référence que le match n°6. New Jersey aura grandement besoin de ces individualités pour déjouer la défense pennsylvanienne.
Et puis avec un Claude Giroux qui vole depuis le début de la saison, il apparait assez difficile de ne pas voir en « G » le vrai facteur X qui pourrait faire basculer cette série en faveur des Flyers.

PrédictionFlyers en 5.

(#2) Saint-Louis Blues     VS.     Los Angeles Kings (#8)

Voila une affiche de demi-finale des plus surprenantes! Pas grand monde pouvait s’attendre à voir Blues et Kings se disputer une place en finale de la conférence Ouest. Mais les faits sont là et personne ne peut dire qu’une de ces deux équipes a volée sa place à ce niveau de la compétition.

Les Kings sont sans aucun doute la plus grande surprise des série. Cette équipe qui a été si moyenne, si frustrée offensivement durant la saison régulière est en train de trouver son salut en série grâce à une brigade défensive et un goaltending impressionnant. Jonathan Quick n’a pas volé sa nomination au trophée Vézina quand on voit ce qu’il a été capable de faire face à l’une des meilleures attaques de la ligue nationale, les Vancouver Canucks. Côté Blues, on s’appuie également sur le goaltending et la défense pour faire la différence dans cette série.

On le voit bien, ces deux équipes se ressembles énormément dans leur approche du jeu. Ce duel promet d’être intéressant et montrera quelle équipe est finalement la plus complète pour pouvoir se mesurer à la finale de la conférence Ouest. Personnellement je donne un petit avantage aux Kings dans cette série. Los Angeles a une bien meilleure profondeur offensive, ce qui pourrait faire une énorme différence. Le problème est que cette constatation n’est vrai que sur le papier. En réalité, l’offensive de Los Angeles a été bien décevante tout au long de la saison. Alors comment puis-je dire que les Kings ont une attaque bien plus profonde que celle de St Louis? Offensivement Los Angles a un potentiel énorme. Avec des joueurs comme Kopitar, Brown, Williams, Richards, Carter, on peut tout être sauf l’avant dernière meilleure attaque de la ligue. Pourtant c’est ce que Los Angeles a été cette saison.

Lors de la série facer aux Canucks, cette belle endormie s’est en partie réveillée. Des joueurs comme Dustin Brown ou Mike Richards ont été décisifs. Je m’attend donc à voir d’autres stars en faire de même face aux Blues. Attention néanmoins aux blessures de quelques uns et notamment de Jeff Carter qui joue ces séries avec une cheville douloureuse.

Prédiction : Los Angeles en 7.

(#3) Phoenix Coyotes     VS.     Nashville Predators (#4)

Voilà que les Coyotes accèdent pour la première fois de leur histoire dans le désert à un second tour en séries. Belle surprise que ces Coyotes qui vont rencontrer des Predators qui après les éliminations de Vancouver, Détroit, Pittsburgh et Boston font vraiment office de favoris à la succession des Bruins.

Nous voici encore avec une série où les gardiens seront déterminants dans son dénouement. Pekka Rinne a été parfait pour les Predators au court de la saison régulière et l’est encore durant les playoffs. Le grand portier finlandais y est pour largement dans la qualification des siens face aux expérimentés Red Wings. Pour les Coyotes, c’est une vrai révélation qu’est Mike Smith. Le gardien américain a éclaboussé la série face aux Blackhawks par son talent. Doté d’une confiance à toute épreuve il est capable de porter les Yotes sur ses épaules durant ces playoffs.

Plus globalement, je pense que Nashville a un avantage certains dans ces séries. Je ne veux pas utiliser les matchs qui se sont déroulés avant que je vous délivre mes prédictions, mais la maitrise du match numéro 1 par les Predators est un bon indicateur sur leur maitrise technique de cette série. Toute les cartes sont en main pour les Preds, à eux de les abattre correctement. Phoenix est une équipe capable de marquer et de piquer là où ça fait mal aux moments les plus opportuns.

PrédictionNashville en 6.

Stanley Cup Playoffs : Quarts de finale Ouest – mes prédictions.

Comme promis me voici aujourd’hui pour vous délivrer mes prédictions sur les quatre quarts de finale de la Conférence Ouest. N’oubliez pas que les playoffs débutent dès ce soir avec en ouverture la série détonnante entre les Flyers et les Penguins. En plus de ce match ce sont d’ores et déjà deux séries de la conférence Ouest qui vont démarrer ce soir. Mais chaque choses en son temps, on commence par mes prédictions pour cette conférence Ouest :).

(#1) Vancouver Canucks VS. Los Angeles Kings (#8)

Voici une série qui peut s’avérée être très intéressante! Revoici les Canucks qui pour une année de plus on l’étiquette de premier de la ligue dans leur dos. Mais cette année les choses semblent avoir changer dans le bon sens pour Vancouver. En effet, plus de gros battage médiatique derrière la franchise de la Colombie-Britanique. Les médias canadiens ont bien compris qu’il en avaient trop fait derrière cette la saison dernière et que cette frénésie avait peut être déservie les « nucks ». Il faut également dire que le feuilleton du retour de Sidney Crosby a déplacé l’attraction médiatique sur les Penguins cette saison.

Vancouver a très peu bougé cette saison en ce qui concerne son effectif; un peu comme Boston. Néanmoins, avant de débuter ces séries, ils vont devoir se passer d’un de leurs jumeaux! Daniel Sedin (Thelma ou Louise?) souffre d’une commotion cérébrale suite à un coup de coude asséné par le défenseur des Blackhawks, Duncan Keith. Aux dernières nouvelles, Sedin était près de revenir mais il aurait connu une rechute pas plus tard qu’hier. Il semble donc que Henrik Sedin devra se passer de son frérot adoré, chose inédite en série pour les Cancuks. Parviendront-ils à faire marche la machine avec un seul Sedin? J’ose penser que oui. Egalement, pas mal d’yeux seront tournés vers Roberto Luongo qui, pour certains encore, est toujours tenu comme responsable de la défaite en finale la saison dernière. Lou a une chance inouïe de prouver qu’il est réellement un gardien capable de mener à lui tout seul son club au graal.

A Los Angeles on s’est fait peut tout le long de la saison régulière. Pourtant le recrutement était audacieux et certains (parmi lesquels moi) s’accordaient à dire que les Kings pourraient être la surprise de la saison! Quand on a dans son effectif des joueurs comme Kopitar, Brown, M.Richards, Gagné, J.Williams, Doughty ou encore Jonathan Quick au gardien, on fait tout simplement parti des favoris. Qui plus est, l’acquisition de Jeff Carter en provenance des Columbus Blue Jackets en échange de Jack Johnson ne fait qu’ajouter du talent à cette formation. Mais malgré cette avalanche d’attaquants de talent, les Kings font parti des équipes qui marquent le moins dans la NHL. Seul les Wild on fait pire qu’eux en terme du but inscrits.

Alors la réaction de l’attaque des Kings risque d’être très déterminante dans cette série. Si tous ces joueurs de talents arrivent à enfiler les perles, il se pourrait que cette série aboutisse sur une vrai surprise. Egalement, l’impact des gardien sera primordial. Quick a réalisé une saison formidable pour les Kings et c’est grâce à lui si cette équipe qui marque que très peu a pu se qualifier pour les séries. Il est même pour certains l’outsider principal à Henrik Lundqvist dans l’obtention du trophée Vézina.

Cette série dépend plus des Kings que des Cancuks à mon goût. Les variables sont beaucoup plus ouvertes du côté de LA. Si leur attaque se débride on pourrait avoir une vraie surprise. Néanmoins cette hypothèse a peu de chances de se réaliser en un si bref laps de temps; et je ne vois pas Jonathan Quick, malgré sa saison exceptionnel, tenir les nucks à distance le temps que les buteurs californiens débloquent leur gâchette.

Prédiction : Vancouver Canucks en 6.

(#2) Saint-Louis Blues VS. San José Sharks (#7)

Pas grand monde pensait voir les Blues en série cette année et qui plus est si haut dans le classement! Les Blues sont l’une des très bonnes surprises de la saison. Mené par Ken Hitchcock qui a l’expérience de nul autre coach de la ligue en série, cette équipe pourrait, malgré son inexpérience des séries, faire mal dans ces playoffs.

Si vous ne savez pas où classer cette équipe des Blues, sachez qu’avant tout cette équipe est tout ce qu’il y a de collectif. Pas une superstar dans cette formation des Blues mais des joueurs qui se font confiance et qui ont une vraie chimie entre eux. Ken Hitchcock en est l’alchimiste! J’ose le dire, St Louis a tout les ingrédients pour faire un run dans ces playoffs : une attaque acceptable, un défense extrêmement solide (la meilleur de la ligue), de bonnes unités spéciales et surtout un tandem de gardiens comme nuls autres dans la ligue. Elliott et Halak portent les Blues sur leurs épaules depuis le début de la saison. Jouer en sachant que l’on a un véritable mur dans ses cages, ça libère! Ces deux là peuvent assez aisément mener les Blues loin dans les séries. Qui plus est, Jaroslav Halak a déjà l’expérience d’un long run où il a à lui tout seul mené son équipe : c’était en 2010 avec les Canadiens!

En ce qui concerne les Sharks, j’ai un mauvais feeling sur cette équipe. Pendant longtemps habitués à la tête de la division pacifique, cette année les Sharks on accusés le coup durant toute la saison. Ayant décidé de réaliser deux gros échanges avec le Wild durant l’été, San José s’est peut être tiré une balle dans le pied en attirant Brent Burns et Marty Havlat. Les Sharks souffrent surtout cette saison d’un déficit défensif chronique. Cette équipe ne fait tout simplement aucun effort sur le plan défensif et elle se fait bien trop avoir dans son dos. De ce que j’ai vu en cette fin de saison de ces Sharks, je ne les vois pas réaliser quelque chose dans ces playoffs. Qui plus est il n’ont gagnés aucun de leur quatre matchs de saison régulière face aux Blues.

Cette série pourrait aller très vite! Saint-Louis est une équipe soudée, où tous les joueurs se sacrifieront les uns pour les autres. Seul éléments qui pourrait me freiner sur leur compte : l’inexpérience! Mais je fais confiance à Hitch pour leur enseigner rapidement. Les Sharks sont tout l’inverse de cette équipe et ils devront se reposer sur des individualités pour réaliser quelque chose dans cette série. Mais j’ai tellement un avis négatif sur cette formation que je ne les vois faire quelque chose … pas même gagner un match!

Prédiction : Saint-Louis Blues en 4.

(#3) Phoenix Coyotes VS. Chicago Blackhawks (#6)

Une série qui pourrait être bien plus intéressante qu’elle n’en a l’air. Les Coyotes sont arrivés, après 2 saisons consécutives en séries, à remporter le titre de la division pacifique qui jusque là était trusté par les Sharks de San José. Dans cette division littéralement serrée, les hommes de Dave Tippet n’ont pas relâchés leurs efforts et toute l’évolution mise en marche depuis 2009 et l’arrivée de Dave Tippet. Pour la première fois de l’histoire de cette franchise, il auront donc l’avantage de la glace dans une série des playoffs et ils espèrent que cet avantage leur permettra, également pour la première fois, de dépasser le stade des quarts de finale de conférence.

Mais Phoenix doit encore jouer avec la situation hors glace qui est toujours aussi incertaines. Actuellement on nage en plein marasme où chaque jour des rumeurs allant soit vers l’arrivée d’un nouvel investisseur, soit vers l’hypothèse du déménagement, débarquent. Autant dire que pour les joueurs la situation est assez complexe à gérer. Mais vous me direz, après 3 ans d’incertitudes sur la gouvernance des Yotes, on peut dire que les joueurs savent comment gérer cette pression. C’est particulièrement vrai quand on voit la saison que réalise le jeune gardien Mike Smith.

Du côté des Blackhawks, la situation a été surtout freinée par la blessure de leur capitaine, Jonathan Toews. Jusqu’au début de l’année 2012, les Blackhawks étaient tout simplement irrésistibles et ont dominés la conférence Ouest pendant un petit moment. Mais des blessures ponctuelles sont venues contrarier la belle dynamique des Hawks. Et puis est arrivée cette fameuse série de défaite qui a fait plonger les Blackhawks vers le milieu de la conférence Ouest. Chicago a su limiter les dégâts pour se qualifier assez confortablement. Néanmoins l’état de santé de Jo Toews est toujours une question en suspend. Mais ce qui pourrait bien couter cette série aux Hawks c’est bien l’absence d’une hiérarchie certaine dans son duo de gardien. Aucun d’entre eux n’aura réalisé un blanchissage lors de la saison régulière; malchance ou juste carences techniques, le fait est que cette non-stat doit trotter dans la tête de Ray Emery et Corey Crawford. Leur performances seront à surveiller de très près …

En ce qui concerne le sort de cette série, je pense que cette équipe de Phoenix est très emmerdante à jouer. Même si les Yotes ne sont pas des mangeurs de rondelle comme le sont les Hawks, il n’en demeure pas moins que ce sont des assassins de premier plan. Et quand on connait les égarements défensifs de l’équipe de Joël Quenneville dans un match, il y a de quoi trembler du côté de Windy City. Voilà pourquoi je pense que cette série pourrait bien tourner en faveur de Phoenix, surtout quand on voit les dernières performances de Mike Smith.

Prédiction : Phoenix Coyotes en 7.

(#4) Nashville Predators VS. Détroit Red Wings (#5)

Une série qui devrait être très intéressante et au plus haut point. Deux rivaux de la division centrale, cette série promet d’être détonante! Les Predators se sont vraiment donnés les moyens de voir loin dans ces playoffs en attirant des joueurs comme Hal Gill, Andreï Kostitsyn ou Paul Gaustad lors de la trade deadline. Mais c’est bien le retour d’Alexander Radulov vers la franchise du Tennessee qui pourrait peser lourd et sera un atout non négligeable dans ces séries.

Nashville fait office désormais d’équipe « pleine » de cette NHL. A l’instar de Pittsburgh, Vancouver, Philadelphie, Saint Louis, New York ou encore Boston, ils disposent de tous les arguments possibles qui pourrait faire d’un un champion début juin prochain : un gardien de haut rang, une défense robuste et une attaque productive. David Poile, le DG des Preds, a mis tout de son côté lors de la trade deadline pour permettre à son équipe de bonifier sa réussite de la saison dernière : le fait de dépasser pour la première fois de leur histoire le premier tour des séries. Menés par l’expérimenté Barry Trotz, Nashville a tout pour faire office d’épouvantail.

Mais si au final l’épouvantail ça serait les Red Wings? Cette équipe de Red Wings, je ne connais aucune franchise dans la NHL qui souhaiterait la rencontrer! Détroit entame cette saison sa 21ème participation de suite aux playoffs. Tout bonnement exceptionnel! Cette équipe synthétise à elle seule l’expérience accumulée au cours de toutes ces qualifications. Menés par l’increvable Nick Lidstrom, les Red Wings demeurent une équipe avec des ambitions réelles et avec les joueurs pour les faites valoir. Attention Nashville car le magicien Pavel Datsyuk pourrait encore frapper!

Beaucoup de monde craint que l’expérience des Red Wings fasse au final basculer cette série dans l’escarcelle de Hockeytown. Mais arrivée d’un moment j’ai juste envi de dire fuck l’expérience! Si l’expérience paierait à chaque fois en série ça se saurait. Et si l’expérience était si primordiale alors pourquoi Détroit n’est pas champion chaque année? … Bon je sais le raisonnement est un peu tiré par les cheveux mais vous comprenez mon raisonnement : l’expérience peut être un élément faisant basculer une série mais en aucun cas il peut en être l’élément primordial. C’est pour cela que je pense que la maturité et la qualité de l’effectif de Nashville finira par payer. Mais ne vous attendez pas à un « sweep » car il faudra vraiment cravacher pour sortir une équipe comme Détroit qui n’abandonne jamais.

Prédiction : Nashville Predators en 7.

Stanley Cup Playoffs : Quarts de Finale Est – mes prédictions.

Ce qu’il y a d’amusant chaque année avec les playoffs, c’est de prédire l’issue de chacune des séries et quand ça commence dès les quarts de finale ça nous donne un paquet de séries à prédire. Tout passe à la loupe dans chacune des séries pour déterminer avec le plus d’informations possibles l’issue de chacune d’entre elles. Dans ce nouvel article, c’est ce que je vais essayé de faire. Mais si vous lisez ce blog depuis un petit moment, vous ne serez pas étonnés si ces prédictions s’avèrent fausses :p.

(#1) New York Rangers   VS.    Ottawa Senators (#8)

 Une affiche que peu de monde prévoyait en réalité! Les Senators étaient depuis un bon petit moment bien ancrés à la 7ème place de la conférence et s’apprêtaient à affronter leur rival de division, les Boston Bruins. Mais à la faveur d’un retour en trombe des Capitals pour se qualifier pour les séries et un petit coup de moins bien de leur part, les Senators sont descendus lors de la toute dernière journée de la ligue à la huitième place de la conférence Est.

Face eux donc le champion de la conférence Est – du moins pour la saison régulière – les Rangers de New York. La saison des Rangers a été magnifique. Ils ont réussi à tenir tête aux deux ogres de leur division, les Penguins et les Flyers. Pendant longtemps en tête de cette conférence, on a redouté un retour des Penguins sur le final. Néanmoins, la défaite des hommes de Dan Bylsma à une semaine de la fin de la saison régulière face aux Flyers a permis aux Rangers de garder la main et surtout de stopper la série de victoire des Penguins.

Pour se concentrer sur cette série, évidemment les Rangers partent largement favoris. Disposant d’une défense redoutable et d’un Henrik Lundqvist au sommet de son art cette saison, il sera difficile pour cette équipe d’Ottawa de passer la muraille de Broadway. Mais à défaut de disposer d’une défense aussi solide, les Senators peuvent se targuer des bonnes stats de son attaque en saison régulière (5ème à égalité avec les Canucks). Cette attaque des Senators a surtout était dynamisée par la saison exceptionnelle du jeune défenseur Erik Karlsson. Le suédois est même en course pour décrocher le trophée Norris, récompensant le meilleur défenseur de la saison. L’entrée dans ces séries d’Erik Karlsson conditionnera la dynamique des Senators. S’il s’avère aussi précieux dans la construction des phases offensives qu’en saison, la série pourrait bien s’éterniser.
Chez les Rangers, tout ce que l’on espère c’est que la solidité du groupe équipe soit toujours aussi intacte qu’en saison régulière. Cela passe par une défense toujours aussi énorme en ce qui concerne le blocage des tirs. Ceci pourrait bien frustrer l’attaque des Senators, le point fort de cette équipe. Derrière on espère disposer d’un Marian Gaborik en santé et surtout d’un Brad Richards montrant enfin toute l’étendue de son talent.

En ce qui concerne l’issue de la série, j’y vais avec les Rangers! Le Madison Square Garden est redevenu un fort quasi imprenable. Comparé à la saison dernière, c’est un virage à 180° pour les hommes de John Tortorella. Quant on connait l’importance de l’avantage de la glace dans les séries, cet élément n’est pas à négliger. De l’autre côté les Senators ont montrés toutes les peines du monde à s’imposer régulièrement à la Scottiabank Place.

Prédiction : New York Rangers en 5.

(#2) Boston Bruins    VS.    Washington Capitals (#7)

La saison dernière, cette affiche aurait été une finale de conférence avant l’heure. Oui mais voilà, les Caps ont connus une saison bien difficile. Cela faisait longtemps que ça ne leur était pas arrivé, sans doute depuis l’arrivée d’Alex Ovechkin. Bruce Boudreau a été prié de quitter le navire à la fin du mois de Novembre et c’est l’inexpérimenté au niveau NHL Dale Hunter qui a pris sa place. Même si l’effet Hunter ne s’est pas du tout fait sentir, il a quand même réussit à remonter ses troupes pour ne pas finir en dehors des 8 premières places et connaitre un vrai désastre.

Du côté de Boston la saison a été assez tranquille. Après un début de saison raté, les hommes de Claude Julien se sont parfaitement rattrapés et ont enchainés une série de 25 victoires, 4 défaites et une petite défaite après prolongation, tout ceci du début Novembre jusqu’à la mi-janvier. Le reste de la saison a été un peu plus timorée pour le champion en titre, à un tel point qu’Ottawa était parvenu à la mi-mars à leur passer devant et à prendre les rennes de la division nord-est. Mais Boston a su parfaitement réagir, mettre un dernier coup de collier pour finalement confirmer leur leadership dans cette division et s’en emparer pour la deuxième année consécutive.

En ce qui concerne les Caps, l’échec d’une grande partie de la saison est du aux multiples blessures, et notamment des joueurs clefs. Avec Nicklas Backstrom out et Mike Green out, difficile d’espérer connaitre une saison faste. Orphelin de tous ses lieutenants, « Alex the Great » a connu une saison extrêmement moyenne. Il faut également ajouter à cela la prise de poid notable de la star russe qui s’était vraiment transformé en vrai rockstar avec ses caprices. Certains pensent toujours que le congédiement de Bruce Boudreau à quelque chose à voir avec le Russe. Depuis, Ovie a perdu pas mal de livres et a recommencé à marquer lorsque son équipe avait besoin de lui.

Pour ce qui est de la série, Boston peut se targuer de son expérience : ils ont déjà empruntés la voie royale la saison dernière et ils peuvent bien le refaire cette saison. En ce qui concerne les Caps, la dynamique joue en leur faveur. Souvent, les équipes se qualifiant in-extremis pour les séries ont bénéficiaient lors du premier tour de la dynamique du push pour les dernières places pour les séries. Je vois un peu cette série comme cela. Ovie n’inspire plus autant de crainte de la part des autres équipes or c’est une belle erreur. Ovechkin c’est un peu comme une caldeira éteinte depuis des millions d’années et qui va forcément se réveiller et tout dévaster! Si Ovie se réveil bel et bien dès ce premier tour, les Bruins pourraient tomber de très très haut.
Pour ce qui est des gardiens, Timmy Thomas a connu quelques problèmes de performances ces derniers temps. Même si Tukka Rask a assuré un bel intérim, ce dernier n’a pas toute l’expérience souhaitée en série. De l’autre côté c’est un peu la même chose avec un Thomas Vokoun bien muet tout au long de la saison. Ne vous attendez pas à une série de gardiens! Cette série se jouera à coup sûr sur l’impact physique et l’offensive, bref une série bien débridée comme les aimes Ovie!

Prédiction : Washington Capitals en 6.

(#3) Florida Panthers     VS.    New Jersey Devils (#6)

C’est sans aucun doutes la série la moins sexy de ces quarts de finale! Les Panthers sont l’équipe surprise ou cendrillon de ces playoffs 2012. Après un été faste marqué par la signature d’une ribambelle de joueurs libres, le DG Dave Tallon a réussit à ramener cette équipe en  séries, soit 12 ans après leur dernière participation. Pour leur retour parmi la joute printanière, ils devront faire face aux Devils qui reviennent en série par la grande porte après avoir connu l’une des plus mauvaises saisons de la franchise l’année dernière.

Les Panthers sont l’équipe surprise mais également l’équipe qui suscite énormément d’interrogations.Pas forcément un bonne attaque, ni une défense remarquable, on a du mal à donner aux Cats un attribut. Cette équipe est une équipe bien moyenne qui a su profité du gouffre béant dans la division sud-est provoqué par la non-saison des Caps. Et même si l’on creuse plus loin, cette équipe n’a pas vraiment un point fort sur lequel se reposer; peut être le PP et encore … On le voit bien, à l’orée de renouer avec les séries, les Panthers n’ont vraiment aucune certitudes, ni leader sur lequel se reposer.

En face d’eux se présentes les très expérimentés Devils. New Jersey c’est une franchise phare de la fin des 90’s et du début des années 2000. Ayant remportés 3 Stanley Cup en l’espace de 8 ans, cette équipe a pendant longtemps été reconnue pour ses performances défensives impressionnantes. Seul rescapé de cette époque, Martin Brodeur, le gardien! Elue meilleur joueur de la dernière décennie, le gardien québécois n’a pas encore envie de partir à la retraite. Grand artisant des succès en séries de sa franchise, il va essayé de montrer une année de plus que même du haut de ses 39 ans il est encore capable de voler certains matchs.
Mis à part ça, New Jersey est une équipe beaucoup mieux structurée que l’année passée. Peter DeBoer, ancien head coach des Panthers, a réussit à apporter une nouvelle identité à cette équipe et un système de jeu qui leur convient. Là dedans, avec un Zach Parise enfin en santé, les Devils sont une équipe solide de la conférence Est. Egalement, la production offensive d’Ilya Kovalchuck commence enfin à exploser et son contrat juteux de la fin 2010 commence à porter ses fruits pour la franchise du New Jersey.

Florida a l’avantage de la glace, mais leur inexpérience criante en playoffs pourrait se payer rapidement cash. Ils affrontent l’une des franchises ayant participe le plus régulièrement aux séries dans la NHL. Difficile de prendre part surprise cette équipe de New Jersey. Personnellement je ne vois pas comment les Devils pourraient passer à côté d’une qualification. Tout résultat contraire serait un énorme échec quand on sait qu’ils auraient pu tomber face aux Bruins, aux Rangers, aux Penguins ou encore aux Flyers.

Prédiction : New Jersey Devils en 6.

(#4) Pittsburgh Penguins     VS.     Philadelphia Flyers (#5)

THE série de ce premier tour de playoffs! Une finale de conférence avant l’heure! Gare à la défaite pour l’une de ces deux formations car ça serait une énorme désillusion. Les Flyers et les Penguins, c’est la bataille de la Pennsylvanie. Deux équipes qui ne peuvent pas se supporter et qui aime se détester réciproquement. La tension est monté depuis désormais deux semaine et le match chaud bouillant entre ces deux formations qui a débouché sur une bagarre montre et un explication très très musclée entre les coachs de chacune des formations. Cette série – comme à chaque fois que ces franchises se rencontrent – sent d’ores et déjà la poudre!

Dans toute cette excitation, ce sont les Penguins qui partent favoris. Pittsburgh fait office de favoris depuis le retour de son capitaine, Sidney Crosby. Les Pens étaient déjà irrésistibles sans lui et menés par le russe Evgeny Malkin. Mais depuis que le « Kid » est de retour, Pittsburgh semble inarrêtable ! Ils disposent de tous les éléments nécessaires pour aller jusqu’au bout : un gardien d’expérience, une défense robuste, un PP effrayant, une profondeur d’effectif certaine et des stars capable de se sublimer sur certains matchs.

De l’autre côté, Paul Holmgren a réussi son pari de l’inter-saison. Ayant échangé Mike Richards et Jeff Carter, la saison des Flyers s’apprêtait à être plus complexe que prévue. Holmgren a décidé à ce moment là de construire son équipe pour l’avenir et surtout du faire du ménage dans son vestiaire qui véhiculait une mauvaise ambiance depuis la finale perdu de la Stanley Cup en 2010. L’arrivée des jeunes joueurs n’a pas encore payée mais ils ont montrés que toutes les bonnes choses que l’on pensait d’eux n’étaient pas une erreurs. Le leadership de cette équipe a été aussitôt transféré à des gars comme Chris Pronger, Kimmo Timonen et l’excellent Claude Giroux. Avec la blessure précoce de Prongs, ce sont Giroux et Timonen qui ont menés cette équipe, épaulés par la légende Jaromir Jagr.
Jagr il faut sans aucun doutes en parler lors de cette série. Ex-légende des Pens, les fans de ces derniers ont très mal vécus le retour du tchèque en NHL chez l’ennemi juré. A chacune de ses sortie dans le Consol Energy Center de Pittsburgh, Jagr a été copieusement conspué. La star tchèque a fait abstraction de tout cela. Il compte bien apporter son expérience très précieuse à cette jeune équipe des Flyers, lui qui a gagné deux fois la Coupe Stanley avec les Penguins.

La série devrait s’avérer extrêmement serrée. Finalement c’est le tirage le plus défavorable pour les Penguins. Même si historiquement ils s’en sortent plutôt pas mal face aux Flyers, il ont derrière leur dos pour débuter ces séries l’étiquette de grand favori. Peuvent-ils paraitre aussi dominant et assumer leur statut d’équipe à battre? C’est la grande question de cette série. Attention également à l’impact d’un gars comme Ilya Bryzgalov, le gardien des Flyers. Le russe a été très décrié après son arrivée à Philly, équipe connue pour collectionner les gardiens minables. Mais depuis la début Mars, Mr Universe – comme on le surnomme depuis la série 24/7 – montre pourquoi Paul Holmgren l’a payé si cher. IL se pourrait bien qu’il puisse dégouter les attaquants de Pittsburgh sur un ou deux matchs de cette série.

Au final je vois plus une grosse surprise se produire dans cette série. Pittsburgh est décrié dans la ligue et notamment depuis quelques jours après les épisodes Orpik/Stepan et notamment l’épisode Milbury et Berube. Pour la quasi-totalité des formations de la ligue, cette dernière essaye d’entourer cette formation d’une véritable bulle qui a pour effet de sanctionné immédiatement toute personne tentant de la percer. Le dernier en date à avoir subit les foudres de la ligue pour avoir voulu démolir un temps soit peu l’image idyllique des Pens est l’entraineur des Rangers, John Tortorella.

Prédiction : Philadelphia Flyers en 7.

Le reste de mes prédictions, pour la conférence Ouest, seront mises en ligne sur mon blog dès demain. Restez branché et surtout n’hésitez pas une seconde à dire que vous partagez ou que vous critiquez mes avis sur ces quarts de finale de la conférence Est. Pour cela rien de plus facile, cliquez sur le petit onglet commentaire présent en haut à droite de chaque article ;).

In or out? Prédictions pour les séries 2012 …

Dans un peu moins d’un mois la saison régulière de la NHL toucher – déjà- à sa fin! Seulement une quinzaine de match reste à jouer pour la plupart des équipes de la ligue. On est donc clairement dans la dernière ligne droite et la moindre série de défaite peut mettre un terme à un effort initié depuis maintenant 5 mois. Certaines équipes sont quasiment sûre de prendre part à la joute printanière de la ligue nationale, en revanche pour certaine il faudra sortir la photo finish pour voir qui pourra prolonger sa saison de quelques matchs …

En tout cas pour déterminer les équipes que je vois terminer dans les 8 premières de chacune des conférence, j’ai pris à chacune d’entre elles et j’ai regarder le reste de leur calendrier. Je dois avouer que je n’ai pas forcement pris en compte le facteur de la série de match, car certaines de ces franchises qui se battent encore pour ne pas se faire éliminer vont avoir des séries corsées face aux meilleures équipes. Ainsi une telle séries face à des équipes intouchables chez elles pourrait littéralement liquider certaines équipes pas forcément à l’aise avec leur jeu.

En tout cas voici comment je vois les deux conférence au soir du 7 avril prochaine :

Conférence Est :

  1. New York Rangers: 115pts
  2. Boston Bruins : 107pts
  3. Winnipeg Jets : 90 pts
  4. Pittsburgh Penguins : 105pts
  5. Philadelphia Flyers : 103pts
  6. New Jersey Devils : 97pts
  7. Ottawa Senators : 94pts
  8. Florida Panthers : 90pts
  9. Washington Capitals : 88pts
  10. Tampa Bay Lightning : 83pts
  11. Buffalo Sabres : 82pts
  12. Toronto Maple Leafs : 81pts
  13. Carolina Hurricanes : 73pts
  14. New York Islanders : 73pts
  15. Montréal Canadiens : 72pts

Pas facile de départager les Jets, Panthers et Caps. Il y a quelques jours je regardai un match des Caps et je ne voyais pas comment cette équipe ci serait capable d’accrocher les séries tant leur jeu est timoré offensivement et leur défense extrêmement perméable. Et voici qu’hier soir il s’en vont chercher une victoire inattendue au TD Garden de Boston, et dans le temps réglementaire s’il vous plait.
L’obtention de la 3ème place pour les Jets est conditionné à un sans faute à domicile et à des victoires face à des équipes à porté à l’extérieur. Winnipeg se doit de gagner à l’extérieur contre des équipes plus mal classés qu’eux sous peine de finir sur la 9ème marche.

Conférence Ouest :

  1. Vancouver Canucks : 116pts
  2. Saint Louis Blues : 115pts
  3. San Jose Sharks : 95pts
  4. Detroit Red Wings : 111pts
  5. Nashville Predators : 105pts
  6. Dallas Stars : 95pts
  7. Chicago Blackhawks : 92pts
  8. Phoenix Coyotes : 88pts
  9. Los Angeles Kings : 88pts
  10. Calgary Flames : 88pts
  11. Colorado Avalanches : 86pts
  12. Minnesota Wild : 78pts
  13. Anaheim Ducks : 76pts
  14. Edmonton Oilers : 70pts
  15. Columbus Blue Jackets : 61pts

La course à la huitième place sera serrée jusqu’à la fin et j’ai bien peur qu’elle se joue au nombre de victoires dans le temps réglementaire. A ce petit jeu là, avantage aux Coyotes pour le moment! Voilà pourquoi je favorise Phoenix par rapport à ses concurrents. Mais tout cela est également très volatile et qui sait dans quel sens la situation financière des Coyotes va-t-elle évoluée dans les semaines à venir? …

D’habitude je ne suis pas très clairvoyant en matière de prédiction, mais on va mettre ça sur le compte des série :p. En tout cas on verra au 7 mars si j’ai le bon tiercé, et qui plus est dans l’ordre 🙂

Prédictions 2011 : #1 Conférence Ouest – Vancouver Canucks

(photo : NHL.com)

Après plus de deux mois d’articles sur ce sujet, je termine aujourd’hui avec ce présent billet ma série d’articles concernant mes prédictions pour cette saison NHL 2011/2012, déjà entamée depuis bientôt 20 jours. J’espère que vous avez pris plaisir à lire les articles de cette série; en tout cas moi j’ai pris le plus grand plaisir à vous faire part de toutes mes prédictions pour cette année à venir. Alors je ne dis pas qu’elle sont à graver dans la pierre, loin de là. Ce sont avant tout des prédictions purement objectives avec une dose de subjectivisme qui ne peuvent bien sûr pas prendre en compte tous les aléas qui vont jalonner cette saison : blessures, suspensions, crises, … En tout cas ça sera amusant de se repencher sur ces prédictions au mois d’avril prochain.

Dernier article donc concernant l’équipe que je vois terminer en haut de la conférence Ouest. Ce n’est pas forcément de manière volontaire que j’ai placé les deux derniers finalistes de la Stanley Cup en haut de leur conférence respective. Concernant les Vancouver Canucks qui nous intéressent dans cet article, il s’agit plus d’une prédiction purement objective que dictée par les résultats de la saison précédente. Je m’apprête donc à vous parler des Canucks! Quand j’y repense c’est assez amusant … Vous pourriez trouver une dizaine de personne bien plus objectives que moi sur cette équipe … Enfin passons!

Depuis la saison dernière, Vancouver impressionne! Disposant du plus magnifique effectif de la NHL, l’équipe de la Colombie-Britanique a émerveillée bien du monde lors de la saison régulière 2010/2011. Leur beau rêve de conquête de la Stanley Cup était presque devenu réalité à la suite d’un beau run en playoffs. Malheureusement une équipe – une vraie – bien plus déterminée et bien plus en forme qu’eux leur a soufflé au match n°7 le « Lord Stanley Award » … enfin vous connaissez l’histoire. Cette saison Vancouver va réessayé de réaliser le même voyage que la saison dernière avec cette fois ci un atterrissage bien plus confortable.

Tous les leaders sont encore à Vancouver! Les frères Sedins les premiers. Les jumeaux suédois sont pour beaucoup dans la qualité de jeu cet effectif. Ce sont individuellement des armes redoutables. Alors mettez les ensembles, sur le même alignement, et vous obtiendrez une ligne où le centre et l’attaquant droit sont capable de se trouver les yeux fermés, au sens propre du terme. Les passes aveugles qu’ils sont capables de réaliser l’un pour l’autre devant le slot sont tout simplement hallucinantes. C’est beau mais ça ne reste que du hockey champagne. Si les « Sedin Sisters » souhaitent vraiment marquer l’histoire de la NHL ils devront être fort dans les moments où cette équipe ira mal. Pas mal de monde a critiqué Bobby Luongo à la suite de la finale de la Coupe Stanley à cause de ses trois prestations calamiteuses sur la glace du TD Garden. Il serait bien trop simple de cibler uniquement le goalie quand on pense que les frères Sedins (je dis bien LES frères) n’ont accumulés qu’un seul petit point dans cette série finale. C’est là que les Sedins doivent être capables de porter les Canucks. Toutefois ils demeurent des attaquants redoutables qui tutoieront les sommets des classements offensifs individuels cette saison.

La force des Nucks c’est aussi la profondeur de leur effectif. Des joueurs comme Mason Raymond, Ryan Kesler, Michael Samuelson (parti depuis quelques jours en Floride en retour de David Booth) ou encore Alex Burrows ont apporté un large plus à cette équipe. Ce sont pour tous des joueurs diaboliquement bon et qui s’épanouissent dans ce système de jeu. Burrows n’était peut être pas un joueur en haut de l’affiche avant l’arrivée d’Alain Vignault à la tête de cette équipe, mais désormais il a trouvé sa place et s’est affirmé comme le seul joueur dans cette équipe capable d’évoluer avec les frères Sedin. Ryan Kesler quand a lui est une superbe arme physique et offensive pour Vancouver. Cette année encore il devrait apporter sa taille au jeu de puissance des Canucks. C’est aujourd’hui à mon goût le meilleur centre de la ligue nationale devant la cage adverse. Il est grand, en impose physiquement, bref il a tout pour faire un superbe centre de première unité de supériorité numérique. Il s’est remis cet été d’une blessure à la hanche contractée durant les derniers playoffs. Il est revenu il y a peu au jeu.

Le seul secteur du jeu où cette équipe à bougée c’est la défense. On enregistre un départ à Vancouver, et non des moindres, celui de Christian Ehrhoff. Le joueur allemand a été laissé libre par les Nucks quand son contrat est arrivé à son terme le 1er juillet dernier. S’il n’a pas été retenu c’est parce que le staff des Canucks pense valablement de Keith Ballard est entièrement capable de tenir son poste sur le premier duo défensif aux côtés de Kevin Bieksa. Cette défense est encore et toujours composée de belles pièces : Sami Salo, Dan Hamhuis, Andrew Alberts, Alex Edler et j’en passe … La défense n’est pas une issue pour cette équipe qui connaît là aussi une profondeur remarquable. La saison dernière ils ont même été capable de jouer pendant quelques semaines avec seulement 3 défenseurs titulaires et 3 défenseurs rookies …

Mais là où le bas risque de blesser c’est au niveau des gardiens. Comme je l’ai dis en début d’article, Roberto Luongo a été extrêmement critiqué à la suite des finales de la Stanley Cup. Il faut dire qu’il a réalisé trois prestations indignes de son niveau du côté de Boston, ayant même été renvoyé par deux fois sur son banc avant le fin des matchs 4 et 6. Lou a certainement été très affecté par ces critiques. A croire que toute la responsabilité de cet échec en série finale reposait sur lui. Une chose est sûre, Lou risque d’être très mal à l’aise en début de saison. Toutes ses sorties seront observées de très près et à la moindre contre-performence il risque à nouveau d’être livrée en patûres aux critiques. Bref, Vancouver semble tenir par moment des mêmes traditions que Montréal … Heureusement que les Nucks disposent d’un backup qui mérite bien plus que ce titre, Corey Schneider. Le jeune goalie a prouvé plusieurs fois la saison dernière qu’il a les capacités de tenir régulièrement la cage des Canucks. Il ne faut quand même pas croire qu’il renverra Lou sur le banc pour une bonne partie de la saison régulière, mais si Bobby n’est pas capable de retrouver le niveau de performance qui était le sien la saison dernière, il se pourrait que la place de gardien soit un peu plus partagée …

Vancouver dispose encore et toujours du plus bel effectif de la NHL. Reste à savoir comment les Nucks ont vécu cet été où ils ont eu énormément d’occasions de refaire dans leur tête cette série finale, de ressasser toute cette déception. Alain Vignault l’a même confessé au début de la saison régulière : « J’ai passé 3 semaines où je n’ai pensé qu’à cette série finale ». La déception était encore plus grande que tout le monde les voyaient gagner cette coupe qui leur été promise depuis le mois d’octobre 2010.

Il n’est pas facile après un tel échec de retrouver toute la motivation pour repartir de l’avant. L’issue psychologique va être un élément déterminant dans la saison des Canucks. Le plus vite ils retrouveront des séries de victoire et le plus vite ils mettront cette énorme déception de côté. Je ne doute pas de leur participation aux séries cette année, mais quand à un retour en finale de la Stanley Cup … Il arrivera forcément un moment quand ils seront en série où ils repenseront à cette saison passé et à ne pas refaire les mêmes erreurs. Je craint pour eux une grande peur de mal faire cette saison. Ils savent qu’ils ont déçus et ils ne veulent pas rééditer cela. Mais à trop vouloir bien faire, par moment on se casse bien vite la gueule …

Les 5 joueurs à suivre à Vancouver :

– Henrik Sedin

– Daniel Sedin

– Ryan Kesler

– Keith Ballard

– Roberto Luongo

Prédictions 2011 : #1 Conférence Est – Boston Bruins

(photo : NHL.com)

Nous y voilà! On est dans la dernière ligne droite de ces prédictions et l’on arrive à la tête de la conférence Est. C’est un choix normal que de sélectionner au sommet de sa conférence les champions en titre, cette année les Boston Bruins. Néanmoins ce choix pourrait vite être remis en question pour des raisons que j’évoquerai dans cet article. Le fait est que voilà, les Bruins sont archi favoris pour occuper cette première place de la conférence Est avant le début des séries. Qui plus est, Boston a un devoir moral, je dirais même une obligation (de résultat), de se qualifier pour les playoffs et y défendre son titre.

Boston est devenu l’équipe à battre, rôle qu’endosse à chaque nouvelle saison le champion en titre de la Coupe Stanley. A ce titre Boston doit se préparer à être attendu à chacune de ses 41 sorties à l’extérieur de la saison et à faire face à une équipe qui veut inscrire sur son cahier de marque de la saison un « W » à côté de la mention du match contre les Bruins. Une chose pas facile à gérer pour un club, qui plus est en saison régulière. C’est pour cela qu’il est si difficile pour un champion en titre de répéter une saison de plus son exploit. La 2ème année demande tellement d’efforts, de sacrifices par rapport à la première qu’il est quasiment impossible de soulever une deuxième fois de suite le précieux sésame … à moins d’écraser la concurrence comme ce fut le cas pour les grandes équipes qui ont réussies cet exploit : les Canadiens dans les 70’s, les Islanders au début des 80’s, les Oilers durant les 80’s, les Penguins en 91 et 92 et finalement, les derniers en date, les Red Wings en 97 et 98.

Pour d’autres détracteurs, Boston va souffrir de la « malédiction » du champion de la coupe Stanley qui se bat toute la saison, jusqu’au dernier match, pour décrocher son ticket en série. Pas mal de monde a pris l’exemple récent des Blackhawks qui ont du attendre le dernier match de la saison régulière ( Dallas vs. Minnesota) pour savoir s’ils pourraient défendre leur titre. Mais ce que ces gens ont oubliés, c’est que la situation entre les Bruins et les Hawks est bien différente. Rappelez-vous, au sortir de la finale de la Coupe Stanley en 2010, Scotty Bowman, le DG des Hawks allait connaître un été ultra chargé face à la multitude de contrats qui arrivaient à leur terme. Scotty n’a pas eu d’autres choix que de se séparer de certains joueurs clefs du succès de Chi’town, parmi lesquels Dustin Byfulglien, Andrew Ladd, Antti Niemi, Cristo Huet.

A la différence des Hawks, les Bruins ont conservés la quasi-totalité de leurs joueurs champions de la Stanley Cup. Seuls Michëal Ryder, parti à Dallas, Thomas Kaberle, parti à Carolina, et Mark Recchi, jeune retraité, son parti. Peter Chiarelli, DG des Bruins, a attiré pour palier ces départs Joe Corvo et Benoit Pouliot. Ce sont les uniques changements dans cette franchise à l’intersaison. Donc oubliez toutes les comparaisons possibles et imaginables entre Bruins et Blackhawks s’il vous plaît! Boston dispose encore cette année d’une équipe intacte avec une solidarité certaine.

Mais la question est de savoir si concrètement les Bruins sont capables de le refaire? Pour des raisons extra-sportives, expliquées plus haut, certains disent non. Mais on peut également en douter pour des raisons uniquement sportives. La saison dernière les Bruins ont eu un parcours atypique dans leur conquête de la Stanley Cup. Ils sont passés proches d’une élimination face au CH, ils ont sweepés les Flyers, ils ont été jusqu’au match 7 face à Tampa et Vancouver. L’esprit d’équipe que l’on a vu apparaître vraiment lors de la finale de la coupe Stanley n’est apparu qu’à la suite de la victoire 4-0 face à Philly. Rappelez-vous, après le match n°2 perdu contre Montréal au TD Garden, on parlait déjà de qui allait être le remplaçant de Claude Julien.

On peut donc douter d’une répétition d’une telle conquête. Boston n’a pas montré durant la saison dernière des signes d’une équipe forte, solide tout au long de la saison régulière et des playoffs; juste à la fin des séries. Qui plus est ses adversaires directs ne pourrait pas connaître les mêmes déboires que la saison dernière. Philly s’est renforcé niveau gardien (ce qui les a plombés face aux B’s la saison dernière), Pittsburgh devrait récupérer Sid, Washington aura sûrement appris de ses échecs passés, Buffalo devrait rentrer dans la danse … Boston ne pourra pas emprunter deux fois de suite le même chemin et ils devront à nouveau démontrer leur talent pour aller au bout.Pour cela les Bruins doivent améliorer certains secteurs du jeu et notamment leur powerplay, anormalement inefficace durant les dernières séries. Beaucoup de monde prétendait que pour gagner la coupe Stanley il fallait être bon en avantage numérique, … Boston a prouvé le contraire. Ils ont passés les quarts et les demis avec un pourcentage en PP de … 0%!

Tim Thomas a sûrement été le principal artisan du succès des B’s la saison dernière. On en attend autant de lui cette saison. Mais à 37 ans, es-ce que l’américain est capable de ressortir une telle saison? Thomas est un gardien qui s’est affirmé tard. Il est arrivé en NHL il avait 28 ans! Son début de carrière il l’a passé en Europe, faute de sollicitude de la part des équipes professionnelles nord-américaines. Pourtant il a été drafté en 1994 par les Nordiques de Québec. A l’heure qu’il est, si les Nordiques l’auraient gardé les Avs ne souffriraient pas d’une inconstance chronique avec le poste de gardien de but … Mais ça c’est une autre histoire.

Timmy Thomas n’a jamais fait deux bonnes saisons … euh je devrais plutôt dire deux saisons exceptionnelles en NHL. Déjà en 2008/2009 ça saison avait été extraordinaire. Mais derrière, sa saison 2009/2010 est redevenue banale. Il avait alors du laisser la place pour une majorité de matchs au rookie Tukka Rask, aujourd’hui encore son backup. Tim Thomas va donc faire l’objet de toutes les attentions cette saison. Mais personnellement j’ai confiance en les performances de l’américain. Quand on le voit on ressent la sérénité, la confiance et l’expérience qu’il a acquis du haut de 37 ans. Thomas est certainement le plus cool des joueurs de la NHL, dans tous les sens du terme. Mais cette décontraction débordante lui a value sa belle saison dernière. Je crois que Timmy ne veux plus se prendre la tête et joue les matchs les un après les autres en prenant surtout énormément de plaisir. C’est un compétiteur mais dans le bon sens du terme. Personnellement je l’admire!

Les 5 joueurs à surveiller à Boston :

– Tyler Seguin

– Patrice Bergeron

– Milan Lucic

– Brad Marchand

– Tim Thomas