Stanley Cup Playoffs : Demi-finales – mes prédictions!

Avec un peu de retard, et je m’en excuse, voici mes prédictions pour ces demi-finales qui ont d’ores et déjà commencées pour 3 d’entre elles. Avant que tout ceci ne s’en aille trop loin, je trouve enfin quelques minutes pour vous faire parvenir mes prédictions. Je tiens à préciser que celle-ci n’ont nullement été changées au regard des matchs de vendredi et de samedi.
Le fait est que cette année, mes prédictions s’avèrent assez bonnes … comme quoi les traditions sont aussi faites pour être perdues :p. Avec sept bonnes prédictions sur huit, je ne m’en sort pas trop mal. Reste à améliorer les prédictions sur la longueur des séries où là je fais un zéro pointé! Anyway, tâchons d’être précis sur les équipes qui se qualifieront.

(#1) New York Rangers     VS.     Washington Capitals (#7)

C’est la revanche de la série de la saison dernière! Il y a un an, Rangers et Caps se rencontraient dès le premier tour des séries à l’Est dans une série des plus serrée et avec bien plus d’engagement que ce que l’on en attendait. Les Rangers montraient déjà leur visage d’équipe solide défensivement, ce qui a fait leur succès cette saison. Les Capitals étaient à cette époque littéralement irrésistible et sortaient d’une saison pleine. Cette année, les choses ont bien changées puisque les Rangers ont pris la place de leur adversaire de demi-finale au classement de la saison régulière. Côté Caps, après une saison régulière difficile, Ovie et ses coéquipiers sont en train de sauver leur saison avec cette qualification pour le second tour des séries.

Washington a été un tombeur assez surprenant des Bruins, champions en titre. Sur ce blog je vous annonçais une série très engagée sur le plan physique et très offensive. Pour le premier élément, je ne m’étais pas trompé, mais pour l’offensive ont a été bien déçu dans une série où finalement, contrairement à ce que j’en pensais, les gardiens ont volés la vedette aux attaquants. La révélation de cette ronde a été sans équivoques le jeune Braden Holtby, gardien des Capitals. Déjà impressionnant sur la fin de la saison régulière des Caps, le jeune gardien de seulement 22 ans a pris au pied levé la place d’un Thomas Vokoun blessé avec brio. Avec un pourcentage d’arrêts aux alentours des 93%, il est littéralement impressionnant dans ces playoffs.

Pour New York, les choses ont été bien plus complexes que prévu face aux Senators. Excès de confiance? Pas forcément! New York savait très bien à quoi s’attendre face à un 8ème qui n’avait rien à perdre. Ottawa fait parti des surprises de la saison notamment au regard de sa saison précédente où ils avaient terminé dans la cave de la conférence Est. Ce sera finalement au bout du match n°7 que New York décrochera son ticket pour le second tour des séries.
L’attaque des Rangers aura été largement frustrée dans cette série avec un Craig Anderson étonnamment performant dans les cages ontariennes. Hormis un très bon Brian Boyle, les attaquants new yorkais ont éprouvés les plus grandes peines du monde à débloquer le compteur but face aux Sens. Des gars comme Gaborik, Anisimov, Stepan, Fedotenko ou encore Dubinsky n’ont inscrit que 2 petits buts à eux tous! Ceci montre deux choses : cette attaque n’est clairement pas en confiance et surtout la profondeur offensive a semblée faire défaut dans cette série.

Maintenant, New York démarre une toute nouvelle série! Mais le fait est qu’en face de leur route se dresse un jeune gardien plein de culot qui enchaine les performances de haut-vol matchs après match. Ceci n’a pas de quoi redonner toute la confiance que l’attaque des Rangers a besoin. C’est une série qui peut s’avérée être complexe pour les Rangers s’ils continuent à être aussi peu productifs sur le plan offensif. Holtby et Lundqvist sont largement capable de voler des matchs à eux seuls. Ce sera clairement une série où la production offensive sera déterminante; d’où mon inquiétude pour ces Rangers là.

Si les Rangers veulent passer outre les Caps, leur rigueur défensive qui a été exceptionnelle tout au long de cette saison devra être sans faille.

Prédiction : Washington en 6.

(#5) Philadelphia Flyers     VS.     New Jersey Devils (#6)

C’est une série qui à coup sûr sent la poudre. Philadelphie et New Jersey sont deux rivaux historiques de la division atlantique où quasiment toute les équipes sont rivales. Philly fait office de favori face à de surprenants Devils qui après une saison cauchemardesque arrivent à se hisser cette saison en demi-finale de conférence. Jolie performance pour les hommes de Peter DeBoer.

Néanmoins pour moi Philly à l’avantage sur cette série. Les Devils ont montrés d’inquiétants signes de fatigue sur la fin de leur série face aux Panthers qui finalement aura durée 7 matchs. Avec seulement 48h de repos, les Devils pourraient être limites sur le match numéro 1, surtout quand on sait que les Flyers ont eu quand à eux plus d’une semaine pour récupérer de la série face aux Penguins et ont pue réparer les multiples bobos, notamment en défense.

Cette avantage en terme de fraicheur pourrait être malgré tout à double tranchant pour les Fly-boys! On vante certes les avantages physiques d’une coupure d’une semaine, mais en ce qui concerne les playoffs, ce genre de coupures a coûté cher à pas mal d’équipe. Les séries sont une période de la saison où une équipe marche uniquement à la confiance. Philadelphie a acquis énormément de confiance à la suite de sa qualification face aux Penguins. Un repos était certes nécessaires au regard des multiples blessés présent dans leur rang. Néanmoins, une semaine, c’est long pour garder ce que les américains appellent le « momentum » de leur côté. Les Flyers vont vite devoir se remettre dans le bain. Les deux premiers matchs à domicile pourrait leur permettre de regagner cette confiance qui a du en partie s’évaporer quelque peu.

Philly demeure favori pour moi car ils ont été bien plus impressionnant que les Devils sur leur premier tour. Surement que le fait d’éliminer un prétendant direct à la Stanley Cup a joué là dedans. Il n’empêche que je trouve cette équipe des Devils bien trop limite. Ses leaders de la saison régulière prennent du temps à retrouver leur verve dans les séries. Parise ne marque plus autant et Ilya Kovalchuck n’a comme match référence que le match n°6. New Jersey aura grandement besoin de ces individualités pour déjouer la défense pennsylvanienne.
Et puis avec un Claude Giroux qui vole depuis le début de la saison, il apparait assez difficile de ne pas voir en « G » le vrai facteur X qui pourrait faire basculer cette série en faveur des Flyers.

PrédictionFlyers en 5.

(#2) Saint-Louis Blues     VS.     Los Angeles Kings (#8)

Voila une affiche de demi-finale des plus surprenantes! Pas grand monde pouvait s’attendre à voir Blues et Kings se disputer une place en finale de la conférence Ouest. Mais les faits sont là et personne ne peut dire qu’une de ces deux équipes a volée sa place à ce niveau de la compétition.

Les Kings sont sans aucun doute la plus grande surprise des série. Cette équipe qui a été si moyenne, si frustrée offensivement durant la saison régulière est en train de trouver son salut en série grâce à une brigade défensive et un goaltending impressionnant. Jonathan Quick n’a pas volé sa nomination au trophée Vézina quand on voit ce qu’il a été capable de faire face à l’une des meilleures attaques de la ligue nationale, les Vancouver Canucks. Côté Blues, on s’appuie également sur le goaltending et la défense pour faire la différence dans cette série.

On le voit bien, ces deux équipes se ressembles énormément dans leur approche du jeu. Ce duel promet d’être intéressant et montrera quelle équipe est finalement la plus complète pour pouvoir se mesurer à la finale de la conférence Ouest. Personnellement je donne un petit avantage aux Kings dans cette série. Los Angeles a une bien meilleure profondeur offensive, ce qui pourrait faire une énorme différence. Le problème est que cette constatation n’est vrai que sur le papier. En réalité, l’offensive de Los Angeles a été bien décevante tout au long de la saison. Alors comment puis-je dire que les Kings ont une attaque bien plus profonde que celle de St Louis? Offensivement Los Angles a un potentiel énorme. Avec des joueurs comme Kopitar, Brown, Williams, Richards, Carter, on peut tout être sauf l’avant dernière meilleure attaque de la ligue. Pourtant c’est ce que Los Angeles a été cette saison.

Lors de la série facer aux Canucks, cette belle endormie s’est en partie réveillée. Des joueurs comme Dustin Brown ou Mike Richards ont été décisifs. Je m’attend donc à voir d’autres stars en faire de même face aux Blues. Attention néanmoins aux blessures de quelques uns et notamment de Jeff Carter qui joue ces séries avec une cheville douloureuse.

Prédiction : Los Angeles en 7.

(#3) Phoenix Coyotes     VS.     Nashville Predators (#4)

Voilà que les Coyotes accèdent pour la première fois de leur histoire dans le désert à un second tour en séries. Belle surprise que ces Coyotes qui vont rencontrer des Predators qui après les éliminations de Vancouver, Détroit, Pittsburgh et Boston font vraiment office de favoris à la succession des Bruins.

Nous voici encore avec une série où les gardiens seront déterminants dans son dénouement. Pekka Rinne a été parfait pour les Predators au court de la saison régulière et l’est encore durant les playoffs. Le grand portier finlandais y est pour largement dans la qualification des siens face aux expérimentés Red Wings. Pour les Coyotes, c’est une vrai révélation qu’est Mike Smith. Le gardien américain a éclaboussé la série face aux Blackhawks par son talent. Doté d’une confiance à toute épreuve il est capable de porter les Yotes sur ses épaules durant ces playoffs.

Plus globalement, je pense que Nashville a un avantage certains dans ces séries. Je ne veux pas utiliser les matchs qui se sont déroulés avant que je vous délivre mes prédictions, mais la maitrise du match numéro 1 par les Predators est un bon indicateur sur leur maitrise technique de cette série. Toute les cartes sont en main pour les Preds, à eux de les abattre correctement. Phoenix est une équipe capable de marquer et de piquer là où ça fait mal aux moments les plus opportuns.

PrédictionNashville en 6.

Les favoris au tapis!

Les séries ont démarrées depuis presque une semaine et leur lot de surprises se fait déjà sentir. Après avoir joué quasiment trois matchs dans chacune des séries, deux d’entre elles sont toute proches de connaitre un dénouement rapide. New Jersey/Florida et Phoenix/Chicago (les séries les moins attrayantes d’après pas mal de monde)? Pas du tout! A la grande surprise de tout le monde, ce sont  bien deux favoris qui pourraient partir en vacances dès la fin de la semaine : Vancouver et Pittsburgh. Cherchez bien sur le net et vous verrez que pour certaines personnes, ceci aurait bien pu constituer l’affiche de la finale de la Stanley Cup dès les premiers jours du mois de Juin. Mais hier, les Canucks et les Penguins ont perdus leur match 3 et se trouveront, lors du match 4, dos au mur! La prochaine défaite signifiera pour ces deux équipes l’élimination.

 

Une bataille de la Pennsylvanie qui tourne court …

A l’annonce des affiches du premier tour des playoffs, tout le monde s’apprêtait à suivre LA série entre les Flyers et les Penguins, les deux équipes de la Pennsylvanie! Pour une sensible majorité, les Pens avaient les faveurs pour sortir gagnant de ce duel entre deux franchises qui ne se supportent pas et dont chacune des rencontres sont explosives. Pour cela, la ligue a bien veillée à attiser les vieilles rancoeurs entre ces deux formations, lors des deux rencontres ayant eu lieu à la fin de calendrier de la saison régulière, mais surtout avant le match 1. Bref tout a été mis en scène pour que l’on ait deux équipes chauffées à blanc et donc des audiences comme jamais … du mois c’était la prétention du petit Gary!

Oui mais voilà, il y a un mais! Le beau scénario idéal pré-écrit dans les bureaux de la ligue qui aurait du déboucher sur une qualification des Pens au 7ème match ne va, très certainement, pas se produire. Au bout de 3 matchs les Flyers tirent cette série de l’avant, 3 matchs à 0! Pire que ça, les Penguins sont « out of mind » comme l’on dit outre Atlantique. Entendez par ici que cette équipe de Pittsburgh n’a ni queue, ni tête au jour où l’on parle. Les leaders ont faillis les uns après les autres et plus rien, sauf un miracle, ne laisse croire à une qualification des Pingouins.

Alors que s’est il passé chez les Pens pour qu’un scénario complètement fou la semaine dernière soit aujourd’hui la réalité? Je pense surtout que Pittsburgh a pris le melon! Alors quand je dis que Pittsburgh a pris le melon je précise mon propos. Les Pens ont selon moi pris le melon dans le sens qu’ils se sont cru bien trop polyvalent dans leur jeu. Qu’es ce qu’essaye de faire Pittsburgh depuis le début de la série : ils essayent de rivaliser avec les Flyers sur le plan de l’engagement physique. Le fait est que pour jouer ce genre de jeu il faut être très discipliné et rester à la limite du « nasty »! Dans chacun des 3 matchs déjà joués dans cette série, Pittsburgh a ouvert le score en premier et mené les débats! Dans chacun de ces matchs les Flyers sont revenus pour s’imposer. C’est bien loin d’être un pur hasard.

Dans chacun de ces matchs, l’avantage pris au score par les Pens et le retour des Flyers a été marqué par l’émergence d’un match beaucoup plus « nasty » entre ces deux situations. Tout ceci pour vous montrer qu’entre le moment où les Pens marquent et prennent l’avantage et celui où les Flyers recollent et gagnent le match, Pittsburgh perd les pédales dans son match en voulant rendre le match beaucoup plus engagé qu’il ne l’était. Bref Pittsburgh tombe dans le piège de Philadelphie en voulant jouer comme Philadelphie. Le problème est donc que Pittsburgh cherche à jouer un style de jeu qu’ils n’ont pas joués de la saison, alors que Philadelphie joue de la manière dont Philly a joué depuis maintenant plus de 40 ans.

Il ne faut pas chercher plus loin dans cet échec des Pens! Ce duel entre Philly et Pittsburgh devait avant tout être le duel de deux philosophie du hockey bien différentes. J’ose penser que si les Penguins avaient joués leur jeu (technique, porté vers l’avant), on n’aurait pas eu une telle prise de pouvoir des Flyers.

Mais il est bien trop tard maintenant pour retourner la situation. Le momentum est largement en faveur des Flyers. Qui plus est les leaders des Pens ont tous un genou 3/4 à terre. Crosby s’est transformé en peste dans cette série; Malkin est un vrai fantôme; James Neal s’est transformé en Matt Cooke 2.0 sur le match 3; Kris Letang avait laissé son cerveau à Pittsburgh … et que dire de MA Fleury … Bref les Pens sont désespérés et d’une manière dont ils ne l’ont jamais été. Ils n’ont clairement plus de pression sur les épaules mais même ça ne devrait pas suffire à renverser la série …

Mais dans cette série qui ressemblait hier soir plus à un bon match de playoffs emprunté d’une mascarade rampante, Claude Giroux est bien le seul joueur qui éclabousse ce duel de son talent. Il se pourrait bien qu’au final « G » vole la vedette au Kid qui a perdu énormément de crédibilité en tant que « Star #1 » de la ligue (enfin comme la NHL veut nous le faire penser). Le fait d’avoir donné les clef du camion à Giroux prouve aussi toute la clairvoyance de Paul Holmgren, le DG des Flyers, qui semble d’ores et déjà avoir réussi son coup de poker de l’intersaison.

Les Kings frustrent les Canucks.

Les Canucks ont eu aussi un genou à terre. Comme Pittsburgh, après avoir perdu les deux premiers matchs de la série à domicile, les nucks ne sont pas parvenus à gagner leur premier match hier soir du côté de Los Angeles. Ainsi les Kings mènent cette série 3 matchs à 0 également. Là aussi, c’est un favori au titre de champion qui devrait se faire éliminer selon toute vraisemblance. Mais la surprise est d’autant plus grande que les Canucks sont les doubles vainqueurs du trophée du Président, et que les Kings ont terminés 8ème dans la conférence Ouest.

Là, la situation est bien différente. Les Canucks ne sont pas pour autant malmenés comme le sont les Penguins. Bien au contraire ils paraissent dominer techniquement cette série. Pourtant le résultat en est absolument le même! Les raisons de cet échec précoce des Canucks sont très diverses en réalité.

Tout d’abord il faut citer l’absence de Daniel Sedin. C’est là que l’on voit à quel point les frères Sedin sont le moteur de cette franchise. Enlevez un des jumeaux de l’équation et l’autre ne sert quasiment à rien. Depuis le début de cette série, Henrik, le capitaine, a juste engrangé 2 pts sur deux 2 assistances. Sans son frère jumeau à côté de lui sur le même trio, Henrik apparait bien déboussolé. Il ne trouve que très occasionnellement ses compères de trio que sont Alex Burrows et Janik Hansen. Sur le plan offensif, les problèmes des Canucks tiennent donc pour beaucoup dans l’absence de Daniel Sedin.

Mais il ne faut surtout pas oublier le travail fabuleux réalisé par la défense des Kings qui est juste superbe. Drew Doughty et Willie Mitchell sont pour le moment les deux moteurs de cette défense. Cette défense était déjà la force des Kings durant la saison régulière et il semblerait que cet élément se soit transporté en série pour sen bonifier. Avec une star impressionnante de 1,33 buts pris par match depuis le début de cette série, les Kings ont réussis à faire taire l’une des meilleurs attaques de la ligue.

Mais la défense n’est pas la seule contributrice. Jonathan Quick, le gardien des Kings, réalise une saison exceptionnelle. Lors de ce premier tour il frustre à lui tout seul l’attaque des Canucks. Avec une moyenne de 96,5% d’arrêts, sa série face aux nucks peut nourrir tous les superlatifs. Je vous avez déjà prévenu dans mes prédictions que Jo Quick serait un vrai rempart pour les Kings. Sa contribution exceptionnelle est parvenue à libérer l’offensive qui surfe sur cette vague de succès consécutif face à une équipe comme les Canucks. Qui plus est l’émotion naissante dans cette série semble jouer en faveur des Kings.

Dans le duel de gros bras opposant Mike Richards à Ryan Kesler, l’ancien capitaine des Flyers a pris largement l’avantage. Richie est a fond dans son rôle depuis le premier match. Il est présent dans le forecheck, dans le backcheck, sur le plan de l’intimidation mais aussi en ce qui concerne le PP. Dustin Brown, le capitaine de ces Kings, est également au sommet de son art dans cette série : 4 buts en 3 matchs pour lui et tous inscrit dans des situations de jeu aussi différentes les unes que les autres (PP, 5 vs 5 et SH). Là sont les leaders de ces surprenants Kings!

Les Penguins et les Canucks peuvent ils revenir?

Autant dire que les deux séries ne sont pas totalement terminées. Les Kings et les Flyers n’ont pas encore gagnés les 4 matchs nécessaires. Alors il y a-t-il toujours une chance pour les nucks et les Pens?

Honnêtement je pense que c’est peine perdu. Seulement 4 équipes dans l’histoire du sport professionnel en Amérique du nord y sont arrivés parmi lesquelles les Flyers en 2010 face aux Bruins, série qui a beaucoup compté dans leur qualification pour la finale de la Stanley Cup cette année là, perdue face aux Blackhawks.

Rien que pour cela j’ose penser que c’est peine perdu pour ces deux franchises. Néanmoins ces deux équipes sont composées de gagnants et chacune d’entre elles auront à coeur de quitter ces séries avec un tout autre résultat qu’un humiliant balayage. Mais il est de l’intérêt des Flyers et des Kings de tuer leur bête tant qu’elle est à terre et de ne lui laisser aucun répit. Les matchs 4 de ces deux séries promettent d’être intéressants.

En autre …

  • Le duel entre les Red Wings et les Predators prend un tournant intéressant. Après avoir vu les Red Wings égaliser la série en décrochant une victoire à Nashville vendredi dernier, on pensait que ces derniers allaient prendre le contrôle de la série avec les matchs 3 et 4 sur leur glace de la Joe Louis Arena. Pourtant ce sont bien les Preds qui ont remportés le match 3 hier après midi sur le score de 2-1. Plus aucun avantage pour les Wings qui devront gagner le match 4 et allé chercher une nouvelle victoire à Nashville pour espérer se qualifier. Une série où les belles sorties de Pekka Rinne pèsent fortement dans les succès des Predators. Ceci ira très certainement au bout du suspense, jusqu’au match 7!
  • Les Rangers auront finalement du fil à retordre dans leur série. Alors que pour pas mal de monde (dont moi) cette série devait se régler en quelques matchs, il apparait que les Senators ont bien plus de ressources que l’on veut leur en donner. Ils sont parvenu à prendre une victoire lors du match 2 sur la glace du MSG. Avec ce succès à New York, ils peuvent espérer créer la surprise en remportant les deux prochains matchs qui auront lieu sur leur glace.
  • La série entre les Bruins et les Capitals a du mal à se lancer puisque seulement deux buts ont été inscrits en deux matchs dans le temps réglementaire! Les Caps ont réussis leur pari d’allé au moins chercher une victoire à Boston. Match 3 entre ces deux équipes ce soir sur la glace du Verizon Center de Washington D.C

Stanley Cup Playoffs : Quarts de Finale Est – mes prédictions.

Ce qu’il y a d’amusant chaque année avec les playoffs, c’est de prédire l’issue de chacune des séries et quand ça commence dès les quarts de finale ça nous donne un paquet de séries à prédire. Tout passe à la loupe dans chacune des séries pour déterminer avec le plus d’informations possibles l’issue de chacune d’entre elles. Dans ce nouvel article, c’est ce que je vais essayé de faire. Mais si vous lisez ce blog depuis un petit moment, vous ne serez pas étonnés si ces prédictions s’avèrent fausses :p.

(#1) New York Rangers   VS.    Ottawa Senators (#8)

 Une affiche que peu de monde prévoyait en réalité! Les Senators étaient depuis un bon petit moment bien ancrés à la 7ème place de la conférence et s’apprêtaient à affronter leur rival de division, les Boston Bruins. Mais à la faveur d’un retour en trombe des Capitals pour se qualifier pour les séries et un petit coup de moins bien de leur part, les Senators sont descendus lors de la toute dernière journée de la ligue à la huitième place de la conférence Est.

Face eux donc le champion de la conférence Est – du moins pour la saison régulière – les Rangers de New York. La saison des Rangers a été magnifique. Ils ont réussi à tenir tête aux deux ogres de leur division, les Penguins et les Flyers. Pendant longtemps en tête de cette conférence, on a redouté un retour des Penguins sur le final. Néanmoins, la défaite des hommes de Dan Bylsma à une semaine de la fin de la saison régulière face aux Flyers a permis aux Rangers de garder la main et surtout de stopper la série de victoire des Penguins.

Pour se concentrer sur cette série, évidemment les Rangers partent largement favoris. Disposant d’une défense redoutable et d’un Henrik Lundqvist au sommet de son art cette saison, il sera difficile pour cette équipe d’Ottawa de passer la muraille de Broadway. Mais à défaut de disposer d’une défense aussi solide, les Senators peuvent se targuer des bonnes stats de son attaque en saison régulière (5ème à égalité avec les Canucks). Cette attaque des Senators a surtout était dynamisée par la saison exceptionnelle du jeune défenseur Erik Karlsson. Le suédois est même en course pour décrocher le trophée Norris, récompensant le meilleur défenseur de la saison. L’entrée dans ces séries d’Erik Karlsson conditionnera la dynamique des Senators. S’il s’avère aussi précieux dans la construction des phases offensives qu’en saison, la série pourrait bien s’éterniser.
Chez les Rangers, tout ce que l’on espère c’est que la solidité du groupe équipe soit toujours aussi intacte qu’en saison régulière. Cela passe par une défense toujours aussi énorme en ce qui concerne le blocage des tirs. Ceci pourrait bien frustrer l’attaque des Senators, le point fort de cette équipe. Derrière on espère disposer d’un Marian Gaborik en santé et surtout d’un Brad Richards montrant enfin toute l’étendue de son talent.

En ce qui concerne l’issue de la série, j’y vais avec les Rangers! Le Madison Square Garden est redevenu un fort quasi imprenable. Comparé à la saison dernière, c’est un virage à 180° pour les hommes de John Tortorella. Quant on connait l’importance de l’avantage de la glace dans les séries, cet élément n’est pas à négliger. De l’autre côté les Senators ont montrés toutes les peines du monde à s’imposer régulièrement à la Scottiabank Place.

Prédiction : New York Rangers en 5.

(#2) Boston Bruins    VS.    Washington Capitals (#7)

La saison dernière, cette affiche aurait été une finale de conférence avant l’heure. Oui mais voilà, les Caps ont connus une saison bien difficile. Cela faisait longtemps que ça ne leur était pas arrivé, sans doute depuis l’arrivée d’Alex Ovechkin. Bruce Boudreau a été prié de quitter le navire à la fin du mois de Novembre et c’est l’inexpérimenté au niveau NHL Dale Hunter qui a pris sa place. Même si l’effet Hunter ne s’est pas du tout fait sentir, il a quand même réussit à remonter ses troupes pour ne pas finir en dehors des 8 premières places et connaitre un vrai désastre.

Du côté de Boston la saison a été assez tranquille. Après un début de saison raté, les hommes de Claude Julien se sont parfaitement rattrapés et ont enchainés une série de 25 victoires, 4 défaites et une petite défaite après prolongation, tout ceci du début Novembre jusqu’à la mi-janvier. Le reste de la saison a été un peu plus timorée pour le champion en titre, à un tel point qu’Ottawa était parvenu à la mi-mars à leur passer devant et à prendre les rennes de la division nord-est. Mais Boston a su parfaitement réagir, mettre un dernier coup de collier pour finalement confirmer leur leadership dans cette division et s’en emparer pour la deuxième année consécutive.

En ce qui concerne les Caps, l’échec d’une grande partie de la saison est du aux multiples blessures, et notamment des joueurs clefs. Avec Nicklas Backstrom out et Mike Green out, difficile d’espérer connaitre une saison faste. Orphelin de tous ses lieutenants, « Alex the Great » a connu une saison extrêmement moyenne. Il faut également ajouter à cela la prise de poid notable de la star russe qui s’était vraiment transformé en vrai rockstar avec ses caprices. Certains pensent toujours que le congédiement de Bruce Boudreau à quelque chose à voir avec le Russe. Depuis, Ovie a perdu pas mal de livres et a recommencé à marquer lorsque son équipe avait besoin de lui.

Pour ce qui est de la série, Boston peut se targuer de son expérience : ils ont déjà empruntés la voie royale la saison dernière et ils peuvent bien le refaire cette saison. En ce qui concerne les Caps, la dynamique joue en leur faveur. Souvent, les équipes se qualifiant in-extremis pour les séries ont bénéficiaient lors du premier tour de la dynamique du push pour les dernières places pour les séries. Je vois un peu cette série comme cela. Ovie n’inspire plus autant de crainte de la part des autres équipes or c’est une belle erreur. Ovechkin c’est un peu comme une caldeira éteinte depuis des millions d’années et qui va forcément se réveiller et tout dévaster! Si Ovie se réveil bel et bien dès ce premier tour, les Bruins pourraient tomber de très très haut.
Pour ce qui est des gardiens, Timmy Thomas a connu quelques problèmes de performances ces derniers temps. Même si Tukka Rask a assuré un bel intérim, ce dernier n’a pas toute l’expérience souhaitée en série. De l’autre côté c’est un peu la même chose avec un Thomas Vokoun bien muet tout au long de la saison. Ne vous attendez pas à une série de gardiens! Cette série se jouera à coup sûr sur l’impact physique et l’offensive, bref une série bien débridée comme les aimes Ovie!

Prédiction : Washington Capitals en 6.

(#3) Florida Panthers     VS.    New Jersey Devils (#6)

C’est sans aucun doutes la série la moins sexy de ces quarts de finale! Les Panthers sont l’équipe surprise ou cendrillon de ces playoffs 2012. Après un été faste marqué par la signature d’une ribambelle de joueurs libres, le DG Dave Tallon a réussit à ramener cette équipe en  séries, soit 12 ans après leur dernière participation. Pour leur retour parmi la joute printanière, ils devront faire face aux Devils qui reviennent en série par la grande porte après avoir connu l’une des plus mauvaises saisons de la franchise l’année dernière.

Les Panthers sont l’équipe surprise mais également l’équipe qui suscite énormément d’interrogations.Pas forcément un bonne attaque, ni une défense remarquable, on a du mal à donner aux Cats un attribut. Cette équipe est une équipe bien moyenne qui a su profité du gouffre béant dans la division sud-est provoqué par la non-saison des Caps. Et même si l’on creuse plus loin, cette équipe n’a pas vraiment un point fort sur lequel se reposer; peut être le PP et encore … On le voit bien, à l’orée de renouer avec les séries, les Panthers n’ont vraiment aucune certitudes, ni leader sur lequel se reposer.

En face d’eux se présentes les très expérimentés Devils. New Jersey c’est une franchise phare de la fin des 90’s et du début des années 2000. Ayant remportés 3 Stanley Cup en l’espace de 8 ans, cette équipe a pendant longtemps été reconnue pour ses performances défensives impressionnantes. Seul rescapé de cette époque, Martin Brodeur, le gardien! Elue meilleur joueur de la dernière décennie, le gardien québécois n’a pas encore envie de partir à la retraite. Grand artisant des succès en séries de sa franchise, il va essayé de montrer une année de plus que même du haut de ses 39 ans il est encore capable de voler certains matchs.
Mis à part ça, New Jersey est une équipe beaucoup mieux structurée que l’année passée. Peter DeBoer, ancien head coach des Panthers, a réussit à apporter une nouvelle identité à cette équipe et un système de jeu qui leur convient. Là dedans, avec un Zach Parise enfin en santé, les Devils sont une équipe solide de la conférence Est. Egalement, la production offensive d’Ilya Kovalchuck commence enfin à exploser et son contrat juteux de la fin 2010 commence à porter ses fruits pour la franchise du New Jersey.

Florida a l’avantage de la glace, mais leur inexpérience criante en playoffs pourrait se payer rapidement cash. Ils affrontent l’une des franchises ayant participe le plus régulièrement aux séries dans la NHL. Difficile de prendre part surprise cette équipe de New Jersey. Personnellement je ne vois pas comment les Devils pourraient passer à côté d’une qualification. Tout résultat contraire serait un énorme échec quand on sait qu’ils auraient pu tomber face aux Bruins, aux Rangers, aux Penguins ou encore aux Flyers.

Prédiction : New Jersey Devils en 6.

(#4) Pittsburgh Penguins     VS.     Philadelphia Flyers (#5)

THE série de ce premier tour de playoffs! Une finale de conférence avant l’heure! Gare à la défaite pour l’une de ces deux formations car ça serait une énorme désillusion. Les Flyers et les Penguins, c’est la bataille de la Pennsylvanie. Deux équipes qui ne peuvent pas se supporter et qui aime se détester réciproquement. La tension est monté depuis désormais deux semaine et le match chaud bouillant entre ces deux formations qui a débouché sur une bagarre montre et un explication très très musclée entre les coachs de chacune des formations. Cette série – comme à chaque fois que ces franchises se rencontrent – sent d’ores et déjà la poudre!

Dans toute cette excitation, ce sont les Penguins qui partent favoris. Pittsburgh fait office de favoris depuis le retour de son capitaine, Sidney Crosby. Les Pens étaient déjà irrésistibles sans lui et menés par le russe Evgeny Malkin. Mais depuis que le « Kid » est de retour, Pittsburgh semble inarrêtable ! Ils disposent de tous les éléments nécessaires pour aller jusqu’au bout : un gardien d’expérience, une défense robuste, un PP effrayant, une profondeur d’effectif certaine et des stars capable de se sublimer sur certains matchs.

De l’autre côté, Paul Holmgren a réussi son pari de l’inter-saison. Ayant échangé Mike Richards et Jeff Carter, la saison des Flyers s’apprêtait à être plus complexe que prévue. Holmgren a décidé à ce moment là de construire son équipe pour l’avenir et surtout du faire du ménage dans son vestiaire qui véhiculait une mauvaise ambiance depuis la finale perdu de la Stanley Cup en 2010. L’arrivée des jeunes joueurs n’a pas encore payée mais ils ont montrés que toutes les bonnes choses que l’on pensait d’eux n’étaient pas une erreurs. Le leadership de cette équipe a été aussitôt transféré à des gars comme Chris Pronger, Kimmo Timonen et l’excellent Claude Giroux. Avec la blessure précoce de Prongs, ce sont Giroux et Timonen qui ont menés cette équipe, épaulés par la légende Jaromir Jagr.
Jagr il faut sans aucun doutes en parler lors de cette série. Ex-légende des Pens, les fans de ces derniers ont très mal vécus le retour du tchèque en NHL chez l’ennemi juré. A chacune de ses sortie dans le Consol Energy Center de Pittsburgh, Jagr a été copieusement conspué. La star tchèque a fait abstraction de tout cela. Il compte bien apporter son expérience très précieuse à cette jeune équipe des Flyers, lui qui a gagné deux fois la Coupe Stanley avec les Penguins.

La série devrait s’avérer extrêmement serrée. Finalement c’est le tirage le plus défavorable pour les Penguins. Même si historiquement ils s’en sortent plutôt pas mal face aux Flyers, il ont derrière leur dos pour débuter ces séries l’étiquette de grand favori. Peuvent-ils paraitre aussi dominant et assumer leur statut d’équipe à battre? C’est la grande question de cette série. Attention également à l’impact d’un gars comme Ilya Bryzgalov, le gardien des Flyers. Le russe a été très décrié après son arrivée à Philly, équipe connue pour collectionner les gardiens minables. Mais depuis la début Mars, Mr Universe – comme on le surnomme depuis la série 24/7 – montre pourquoi Paul Holmgren l’a payé si cher. IL se pourrait bien qu’il puisse dégouter les attaquants de Pittsburgh sur un ou deux matchs de cette série.

Au final je vois plus une grosse surprise se produire dans cette série. Pittsburgh est décrié dans la ligue et notamment depuis quelques jours après les épisodes Orpik/Stepan et notamment l’épisode Milbury et Berube. Pour la quasi-totalité des formations de la ligue, cette dernière essaye d’entourer cette formation d’une véritable bulle qui a pour effet de sanctionné immédiatement toute personne tentant de la percer. Le dernier en date à avoir subit les foudres de la ligue pour avoir voulu démolir un temps soit peu l’image idyllique des Pens est l’entraineur des Rangers, John Tortorella.

Prédiction : Philadelphia Flyers en 7.

Le reste de mes prédictions, pour la conférence Ouest, seront mises en ligne sur mon blog dès demain. Restez branché et surtout n’hésitez pas une seconde à dire que vous partagez ou que vous critiquez mes avis sur ces quarts de finale de la conférence Est. Pour cela rien de plus facile, cliquez sur le petit onglet commentaire présent en haut à droite de chaque article ;).

Des playoffs sans Pittsburgh et Washington?

La conférence Est est à l’heure actuelle la conférence qui nous réserve pas mal de surprise! Une belle et inattendue 5ème place pour les Senators d’Ottawa, des Devils en quête de rachat , des Maple Leafs ayant enfin trouvé la bonne recette, et des Jets portés par leur 15.000 radants supporters à chacune de leurs sorties au MTS Center … Avec toute ces surprises il y a fort à parier que certaines grosses cylindrés des dernières saisons sont en train de se casser les dents. Montréal en est un exemple flagrant et ils devraient le payer cash! Mais là où la surprise est encore plus grande c’est de voir les Capitals de Washington et les Penguins de Pittsburgh hors des 8 places qualificatives pour les séries. Même si à l’heure où je parle les Caps occupent la 8ème place, et dernière, qualificative pour les séries, ces derniers n’ont pas été qualifiables depuis un long moment. Alors es-ce que des séries sans les Pens et les Caps, qui font parti des équipes les plus souvent qualifiés depuis le lock-out, sont-elles envisageables?

A Washington, après un début de saison sans fautes (7 victoires d’affilée au début de la saison), les problèmes sont apparus. Alex Ovechkin a joué les diva et a boudé son coach, Bruce Boudreau, comme il ne l’est pas permis. Plus aucun effort, plus aucun impact sur l’équipe, le capitaine des caps n’était qu’une ombre dans une paire de patins. Dans le bras de fer, qui avait plus un air de guerre froide, entre lui et son coach, Ovie a fini par l’emporter et Boudreau a été congédié fin novembre. Le problème c’est que la franchise avait empathie de cette guerre entre le coach et sa star : les Caps n’avaient gagné que 5 matchs sur 14 au mois de novembre. La dynamique du début de saison était rompue et le boulot s’avérait monstre pour le remplaçant, Dale Hunter.

Depuis, les Caps sont une équipe assez banale et irrégulière. Leur plus longue série de victoires depuis l’arrivée d’Hunter est une série de 4 victoires fin décembre. Mais tout ceci n’est pas extrêmement rassurant. Le jeu des Caps a perdu de sa verve. Il faut dire qu’il règne une ambiance assez merdique autour de ce club depuis que Ovie et Boudreau se sont déclarés la guerre. Hunter n’a pas été capable d’effacer ce ressenti depuis son investiture. De plus certains éléments clefs ne sont pas à la fête. Je pense d’abord à Mike Green et à Nicklas Backstrom. Blessés récurrents depuis la saison dernière, les deux hommes sont des éléments clefs dans cette équipe des Cap. Green est le vrai maître de la défense. Sans lui cette défense tombe dans la statistique des buts pris part match.

D’autres sont quand à eux légèrement feignants sur les bords. Je pense tout particulièrement à Alex Semin qui n’est plus que l’ombre de lui même. La dernière année de son contrat risque d’être sa dernière dans la capitale américaine. Ce n’est plus un secret, ça fait maintenant des semaines que Georges McPhee, le DG des Caps, essaye de l’échanger. Si Semin viendrai à partir avant la deadline, Ovechkin perdrait là son bras droit dans cet effectif.

Wasington est aujourd’hui dans une situation délicate : bon à domicile et exécrables à l’extérieur; autant de buts encaissés que pris … cette équipe est l’archétype parfait de la formation moyenne. Mais étant moyen cette équipe ne fera rien en série. McPhee va devoir prendre des décision pour améliorer son effectif. Y arrivera-t-il? L’avenir nous le dira! En tout cas il va devoir modifier la distribution des cartes dans son équipe ce qui pourra avoir autant d’effets positifs que négatifs. Les mois de février et mars seront déterminants pour cette formation. Personnellement je vois une surprise en Washington, celle d’une grosse écurie loupant les séries …

Pour Pittsburgh les causes de la situation sont tout autre. Les blessures! Le maître mot des Pens. Crosby, Letang, Staal, Neal, Michalek … voici la longue liste des joueurs clefs ayant été blessés cette saison. Seuls les 3 premiers de la liste demeurent à l’infirmerie. Pittsburgh était connu pour sa profondeur d’effectif ces dernières années. La saison dernière a bien illustrée ce constat. San Crosby et Malkin, les Pens sont arrivés à se hisser à la 4ème place de la conférence Est, sûrement grâce à l’exceptionnel début de saison de ces derniers. Cette saison la situation est en tout point différentes car les blessés sont là dès le début de la saison. Essayé de conserver une large avance est bien plus facile que d’en créer une.

Pittsburgh est donc obligé de compter sur des joueurs a priori destinés aux 3ème et 4ème lignes, voir même à l’équipe AHL. Difficile pour Bylsma de sublimer à chacun des matchs ses hommes qui ont un temps de glace inespéré en début de saison. Ces joueurs n’ont tout bonnement pas la capacité technique et physique de supporter une telle demande tout au long d’une saison. Ce début du mois de janvier l’illustre bien : Pittsburgh est actuellement sur un série de 5 défaites d’affilé. Un élément assez inouï pour cette équipe : l’attaque est en panne. Six buts sur les 6 derniers matchs, c’est une star de bon dernier de la ligue nationale.

L’avenir des Pens est clairement lié au retour au jeu de ses joueurs stars. Si le retour de Letang approche à grand pas, quid du retour de Crosby? Selon les dernières nouvelles il pourrait être de retour au jeu dès la fin de semaine. Mais on se pose forcément des questions quand à la durée de ce retour. Son retour au jeu au mois de novembre après 10 mois d’absence n’aura finalement duré que 8 matchs avant qu’il fasse une rechute. La santé de Crosby est un vrai problème qui rejailli directement sur les résultats de l’équipe.

Alors peut-on assisté à des séries au printemps prochain sans les Caps et les Pens? De ce que j’ai vu du match d’hier soir entre les deux équipes, ont peut valablement le penser. Le match a été d’une intensité moindre aux précédents duels. Les turnover sont nombreux, l’engagement physique en zone neutre n’en est que limité. Les deux équipes ont du mal à se créer des situations offensives franches par elles même. Le seul but de la rencontre est intervenu à la suite d’une bouder monumental à la bleue des Pens. Pittsburgh a bien prouvé dans ce match son incapacité à marquer. Cette offensive amorphe est très inhabituelle dans cette franchise.

En tout cas si les deux franchises loupent les séries, ça sera une grosse désillusion pour chacune d’entre elles, mais également pour la NHL. Des playoffs sans Ovie et Crosby … même Gary Bettman n’ose pas y penser dans ses pires cauchemars. Ces deux équipes attirent un nombre assez important de fans et de téléspectateur. Pour la première année de la nouvelle entente NBC/NHL, ça ferait désordre! Perso j’adore le désordre 🙂 .

Prédictions 2011 : #4 Conférence Est – Washington Capitals

Salut tout le monde! Suite aujourd’hui de la série de mes prédictions pour cette saison 2010/2011 qui approche à grand pas. On rentre ce jour même dans le top 4 des conférence Est et Ouest en débutant, selon l’ordre initialement choisi, par la conférence Est. Ce premier article va faire partie d’une série d’article qui viendra compléter l’article rédigé par votre serviteur sur le magazine « Slapshot » sur les prédictions du top 4 par conférence. N’ayant pas eu le loisir de m’étaler comme je l’aurai souhaité sur ce top 4, j’en profite pour faire dans mon blog un développement des idées publiées dans ce numéro de « Slapshot » qui devrait sortir dans la semaine à venir.

On se concentre donc aujourd’hui sur la conférence Est et sur les Washington Capitals. Les Caps sont depuis maintenant 3 ans des prétendants récurrents au titre suprême en NHL. Mais chaque année, la belle saison régulière qu’ils produisent fait pschitt … Cette année donc, les hommes de Bruce Boudreau veulent plus que jamais aller au bout du bout, décrocher enfin ce titre derrière lequel ils courent et qu’ils ont effleurés lors de la saison 1997/1998.

Quand on parle des Caps, évidemment tout le monde pense à leur capitaine, l’emblématique Alexander Ovechkin. « Alex the Great » a connu une saison bien difficile l’an dernier. Ne totalisant que 85 pts, loin de ses stats tutoyant les 110 points, le manque d’efficacité d’Ovechkin aura peut être été le petit élément qui a fait défaut aux Caps la saison dernière. Cette année tous les fans attendent de revoir le Ovechkin d’antan, capable à lui tout seul de renverser le cours d’un match.

Mais Ovie n’est certainement pas le seul responsable de l’échec des Caps la saison dernière. D’autres joueurs ont été bien en deçà de leur niveau des saisons passées. On pense notamment à Alexander Semin, le grands amis d’Ovechkin dans cette équipe, qui lui aussi a collecté des stats peu encourageantes. Ne rassemblant que 54 pts, alors qu’il tourne normalement autour de 80 pts, le manque de production du russe a également été une autre épine dans les pieds des Caps. Alex Semin a été bien plus stigmatisé par les fans des Caps que Ovie. Beaucoup de monde a demandé sa tête durant cette intersaison, réclamant un échange. Mais Georges McPhee n’a pas dévié de sa route et a préféré donner sa chance à Semin de rebondir cette saison. Il faut dire que le russe, lorsqu’il est en forme, est un atout non négligeable.

Il faut également dire que les blessures n’ont pas épargnées les Capitals la saison dernière. Les longues absences de Mike Green et de Nicklas Backstrom ont également énormément pesées. Sur la première ligne du powerplay, ces absences se sont fait naturellement sentir. Les Caps sont descendus au 16ème rang des équipes des plus performantes de la ligue dans cet exercice après avoir occupés pendant deux saisons de rang la 1ère place dans cet exercice. On espèce donc sur les bords du Potomac que tout ce petit monde sera hors de tout pépin physique pour bien amorcer cette nouvelle saison qui se profile comme l’ultime chance de toucher la Stanley Cup.

Pourquoi l’ultime? Dans cette équipe il y a certains joueurs qui honorent cette saison le dernier volet de leur contrat, et notamment Mike Green et Alenxander Semin. Les Caps sont très proches du plafond salarial et une bonne saison régulière garantirait leur signature avant le mois de Juillet prochain. Dans le cas contraire on pourrait assister au départ d’un de ces deux joueurs – vraisemblablement Semin – avant la trade deadline du mois de mars. Le fait est que ces joueurs rentre dans la dernière de leur contrat qui, à la lumière de leur potentiel, est très favorable aux Capitals. Il leur sera dur, même si ces joueurs demeurent à Washington, et même si l’équipe échouent dans la course à la Cup, de les faire resigner tous les deux en gardant leur effectif intact. Quoi qu’il arrive, l’été 2012 s’annonce d’ores est déjà serré pour les Capitals.

Or on n’est pas encore en 2012 et à Washington on est à 200% concentré sur la saison à venir. Quelques arrivées vont agrémenter cet effectif toujours intact. On dénombre les signatures de Roman Harmlik et de Thomas Vokoun comme les arrivées majeures. L’addition de Harmlik à la défense des Caps va leur apporter une vraie stabilité et de la profondeur. Le grand défenseur tchèque, précédemment sous contrat avec le CH, est un précieux atout qui devrait évoluer sur la 2ème ligne défensive des Caps aux côtés d’un Tom Poti ou d’un John Erskine.

En ce qui concerne l’arrivée de Thomas Vokoun, il se pourrait bien qu’elle change entièrement la donne pour les Caps. Ils ont toujours étaient en mal, un peu comme les Flyers, d’un gardien capable de relayer leur talent offensif et de les porter en playoffs. En signant Vokoun, les Caps ne font clairement pas le choix de l’avenir mais le choix du succès immédiat. Vokoun est en fin de carrière et si lui et les Capitals se sont entendus au mois de Juillet dernier c’est bien parce qu’ils avaient le même objectif à court terme : la Stanley Cup. Vokoun va donc livrer sa dernière grande saison en espérant être capable de se sublimer pour porter les Capitals au plus haut.

Washington est toujours un sérieux prétendant auquel il manque une vraie adaptation dans son jeu lors des séries. Tout ce qu’il faut espérer pour eux c’est que Bruce Boudreau et son staff ait appris des deux désillusions des playoffs 2010 (élimination au 1er tour contre Montréal) et 2011 (élimination 4-0 contre Tampa Bay en demi-finale de conférence) pour créer une équipe destinée à la Coupe Stanley. J’ose croire que Boudreau ait fait son mea culpa ait qu’il ait tiré tous les enseignements de ces échecs. On dit que l’on en apprends plus dans la défaite que dans la victoire. Les Caps espèrent que ce dicton se vérifiera au plus vite.

Les 5 joueurs à surveiller à Washington :

– Alex Ovechkin

– Alexander Semin

– Mike Green

– Thomas Vokoun

– Nicklas Backstrom

Saison morte 2011 : les 10 trades à retenir … (fin)

Fin de cette série d’article sur les échanges importants et qui donc auront du poids de cette intersaison 2011. Après s’être penché sur le cas des Flyers qui ont animés d’entrée ce marché des échanges juste avant la draft, et sur celui des défenseurs avec le changement d’adresse de Brent Burns, Christian Ehrhoff, Robbyn Regher et James Wisniewski, nous allons nous concentré dans cette dernière partie sur le quart nord-ouest de cette NHL qui a vu pas mal d’échanges s’effectuer, surtout sous l’impulsion des Minnesota Wild grand acteur de cette intersaison. Retour donc sur les trois derniers trades de cette série qui vont compter l’an prochain …

 

 : Semyon Varlamov ↔ 1er draft pick (2012) + 2ème draft pick (2012 ou 2013) : 

Le torchon brûlait depuis bien longtemps entre Varlamov et les Capitals. Washington se devait de se débarrasser au plus vite de leur jeune portier russe sous peine de le voir partir en KHL sans en recueillir la moindre contrepartie. Ce deal conclu avec les Avalanches est une vraie bénédiction pour Washington. Loin de là que Varlamov soit un vrai cancer dans cette équipe, mais les objectifs à court terme entre l’homme et son club n’étaient plus les mêmes. Depuis l’élimination précoce au 1er tour des playoffs 2010 par les Canadiens de Montréal, Varlamov n’a plus la confiance de Bruce Boudreau et de son staff. Il est donc normal que le jeune gardien souhaitait rebondir autre part et sa préférence était de retourner au pays pour évoluer en KHL.

Mais cette offre des Avalanches est arrivée comme du pain béni sur la table de Georges McPhee, le DG des Capitals. Il est clair que recueillir des tours de draft d’une équipe comme Colorado qui ne sait pas encore si cette année sera la bonne pour que la mayonnaise prenne dans cette équipe jeune, c’est un deal très favorable pour les Capitals. En effet, soit ils laissés partir Varlamov pour rien, soit il accepte ce deal. McPhee ne s’est pas fait prier et il a signé aussi vite que l’offre est arrivée sur sa table. Il faut qu’un premier tour de draft agrémenté d’un second tour pour juste obtenir les droits de Varlamov, c’est cher payé pour les Avalanches. Quand on voit qu’un gars d’une qualité comparable qu’est James Wisniewski a été échangé par les Canadiens en contrepartie d’un 7ème tour de draft aux Blue Jackets … il y a manifestement erreur de la part du staff des Avs.

Pour les Avalanches ça reste une bonne acquisition si Varlamov s’intègre bien à cet effectif et s’il commencer surtout à avoir des résultats. Jusque là, le jeune russe n’a jamais convaincu. Il est pour beaucoup doté d’un réel talent qui ne demande qu’à éclore. le problème c’est qu’il met du temps à briller. Peut être que l’acquisition du gardien All Star Jean Sebastien Giguère en provenance de Toronton pourrait aider le jeune gardien. Jiggy a tout gagné en NHL! La cup en 2007 avec les Ducks, le Conn Smyth en 2003 avec les Mighty Ducks. Ce gardien d’expérience est donc recruter en tant que back up de luxe par les Avs même si celui ci n’entend juste jouer le rôle d’un simple back up. A 34 ans, le québécois espère encore connaître une saison pleine, chose qu’il n’a plus connu depuis la saison 2007 et la victoire des Ducks en finale de la Stanley Cup. Néanmoins, Jiggy est là pour jouer le rôle du grand frère, du modèle que Varlamov n’a jamais eu à Washington alors qu’il était secondé par un gardien plus jeune que lui, Mickeal Neuvirth. Les deux joueurs ont le même joueur modèle : Patrick Roy! Dans la maison des Avalanches il y a pire … En ayant l’ancienne gloire des Avalanche comme idole, le jeune Varlamov arrive dans un club où il pourra enfin s’épanouir et surtout prendre le temps de la construction de cette équipe pour livrer tout son talent.

A Washington on ne se fait pas de soucis d’abandonner un jeune gardien à fort potentiel. En marge de cet échange, les Capitals ont signé le gardien vétéran Thomas Vokoun qui était depuis le 1er Juillet agent libre. Ne voyant rien venir depuis l’ouverture du marché des agents libres, le gardien tchèque a donc décidé de s’engager avec les Caps à hauteur de 1,5M$ pour une saison. En attirant Vokoun les Caps se placent pour la Cup la saison prochaine. Il leur manquait un bon gardien. Même si Vokoun est un vétéran, il est encore capable aujourd’hui de sortir de gros matchs. Et un peu comme ce qui a été fait à Colorado, Mickeal Neuvirth a tout à gagner en étant associé à Vokoun.

Le trade de Varlamov est donc un tournant pour les deux équipes. Les Avs renforcent donc un poste laissé à l’abandon depuis l’échange de Craig Anderson à la trade deadline cette année. Pour les Caps, on attire le gros poisson au poste de gardien de ce marché des UFA et donc on se place très logiquement pour l’obtention de la Stanley Cup la saison prochaine.

 : Martin Havlat ↔ Dany Heatley : 

S’il y a eu un trade bridge qui a bien marché en cette saison morte, c’est bien celui entre les Sharks et les Wild. Juste une semaine après le premier blockbuster trade entre les deux franchises qui envoyait Brent Burns en Californie et contrepartie de Devin setoguchi, Charlie Coyle et le 1er tour de draft 2010 des Sharks, les deux équipes remettent le couvert. Or cette fois, l’échange est agrémenté de deux joueurs stars en mal de stats depuis quelques temps. Mais clairement, le gros poisson de ce trade est Dany Heatley qui quitte donc San José avec un bilan très très relatif et s’en vient dans le Minnesota pour se refaire une santé et surtout bien finir sa carrière.

Les Sharks recherchait un attaquant rapide pouvant palier le départ de Devin Setoguchi; les Wild recherchait un top score, une vraie gâchette, bref un joueur offensif star, chose qu’il n’ont plus depuis le départ de Marian Gaborik pour New York en 2008. Les deux équipes avaient ce qui manquait à l’autre et le trade était donc tout naturel. Il l’était pour les deux DG. En effet, personne n’a vu venir cet échange. Il est tombé comme un cheveu sur la soupe le soir du dimanche 3 juillet, alors que personne ne s’attendait à un tel trade. On pensait que les Wild avaient frappé leur plus gros coup de l’intersaison en attirant Devin Setoguchi la semaine précédente. C’était loin d’avoir perçu toute l’ambition de Chuck Fletcher pour la saison 2011/2012.

C’est un gros calibre que les Wild acquiert ici. Dany Heatley est un joueur stars de la NHL. Il a connu deux saisons à 50 buts avec les Ottawa Senators. Pas beaucoup de joueurs encore en activité peuvent se venter d’une telle fiche. Le problème c’est que depuis qu’il est à San José, Heatley n’est pas si tranchant que l’on pouvait l’espérer. Peut être le fait d’être noyé autour d’autre grand nom de la NHL (Joe Thorton, Patrick Marleau, …). Le cas Heatley n’a pas été résolu chez les Sharks et il s’est même empiré la saison dernière. Une saison insipide pour le canadien qui a touché le fond en série où il n’a amassé que 3 buts et 6 assistances en 18 matchs. Autant dire qu’Heatley ne s’épanouissait plus du tout en Californie. Fletcher a donc sauté sur l’occasion et prend donc un gros pari. Il sait de quoi Heatley est capable et ce qu’il peut apporter à l’attaque des Wild. Il peut complètement changer la donne et dynamiter enfin cette attaque qui sur le papier peut produire beaucoup plus qu’elle ne l’a fait l’an dernier. Heatley part donc à 30 ans dans un nouveau challenge, sûrement le dernier de sa carrière. Il est motivé et veut finir sa carrière sur une bonne note … et pourquoi pas avec une Stanley Cup? Or il devra être patient. Les Wild sont loin d’être un prétendant au trophée suprême pour les 2 saisons à venir. Mais les jeunes joueurs que la franchise du Minnesota développe promet un avenir très radieux et il est sûr que Dany Heatley a un rôle important à jouer dans cet avenir proche.

Pour San José, l’acquisition de Martin Havlat était réfléchie. On a ciblé le secteur de jeu dans lequel on voulait apporter des améliorations : le patinage. Havlat est un fabuleux patineur et surtout un excellent playmaker. Il est capable de porter le palet en zone offensive comme personne, de le conserver et donc de déséquilibrer à lui tout seul la défense adverse. San José ne doit pas s’attendre à ce que Havlat produise autant que ce que Heatley a pu faire. Marty n’est pas un buteur! Il apportera de la vitesse, de bonnes passes et c’est tout. Heatley était également capable d’apporter ce genre de chose. C’est pour cela que je pense que Minnesota sort gagnant de ce trade. Même si aujourd’hui les deux hommes se valent, potentiellement Heatley est au dessus de Havlat.

C’est donc un joli coup pour Chuck Fletcher qui en plus arrive à attirer le buzz de la NHL autour de sa franchise en mal de pub depuis quelques saisons. Les Wild feront office d’épouvantail la saison prochaine. Le nouveau coach Mike Yeo veut en faire une équipe contre laquelle il sera extrêmement difficile de jouer. Il est sûr que le nouveau facteur Dany Heatley fait partie importante de cette équation.

 : Eric Fehr ↔ Danick Paquette, 4ème draft pick (2012) : 

Certes ce trade n’est peut être pas clinquant au premier abord, mais il est vraiment important pour la nouvelle franchise de Winnipeg. Les Jets aquiert donc les services du jeune Eric Fehr en provenance de Washington. Ce natif du Manitoba revient donc « à la maison » au même temps que l’équipe de sa province. Fehr est très sûrement l’un des joueurs les plus sous estimé dans l’effectif des Caps. Un bon ailier, capable de marquer et d’apporter une vraie dimension physique. C’est clairement ce que recherchait Cheveldayoff, le DG des Jets.

Sortis de Blake Wheeler, Brian Little et d’Andrew Ladd, la qualité des ailiers dans cette franchise des Winnipeg Jets laissait à désirer. Eric Fehr ne va pas révolutionner l’offensive des Jets mais sur l’aile droite, avec Blake Wheeler, il va sûrement apporter du poids. Les Jets essayent tan bien que mal de construire une équipe qui tiendra la route cette saison après tant d’échec de la part des Thrashers. Il va leur être dur de faire une bonne saison. Mais si on regarde le début de saison qu’ont fait les Thrashers la saison dernière avant de s’écrouler, et cette acquisition d’Eric Fehr qui montre une réelle envie d’améliorer cette équipe, il se pourrait peut être que cette franchise, avec en plus la frénésie du retour d’une franchise à Winnipeg et l’excitation des fans, connaisse les séries cette saison. En tout cas ce serait une très belle histoire …

Prochaine série à suivre sur ce blog, ce sera celle des 10 signatures d’agents libres qui compteront pour cette saison 2012/2013 qui approche de plus en plus. Je devrai la commencer dans le courant de la semaine prochaine. D’ici là passez tous un bon week end mes amis 🙂 .