Le #59 de Slapshot Mag arrive!

A tous les mordus de hockey et de tous ses dérivés – floorball, roller hockey et j’en passe – le prochain numéro de « Slapshot Mag » sera dans les étales de votre gérant de presse préféré la semaine prochaine. En avant première je vous joins dans ce billet la couverture de ce numéro de la période novembre 2011 à janvier 2012 :

Vous y retrouverez donc les analyses de passionnés de hockey, traitant en grande partie l’actualité NHL, mais également l’actualité des championnats européens, y compris les divers championnats français. Pour ma part, je vous réserve un article cette fois (contre 3 lors du dernier numéro).

Courrez donc acheter cette bible de l’actualité hockey ici en France. On a besoin de vous lecteurs pour exister et pour véhiculer au plus grand nombre notre passion pour ce beau sport qu’est le hockey, et toutes ses variantes. Pour qui souhaitent franchir le pas et s’abonner, ce n’est pas la mer à boire que l’on vous demande mais juste une contribution de 20€ pour 5 numéros.

Bonne lecture à tous =).

Saison morte 2011 : les 10 trades à retenir … (fin)

Fin de cette série d’article sur les échanges importants et qui donc auront du poids de cette intersaison 2011. Après s’être penché sur le cas des Flyers qui ont animés d’entrée ce marché des échanges juste avant la draft, et sur celui des défenseurs avec le changement d’adresse de Brent Burns, Christian Ehrhoff, Robbyn Regher et James Wisniewski, nous allons nous concentré dans cette dernière partie sur le quart nord-ouest de cette NHL qui a vu pas mal d’échanges s’effectuer, surtout sous l’impulsion des Minnesota Wild grand acteur de cette intersaison. Retour donc sur les trois derniers trades de cette série qui vont compter l’an prochain …

 

 : Semyon Varlamov ↔ 1er draft pick (2012) + 2ème draft pick (2012 ou 2013) : 

Le torchon brûlait depuis bien longtemps entre Varlamov et les Capitals. Washington se devait de se débarrasser au plus vite de leur jeune portier russe sous peine de le voir partir en KHL sans en recueillir la moindre contrepartie. Ce deal conclu avec les Avalanches est une vraie bénédiction pour Washington. Loin de là que Varlamov soit un vrai cancer dans cette équipe, mais les objectifs à court terme entre l’homme et son club n’étaient plus les mêmes. Depuis l’élimination précoce au 1er tour des playoffs 2010 par les Canadiens de Montréal, Varlamov n’a plus la confiance de Bruce Boudreau et de son staff. Il est donc normal que le jeune gardien souhaitait rebondir autre part et sa préférence était de retourner au pays pour évoluer en KHL.

Mais cette offre des Avalanches est arrivée comme du pain béni sur la table de Georges McPhee, le DG des Capitals. Il est clair que recueillir des tours de draft d’une équipe comme Colorado qui ne sait pas encore si cette année sera la bonne pour que la mayonnaise prenne dans cette équipe jeune, c’est un deal très favorable pour les Capitals. En effet, soit ils laissés partir Varlamov pour rien, soit il accepte ce deal. McPhee ne s’est pas fait prier et il a signé aussi vite que l’offre est arrivée sur sa table. Il faut qu’un premier tour de draft agrémenté d’un second tour pour juste obtenir les droits de Varlamov, c’est cher payé pour les Avalanches. Quand on voit qu’un gars d’une qualité comparable qu’est James Wisniewski a été échangé par les Canadiens en contrepartie d’un 7ème tour de draft aux Blue Jackets … il y a manifestement erreur de la part du staff des Avs.

Pour les Avalanches ça reste une bonne acquisition si Varlamov s’intègre bien à cet effectif et s’il commencer surtout à avoir des résultats. Jusque là, le jeune russe n’a jamais convaincu. Il est pour beaucoup doté d’un réel talent qui ne demande qu’à éclore. le problème c’est qu’il met du temps à briller. Peut être que l’acquisition du gardien All Star Jean Sebastien Giguère en provenance de Toronton pourrait aider le jeune gardien. Jiggy a tout gagné en NHL! La cup en 2007 avec les Ducks, le Conn Smyth en 2003 avec les Mighty Ducks. Ce gardien d’expérience est donc recruter en tant que back up de luxe par les Avs même si celui ci n’entend juste jouer le rôle d’un simple back up. A 34 ans, le québécois espère encore connaître une saison pleine, chose qu’il n’a plus connu depuis la saison 2007 et la victoire des Ducks en finale de la Stanley Cup. Néanmoins, Jiggy est là pour jouer le rôle du grand frère, du modèle que Varlamov n’a jamais eu à Washington alors qu’il était secondé par un gardien plus jeune que lui, Mickeal Neuvirth. Les deux joueurs ont le même joueur modèle : Patrick Roy! Dans la maison des Avalanches il y a pire … En ayant l’ancienne gloire des Avalanche comme idole, le jeune Varlamov arrive dans un club où il pourra enfin s’épanouir et surtout prendre le temps de la construction de cette équipe pour livrer tout son talent.

A Washington on ne se fait pas de soucis d’abandonner un jeune gardien à fort potentiel. En marge de cet échange, les Capitals ont signé le gardien vétéran Thomas Vokoun qui était depuis le 1er Juillet agent libre. Ne voyant rien venir depuis l’ouverture du marché des agents libres, le gardien tchèque a donc décidé de s’engager avec les Caps à hauteur de 1,5M$ pour une saison. En attirant Vokoun les Caps se placent pour la Cup la saison prochaine. Il leur manquait un bon gardien. Même si Vokoun est un vétéran, il est encore capable aujourd’hui de sortir de gros matchs. Et un peu comme ce qui a été fait à Colorado, Mickeal Neuvirth a tout à gagner en étant associé à Vokoun.

Le trade de Varlamov est donc un tournant pour les deux équipes. Les Avs renforcent donc un poste laissé à l’abandon depuis l’échange de Craig Anderson à la trade deadline cette année. Pour les Caps, on attire le gros poisson au poste de gardien de ce marché des UFA et donc on se place très logiquement pour l’obtention de la Stanley Cup la saison prochaine.

 : Martin Havlat ↔ Dany Heatley : 

S’il y a eu un trade bridge qui a bien marché en cette saison morte, c’est bien celui entre les Sharks et les Wild. Juste une semaine après le premier blockbuster trade entre les deux franchises qui envoyait Brent Burns en Californie et contrepartie de Devin setoguchi, Charlie Coyle et le 1er tour de draft 2010 des Sharks, les deux équipes remettent le couvert. Or cette fois, l’échange est agrémenté de deux joueurs stars en mal de stats depuis quelques temps. Mais clairement, le gros poisson de ce trade est Dany Heatley qui quitte donc San José avec un bilan très très relatif et s’en vient dans le Minnesota pour se refaire une santé et surtout bien finir sa carrière.

Les Sharks recherchait un attaquant rapide pouvant palier le départ de Devin Setoguchi; les Wild recherchait un top score, une vraie gâchette, bref un joueur offensif star, chose qu’il n’ont plus depuis le départ de Marian Gaborik pour New York en 2008. Les deux équipes avaient ce qui manquait à l’autre et le trade était donc tout naturel. Il l’était pour les deux DG. En effet, personne n’a vu venir cet échange. Il est tombé comme un cheveu sur la soupe le soir du dimanche 3 juillet, alors que personne ne s’attendait à un tel trade. On pensait que les Wild avaient frappé leur plus gros coup de l’intersaison en attirant Devin Setoguchi la semaine précédente. C’était loin d’avoir perçu toute l’ambition de Chuck Fletcher pour la saison 2011/2012.

C’est un gros calibre que les Wild acquiert ici. Dany Heatley est un joueur stars de la NHL. Il a connu deux saisons à 50 buts avec les Ottawa Senators. Pas beaucoup de joueurs encore en activité peuvent se venter d’une telle fiche. Le problème c’est que depuis qu’il est à San José, Heatley n’est pas si tranchant que l’on pouvait l’espérer. Peut être le fait d’être noyé autour d’autre grand nom de la NHL (Joe Thorton, Patrick Marleau, …). Le cas Heatley n’a pas été résolu chez les Sharks et il s’est même empiré la saison dernière. Une saison insipide pour le canadien qui a touché le fond en série où il n’a amassé que 3 buts et 6 assistances en 18 matchs. Autant dire qu’Heatley ne s’épanouissait plus du tout en Californie. Fletcher a donc sauté sur l’occasion et prend donc un gros pari. Il sait de quoi Heatley est capable et ce qu’il peut apporter à l’attaque des Wild. Il peut complètement changer la donne et dynamiter enfin cette attaque qui sur le papier peut produire beaucoup plus qu’elle ne l’a fait l’an dernier. Heatley part donc à 30 ans dans un nouveau challenge, sûrement le dernier de sa carrière. Il est motivé et veut finir sa carrière sur une bonne note … et pourquoi pas avec une Stanley Cup? Or il devra être patient. Les Wild sont loin d’être un prétendant au trophée suprême pour les 2 saisons à venir. Mais les jeunes joueurs que la franchise du Minnesota développe promet un avenir très radieux et il est sûr que Dany Heatley a un rôle important à jouer dans cet avenir proche.

Pour San José, l’acquisition de Martin Havlat était réfléchie. On a ciblé le secteur de jeu dans lequel on voulait apporter des améliorations : le patinage. Havlat est un fabuleux patineur et surtout un excellent playmaker. Il est capable de porter le palet en zone offensive comme personne, de le conserver et donc de déséquilibrer à lui tout seul la défense adverse. San José ne doit pas s’attendre à ce que Havlat produise autant que ce que Heatley a pu faire. Marty n’est pas un buteur! Il apportera de la vitesse, de bonnes passes et c’est tout. Heatley était également capable d’apporter ce genre de chose. C’est pour cela que je pense que Minnesota sort gagnant de ce trade. Même si aujourd’hui les deux hommes se valent, potentiellement Heatley est au dessus de Havlat.

C’est donc un joli coup pour Chuck Fletcher qui en plus arrive à attirer le buzz de la NHL autour de sa franchise en mal de pub depuis quelques saisons. Les Wild feront office d’épouvantail la saison prochaine. Le nouveau coach Mike Yeo veut en faire une équipe contre laquelle il sera extrêmement difficile de jouer. Il est sûr que le nouveau facteur Dany Heatley fait partie importante de cette équation.

 : Eric Fehr ↔ Danick Paquette, 4ème draft pick (2012) : 

Certes ce trade n’est peut être pas clinquant au premier abord, mais il est vraiment important pour la nouvelle franchise de Winnipeg. Les Jets aquiert donc les services du jeune Eric Fehr en provenance de Washington. Ce natif du Manitoba revient donc « à la maison » au même temps que l’équipe de sa province. Fehr est très sûrement l’un des joueurs les plus sous estimé dans l’effectif des Caps. Un bon ailier, capable de marquer et d’apporter une vraie dimension physique. C’est clairement ce que recherchait Cheveldayoff, le DG des Jets.

Sortis de Blake Wheeler, Brian Little et d’Andrew Ladd, la qualité des ailiers dans cette franchise des Winnipeg Jets laissait à désirer. Eric Fehr ne va pas révolutionner l’offensive des Jets mais sur l’aile droite, avec Blake Wheeler, il va sûrement apporter du poids. Les Jets essayent tan bien que mal de construire une équipe qui tiendra la route cette saison après tant d’échec de la part des Thrashers. Il va leur être dur de faire une bonne saison. Mais si on regarde le début de saison qu’ont fait les Thrashers la saison dernière avant de s’écrouler, et cette acquisition d’Eric Fehr qui montre une réelle envie d’améliorer cette équipe, il se pourrait peut être que cette franchise, avec en plus la frénésie du retour d’une franchise à Winnipeg et l’excitation des fans, connaisse les séries cette saison. En tout cas ce serait une très belle histoire …

Prochaine série à suivre sur ce blog, ce sera celle des 10 signatures d’agents libres qui compteront pour cette saison 2012/2013 qui approche de plus en plus. Je devrai la commencer dans le courant de la semaine prochaine. D’ici là passez tous un bon week end mes amis 🙂 .

Les Thrashers à Winnipeg plutôt que les Coyotes?

Les choses vont vite autour de la situation des Coyotes! Hier sur ce blog, je vous apprenez que la NHL avait fixée une deadline au 6 mai concernant la vente des Coyotes, et passé cette limite, la ligue entamerait ses négociations de vente et de déménagement avec True North Sport. Etant donné que ce dossier est empétré dans une inertie depuis maintenant 5 mois, il était légitime de penser que l’avenir des Coyotes allé à 99% s’écrire à Winnipeg la saison prochaine. En réalité, c’était bien se tromper …

Un coup de théâtre s’est produit hier soir dans la nuit – pour nous français – concernant l’avenir des Coyotes. Si l’on en croit les dires du maire de Winnipeg, qui est vous le pensez très proche du dossier de l’implantation d’une franchise NHL dans sa ville, les Coyotes resteront à Phoenix la saison prochaine! Selon lui, il y a bien trop d’obligations liées au contrat d’acquisition des Jets il y a 15 ans par la ville de Glendale qu’il leur serait quasiment impossible de déménager les Yotes sans s’heurter à des poursuites judiciaires.

Rappelons le, la franchise est arrivée en Arizona en 1995 en provenance de Winnipeg. La mairie de Winnipeg dispose donc de pièces du contrat de vente de 1995 étant donné qu’elle était partie au contrat. Il va s’en dire que les infos qui sont relatées par le maire actuel de Winnipeg ne sont pas à prendre à la légère. Les Coyotes sont selon lui « intransferrables » (j’ai l’impression de parler d’un joueur …)! Alors que faire? La seule solution semble être la vente de l’équipe à Hulsizer, mais l’institut Goldwater bloque encore cette optique. La ligue nationale semble donc être bien bloquée et cherche autant que faire se peux une solution acceptable pour sortir la franchise de la crise.

Mais il reste une alternative pour les partisans de Winnipeg et cette alternative ce sont les Atlanta Thrashers! Eux aussi sont en vente et pas grand monde se bouscule pour acquérir la franchise géorgienne, elle aussi en plein déficit. Contrairement aux Coyotes, les Thrashers n’ont pas été déclarés en faillite par un quelconque tribunal, mais une chose est sûre, la situation financière va mal là bas aussi. La ligue ne pourra pas supporter deux franchises en difficultés. La seule solution est d’en ventre  une même à une acheteur qui veut la déplacer. La route des Thrashers semble être toute tracée dans ce cas vers le Manitoba. Si cela devrait arriver, ce serait la deuxième fois dans l’histoire de la ligue nationale qu’une franchise initialement installée à Atlanta déménagerait, après les Flames en 1980.

En cas de transfert des Thrashers à Winnipeg la ligue s’heurte à un autre problème : le rééquilibrage des deux conférences. Etant donné que les Thrashers sont une équipe de la conférence Est, les déplacer à Winnipeg les emmèneraient de force à l’Ouest et l’on se retrouverait avec une conférence Est à 14 équipes et une conférence Ouest à 16 équipes. Dans ce cas la ligue doit faire passer une équipe de l’Ouest à l’Est pour rééquilibrer le tout. Deux candidats au déménagement de l’Ouest à l’Est se sont déjà manifestés : les Détroit Red Wings et les Columbus Blue Jackets. Détroit souhaite depuis bien longtemps rejoindre l’Est pour pouvoir renouer les rivalités d’antant avec les Toronto Maple Leafs et les Montréal Canadiens. Mais la ligue nationale pourrait perdre par la même occasion une belle affiche qui est encrée depuis quelques années entre les Wings et les Blackhawks, mais également une équipe motrice pour sa conférence Ouest. De l’autre côté, les Blue Jackets souhaitent également passer à l’Est. Un article paru chez mes amis de CKAC sport relatait le week-end dernier une nouvelle demande adressée par le staff des Jackets à la ligue pour passer à l’Est en cas de déménagement des Thrashers à l’Ouest. La motivation principale de ce déplacement c’est de créer une vraie rivalité avec les Pittsburgh Penguins (eux qui se cherchent pour un rien des rivaux …) : les deux villes sont séparées par un peu plus de 250km!

Mais ce déplacement en créerait par répercution un autre : le déplacement d’une équipe de la division nord-ouest vers la division centrale orphile de Détroit ou de Columbus. Si l’on prend en compte le critère géographique qui joue grandement dans la composition des division, ce serait les Minnesota Wild qui se verraient reversés dans la division centrale, ce qui serait les satisfaire étant donné qu’ils souhaitent depuis leur création rejoindre cette division pour des raison économique et sportives. Rejoindre cette division réduirait largement leurs dépenses pour les déplacements et donnerait beaucoup plus de repos aux joueurs étant donné que les distances seraient beaucoup plus courte.

Bref ce feuilleton est loin d’être fini. Soyez sûr que je vous relaterai autant que je pourrai l’évolution de cette situation qui remue en cette pleine période de playoffs la NHL. En parlant de playoffs je vous fait dans la foulée un billet sur mes prédictions pour ces 1/2 finales …