Partis si haut pour tomber si bas …

Je vais commencer cet article en vous rappelant ce que j’écrivais sur les Wild il y a deux mois : “Doit-on d’ores et déjà voir les Wild comme une possible surprise à l’Ouest? Surprise en tant que club que l’on attendait pas, pas forcément. Même si défensivement on assiste à une reconstruction certaine, offensivement les atouts ne sont pas négligeables. Quand tu compte dans tes rangs des joueurs comme Heatley, Setoguchi, Koivu et même Cullen, tu ne peux pas prétendre faire une année blanche. Alors c’est une surprise dans leur performance jusque là, mais les voir en série n’en serait pas forcément une. Après les voir en haut du classement à l’ouest en fin de saison, j’en doute. Mais à y réfléchir le contexte de la division joue en leur faveur : les Canucks sont encore hantés par la finale perdue de la Stanley Cup, les Avs semble doucement glisser vers une nouvelle crise (possible congédiement de Joe Sacco) et les Flames semble bel et bien hors du combat. Seul les jeunes Oilers peuvent peut être tenir tête aux Wild en ce début de saison. Dans cette division tout sera conditionné par la capacité des Nucks à relever plus ou moins rapidement la tête.”

Aujourd’hui cette analyse relève de la science-fiction! En même pas deux mois on est passé d’une équipe conquérante, quasi imbattable qui dominait, assez inexplicablement, la NHL à la pire équipe de la ligue nationale depuis les fêtes … Même les analystes ayant bien roulés leur bosse dans la NHL ne se rappellent pas d’un tel retournement de situation. Qui plus est les stats prouvent toujours que l’équipe étant en tête de la ligue nationale début décembre termine à coup sûr parmi les qualifiés pour les séries. Au moment où l’on parle, les Wild sont hors des 8 premières places qualificatives à l’Ouest. Le constat est simple : en 17 matchs cette équipe n’en a remporté que deux … deux seuls petites victoires (contre San José et contre Edmonton)! C’est un constat affligeant! Cet article va tenté de répondre à cette débandade …

Comment a t’on pu tomber si bas? Comment a-t-on pu juste prendre 8 points en 17 matchs alors que l’on en possédait déjà 43 en 30 matchs joués ? … Les raisons exactes de cet échec sont un mystère. Même les journalistes suivant au jour le jour cette équipe sont à court d’explication. Plusieurs théories se sont succédées comme les blessures, la fatigue pour finir par la perte du système de jeu … Toutes ces explications ne suffisent pas à elles même. Le mal est largement plus profond.

Pour ce qui est de la thèse des blessures, je n’y ais jamais vraiment cru. Cette équipe a perdu Latendresse, Bouchard et Koivu (pour sa première blessure à la jambe) en trois matchs. De telles pertes laissaient craindre le pire. Trois top 6 forward à l’infirmerie en trois matchs, ça allait certainement avoir un impact sur les résultats de l’équipe. Mais un tel cataclysme? Ces blessures à elles seules ne peuvent pas expliquer la débandade qui dure depuis la mi-décembre. Koivu est le capitaine et le moteur de cette formation. Mais il n’en est pas le seul. Des joueurs comme Heatley, Cullen, Schultz et même Backstrom doivent avoir un impact comparable à Mikko sur le groupe. Pierre Marc et Guillaume sont quand a eu des atout offensifs importants, mais au final pas irremplaçables. Même sans ces trois éléments, cette équipe, sur le papier, n’est pas horrible. Pourtant, les faits sont là. Les blessures ont pesées sur ce mois de décembre et sur ce début janvier mais elles n’expliquent pas à elles seule le triste record que les Wild sont en train d’écrire.

Pour trouver le mal qui ronge cette équipe il faut voir plus loin et surtout prendre du recul. Quel est l’histoire de cette franchise? C’est une équipe qui est arrivée timidement dans la ligue nationale et qui de manière inattendue s’est invitée à la finale de la conférence Ouest en 2003. Par la suite cette équipe n’a cessé de jouer aux montagnes russes. Passant 2 ans dans le trou, puis revenant sur le devant de la scène pour gagner en 2008 le titre de la division nord-ouest … Les Wild sont une équipe atypique, à laquelle le style défensif est inscrit comme une marque de fabrique, qui a toujours finie par décevoir son monde. On ne déroge pas à la règle.

Ce que l’on paye aujourd’hui, ce sont des années d’échec, de médiocrité ambiante, de victoires sans gloire … Cette équipe n’a jamais eu de considération et si elle continue de la sorte elle n’en aura jamais. Tout le monde pleure que la couverture médiatique des Wild se limite à quelques matchs où au positionnement de l’équipe en haut de la conférence Ouest. Mais s’est on demandé si l’on méritait mieux? Certainement pas! Certains artisans ont fait de cette équipe un vrai bordel. Je pense notamment à notre cher Doug Risebrought qui mériterait à coup sûr le titre de pire DG que la ligue nationale ait connues (quoi qu’il aurait de la concurrence avec Garth Snow, DG des Islanders, et avec Scott Howson, DG des Blue Jackets). Cette série d’échec montre au combien cette équipe est faible dans les moments difficiles. Tout ceci parce que ses cadres n’ont jamais été habitués à relever la tête et à se battre dans les moments difficiles. Je ne blâme pas les joueurs en eux même, mais je blâme l’environnement dans lequel ils ont évolués jusqu’à ce que Fletcher en reprenne les rênes en 2009.

On est aujourd’hui à la croisée des chemins et l’on doit prendre des décisions importantes. Quand on voit que Chuck Fletcher bataille pour ne serai-ce que faire un échange avant la deadline, ce n’est pas normal. Depuis que je suis cette équipe j’ai l’impression que l’on a personne, qu’aucun joueur n’a de la valeur sur le marché. Ceci est en grande partie la faute d’une politique de souting désastreuse cour l’ère Risebrough. Colton Gillies a été réclamé il y a une semaine par les Blue Jackets. Il était le dernier premier tour des Wild de l’ère Risegrough. Quand on voit la liste de ces premiers tours depuis 2004 on comprend mieux pourquoi cette équipe est si médiocre : A.J Thelen (plus de nouvelles), Benoit Pouliot (un buts chez nous), James Sheppard (surestimé), Colton Gillies, Tyler Cuma, Nick Leddy (parti à Chicago).

Essayons de nous concentrer sur la série de défaite proprement dite plutôt que de divaguer sur l’histoire des Wild. On voit que Yeo n’a plus vraiment beaucoup de cartes en poche. Il a reposé ses joueurs, il leur a donné des entrainement corsés, d’autres légés, il a mélangé les lignes, il les a réunis, il a gueuler, il s’est montré patient … Bref il a quasiment fait ce que tout coach aurait pu faire. Au final le résultat est toujours le même. Que peut-il faire désormais? Pas grand chose en faite! Je ne pense pas que la solution doit venir du staff. La solution les joueurs seuls l’ont.

Qu’en est-il des joueur? Sont-ils inconscients de la situation? Je ne le pense pas. Les joueurs savent très bien ce qui est en jeu mais ils en sont arrivés à un point où tout match est vicieux. Quand on voit le début du match contre les Leafs tu te dis quand t’es joueur que c’est un cauchemar et que tu ne pourra jamais t’en sortir. L’unique échappatoire pour eux est d’arrêter de regarder ce qui se passe à l’extérieur, des critiques qui découlent. Ils doivent retrouver le plaisir de jouer au hockey car il l’on bel et bien perdu. Cette équipe jouait avec plaisir au mois de Novembre mais petit a petit, au fil de l’accroissement de leurs performances ce plaisir s’en est allé. La solution n’est plus du domaine de la technique et de l’effort, il est désormais clairement émotionnel.

Le All-Star break qui se profile va certainement faire du bien et va permettre au staff de réellement sondé à tête reposé cet effectif. De grandes décisions doivent être prises si cette crise n’est pas résolu d’ici peu. Il faudra surement revoir les objectif à la baisse, et pourquoi pas engager un grand processus de reconstruction. L’avenir de cette équipe c’est Mikeal Granlund et tout les efforts de la franchise doivent être tournés vers ce joueur. Il reste pas mal de match à jouer cette saison, mais je ne vois pas comment on pourrait sortir de la torpeur et repartir en conquérant.

Cette équipe est devenu une vrai énigme et génère une situation floue assez inédite. Même mon analyse n’arrive pas à pointer clairement un vrai problème. Ce soir tout ce beau monde a une chance inouïe de redorer le blason de cette franchise lors de l’annuel “Hockey Day in Minnesota”. Un évènement qui se déroule sur l’ensemble de la journée avec 3 matchs universitaires et un match NHL des Wild pour clôturer cette grande fête du hockey dans l’Etat du hockey. Et quoi de mieux que de se relancer face à l’ancienne franchise du Minnesota, les Stars (ex North Stars).

Mais pour cela il faudra montrer un tout autre visage. Le shake up fait par le staff hier va dans ce sens. Casey Wellman et David McIntyre ont été reversé au club école de Houston tandis que Chad Rau (une première pour le boy), Matt Kassian, Nate Prosser et Jed Ortmeyer ont été rappelés. Les blessures apportent une chose certainement : le roulement de l’effectif. Il est facile pour Yeo et son staff d’instaurer un roulement dans cette équipe en perte de confiance, chose qui serait bien plus difficile tant sur le plan technique que moral si l’équipe était au complet. En rappelant “Kass” et Ortmeyer on veut durcir le jeu et gagner ce match aux biceps.

La profondeur des joueurs AHL a payée en début de saison et si l’on veut sortir de la torpeur elle doit tenir le coup dès maintenant. Après il appartient aux cadres de porter ce petit monde à bout de bras … Ca on en n’est encore loin!

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Des playoffs sans Pittsburgh et Washington?

La conférence Est est à l’heure actuelle la conférence qui nous réserve pas mal de surprise! Une belle et inattendue 5ème place pour les Senators d’Ottawa, des Devils en quête de rachat , des Maple Leafs ayant enfin trouvé la bonne recette, et des Jets portés par leur 15.000 radants supporters à chacune de leurs sorties au MTS Center … Avec toute ces surprises il y a fort à parier que certaines grosses cylindrés des dernières saisons sont en train de se casser les dents. Montréal en est un exemple flagrant et ils devraient le payer cash! Mais là où la surprise est encore plus grande c’est de voir les Capitals de Washington et les Penguins de Pittsburgh hors des 8 places qualificatives pour les séries. Même si à l’heure où je parle les Caps occupent la 8ème place, et dernière, qualificative pour les séries, ces derniers n’ont pas été qualifiables depuis un long moment. Alors es-ce que des séries sans les Pens et les Caps, qui font parti des équipes les plus souvent qualifiés depuis le lock-out, sont-elles envisageables?

A Washington, après un début de saison sans fautes (7 victoires d’affilée au début de la saison), les problèmes sont apparus. Alex Ovechkin a joué les diva et a boudé son coach, Bruce Boudreau, comme il ne l’est pas permis. Plus aucun effort, plus aucun impact sur l’équipe, le capitaine des caps n’était qu’une ombre dans une paire de patins. Dans le bras de fer, qui avait plus un air de guerre froide, entre lui et son coach, Ovie a fini par l’emporter et Boudreau a été congédié fin novembre. Le problème c’est que la franchise avait empathie de cette guerre entre le coach et sa star : les Caps n’avaient gagné que 5 matchs sur 14 au mois de novembre. La dynamique du début de saison était rompue et le boulot s’avérait monstre pour le remplaçant, Dale Hunter.

Depuis, les Caps sont une équipe assez banale et irrégulière. Leur plus longue série de victoires depuis l’arrivée d’Hunter est une série de 4 victoires fin décembre. Mais tout ceci n’est pas extrêmement rassurant. Le jeu des Caps a perdu de sa verve. Il faut dire qu’il règne une ambiance assez merdique autour de ce club depuis que Ovie et Boudreau se sont déclarés la guerre. Hunter n’a pas été capable d’effacer ce ressenti depuis son investiture. De plus certains éléments clefs ne sont pas à la fête. Je pense d’abord à Mike Green et à Nicklas Backstrom. Blessés récurrents depuis la saison dernière, les deux hommes sont des éléments clefs dans cette équipe des Cap. Green est le vrai maître de la défense. Sans lui cette défense tombe dans la statistique des buts pris part match.

D’autres sont quand à eux légèrement feignants sur les bords. Je pense tout particulièrement à Alex Semin qui n’est plus que l’ombre de lui même. La dernière année de son contrat risque d’être sa dernière dans la capitale américaine. Ce n’est plus un secret, ça fait maintenant des semaines que Georges McPhee, le DG des Caps, essaye de l’échanger. Si Semin viendrai à partir avant la deadline, Ovechkin perdrait là son bras droit dans cet effectif.

Wasington est aujourd’hui dans une situation délicate : bon à domicile et exécrables à l’extérieur; autant de buts encaissés que pris … cette équipe est l’archétype parfait de la formation moyenne. Mais étant moyen cette équipe ne fera rien en série. McPhee va devoir prendre des décision pour améliorer son effectif. Y arrivera-t-il? L’avenir nous le dira! En tout cas il va devoir modifier la distribution des cartes dans son équipe ce qui pourra avoir autant d’effets positifs que négatifs. Les mois de février et mars seront déterminants pour cette formation. Personnellement je vois une surprise en Washington, celle d’une grosse écurie loupant les séries …

Pour Pittsburgh les causes de la situation sont tout autre. Les blessures! Le maître mot des Pens. Crosby, Letang, Staal, Neal, Michalek … voici la longue liste des joueurs clefs ayant été blessés cette saison. Seuls les 3 premiers de la liste demeurent à l’infirmerie. Pittsburgh était connu pour sa profondeur d’effectif ces dernières années. La saison dernière a bien illustrée ce constat. San Crosby et Malkin, les Pens sont arrivés à se hisser à la 4ème place de la conférence Est, sûrement grâce à l’exceptionnel début de saison de ces derniers. Cette saison la situation est en tout point différentes car les blessés sont là dès le début de la saison. Essayé de conserver une large avance est bien plus facile que d’en créer une.

Pittsburgh est donc obligé de compter sur des joueurs a priori destinés aux 3ème et 4ème lignes, voir même à l’équipe AHL. Difficile pour Bylsma de sublimer à chacun des matchs ses hommes qui ont un temps de glace inespéré en début de saison. Ces joueurs n’ont tout bonnement pas la capacité technique et physique de supporter une telle demande tout au long d’une saison. Ce début du mois de janvier l’illustre bien : Pittsburgh est actuellement sur un série de 5 défaites d’affilé. Un élément assez inouï pour cette équipe : l’attaque est en panne. Six buts sur les 6 derniers matchs, c’est une star de bon dernier de la ligue nationale.

L’avenir des Pens est clairement lié au retour au jeu de ses joueurs stars. Si le retour de Letang approche à grand pas, quid du retour de Crosby? Selon les dernières nouvelles il pourrait être de retour au jeu dès la fin de semaine. Mais on se pose forcément des questions quand à la durée de ce retour. Son retour au jeu au mois de novembre après 10 mois d’absence n’aura finalement duré que 8 matchs avant qu’il fasse une rechute. La santé de Crosby est un vrai problème qui rejailli directement sur les résultats de l’équipe.

Alors peut-on assisté à des séries au printemps prochain sans les Caps et les Pens? De ce que j’ai vu du match d’hier soir entre les deux équipes, ont peut valablement le penser. Le match a été d’une intensité moindre aux précédents duels. Les turnover sont nombreux, l’engagement physique en zone neutre n’en est que limité. Les deux équipes ont du mal à se créer des situations offensives franches par elles même. Le seul but de la rencontre est intervenu à la suite d’une bouder monumental à la bleue des Pens. Pittsburgh a bien prouvé dans ce match son incapacité à marquer. Cette offensive amorphe est très inhabituelle dans cette franchise.

En tout cas si les deux franchises loupent les séries, ça sera une grosse désillusion pour chacune d’entre elles, mais également pour la NHL. Des playoffs sans Ovie et Crosby … même Gary Bettman n’ose pas y penser dans ses pires cauchemars. Ces deux équipes attirent un nombre assez important de fans et de téléspectateur. Pour la première année de la nouvelle entente NBC/NHL, ça ferait désordre! Perso j’adore le désordre :) .

Réalignement de la NHL : la NHLPA dit non!

Le directeur de la NHLPA, Donald Fehr.

C’est hier soir aux alentour de 1h15 heure française que le couperet est tombé : l’association des joueurs de la NHL a décidé de rejeter le projet de réalignement adopté au mois de décembre dernier par le Board of Governors de la NHL. Une décision qui plonge la NHL dans un gros doute. Bill Daly s’est empressé de réagir à cette décision de l’organe décisionnaire du monde des joueurs. Selon ses propos “Il est malheureux que l’AJLNH, de façon non raisonnable, ait refusé d’approuver un plan qu’une grande majorité des clubs ont supporté, et qui a reçu un appui massif des partisans et d’autres membres de la communauté du hockey, incluant des joueurs”. Il poursuivait en disant “”Nous avons essayé pendant près d’un mois d’apporter des réponses satisfaisantes aux inquiétudes de l’AJLNH, sans succès, a t-il poursuivi. Comme il est déjà tard dans le processus de préparer le calendrier de la saison 2012-13, nous n’avons d’autre choix que de laisser tomber nos plans d’une réorganisation des sections et d’une nouvelle formule pour les séries pour la prochaine saison. Nous croyons que l’AJLNH a agi de façon non raisonnable, et nous prévoyons évaluer toutes nos options au plan légal”. Comme c’est un peu la mode en ce moment, la NHL s’indigne …

Cette décision on pourrait presque dire maintenant que l’on pouvait s’y attendre. La ligue a travaillée depuis le début dans le dos de la NHLPA sur ce dossier. Faute du système ou manque de tact, je pense que les grand décisionnaires de la ligue ont empathie des deux. Dans une ligue à 3 tête il apparait assez inouï que l’on laisse de côté dans une décision aussi importante pour l’avenir de ce championnat l’organe représentatif des premiers concernés : les joueurs! Je n’ai jamais compris pourquoi dans cette décision la ligue et les gouverneurs ont négociés ce réaménagement sans la NHLPA. D’une part ce n’est pas très correct vis à vis de l’association des joueurs, et de l’autre la ligue et les gouverneurs se sont mis une énorme épée de Damoclès au dessus de la tête en décidant sans la NHLPA. Annoncer un tel plan au grand public alors que les 2/3 des voix requises étaient rassemblés.

Alors pourquoi la PA a voulu jeter ainsi de l’huile sur le feu? La raison officielle c’est que l’association des joueurs n’ait pas convaincu par l’amélioration apportée par ce nouveau système quand aux problèmes de voyages des joueurs dans la ligue. Cette déclaration est la pire couverture de toute l’histoire … du moins je l’espère! Si la NHLPA pense vraiment ce qu’elle dit, je soupçonne tous ses membres d’être mentalement dérangés et d’être internés dans le plus bref délais. Aucun homme mentalement bien constitué ne prendrait cette explication comme argent comptant. Même un type découvrant pour la première fois le monde de la NHL et connaissant un tantinet sa géographie nord-américaine verrai de suite que le nouveau système proposé par la ligue répond beaucoup mieux aux problèmes de déplacement des joueurs que l’ancien. Pour cela vous pouvez toujours relire mon premier article sur la question : http://bit.ly/wPkIXT .

En réalité je pense que la NHLPA lance officiellement les hostilités pour la négociation prochaine de la future convention collective entre la ligue, les propriétaires et les joueurs. C’est cet été que le nouveau CBA de la ligue doit être voté. L’accord actuellement en application est celui qui avait été trouvé en 2005 … accord qui avait mis terme à un lock out d’un an qui hante encore les esprits de tous les fans de la NHL. Pour les respect des négociations, on ne saura évidemment pas sur quelle point la NHLPA veut faire du donnant donnant avec la ligue, mais il y a fort à croire que le réalignement sera dans la balance. Pour moi, la PA a bien compris que ce système était important pour les poches de la ligue et pour celle des gouverneurs. Elle sait également qu’ils feront tout ce qu’il pourront pour que ce nouveau système soit adopté. En réalité la NHLPA n’a pas vraiment d’hostilités avec ce nouveau système car une large majorité des joueurs de la ligue l’approuve et que la NHLPA ne peut pas écarter comme cela l’avis général des gens qu’elle représente. L’association des joueurs entend pour moi faire du chantage à la ligue …

En tout cas elle joue serrée! Il se pourrait bien que la NHL ne cède pas aux futures prétentions de la PA. Dans ce cas que pourrait-il se passer? Un lock-out pur et simple! Tout le monde le craint et je pense qu’hier soir on a fait le premier pas vers cette hypothèse. La NHLPA serait tenue comme responsable de cet état de fait en lançant la première les hostilités.

Néanmoins je ne pense pas qu’il soit trop tard pour enterré définitivement le format de réalignement approuvé par la NHL et les gouverneurs en décembre dernier. Il est sûr que les hautes instances de la ligue ont eu du temps pour établir un ersatz de calendrier. On ne me fera pas croire qu’en 10 mois on ne peut pas trouver un accord avec la NHLPA et ensuite établir un calendrier qui doit être dans ses grandes lignes établit. La ligue est arrivée à insérer Winnipeg dans la ligue en même pas 2 mois, alors elle peut bien renégocier cet accord avec la PA et établir un calendrier en conséquence ?

En tout cas on se rappellera de cette date du 6 janvier 2012 comme le début des hostilités entre la NHL et la NHLPA en vue des négociations de la prochaine CBA. Personnellement je craint le pire … Mais bon je suis d’un naturel pessimiste en ce qui concerne la NHL donc es-ce que ma première impression est avisée … l’avenir nous le dire :) .

Sur ce je vous souhaite une bonne journée mes amis et sachez que c’est toujours encourageant de voir le nombre de visiteurs croitre sur ce forum. Vous êtes mon moteur! Je vous adore :) .

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Minnesota Wild – Décembre : les notes.

Le mois de décembre est bouclé et nous voici maintenant à la mi-saison du côté du Minnesota. Les Wild ont joués 40 matchs sur 82 au programme. Un mois de décembre où l’on est passé du très bon au très moyen … voir mauvais. Après une série de 7 victoires de rang, les hommes de Yeo se sont effondrés après le premier match de l’histoire des Wild à Winnipeg. Au final une série de 7 défaites de rang. Les blessures à répétitions (Koivu, Setoguchi, Wellman, Latendresse, Bouchard, …) y sont pour quelque chose mais ne sont pas le seul argument à avancer. La saison est encore longue et Mike Yeo entend bien remettre son équipe en ordre de marche. Le fait est que pour débuter l’année 2012, la fiche du Wild n’est pas si mauvaise que ça au final : 21-13-6.

Voici le tableau récapitulatif des résultats du mois :

  • New Jersey Devils @ Minnesota Wild : 4-2  W
  • Minnesota Wild @ Anaheim Ducks : 5-3  W
  • Minnesota Wild @ San José Sharks : 2-1  W
  • Minnesota Wild @ Los Angeles Kings : 4-2  W
  • Minnesota Wild @ Phoenix Coyotes : 4-1  W
  • Minnesota Wild @ Winnipeg Jets : 1-2  L
  • Chicago Blackhawks @ Minnesota Wild : 4-3  L (SO)
  • New York Islanders @ Minnesota Wild : 2-1  L (SO)
  • Minnesota Wild @ Vancouver Canucks : 0-4  L (SO)
  • Minnesota Wild @ Calgary Flames : 1-2  L 
  • Minnesota Wild @ Edmonton Oilers : 1-4  L
  • Colorado Avalanches @ Minnesota Wild : 4-2  L
  • Minnesota Wild @ Nashville Predators : 1-2  L (SO)
  • Edmonton Oilers @ Minnesota Wild  : 3-4  W
  • Phoenix Coyotes @ Minnesota Wild : 4-2  L

Comme je l’ai dis en préambule, cette équipe des Wild a soufflée le chaud et le froid durant le mois de Décembre. Bien encrée pendant 2 semaines à la première place de la conférence Ouest (et de loin), les Wild ont vu leur avance fondre au rythme de leur série de défaite et des victoires des poursuivants. L’équipe occupe au moment où je vous parle la 6ème place de la conférence Ouest, une position qui correspond plus à leurs prétentions du début de saison.

Mois de Décembre : 8 – 6 – 3

Maintenant on va passer au sujet même de cet article, les notes joueurs par joueurs. Pour que vous compreniez un peu tout, je vais vous exposer les quelques règles de ma notation. Tout d’abord sachez que je note les joueurs ayant disputés la moitié ou plus des matchs du mois. Pour ce match de décembre comprenant 15 matchs, ce sera donc un seuil de 7 matchs … Pour ce qui est du système de notation le voici : 0 : joueur suspendu; 1 : mois catastrophique; 2 : très mauvais mois; 3 : mauvais mois; 4 : mois terne; 5 : mois moyen; 6 : assez bon mois; 7 : bon mois; 8 : très bon mois; 9 : mois remarquable; 10 : mois parfait.

Pour le reste rien ne change par rapport à l’article de notation du mois d’Octobre et Novembre. En ce qui concerne les lignes ça a été un peu plus délicat ce mois ci en raison de l’avalanche de blessures. Ce sont donc les alignements les plus fidèles à ce qui a été aligné durant ce mois :

Nom du joueur                         Buts    Assist   Points   +/-                                Note (/10)

* Première Ligne :  7/10

  1. Dany Heatley (A) , AG :   6G   –   6A   –   12pts   +5                                     6/10
  2. Mikko Koivu (C) , C :       4G   –   7A   –  11pts  +5                                       8/10
  3. Cal Clutterbuck , AD :     3G   –   1A   –   4pts     +4                                       7/10

* Deuxième Ligne : 7/10

  1. P-M Bouchard , AG :       5G   –   4A   –   9pts    -2                                     7,5/10
  2. Matt Cullen , (A) , C :        1G   –   9A   –   10pts    +1                                     6/10
  3. Casey Wellman , AD :      2G  -  2A  -  4pts    0                                          6,5/10

* Troisième Ligne : 6/10

  1. Darroll Powe , AG :           1G   –   1A   –   2pts     -5                                    5,5/10
  2. Kyle Brodziak , C :            4G   –   4A   –   8pts    -3                                    7/10
  3. Nick Johnson , AD :         1G   –   4A   –   5pts    +5                                    6/10

* Quatrième Ligne : 4,625/10

  1. Colton Gillies , AG :          0G   –   0A   –   0pts       -3                                  4,5/10
  2. Warren Peters , C :          0G   –   0A   –   0pts         -2                                   5/10
  3. Brad Staubitz , AD :         0G   –    0A   –   0pts     -4                                   4/10
  4. Cody Almond , C :             1G   –   0A   –   1pt        -3                                   5/10

* Lignes défensives : 5,86/10

  1. Jared Spurgeon , D :        0G   –   7A   –    7pts     +3                                  7/10
  2. Marek Zidlicky , D   :        0G   –   3A   –   3pts     +0                                  6,5/10
  3. Marco Scandella , D :       1G   –   1A   –   2pts      -3                                   6/10
  4. Clayton Stoner , D  :          0G   –   0A   –   0pts        +4                                 6/10
  5. Nick Schultz , (A) , D :      0G   –   0A   –   0pts      -5                                  5,5/10
  6. Greg Zanon , D :                 0G   –   2A   –   2pts      +0                                  5/10
  7. Mike Lundin , D :              0G   –   1A   –   1pt       -2                                  5/10

* Gardiens : 7,5/10

Nom                                        Victoires        GAA     % arrêts      Blanch.

  1. Nick Backstrom , G  :        3W     –     2.76   –    90,53%   –   0                  6,5/10
  2. Josh Harding , G     :         1W     –      1.87   –    93.75%   –   0                   7/10
  3. Matt Hackett , G     :          2W    -    1.01    -     97,4%   –   0                       9/10

* Entraineur : 

Mike Yeo :  8W  -  6L  -  3OT             6,5/10

Comme le mois dernier, je n’ai pas le temps de détailler le pourquoi du comment de toutes mes notes. Sachez juste qu’elles sont savamment déterminée en fonctions des stats, de l’impact sur l’équipe et de l’habitude générale du joueur vis à vis du collectif. Je vous donne donc mes deux top 3 :

*Top 3 :

  1. Matt Hackett : Vous allez me dire mais que fait Matt Hackett dans ce classement alors qu’il n’a pas pris part à plus de la moitié des matchs ce mois ci? J’avais envi d’inclure Matt Hackett dans ce classement pour rendre hommage aux deux superbes prestations qu’il a livré en début du mois de décembre. Ce n’est pas facile pour un gardien du club école de prendre part à un match NHL au pied levé. Ca l’est encore moins quand on connait les conditions rocambolesques dans lesquelles Matt Hackett a été rappelé de Houston (cf épisode Paul Deutsch). Le jeune gardien des Aeros a été maintenu dans le groupe professionnel et a remplacé Josh Harding après 1 min 11 de jeu contre les Sharks, à San José. Pas facile pour lui, mais il a réussi son examen de passage avec brio. Une stat de 1.01 en GAA sur deux matchs, pour un 3ème gardien … pardonnez du peu!
  2. Mikko Koivu : Le “Kaptain” tient toujours la barre des Wild. Quel mois encore une fois pour Mikko Koivu! Cette équipe est littéralement Mikko dépendante et la blessure du finlandais à la mi-décembre a renforcée ce ressenti. Blessé à la jambe à la fin du match contre les Jets, le capitaine des Wild n’aura effectué son retour au jeu que 13 jours plus tard contre les Avalanches. Sans lui dans le lineup, les stats sont édifiantes : 0-3-2. Cette blessure explique donc le rendement moindre de Mikko ce mois ci. Pour seulement 10 matchs joués, ce sont des stats dignes d’un franchise player.
  3. Pierre-Marc Bouchard : Après un début d’année où j’étais très sceptique à son épaule, je dois dire qu’il m’a fait changer mon fusil d’épaule. Le québécois est une pièce maitresse du rouage des Wild version Yeo. Il a marqué quantité de buts importants ce mois ci. Lors de la série de défaites il a même été l’un des seuls joueurs à continué à marqué. Son absence suite à une blessure au visage (suite à un mise en échec discutable quand à sa régularité délivré par le jouer des Jets Zach Bogosian) aura également été un gros manque à gagner pour cette formation.

*Bottom 3 :

  1. Colton Gillies : Je met Brad Staubitz à part de ce classement car c’est assez difficile d’être un goon et qui plus est avoir de bonnes stats et un impact notable sur une équipe. En revanche un joueur comme Colton Gillies se devait d’avoir un mois bien meilleur que celui ci. Au final il rend une copie vierge en points. Mike Yeo n’aura pas hésité de bencher plusieurs fois le jeune joueur durant ce mois. Gillies est encore loin d’être un joueur régulier. Capable de délivrer de bonne copies sur certains matchs, il pratique un jeu physique qui va lui demander de l’expérience avant d’être suffisamment régulier. Il doit encore et encore travailler. Mike Yeo lui fait encore confiance, à lui de lui prouver qu’il a raison!
  2. Greg Zanon : Zanon était de retour ce mois ci après une blessure aux adducteurs contractée fin novembre. Yeo l’a presque aussitôt renvoyé en tributs : l’effort du bloquer n°1 de shot chez les Wild était très loin d’être suffisant. Pour un vétéran, il a connu pendant plusieurs matchs les joies d’assister à un match de son équipe depuis les tribunes. Il a même été placé sur la liste des joueurs dont les Wild souhaitent se débarrasser. Même s’il a montré du mieux durant les derniers matchs du mois, Mike Yeo le benchera pour le premier match de janvier face aux Canucks.
  3. Mike Lundin : Lui aussi a été décevant. Présenté comme un joueurs sous-estimé à son arrivée dans le Minnesota, je ne vois pas en quoi ce joueur est si sous-évalué. Son jeu depuis son retour au jeu a été d’un commun criant. Pas de quoi s’extasier. Tout comme son compère Zanon, Lundin connait depuis quelques temps les joies des estrades. Néanmoins il n’y a aucune raison de croire à un transfert pour le natif du Minnesota.

Ce mois de Décembre aura eu au final comme effet de permettre à tout le monde de reposer les pieds sur terre. L’équipe était sur un petit nuage après son mois de Novembre parfait. Mais les blessures sont arrivées et les carences se sont fait sentir. Il y a encore beaucoup à faire dans cette équipe avant d’être qualifié pour la grande joute des séries au mois d’avril.
Une chose set sûre : ce run de cette première moitié de saison est non négligeable. On a encore le souvenir du début catastrophique de la saison 2009-2010 qui s’était payé cash en fin de saison. Là où les Wild doivent progresser, ou plutôt revenir, c’est dans le respect de leur manière de jouer. Yeo l’a assez rabâché au mois de septembre : on doit être très attentif à notre manière de jouer, d’aborder le match; cette équipe doit être très attentive à tous les détails de son jeu. Si un seul des joueurs de cette équipe s’éloigne un temps soit peu de son schéma de jeu, ne serai-ce que quelques seconde, cela peut faire la différence à la fin du match et changer radicalement la face d’un match. On le voit bien aujourd’hui : là où l’équipe remportait un grand nombre de match par la plus petite des marge, elle a perdu durant le mois de décembre un grand nombre de matchs par un but d’écart ou en SO.

Yeo veut remettre son équipe dans les rang avant de s’attaquer au grand chantier du PP. Les Wild occupent un peu flatteuse 20ème place dans le secteur du PP avec une star de 15.2% : bien trop peu si l’on souhaite accrocher les séries. Le mouvement sera le maitre mot de la réussite des deux unités spéciales de puissance pour cette équipe du Minnesota. Ce n’est pas un problème de personnel, mais plus un problème de confiance en soit. Les alignement en PP doivent prendre conscience de leur capacité. Ce sont de bons passeurs et de bon tireurs. Il n’y a pas de raison que ce PP ne fonctionne pas.

Pour finir je termine avec le programme de ce premier mois de  2012 :

  • Minnesota Wild @ Vancouver Canucks, jan. 4th, 10:00 ET (4:00 Fr)
  • Minnesota Wild @ Calgary Flames, jan. 7th, 10:00 ET (4:00 Fr)
  • San Jose Sharks @ Minnesota Wild, jan. 10th, 7:30 ET (1:30 Fr)
  • Minnesota Wild @ Chicago Blackhawks, jan. 12th, 8:30 ET (2:30 Fr)
  • Minnesota Wild @ Saint Louis Blues, jan. 14th, 8:00 ET (2:00 Fr)
  • Minnesota Wild @ Philadelphia Flyers, jan. 17th, 7:00 ET (1:00 Fr)
  • Minnesota Wild @ Toronto Maple Leafs, jan. 19th, 7:00 ET (1:00 Fr)
  • Dallas Stars @ Minnesota Wild, jan. 21st, 9:00 ET (3:00 Fr)
  • Minnesota Wild @ Colorado Avalanches, jan. 24th, 9:00 ET (3:00 Fr)
  • Nashville Predators @ Minnesota Wild, jan. 31st, 8:00 ET (2:00 Fr)
Catégories:hockey, Minnesota Wild, NHL, Notes

2011 en résumé sur Ice & Field …

Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2011 pour ce blogue.

Voici un extrait:

Un cable car à San Francisco contient 60 personnes. Ce blog a été visité environ 2 000 fois en 2011. Si c’était un cable car, il aurait fallu à peu près 33 voyages pour transporter autant de personnes.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Catégories:NHL

Réalignement NHL, une saison 2012/2013 révolutionnaire!

Salut tout le monde. J’aurais aimé réagir un peu plus vite sur la décision prise par le « Board of Governors » de la NHL le lundi 5 décembre dernier concernant la modification du format de la ligue. Mais la migration vers un nouvel opérateur de ma ligne internet a pris plus de temps que prévu. Du coup j’ai été coupé du net pendant une semaine … une éternité pour le net-addict que je suis.  Anyway, j’ai toujours un mac sous la main et word me permet toujours d’écrire des articles. Le temps de m’y remettre et de vous concocter quelque chose de bien et voilà cet article J !

Comme je le disais dans ce préambule – ou finalement je me suis plus étendu sur ma petite vie que sur le reste – la NHL va changer et cela dès la saison prochaine. Changer, mais comment ? Le format de la ligue change ! Exit le format à deux conférences, chacune subdivisées en 3 divisions. Le déménagement inévitable des Jets vers l’Ouest a fait ressurgir les prétentions de changement de format de certaines franchises de la conférence Ouest. Ce lundi 5 décembre, lors d’une de leur rare rencontre, les gouverneurs de ligue sont tombés d’accord pour adopter un nouveau système d’organisation. Requérant une majorité des 2/3, le projet porté par la ligue et son commissaire en premier lieu a trouvé 26 réponses positives, contre 4 ne souhaitant pas voir l’ancien système disparaître. Voici à quoi la NHL ressemblera la saison prochaine :

Conférence A : Vancouver Canucks, Edmonton Oilers, Calgary Flames, San José Sharks, Los Angeles Kings, Anaheim Ducks, Phoenix Coyotes, Colorado Avalanches.

Conférence B : Détroit Red Wings, Saint Louis Blues, Columbus Blue Jackets, Nashville Predators, Minnesota Wild, Winnipeg Jets, Dallas Stars, Chicago Blackhawks.

Conférence C : Montréal Canadiens, Toronto Maple Leafs, Tampa Bay Lightning, Florida Panthers, Buffalo Sabres, Boston Bruins.

Conférence D : New Jersey Devils, Philadelphia Flyers, Pittsburgh Penguins, New York Rangers, New York Islanders, Washington Capitals, Carolina Hurricanes.

Les quatre premiers de ces nouvelles conférences seront directement qualifiés pour les playoffs. Ces derniers s’affronteront au sein de leur conférence pour le 1er et 2ème tour des séries. Ainsi, le 1er de la conférence rencontrera le 4ème ; le 2nd le 3ème. L’équipe restant à la fin du 2ème tour sera désignée comme « championne de la conférence ». Les quatre champions de conférence restant s’affronteront  – suivant une répartition que l’on ignore pour le moment – jusqu’à ce qu’il reste deux équipes pour s’affronter en finale de la Stanley Cup.

Le critère fondamental de cette réorganisation, ou réalignement comme il est souvent dit outre-Atlantique, c’est indéniablement le critère géographique. La ligue a voulu regrouper dans de plus larges divisions des équipes qui, pourtant étant proches, étaient séparés de division dans l’ancien système.

Mais il y a un intérêt sous-jacent au regroupement géographique : le regroupement horaire ! Si les sportifs souffrent d’un élément externe à leur sport en Amérique du nord, c’est bien le décalage horaire. Du moins, ceci se fait sentir dans la conférence Ouest. Dans la conférence Est, grâce à la proximité des franchises, cet éléments n’est que ponctuel. Dans l’ouest, les équipes doivent le subir quasiment toutes les semaines. Une situation à laquelle la NHL essaye de remédier avec ce nouveau système.

Sur cette question, les premières équipes servies sont les Dallas Stars, les Minnesota Wild, les Nashville Predators, les Columbus Blue Jackets, les Winnipeg Jets et les Detroit Red Wings. Ce nouveau système est taillé pour prendre largement en compte les intérêts des futures équipes de la conférence, que l’on nommera par simple commodité, « Middle West ».

Depuis des années, Dallas se plaint de sa place dans la division pacifique. Les Stars étaient souvent obligés de se déplacer du côté de la côte californienne ou du côté de Phoenix, étant donné que ces quatre équipes étaient ses colocataires de division. Une situation dans laquelle les Stars se trouvaient lésés. La situation était la même pour les Wild obligés de se déplacer dans l’Ouest canadien et subir un décalage horaire d’une heure à chacun de ses déplacements à Edmonton et Calgary, et de 2 heures à Vancouver. Pour ces deux équipes, le réalignement de la NHL va mettre fin à ce que l’on peut considérer comme une aberration du précédent système de la ligue. Ces deux équipes, manifestement attachés au Midwest des USA en étaient éloignées pour compléter les divisions nord-ouest et pacifique.

L’autre question épineuses était celle des équipes orientales de la division centrale ayant des envies de conférence Est : Nashville, Columbus et surtout Détroit. Les Wings en avaient soupés des déplacements de 3000 km sur la côte californienne et du décalage horaire de 3 heures. Les deux premiers tours de playoffs l’an dernier ont été les gouttes qui ont fait débordées le vase pour le DG des Wings, Ken Holland. Un premier tour à Phoenix, un deuxième à San José … les fans des wings en étaient arrivés à s’abstenir des matchs à l’extérieur lors de ces séries en raison de leur diffusion tardive (pas avant 22h00 heure de Détroit). Le nouveau système est un bon compromis pour eux : certes ils demeurent à l’Ouest mais ils seront assurés de jouer un max de matchs en saison régulière contre des équipes de leur fuseau horaire ou du fuseau horaire voisin, et surtout ils ne seront pas confrontés à des trip dans l’Ouest canadien ou américain lors des deux premiers tours de playoffs. Ainsi, la NHL a réussi à garder les Wings à l’ouest et à conserver un réel intérêt autour de la future conférence « Midwest ».

On le voit bien, les Wings ont réussi à faire plier la NHL sur l’organisation des deux premiers tours des playoffs en interne dans chacune des conférences. Plus largement, les équipes de l’ancienne conférence Ouest sont les gagnantes car leurs déplacements n’en seront que limités.

Ce constat remet un peu plus d’équilibre dans la ligue nationale. Disons les choses : les équipes de la conférence Est bénéficiaient depuis l’instauration du précédent système d’un réel privilège. Une surprotection qui n’avait de justification que la répartition démographique des Etats-Unis et du Canada. Ca la ligue ne peut pas le maitriser ; au contraire elle peut essayer d’assouplir ce fait qui s’impose à elle. Je pense que c’est ce qu’elle a fait avec ce nouveau système.

Pourquoi je parle de privilège de la conférence Est ? Je vais vous donner un exemple qui se suffit à lui même. Lorsqu’un joueur joue dans la division atlantique, la plupart du temps, quand son équipe est sur la route, il est rentré chez lui, au grand max, aux alentours du minuit. Les villes étant relativement proches, jouer à l’extérieur revient à jouer à domicile. Ceci je ne l’invente pas, ce sont des mots sortis tout droit de la bouche de Darroll Powe, joueur depuis cette année des Wild, qui a passé auparavant 3 ans chez les Flyers. A l’inverse, lorsqu’un joueur évolue du côté de Dallas ou de Minnesota (les cas les plus extrême), il est sûr de ne pas être chez lui avant 2 ou 3h du matin lorsque son équipe a fait un déplacement chez les équipes du pacifique. Et je ne parle pas du décalage horaire … Bref vous le voyez bien, le fait que la ligue ait une concentration d’équipe dans un grand quart nord-est du continent entrainait une situation privilégiée notoire pour les équipes de l’Est.

Le nouveau système est bien plus égalitaire dans le sens où il vient mettre des bâtons dans les roues des équipes de l’Est là où elle n’en avait pas. Ce nouveau système c’est un peu du « tu me prend ci, je te prend ça ». La ligue sait qu’elle ne pourra pas connaître une égalité parfaite entre équipe de l’Ouest et de l’Est sur les voyages. Ainsi, elle a décidé de composer les deux futures conférences de l’Est de manière « complexe ».

La conférence de Philly, Pittsburgh & co est une conférence relevée au possible. Ces équipes étant toutes proches (la plus grande distance étant de 707 km entre les Islanders et les Canes), il fallait introduire un critère de complexification autre qu’un critère géographique. Avec 5 équipes sur 7 régulièrement abonnées aux playoffs avec l’ancien système, ça nous promet des étincelles et chaque année un gros sera sur le tapis à la fin de la saison régulière.

Pour les anciennes équipes du nord-est, on leur a collé dans les pates les équipes restantes de la feu division sud-est qui va littéralement exploser avec ce réalignement. Les trip du côté de Tampa ou Miami va entrainer un critère de mobilité bien plus accentué qu’avec le précédent système (Boston et Toronto étant les équipes les plus éloignées dans la division nord est avec 691 km).

On le voit donc, la ligue a complexifiée la répartition à l’Est et l’a allégée à l’Ouest pour rétablir un semblant d’équilibre entre les quatre futures conférences. Une logique de répartition que je salue.

La ligue a également motivée sa nouvelle répartition par une envie de favoriser, catalyser, créer, mais également maintenir les rivalités au sein de la ligue nationale. Pour cela la ligue a mis en place deux moteurs à rivalités :

  • un regroupement géographique
  • un nouveau système pour les deux premiers tours des playoffs.

La ligue met donc en place tous les éléments pour favoriser la création de rivalité qui lui permettront de booster encore plus ses audiences. Mais tout ce bel artifice n’est pas sûr de déboucher sur la création de rivalités à coup sûr. Une rivalité c’est quelque chose qui demande du temps et qui principalement s’acquiert durant les séries. Si on prend pour exemple la rivalité New York Rangers/Philadelphia Flyers, celle ci s’est développée uniquement parce que les deux équipes se sont rencontrées tellement de fois depuis les années 70 en séries. En cantonnant les deux premiers tours des playoffs en interne à chaque conférence, la ligue espère maintenir les rivalités passées mais également en créer de nouvelles.

Mais attention ce système pourrait avoir des effets secondaires. Tout d’abord ces rivalités vont être nombreuses en saison régulière : 5 rencontres pour les conférences à 8 équipes, 6 rencontres pour les conférences à 7 équipes. De plus, les confrontations régulières lors des deux premiers tours des séries risque de banaliser ces rivalités à un tel point que ça pourrait ennuyer le téléspectateur de se payer à chaque playoffs un Philly/Pittsburgh, un Chicago/Détroit ou un Montréal/Boston … La ligue compte surement sur le renouvellement des générations.

Beaucoup de monde s’est indigné de ce nouveau système parmi les fans des équipes de l’actuelle division atlantique. A l’heure actuelle cette division place 4 de ses 5 équipes dans les 8 premiers de la conférence Est. En ajoutant Washington, un participant régulier aux séries, ça laisse à penser que chaque année une grosse équipe sera mise sur le carreau à cause de ce nouveau système, au détriment d’une équipe moins bonne dans les autres conférences. On pourrait assister valablement à une situation où le 4ème d’une conférence ait moins de points que le 5ème d’une autre. C’est pourquoi certaines personnes auraient souhaitées voir un système qui ne garantissait pas forcément au 4ème de la conférence une place en séries. Si un quelque conque 5ème aurait eu plus de points, il aurait pris sa place. Ca aurait pu apporter un peu plus de compétitivité entre les conférences durant la saison régulière. Mais comme celles-ci sont désormais indépendantes les unes des autres, cela aurait dénué de sens la nouvelle organisation de la ligue. Je pense qu’une équipe de Vancouver terminant première préfère jouer un Calgary 4ème qu’un Nashville 5ème de sa conférence avec plus de points …

Pour résumer mon analyse, qui finalement sera bien longue, je voudrai vous faire un résumé des gagnants et des perdants de ce réalignement.

Gagnants :

  • Dallas Stars : comme je l’ai exposé plus haut Dallas voulait se départir des longs voyages sur la côté californienne. Le nouveau système les reverses dans leur zone horaire et les reverse dans une conférence avec des équipes bien plus proches. Qui plus est le niveau relevé de la conférence pourrait tirer vers le haut cette franchise championne de la Stanley Cup en 1999 et qui n’arrive plus depuis à retrouver un run en séries.
  • Minnesota Wild : les Wild ont connus les mêmes déboires que les Stars et vont connaître avec le réalignement les mêmes avantages. Craig Leipold, le propriétaire des Wild, souhaite attirer le Winter Classic dans un futur proche dans l’Etat du hockey. Ce nouveau système lui offre une chance inouïe de créer une rivalité avec Chicago, un adversaire au Winter Classic susceptible de convaincre la NHL.
  • Détroit Red Wings : les Wings souhaitaient changer de conférence, au final ils obtiennent un bon compromis. Hormis Chicago, la route est bien dégagée pour eux dans cette conférence (… pour le moment). Tempi pour la rivalité avec les Leafs tant qu’ils ont celle avec les Hawks.

Perdants :

  • Philly & Pittsburgh : Ces deux équipes ont fait des pieds et des mains pour conserver la rivalité de la Pennsylvanie. Pas mal de projection envoyait Pittsburgh dans une conférence « nord-est » et Philly dans une conférence plus « atlantique ». Ne voulant pas faire exploser leur rivalité pour de simples aspirations géographiques de la ligue, ces deux équipes se retrouvent ensemble dans une conférence de prime abord relevée. Mais maintenant des voix s’élève dans les camps face à ce niveau de leur future conférence. Comme dit le dicton fans des Pens et des Flyers, on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs …
  • Les équipes de la division Nord-Est : on pourrait penser que ce sont les Bolts et les Cats les perdant dans cette conférence rapiécée, mais à y réfléchir un peu plus ce sont bien les équipes de l’ancienne division nord-est qui en souffriront le plus. Tampa et Florida obtienne une conférence avec un niveau bien plus élevé et des équipes bien plus intéressantes à voir jouer que Carolina ou encore les défunts Thrashers. Ceci n’aura pour effet que d’attirer un peu plus de fans dans leur arena. Les équipes de la division nord-est n’en tirent aucun avantage. Au contraire elles sont perdantes car elles devront se déplacer plus souvent …

Voilà cette analyse complète, que j’ai mis du temps à rédiger je le reconnais, est terminé. J’espère qu’elle a été suffisamment exhaustive. De toute manière il y a des fortes chances pour que j’y revienne dessus cet été avant que le système rentre effectivement en application.

Catégories:hockey, NHL

Minnesota Wild – Novembre “Movember” : les notes.

Fin de ce second mois de compétition pour les Wild après le match d’hier soir contre les Oilers. Quel mois mes amis! Jamais on aura connu une telle excitation dans le Minnesota pour un début de saison. Après un mois mi-figue, mi-raisin les Wild se sont parfaitement ressaisis et on clôturés un mois de tout les records. C’est clairement le mois le plus prolifique en victoire depuis la création de la franchise en l’an 2000. Avec deux belles séries de victoires, Mike Yeo appose d’ores et déjà sa patte sur cette formation en la menant, déjà, vers des succès précieux. On va donc détaillé les performances de chacune des joueurs dans ce mois de tous les records et surtout, les noter!

Mais tout d’abord le tableau récapitulatif des résultats du mois :

  • Minnesota Wild @ Detroit Red Wings : 2-1  W (OT)
  • Vancouver Canucks @ Minnesota Wild : 5-1  W
  • Saint Louis Blues @ Minnesota Wild : 2-1  W
  • Minnesota Wild @ Calgary Flames : 3-0  W
  • Minnesota Wild @ San José Sharks : 3-1  L
  • Minnesota Wild @ Los Angeles Kings : 5-2  L
  • Minnesota Wild @ Anaheim Ducks : 3-2  W
  • Minnesota Wild @ Columbus Blue Jackets : 4-2  W
  • Colorado Avalanches @ Minnesota Wild : 1-0  W
  • Saint Louis Blues @ Minnesota Wild : 3-2  W (SO)
  • Nashville Predators @ Minnesota Wild : 3-2 W
  • Edmonton Oilers @ Minnesota Wild : 5-2  L
  • Calgary Flames @ Minnesota Wild : 5-2  L
  • Tampa Bay Lightning @ Minnesota Wild : 3-1  W
  • Minnesota Wild @ Edmonton Oilers : 3-2  W (SO)

Un mois exceptionnel donc, vous pouvez le voir. Avec deux séries de 5 victoires de rang (si l’on ajoute la victoire obtenue le 29 Octobre contre Détroit à la première série de 4 victoires) entrecoupées chacune d’une série de deux défaites sèche, les Wild sont à l’heure où nous parlons premier bien encré de la conférence Ouest. Une place inespérée en début de saison. Mais avec une telle fiche, il n’y a pas de hasard. La force de cette équipe tout au long de ce mois de Novembre a clairement été leur qualité à répondre aux échecs cuisants qu’ils ont subis à Los Angeles et contre les Flames. Mike Yeo peut être fier d’avoir sous son commandement un groupe capable de rebondir de la sorte …

Mois de Novembre : 11 – 4 – 0

Maintenant on va passer au sujet même de cet article, les notes joueurs par joueurs. Pour que vous compreniez un peu tout, je vais vous exposer les quelques règles de ma notation. Tout d’abord sachez que je note les joueurs ayant disputés la moitié ou plus des matchs du mois. Pour ce match de novembre comprenant 15 matchs, ce sera donc un seuil de 7 matchs … Pour ce qui est du système de notation le voici : 0 : joueur suspendu; 1 : mois catastrophique; 2 : très mauvais mois; 3 : mauvais mois; 4 : mois terne; 5 : mois moyen; 6 : assez bon mois; 7 : bon mois; 8 : très bon mois; 9 : mois remarquable; 10 : mois parfait.

Pour le reste rien ne change par rapport à l’article de notation du mois d’Octobre. Bien évidement j’ai réactualisé les lignes ce mois-ci en prenant celles que Mike Yeo a aligné le plus souvent tout au long de ce mois de Novembre :

Nom du joueur                         Buts    Assist   Points   +/-                                Note (/10)

* Première Ligne :  6,33/10

  1. Dany Heatley (A) , AG :   3G   –   5A   –   8pts   +2                                     5/10
  2. Mikko Koivu (C) , C :       4G   –   11A   –  15pts  +5                                    8/10
  3. Devin Setoguchi , AD :   5G   –   3A   –   8pts    -4                                      6/10

* Deuxième Ligne : 7,17/10

  1. P-M Bouchard , AG :       3G   –   5A   –   8pts    +4                                     7/10
  2. Matt Cullen , (A) , C :        4G   –   3A   –   7pts    -1                                     7/10
  3. Cal Clutterbuck , AD :     5G   –   3A   –   8pts    +4                                     7,5/10

* Troisième Ligne : 6,2/10

  1. Darroll Powe , AG :           2G   –   2A   –   4pts     -1                                    6/10
  2. Kyle Brodziak , C :            4G   –   4A   –   8pts    -2                                    6,5/10
  3. Nick Johnson , AD :         2G   –   4A   –   6pts    +0                                    6/10

* Quatrième Ligne : 5/10

  1. Colton Gillies , AG :          0G   –   1A   –   1pt        +0                                  5/10
  2. Warren Peters , C :          0G   –   1A   –   1pt         -1                                   5/10
  3. Brad Staubitz , AD :        0G   –    0A   –   0pts     -2                                   5/10

* Lignes défensives : 6,45/10

  1. Jared Spurgeon , D :        1G   –   5A   –    6pts     -2                                  6,5/10
  2. Marek Zidlicky , D   :        0G   –   4A   –   4pts     +2                                  6/10
  3. Marco Scandella , D :       1G   –   2A   –   3pts      -2                                   6/10
  4. Clayton Stoner , D  :          0G   –   1A   –   1pt        +3                                 6,5/10
  5. Nick Schultz , (A) , D :      0G   –   2A   –   2pts      +0                                  6,5/10
  6. Nate Prosser , D :              0G   –   4A   –   4pts      +0                                  7/10
  7. Justin Falk , D :                  0G   –   1A   –   1pt       +3                                  6,5/10

* Gardiens : 7,5/10

Nom                                        Victoires        GAA     % arrêts      Blanch.

  1. Nick Backstrom , G  :        6W     –     1.80   –    94.8%   –   2                   8/10
  2. Josh Harding , G     :         5W     –      2.31   –    92.3%   –   0                   7/10

* Entraineur : 

Mike Yeo :  11W  -  4L  -  0OT             9/10

Comme le mois dernier, je n’ai pas le temps de détailler le pourquoi du comment de toutes mes notes. Sachez juste qu’elles sont savamment déterminée en fonctions des stats, de l’impact sur l’équipe et de l’habitude générale du joueur vis à vis du collectif. Je vous donne donc mes deux top 3 :

*Top 3 :

  1. Mikko Koivu : Quel mois pour le capitaine des Wild! Trainé dans la boue durant tout le mois d’Octobre par des fans trop impatients, Koivu a vraisemblablement connu un retard à l’allumage. Pas de problème puisqu’aujourd’hui il est revenu dans une forme olympique. Il affiche les meilleurs stats de l’équipe, a inscrits des buts cruciaux et surtout montre l’exemple à tous ses coéquipiers en réalisant un forecheck parfait durant tout le mois. Mikko Koivu a été la plaque tournante des Wild dans cette fin de mois de novembre et il est en ce moment sur une série de 7 matchs de rang avec au mois un point (la meilleur de sa carrière).
  2. Nicklas Backstrom : Après un début de saison coussi-coussa, le portier finlandais des Wild se devait de réagir et de fournir des stats un temps soit peu meilleures que celles du mois d’Octobre. Eclipsé par les superbes performances de Josh Harding durant le mois d’Octobre, Backs a sur patiemment attendre son heure en ce mois de novembre. Il a été rappelé au boulot lors du 4ème match du mois contre les Flames. Depuis, il a pris le départ dans 8 des 11 derniers matchs de ce mois, et il ressort avec une stats impressionnante de 94,8% d’arrêts. Enchainant arrêts magnifiques sur sauvetages désespérés, il a largement prouvé que c’était bel et bien lui le gardien titulaire de cette franchise. Peu de choses aurait été réalisable en ce mois sans le concours parfait de Nick Backstrom et de Josh Harding également.
  3. Cal Clutterbuck : On avait également un peu perdu Cal dans ce mois d’Octobre. Avec des stats peu flatteuses, le turbulent attaquant du Wild se rattrapait grâce à son impact physique toujours aussi précieux. Mais en ce mois de novembre record, Clutter’stache a su se tailler la part du lion et sort avec une fiche énorme de 5 buts, 3 passes, soit un total de 8pts. Ses stats égalent donc celles de joueur largement plus à l’aise avec le fait d’envoyer le puck au fond des cages que sont Dany Heatley, Devin Setoguchi ou encore PM Bouchard. Cal Clutterbuck est un magnifique two-way-player précieux aux Wild. Il l’a largement prouvé ce mois-ci.

*Bottom 3 :

  1. Dany Heatley : Heater et le joueur qui n’a pas su prendre à son avantage ce magnifique mois réalisé par l’ensemble de ses coéquipiers. Quand Chuck Fletcher est allé le chercher au mois de juillet dernier c’était pour qu’il mène les Wild en terme de buts avant tout, mais aussi en terme de points. Au final, Heatley est bien loin du compte. Même si une deuxième place derrière Mikko Koivu en terme de points marqués est acceptable, sa position de 4ème meilleure gâchette de l’équipe, à égalité avec Kyle Brodziak, et derrière Devin Setoguchi, Matt Cullen et Cal Clutterbuck est inacceptable. Heatley n’est que le 6ème meilleur marqueur ce mois ci, ce qui est en soit un véritable échec. Qui plus est, j’ai de plus en plus de doutes sur sa totale implication offensive. Est-il frustré par le manque de réussite qu’il a pu avoir sur certains matchs? Vraisemblablement. Mais ceci n’est pas une raison pour réaliser des matchs où il traine vraiment les pieds. Heater est capable de mieux et il doit mieux faire. Avant tout il doit marquer des buts, c’est pour ça que Fletcher le paye!
  2. Colton Gillies : Pas facile de sortir avec des belles stats quand on est sur le 4ème alignement offensif. Et également ce n’est pas facile quand on est jeune d’être suffisamment constant au niveau NHL. Colton Gillies à encore pas mal de chose à apprendre. Son aide a été précieuses dans les premiers jours de Novembre. C’est un joueur rapide et robuste qui exécute à merveille le forecheck demandé par Mike Yeo. Mais ces derniers temps il a baissé en régime ce qui a poussé son coach à le bencher lors des deux derniers matchs. Mais ceci n’est pas une fin en soit …
  3. Brad Staubitz : J’aurais pu également choisir Warren Peters pour cette 3ème place qui est à égalité avec notre homme, mais Brad Staubitz a réalisé selon moi un mois un tantinet plus mauvais que celui de Peters auquel peut accorder le bénéfice de la jeunesse. Même si Staubitz est plus constant que ses deux jeunes coéquipiers de trio, il n’en demeure pas moins qu’il peut s’avérer trop passionné sur une patinoire. Le dernier échange avec Hordichuck d’Edmonton en est un bon exemple. Staubitz coute en terme de pénalité, plus qu’il ne devrait. C’est pour cela que je le préfère à Petters dans cette sélection.

Je voudrai également expliquer ma note exceptionnelle de 9/10 à l’encontre de Mike Yeo ce mois ci. Le coach des Wild a eu un mois chargé. Passant d’un stade où son équipe gagnait tout, à deux matchs pourris à San José et LA, puis une nouvelle série d’invincibilité, puis deux nouveaux matchs pitoyables à domicile face aux Oilers et aux Flames, et enfin àdeux victoires pour clôturer le mois, il a géré à perfection les réactions de son groupe. Pas facile pour un coach de remobiliser ses troupes après des échec comme ceux de LA et contre les Flames à domicile.
Mike Yeo a donc prouvé ce mois ci qu’il a toutes les compétences pour commander un groupe NHL et l’amener au succès. Il a souvent dit dans les différentes interviews qu’il dispose d’un nombre important de combattants qui ne lâcherons pas le morceau. Mais pour relever et challenger de tels combattants après les deux séries de courts revers qu’ils ont connus, il faut être un fin psychologue sportif. Pour cela Yeo a mon respect. Quand il disait au début du match contre les Ducks (suivant celui de LA) que sont groupe allait réaliser un match dur en réponse au match de la veille, je me disais qu’il employait d’ores et déjà les bonnes vieilles couleuvres que certains coaches NHL ont déjà pris l’habitude de nous faire avaler. Mais quand les Wild sont sortis du 1er tiers avec 3 buts d’avances je me suis dis, whaou, il n’avait pas blagué le bougre.
Mike Yeo a le respect de son groupe. Quand il dit que ça ne va pas, les joueurs savent ce qu’il attendent d’eux. Autre chose, il a su faire comprendre aux boys qu’en respectant, et ce malgré le score, leur identité de jeu ils se sortiraient à chaque fois gagnant (ou presque). Le match d’hier soir à Edmonton en est le parfait exemple. Quand un groupe a compris ça, vous pouvez être sûr qu’ils seront dur à battre. En se focalisant sur leur manière de jouer, les Wild attendent la bonne brèche qui tôt ou tard arrive.

Pour tout ceci, je tire mon chapeau à Mike Yeo qui a désormais toute ma confiance à la barre de cette équipe. Il apparait clairement comme l’homme que l’on recherchait, le digne successeur de Jacques Lemaire, capable de mener cette équipe une nouvelle fois en playoffs. Pour cela je pense que le 9/10 n’est pas volé.

Pour finir je termine avec le programme de ce dernier mois de l’année 2011 :

  • New Jersey Devils @ Minnesota Wild, dec. 2nd, 8:00 ET (2:00 Fr)
  • Minnesota Wild @ Anaheim Ducks, dec. 4th, 8:00 ET (2:00 Fr)
  • Minnesota Wild @ San José Sharks, dec. 6th, 10:30 ET ( 4:30 Fr)
  • Minnesota Wild @ Los Angeles Kings, dec. 8th, 10:30 ET (4:30 Fr)
  • Minnesota Wild @ Phoenix Coyotes, dec. 10th, 8:00 ET (2:00 Fr)
  • Minnesota Wild @ Winnipeg Jets, dec. 13th, 8:30 ET (2:30 Fr)
  • Chicago Blackhawks @ Minnesota Wild, dec. 14th, 7:30 ET (1:30 Fr)
  • New York Islanders @ Minnesota Wild, dec. 17th, 8:00 ET (2:00 Fr)
  • Minnesota Wild @ Vancouver Canucks, dec.19th, 10:00 ET (4:00 Fr)
  • Minnesota Wild @ Calgary Flames, dec. 20th, 9:00 ET (3:00 Fr)
  • Minnesota Wild @ Edmonton Oilers, dec. 22nd, 9:30 ET (3:30 Fr)
  • Colorado Avalanches @ Minnesota Wild, dec. 26th, 6:00 ET (0:00 Fr)
  • Minnesota Wild @ Nashville Predators, dec. 28th, 8:00 ET (2:00 Fr)
  • Edmonton Oilers @ Minnesota Wild, dec. 29th, 8:00 ET (2:00 Fr)
  • Phoenix Coyotes @ Minnesota Wild, dec. 31st, 6:00 ET (0:00 Fr)
Catégories:hockey, Minnesota Wild, NHL, Notes

Le #59 de Slapshot Mag arrive!

A tous les mordus de hockey et de tous ses dérivés – floorball, roller hockey et j’en passe – le prochain numéro de “Slapshot Mag” sera dans les étales de votre gérant de presse préféré la semaine prochaine. En avant première je vous joins dans ce billet la couverture de ce numéro de la période novembre 2011 à janvier 2012 :

Vous y retrouverez donc les analyses de passionnés de hockey, traitant en grande partie l’actualité NHL, mais également l’actualité des championnats européens, y compris les divers championnats français. Pour ma part, je vous réserve un article cette fois (contre 3 lors du dernier numéro).

Courrez donc acheter cette bible de l’actualité hockey ici en France. On a besoin de vous lecteurs pour exister et pour véhiculer au plus grand nombre notre passion pour ce beau sport qu’est le hockey, et toutes ses variantes. Pour qui souhaitent franchir le pas et s’abonner, ce n’est pas la mer à boire que l’on vous demande mais juste une contribution de 20€ pour 5 numéros.

Bonne lecture à tous =).

 

Catégories:hockey, NHL, Winnipeg Jets

NHL Rant’s : les invités inattendus du début de saison …

Encore une fois, faute d’écrire un article très développé sur le début de saison d’une franchise et ayant un avis sur un peu toutes, je vous livre mes impressions sur le début de saison de certaines équipes, et même plus globalement de l’actualité de la ligue dans un nouvel article à classer dans la section des “NHL Rant’s”. Le thème, vous l’avez sans doutes tout de suite compris, sera en grande partie celui des équipes qui occupent après un mois et demi de compète, et à 1/4 de la saison, des places inattendues. Simple passade ou équipes pouvant jouer les troubles fêtes, ce billet essayera de répondre à ces interrogations. Et puis plus largement je m’intéresserais également aux faits marquants de la ligue depuis mon dernier article NHL Rant’s.

Je voudrai tout d’abord ouvrir cet article en parlant de mon équipe de coeur, les Minnesota Wild. De mémoire de fan assidu des Wild ça n’arrive pas tous les quatre matins. Depuis avant hier soir et leur victoire après fusillade 3-2 face aux Blues de Saint Louis, les Wild occupent la tête de la conférence Ouest et qui plus est la tête de la ligue nationale. La dernière fois qu’un tel évènement est arrivée pour cette jeune franchise c’était le 14 octobre 2006. Indéniablement, on assiste là au meilleur début de saison dans l’histoire de la franchise. Pas grande chose nous permettait d’espérer une telle performance dès le premier quart de la saison. Mais les premiers surpris sont bien les joueurs.
Cette équipe dispose pourtant d’une escouade défensive parmi les plus jeunes de la NHL. Après le départ de Brent Burns, on pouvait valablement penser que cette défense, sans son leader, allait prendre l’eau. Or on a mal jugé cette défense. Si elle a été si solide durant les deux années Richards, et surtout lors de sa dernière année, c’est bien parce qu’elle est composée d’un réel noyau de joueurs qui se sacrifieront sans hésitation pour le bien collectif du groupe. Cette défense n’est pas une somme d’individualité ou un groupe dominer par un ou deux joueurs, c’est un vrai groupe noyé dans et au service du groupe équipe. La cohésion entre ces jeunes est impressionnante. Quand on y réfléchi c’est tout bonnement exceptionnel. Hormis Nick Schultz qui a dépassé il y a deux matchs la barre des 700 matchs joués en NHL, aucun autre joueur de la défense actuelle des Wild ne dépasse les 100 matchs joués dans cette ligue. On pensait qu’avec les blessures de Greg Zanon et de Marek Zidlicky cette défense allait finalement prendre l’eau. Loin de là! Elle n’a jamais été aussi bonne que sans ces deux prétendus cadres …

Chapeau également aux deux gardiens, Nick Backstrom et Josh Harding. Ils font un boulot exceptionnel, bien aidés par leur défense. Il détiennent tous les deux des stats inhabituelles, surtout pour Harding, pourtant un simple back-up mais avec un record de 5-0-1 cette saison et un pourcentage d’arrêt légèrement au dessus des 94%. Yeo dispose en ce début de saison de deux gardiens qui ont les épaules pour prétendre à un poste de titulaire. Un atout que Yeo doit bien gérer et mettre à profit, ce qu’il fait actuellement.
Doit-on d’ores et déjà voir les Wild comme une possible surprise à l’Ouest? Surprise en tant que club que l’on attendait pas, pas forcément. Même si défensivement on assiste à une reconstruction certaine, offensivement les atouts ne sont pas négligeables. Quand tu compte dans tes rangs des joueurs comme Heatley, Setoguchi, Koivu et même Cullen, tu ne peux pas prétendre faire une année blanche. Alors c’est une surprise dans leur performance jusque là, mais les voir en série n’en serait pas forcément une. Après les voir en haut du classement à l’ouest en fin de saison, j’en doute. Mais à y réfléchir le contexte de la division joue en leur faveur : les Canucks sont encore hantés par la finale perdue de la Stanley Cup, les Avs semble doucement glisser vers une nouvelle crise (possible congédiement de Joe Sacco) et les Flames semble bel et bien hors du combat. Seul les jeunes Oilers peuvent peut être tenir tête aux Wild en ce début de saison. Dans cette division tout sera conditionné par la capacité des Nucks à relever plus ou moins rapidement la tête.

Une autre franchise que l’on attendait pas si haut en début de saison, ce sont les Phoenix Coyotes. Vous le savez bien si vous suivez ce blog depuis la saison dernière, les Yotes sont en proie à des problèmes financiers qui pourraient – finalement – leur être fatal cette saison. Mais sur la glace ça marche encore et toujours. On pensait que cette saison allait signer la fin des deux belles saisons que l’on a vu à Phoenix avec le départ de leur gardien star Ilya Bryzgalov. Mais même si Bryz s’en est allé pour la ville de l’amour fraternel, Mike Smith débarqué de Tampa semble enfin avoir trouvé chaussure à son pied avec les Yotes. Il a vite fait oublier le russe avec des stats tout bonnement superbes et un pourcentage d’arrêt de 93,6%. La défense des Yotes que l’on pensait perdue sans Bryz et sans Jovanovski est toujours bien là! Décidément, Dave Tippet tire vraiment le meilleur de cette équipe qui nous surprend saison après saisons.

Je voudrai également parler des Panthers qui sans faire de bruit sont en tête de la division sud-est et ce malgré la présence des ogres que sont les Capitals et le Lightning dans cette division. Vraisemblablement cette place qui leur est offerte en ce moment n’en sera que provisoire. Avec les Caps dans sa division, il n’y a pas énormément de chance de terminer devant eux. Néanmoins le recrutement énorme de l’intersaison semble avoir fait extrêmement de bien à cette franchise qui partait un peu n’importe comment depuis bien des années. Une équipe sans nom clinquant mais intelligemment construite. Kris Versteeg, après deux échecs à Toronto et à Philadelphie semble enfin retrouver un vrai envie de jouer et s’épanouit dans cette équipe des Panthers. Egalement, le choix très judicieux de prendre José Théodore en tant que gardien titulaire semble payant. Théo n’a pas été détenteur du trophée Hart pour rien. Sa saison 2010/2011 avec les Wild avait été bien supérieur à celle d’un simple back-up. Il confirme en ce début de saison avec les Cats cette impression. Une belle revanche pour lui!
Florida pourrait bien profiter de mauvais début de saison des Hurricanes et des Bolts pour se payer une place au soleil de la conférence Est.

Parlons également des Blues de Saint Louis qui après avoir congédié leur coach Davis Payne et attiré le coach vétéran Ken Hitchcock repartent dans le bon sens. Depuis que Hitch est à la barre du navire bleu les Blues tiennent des stats de 4-0-2. L’effet Hicth s’est donc fait tout de suite sentir. Perso j’ai vu une grosse différence entre l’équipe qui s’est présentée il y a deux semaines à l’Xcel Energy Center et celle qui s’est présentée samedi soir. Cette nouvelle équipe des Blues est vraiment chiante à joueur. Ca check de partout, à la moindre occasion ça s’effondre sur la cage … bref l’équipe joue comme Hitch aime faire jouer ses formations. Je pense que le coach canadien et l’effectif des Blues se sont bien trouvés. Peut être que Hitchcock sera finalement le coach qui fera exploser cette équipe au combien prometteuse.

Les Bruins ont entamés depuis maintenant deux semaines leur retour vers les sommets de la conférence Est. Après un début de saison très poussif, les champions 2011 semblent avoir enfin retrouvés leur rythme et leurs repères. Pas facile après avoir gagné la Cup de se remettre à nouveau au boulot. Claude Julien a été patient avec son groupe, il sait de quoi ils sont capablent. Les Bruins sont donc de retour aux affaires. Aucun gros soucis quand à leur participation aux séries cette saison. Ils sont sur une série de 8 victoires de rang désormais. Ils ont donc fait le plein de confiance. La machine Bruins est repartie!

Enfin je voudrai parler de cette conférence Est qui est anormalement serrée en ce début de saison. Je me rappel de la saison dernière où l’on avait déjà un joli trou entre les 8 premiers et le reste de la conférence. Ce début de saison semble niveler le niveau. Il faut dire que certains “cadors” ont un eu début de saison plus compliqué que prévu. Les Bruins reviennent, les Rangers ont également connus une série de victoire tardive. Et puis parallèlement, les Capitals commence à douter, Toronto n’est plus aussi impérial qu’au mois d’Octobre, Ottawa baisse en régime … bref on assiste peut être à un simple concours de circonstance. L’avenir proche nous dira si enfin pour une année on aura une conférence Est bien bouchée.

Tampa Bay ou la fausse polémique du système de jeu de la “trappe” …

Ca ne vous a peut être pas échappé si vous suivez attentivement l’actualité de la NHL, le match de mercredi soir entre les Flyers et le Lightning a soulevé une polémique qui n’était plus apparu depuis 1995. Cette polémique c’est celle du jeu dit de la “trappe”. Voici la vidéo illustrant l’éclosion de cette polémique :

La polémique a donc été déclenchée après ce jeu d’attente des Flyers au tout début de ce match face au système de “trappe” mis en place par Guy Boucher pour contrer les offensives des Flyers. Quel est le but de ce système? Comme on peu l’entre-apercevoir sur cette vidéo, la disposition des joueurs sur la glace n’est pas “habituelle”. Généralement, pour défendre, une équipe de hockey se dispose en 3-2 ou en 1-2-2, mais quoi qu’il arrive avec deux défenseurs en replis. Dans cette disposition tactique de la trappe, la disposition est un 1-3-1 ce qui a pour but de surchargé la zone neutre et de favoriser les turnover. Autre élément de ce système de jeu, l’attente. L’équipe pratiquant la trappe ne va que très rarement aller presser le porteur du palet adverse, justement pour le faire tomber dans le piège de la trappe.

La question à la suite de cette situation ubuesque et jamais vue en NHL a été de se demander si la trappe était un système de jeu que l’on devait encore et toujours tolérer? Au dernière nouvelle, la ligue nationale n’impose pas – grand bien s’en faut – un système de jeu unique. Chaque coach est libre d’imposer à ses joueurs le style de jeu adéquat pour contrer une équipe adverse. Oui mais voilà on est aux Etats-Unis, et dans ce pays ce qui compte avant le sport c’est le spectacle! Or pour faire du spectacle, il y a bien mieux que le système de la trappe.

Ce système avait été longuement critiqué en 1995 lorsque Jacques Lemaire l’avait fait appliquer à son équipe, les New Jersey Devils qui étaient devenus, au passage, champion cette même année. La trappe se veut attentiste de la part de l’équipe qui la pratique. Si l’équipe adverse ne créée pas de jeu, ce n’est pas l’équipe jouant en 1-3-1 qui va le créer. Bref, si l’équipe attaquante n’attaque pas on se retrouve dans une situation similaire à celle que l’on a vu dans ce match Flyers vs. Bolts. Et ça les chaines de télé déteste. Les commentateurs de NBC s’en sont même indignés. Mike Milbury, Keith Jones et Pierre McGuire ont été les premiers à qualifier ce système de jeu ennuyant et à demander une punition envers Guy Boucher coach du Lightning. On le voit bien, la télé est bien plus forte que les valeurs du sport aux USA.

Ces donneurs de leçons sur le système de jeu à appliquer me font rire depuis cet évènement. Depuis quand doit-on avoir un système de jeu unique? La ligue nationale doit elle être si répressive? Si Boucher a appliqué le système de jeu de la trappe sur ce match – ce qu’il ne fait pas à tout les matchs comme certains osent peut être le croire – c’est bien parce qu’il jugeait ce système comme étant le plus approprié à mener son équipe à la victoire. Doit-on rappeler que sur ce match Boucher devait se passer de deux de ses meilleurs éléments : Victor Hedman et Mathias Ohlund. Face à une équipe aussi bonne offensivement que les Flyers, le système de la trappe était tout désigné. Peut être que les Flyers ont vécus cette situation comme un manque de respect, le fait de refuser le combat. Moi j’y vois plus une marque de respect, comme dire voilà on sait que vous êtes beaucoup plus fort que nous, on vous craint donc on vous attend.

Le football est un bel exemple des systèmes de jeu ultra-défensif. La ligue 1 regorge d’entraineurs qui donneraient tout pour tenir un score lors d’un match face à une équipe largement supérieure et ce sans faire du jeu. Mais dans la situation de Tampa ce qui doit géner c’est que les Bolts ont de vrais arguments offensifs : Stamkos, Lecavalier, Saint Louis … ça doit te permettre de créer du jeu et de contrer les Flyers. Mais le fait est que de critiquer un coach, limite à l’insulter, simplement parce qu’il met en place un système de jeu qui n’est pas en phase avec les habitudes de jeu nord-américaines, ça m’interpelle!

L’histoire retiendra que les Flyers ont perdus ce match au final serré et ce en overtime. Philly a quand même réussi à passer “l’infranchissable” trappe des Bolts à plusieurs reprises et s’est créé de multiples occasions. Bref, les Flyers nous ont fait tout un plat de cette histoire de système pour rien. Si une équipe comme eux, prétendante à la Stanley Cup n’est pas capable de passer outre un système de jeu un temps soit peu différent à ce qu’ils ont l’habitude de voir 82 fois dans la saison régulière, c’est que cette équipe n’est peut être pas techniquement prête à aller au bout … Au final l’équipe qui a réellement refusée le jeu ce sont les Flyers … C’est à se demander si les Flyers ne sont pas réellement tombés dans la trappe!

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